RE L'UN
prise de l'hôte! de ville et du Louvre pendant les journées de juillet. N'oublions pas de dire ici que M. Brenet a fait, sous la direction de M. Brot, une réduction au vingt-quatrième (un mètre soixante-dix-huit centimètres) de la colonne de la place Vendôme, réduction qui a été exposée en 1834.
Brenieb de Montmorànd (Antoine-François, comte de), lieutenant énéral , grand officier de la Légion 'honneur, né en 1767 à Saint-Marcelin (Isère), entra au service en 1786, et obtint , dans les premières années de la révolution , un avancement rapide. Il fit avec distinction toutes les campagnes de la république, et suivit, en 1807 , le général Junot en Portugal , où sa valeur se signala , surtout a la bataille d'Alméida. Sommé par les Anglais d'abandonner cette place, dont Masséna avait inutilement cherché à les éloigner, il en fit sauter les fortifications ; et, le 10 mai , à la tête de la poignée de braves qui lui restait, il s'ouvrit un passage à travers l'armée anglaise , et rejoignit l'armée du maréchal, qui le croyait perdu. Le grade de général de division fut la récompense de cet^e action d'éclat.
Depuis cette époque, il prit une part honorable à la campagne de 1813; nommé en 1814, commandant de la seizième division militaire, il mit Lille en état de défense. Il passa ensuite au commandement de la ville de Brest , où sa conduite pendant les cent jours lui mérita une épée d'honneur, que lui vota le conseil municipal. Inspecteur général d'infanterie, de 1816 à 1818, commandant supérieur de la Corse, de 1820 à 1823, il obtint sa retraite en 1827, et mourut en 1832.
Bbenneville ( bataille de ). — Le 20 août de l'année 1119, Louis le Gros , après avoir employé la plus grande partie de l'été à dévaster la Normandie , qui obéissait alors à Henri 1er, roi d'Angleterre, rencontra ce prince dans la plaine de Brenneville. Henri 1er avait avec lui ses deux fils, trois comtes normands, et environ cinq cents chevaliers ; la troupe de Ijpuis ne se composait pas de plus
VERS. BUE
de quatre cents hommes. Cependant les Français n'hésitèrent pas à commencer l'attaque ; quatre-vingts chevaliers normands , qui avaient embrassé, avec le fils de leur duc Je parti de Louis le Gros , se précipitèrent les premiers sur l'armée du roi d'Angleterre ; mais leurs chevaux furent presque tous tués , et ils furent faits prisonniers. Les chevaliers do Vexin firent une seconde charge, qui ne fut pas plus heureuse. Louis prit alors conseil de ceux qui l'entouraient, et se décida à fuir avec le corps de réserve. « Dans ce combat des deui rois , dit Orderic Vital , où près de neuf cents chevaliers furent engagés, je me suis assuré qu'il n'y en eut que trois de tués. En effet , ils étoient de toutes parts revêtus de fer ; d'ailleurs ils s'épargnoient mutuellement, par la crainte de Dieu , ou à cause des habitudes qu'ils avoient eues ensemble, et ils cherchoient bien moins à tuer les fuyards qu'à les faire prisonniers.»
Les Anglais firent en effet cent quarante prisonniers, qu'ils conduisirent à Noyon , tandis que Louis réussit enfin à se mettre en sûreté à Andelv, qui en est à trois lieues. Henri lui renvoya son étendard royal , qui était tombe aux mains des vainqueurs. D remit aussi en liberté une partie des prisonniers ; enfin il parut ne vouloir se réserver que la gloire d'avoir vaincu. En effet, ce combat eut par lui-même peu d'influence sur le résul- ' tat de la guerre ; mais l'échec qu'y avait éprouvé la chevalerie française engagea Louis le Gros à appeler à son secours les milices des villes et des communes. Elles vinrent en foule se ranger dans son armée, et la part qu'elles prirent ainsi à la guerre contre l'étranger , ne fut pas sans effet pour le réveil de la nationalité française.
Brennus. — Ce nom , sous lequel on connaît le vainqueur des Romains, n'était pas un nom propre ; ce n'est que la forme latine du mot celtique orenn , appellation commune de tous les chefs gaulois. Ainsi nous ne savons pas la véritable nom du plus glorieux d'entre nos belliqueux ancé-