‹ France. Dictionnaire encyclopédique (volume 4)Chapitre 59 sur 96 · VA · texte numérisé non relu

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par les monétaires Faustinus, Lusixenus, Ranelenus, Enod. . . Meodratus, et par un sixième dont le nom est indéchiffrable. Depuis la période mérovingienne, on ne connaît aucune monnaie de Brioude.

Biuoux , bourg du département des Deux-Sèvres, à sent kilomètres de Melle, et d'une population de mille habitants. Ce lieu esc fort ancien ; suivant d'Anville, c'est lui qui est désigné dans l'itinéraire d'Antomn sous le nom de Brigiosum.

Bbioux (monnaies de). — On attribue généralement à Brioux une monnaie de bronze évidemment gauloise , mais d'une époque très-voisine de l'invasion romaine , laquelle porte au droit la légende : Brigios , et au revers, un cavalier en course. Brioux jouit encore , sous les rois de la première race , du droit de battre monnaie. On y frappa alors des triens remarquables par leur grossièreté , et

3ui , comme tous les tiers de sou d'or e cette époque, présentent d'un côté une effigie royale , et de l'autre une croix , accompagnée de quelques symboles et de quelques ornements." On connaît cinq types différents de ces monnaies. Brioux était alors appelée Briossum, Briosso vico. Parmi les noms des monétaires de cette ville parvenus jusqu'à nous, le plus commun est ChadulJ us. On ne connaît aucune pièce frappée à Brioux, depuis l'époque mérovingienne.

Briouze, ancienne baronnie de Normandie, à quinze kilomètres de Falaise, érigée en vicomte par Henri IV, et réunie à la vicomte de Falaise en 1780. Ce bourg est aujourd'hui l'un des chefs-lieux de canton du département de l'Orne : sa population est de mille

quatre cent quatre-vingt-treize habitants.

Briquemàut et Cavagnes , gentilshommes français protestants, furent exécutés sur la un du règne de Charles IX, comme complices de Coligny. L'arrêt qui les condamna au

§ibet fut rendu le 27 octobre 1572, eux mois après le massacre de la Saint-Barthélemy. Le premier , vieillard septuagénaire , offrit , si le roi voulait lui faire grâce , de faire connaître un moyen infaillible de prendre la Rochelle /principal boulevard des confédérés. Sa proposition fut rejetée, et on le mena au supplice avec Cavagnes. Briquemàut s'attendrissant au souvenir de ses enfants , Cavagnes, occupé à réciter des psaumes, l'interrompit et dit à son ami : « Rappelle en ton cœur ce courage que tu as si souvent montré dans les combats. » L'effigie de Coligny fut attachée au poteau ou ils furent pêndus. Charles IX était avec sa mère à l'une des fenêtres de l'hôtel de ville, et le jeune roi de Navarre (depuis Henri IV), placé près de Catherine , fut forcé d'être témoin de cette exécution.

Briquet d'argent. — (Test le nom d'un grand blanc frappé pendant le quinzième siècle par les ducs de Bourgogne en Flandre, en Franche-Comté, et dans toutes leurs possessions. Le briquet , comme toutes les autres monnaies de cette province, porte les armes et les emblèmes de la maison de Bourgogne, et, de plus, une figure qui a la forme d'un B majuscule renversé, et dont les deux panses ne seraient pas jointes à la naste. Il n'est pas difficile de déterminer le rapport qui existe entre cette figure et un briquet. Cette figure serait-elle un B dégénéré ? Tout porte à le croire , car on trouve aussi cette lettre dans le champ de quelques deniers frappés à Châlonssur-Saône pendant les dixième, onzième et douzième siècles. Ce B , qui ne peut être que le signe du mot Burgundia, se retrouve encore sur un petit tournois d'Eudes, duc de Bourgogne , frappé vers le milieu du treizième siècle. Il faut observer , du

reste , que , soit que le briquet figure au-dessus de l'ecusson, soit qu'il remplace la croix qu'on voit ordinairement au commencement des légendes, le briquet est toujours posé comme s'il représentait une couronne. — Les rois d'Espagne , successeurs des ducs de Bourgogne , conservèrent longtemps cet emblème, que l'on retrouve sur leurs monnaies de Flandre presque jusqu'au règne de Louis XV. Le uriquet n'avait pas d'autre valeur qu'un blanc ordinaire , c'està-dire qu'il représentait douze deuiers.

Briquet (Hilaire-Alexandre) , né à Chasseneiol , près de Poitiers , en 1762 , a publié un assez grand nombre d'ouvrages, parmi lesquels nous citerons seulement son Histoire de la ville de Niort, depuis son origine jusqu'au règne de Louis -Philippe Ier, elc. Niort, 1832-33 , 2 vol. in-8°.— Ce laborieux écrivain est mort à Niort, en 1833.

B biquet ( Marguerite-Ursule-Fortunée Bernier , femme), née à Niort , en 1782, morte dans cette ville en 1825, a publié entre autres ouvrages, un Dictionnaire historique, littéraire et bibliographique des Françaises et des étrangères naturalisées en France, connues par leurs écritst ou par la protection qu'elles ont accordée aux gens de lettres, depuis rétablissement de la monarchie jusqu'à nos jours, 1804, in-8°.

Bris (droit de). — Le droit de bris et de naufrage était un des privilèges féodaux les plus lucratifs. Du Cange, dans son Glossaire, cite une charte d'un prince de Galles, concédée à un couvent du pays, et portant ces mots : « Nous accordons aux moines du couvent de...

le droit de jouir {aaudere et uti), sur toute l'étendue de leurs côtes , du naufrage, soit qu'il arrive par submersion, bris de navire ou toute autre cause ; » et ce droit , il leur accorde , dit-il , d'en jouir de la meilleure manière , de celle dont il en jouit luimême.— Le vicomte de Léon disait, en parlant d'un écueil : « J'ai là une « pierre plus précieuse que celles qui

« ornent la couronne des rois (*). »

C'est surtout sur les côtes de la Bretagne que ce droit s'exerçait avec le

8 lus de barbarie. Certains habitants es côtes attachaient , dit-on, pendant la nuit des fanaux à la queue des vaches ou aux cornes des taureaux pour attirer les vaisseaux sur les écireils.

La royauté s'en empara quand elle se fut substituée au pouvoir féodal.

Louis XI l'énonce parmi les droits qui faisaient partie de l'apanage de son frère. Plus tard ce droit fit partie des prérogatives de l'amiral de France jusqu'au règne de Louis XIV, qui l'abolit en 1681 dans tous les pays de son obéissance.

Bris db prison. — Au treizième siècle, le bris de prison était regardé comme une preuve du délit dont le détenu était accusé. Le prisonnier qui s'évadait à l'aide d'effraction ou de violence était pendu , alors même qu'il eût été reconnu innocent du crime pour lequel il avait été incarcéré. Cette législation barbare céda devant les progrès de l'humanité et des lumières; cependant, avant la révolution, la peine du bris de prison était encore laissée à l'arbitraire du juge. Aujourd'hui, il est puni de six mois à un an d'emprisonnement.

Brisa (Charles) servait comme bombardier dans l'armée de Henri IV, à la bataille d'Arqués. Ce fut lui qui , pour la première fois, fit usage de l'artillerie légère. Le 24 septembre 1589, Biron vint attaquer les lignes de Mayenne avec un corps de cavalerie , qui s'ouvrit et laissa voir deux grosses coulevrines attelées, qui manœuvraient avec autant de légèreté que les cavaliers, et qui firent un feu terrible sur les ligueurs. L'invention de Brisa fut ensuite comme oubliée pendant longtemps. Le grand Frédéric fut le premier qui s'en servit depuis.

Brisach. Voy. Neuf-Brisach.

Brisacier (Jean de) , jésuite , né à Blois en 1603, enseigna les humanités « et la philosophie dans plusieurs col-

(*) Voyez l'Histoire de France de M. Michelet, t. II, p. i3.

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léges, et se livra ensuite à la prédication. Son zèle contre Port-Royal lui donna un grand crédit dans sa société. Il fut successivement recteur de plusieurs maisons, provincial en Portugal , recteur du collège de Clermont à Paris, et mourut à Mois, en 1668.

Parmi ses écrits , d'ailleurs peu remarquables , on cite celui qui est intitule : le Jansénisme confondu, Paris, 1651, in-4°, ouvrage censuré par

I archevéque de Paris , M. de Gondi , et vivement réfuté par le docteur Arnauld.

Ihus fax (Charles -Etienne), architecte, né à Baume-les-Dames en 1680, s'est particulièrement occupé dé la théorie de son art , et a publié trois ouvrages estimés : 1° l'Architecture moderne, 1728, 2v. in-4°; deuxième édition, augmentée parJoubert, 2 vol.

in-4°, 1764 ; 2° CArt de bâtir les maisons de campagne y 1743, 2 vol. in-4°; 3° Traité du beau essentiel dans les arts , appliqué particulièrement à l'architecture, 1752, suivi d'un traité des proportions harmoniques, 2 tom.

en l vol. in-fol. avec figures.

Briss\c. — La maison de Cossé- Brissac, l'une des plus illustres et des plus anciennes de France, tire son nom de la terre de Cossé, dans le Maine , et de la terre de Brissac en Anjou ; elle a

Produit plusieurs hommes remarquâtes.

Charles de Cossé, olus connu sous le nom de maréchal de Brissac , fut un des plus grands capitaines du seizième siècle. Il se distingua au siège de Naples, en 1528, où il fut fait prisonnier par les Espagnols : c'était sa première campagne; il n'avait que vingt-trois ans. En 1537, c'est à lui surtout , et aux chevau-légers qu'il commandait, qu'on dut la prise de Veillane et celle du château de Suze.

II fut nommé grand fauconnier en 1540; en 1542 , colonel général de l'infanterie qui faisait partie de l'armée d'Italie. Blessé au siège de Perpignan, après des prodiges de valeur, il avait mérité que le dauphin, depuis Henri II, lui dît ces mots, qui étaient une gloire immense pour ce temps :

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