ERS. BRÉ
avec tous les autres nobles , il alla se cacher dans un petit village, où il s'occupa de musique, de peinture et d'études littéraires. C'est alors qu'il composa le seul ouvrage qu'on connaisse de lui, et qui a pour titre : Le mot (A la chose expliqués par les dérivés du latin. Paris, 1807, 2 vol. in-8°.
Il H El L , Breuil ou Breuille. — Ce nom, qui se représente souvent dans la géographie historique, signifiait, au moyen âge, une foret ou un grand bois. « Est réputé breil de forêt, dit une ancienne coutume, un grand bois marmenteau, ou taillis tel que conv* nablement les grosses bétes s'y puissent retirer. »
Breissand (Joseph, baron), général de brigade, naquit à Sisteron en 1770. Entré au service à seize ans, il fit, avec distinction, toutes les campagnes d'Italie; soutint en 1809, avec un petit nombre de braves, les attaques de quatre mille Autrichiens qui le cernaient dans Pordenone , et ne céda qu'épuisé par ses blessures et accablé par le nombre. Devenu général de brigade et baron de l'empire, il donna encore , dans la campagne de 1813, des preuves multipliées de son courage et de son habileté, et fut tué d'une balle à la tête au siège de Dantzig.
Brelan. — Ce jeu de hasard , dont le nom est maintenant remplacé par celui de bouillotte, paraît dater delà fin du seizième siècle. Les brelans étaient défendus par la police.
D'écoliers libertins une troupe indocile Va tenir quelquefois un ùrt/an défendu.
Par mépris, on nommait aussi brelans les maisons particulières où l'on jouait souvent, et brelandiers les joueurs de profession. (Voyez Jeu.)
Brémond (Antoine), né à Cassy, en Provence, en 1692, fut envoyé, en 1716, comme missionnaire à la Martinique.
Mais le mauvais état de sa santé le fît bientôt rappeler, et il se rendit à Rome, où on lui confia la publication du Bullaire de l'ordre de Saint- Dominique* collection qui parut de 1729 à 1740, en 8 vol. in-fol. Il fut nommé, en 174$, général de l'ordre de Saint-Domini* que, et mourut en 1755.
FRAESCK.
BRE
Bbémond (François de), né à Paris en 1713, et mort dans cette ville eu 1742. Il fut membre de l'Académie des sciences de Paris et de la Société royale de Londres, et on lui doit la Traduction des transactions philosophiques de celte dernière société. Paris, 1738, 4 vol. in-4°. Dans l'éloge de Brémond , Fontenelle apprécie beaucoup cet ouvrage.
Brémontieb (Nicolas-Th.), inspecteur général des ponts et chaussées , mort à Paris, en 1809, à l'âge de soixante et onze ans. Doué d'un esprit observateur, de connaissances étendues dans les sciences naturelles, il fut le premier qui signala un moyen propre à fixer les dunes du golfe" de Gascogne , à les empêcher de gagner pays, suivant l'expression de Montaigne. On sait que, depuis plusieurs siècles, ces montagnes de sable mobile, «'avançant avec une rapidité effrayante entre l'embouchure de la Gironde et celle de l'Adour, avaient couvert un vaste territoire , et enseveli un grand nombre d'habitations et de villages.
Brémontier , par des moyens aussi simples qu'avantageux dans leurs résultats, arrêta ce fléau, qui menaçait même l'existence future de la ville* de Bordeaux. Dans ces contrées , autrefois désertes , on voit aujourd'hui de magnifiques forêts de pins maritimes, et même des plantations de vigne qui y réussissent parfaitement. Aussi n'est-ce pas sans un vif sentiment d'intérêt que le voyageur lit sur la pierre du monument élevé en ce lieu a la mémoire de Brémontier, les mots suivants qu'y a gravés la reconnaissance publique : L'an 1786 , sous les auspices de Louis XVI, M. Brémontier fixa le premier les dunes , et les couvrit de forêts. En mémoire du bienfait , Louis XV Hl , continuant les travaux de son frère , éleva ce monument. 1818. Brémontier a donné l'explication détaillée des moyens qu'il a employés , et l'historique de ses travaux , dans quelques mémoires présentés à la société d'agriculture de Paris. Le rapport des commissaires de cette société est inséré dans le