tome IX de ses Mémoires (année
Brenet (Henri -Catheri ne) , né en 1764 à Moissev, près de Dole, embrassa la carrière médicale , et acquit une assez grande réputation , moins par sa science que par la promptitude et la fermeté avec lesquelles il prenait une décision dans la pratique. Ennemi juré de la révolution, il ne traversa pas cette époque sans courir de grands dangers ; mais enfin il sut en sortir. Toujours fidèle à ses principes , toujours opiniâtre dans ses convictions surannées, il fut nommé, en 1815, député du département de la Côted'Or , et ce fut l'un des hommes les plus aveugles et les plus énergiques de cette assemblée à qui la France a si justement donné le nom de cham* bre introuvable. Réélu en 1820 , il était encore député , lorsqu'il mourut d'une attaque d'apoplexie en 1824 , n'ayant rien appris ni rien oublié.
BhENET (Nicolas-Guy-Antoine), né à Paris, graveur de médailles, élève de Gatteaux, a produit, depuis 1806, un grand nombre d'oeuvres remarquables , parmi lesquelles nous citerons les médailles de Napoléon, de Joséphine, d'Alexandre Ier, de la création du royaume de Westphalie, de la bataille dé Wertingen , du passage de la Vistule , de la confédération du Rhin, de la bataille d'Eylau, du code civil , de la conquête de l'Egypte , de l'érection du tombeau de Desaix , de l'érection du duché de Pologne , de l'arc de triomphe du Carrousel. Pendant la restauration , il consacra son talent à l'histoire de ce temps , et publia les médailles de l'arrivée de Louis XVIII en France, du retour de ce prince à Paris , du mariage du duc de Berri , du baptême du duc de Bordeaux ; enfin ce fut lui qui grava les sceaux de Charles X. M. Brenet a exposé, en 1835, la médaille du serment des villes de France à Louis-Philippe, et deux médailles représentant les statues de Napoléon placées sur la colonne en 1810 et en 1833. Dans les expositions de 1836 et 1839, on a vu de lui des médailles représentant la