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Cabal ou Cabau. Ce terme de coutume avait plusieurs significations.
Bans les anciens auteurs , il est employé dans le sens de somme capitale, principale, et s'applique particulièrement aux biens, facultés et dettes des marchands. Un statut du comte de Toulouse, de 1197, porte que, « si un débiteur ne peut pas payer son créancier, il sera, à la requête de ce dernier, détenu pendant huit jours au château; qu'après l'expiration de ce délai, s'il ne paye ou ne s'arrange pas, il sera remis entre les mains de son créancier , qui pourra le mettre aux fers dans sa maison, lui donnera dupain et dé l'eau jusqu'à ce qu'il ait payé son cabal, » c'est-à-dire le capital de la dette.
Dans la coutume de Bordeaux , le mot cabal correspondait au mot latin peculium , et avait la même signification. (Voyez Pécule.) Il désignait aussi les biens de la femme qui ne faisaient point partie de sa dot, et encore la portion qui lui revenait dans les acquisitions faites par son mari lorsqu'elle était commune en biens avec lui. La coutume de Bayonne, tit.
ni, art. 21 , 22 et 23 , ainsi que celle de Bragerac, art. 114, employait le mot cabal ou cabau dans le sens que nous donnons à celui de cheptel. C'était une mise en société de bestiaux,' dans laquelle la perte et le profit se partageaient entre les associés. Le mot cabal ou cabau est maintenant hors d'usage.
Cabanis (Jean-Baptiste), cultivateur, né à Yssoudun, dans le Limousin , en 1723 , et mort en 1786. Destiné à la magistrature , il renonça à cette carrière , et se voua à l'agriculture. Toutes ses expériences furent faites dans ses terres , et leurs brillants résultats attirèrent, l'attention de Turgot, alors intendant du Limousin , qui favorisa les utiles travaux de Cabanis. Le principal titre de gloire de cet honorable citoyen est
son Essai sur la greffe, ouvrage couronné par l'Académie de Bordeaux en 1764, et imprimé par ordre de l'Académie. Cabanis contribua en outre à l'introduction des mérinos en France, à l'amélioration de la race des moutons du Berri et du Limousin, et il fit tous ses efforts pour rendre générale dans son pays la culture de la pomme de terre.
Cabanis ( Pierre - Jean - George ) , naquit à Cosnac , département de la Charente-Inférieure, en 1757. Après avoir fait avec peu de succès ses études au collège de Brives , il fut amené à Paris, et se vit, à peine â^é de quatorze ans, abandonné complètement à luimême. Libre alors de se livrer à ses penchants, il sentit s'éveiller en lui le goût de l'instruction , et son activité pour le travail se déploya tout entière. Il tourna d'abord son esprit vers les études classiques , relut avec soin les auteurs grecs et latins, et parvint à remplir les lacunes de sa première éducation. Il suivit ensuite avec zèle les cours de physique de Brisson ,• mais ce fut surtout Locke qui captiva son attention; il y puisa ce goût pour les études philosophiques, qui plus tard devint l'une des causes principales de sa réputation. Au bout de deux ans, son père l'engageait à revenir près de lui, lorsqu'un seigneur polonais qui retournait à Varsovie lui proposa de l'accompagner en qualité de secrétaire.
Cette proposition décida du sort de Cabanis. Il partit pour Varsovie. C'était en 1773, époque où il fut question du premier partage de la Pologne. L'état affligeant de ce malheureux pays , les intrigues dont Cabanis fut le témoin , lui inspirèrent un mépris précoce pour les hommes , et une mélancolie profonde. A son retour à Paris , après deux ans d'absence , il fut présenté à Turgot, qui était l'ami de son père , et qui l'accueillit avec une extrême bienveillance. Mais la disgrâce de ce ministre priva bientôt Ca*
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banis de l'appui qu'il espérait trouver en lui. Il se lia alors avec Roucher, dont la conversation éveilla en lui le goût de la poésie; mais son père, qui désirait lui voir un sort assuré, l'engagea fortement à choisir une profession lucrative et honorable , et lui indiuua l'étude de la médecine comme celle qui convenait le plus à son caractère indépendant. Cabanis devint l'élève de Dubreuil , qu'il suivit pendant plusieurs années au chevet du lit des malades. Il lit des progrès étonnants; mais son assiduité à l'étude ne tarda pas à altérer sa santé. Il fut obligé de chercher une habitation à la campagne; il choisit Auteuil , où la connaissance qu'il y fit de la veuve d'Helvetius devait bientôt le répandre parmi les hommes les plus célèbres de cette époque : Condillac, d'Alembert, Diderot, Franklin, Jefferson, Thomas , èt beaucoup d'autres. Jusqu'au moment de la révolution, Cabanis ne s'occupa que de son nouvel état; il fit imprimer, en 1789, un ouvrage intitulé Observations sur les hôpitaux, Paris, in-8°, qui le fit admettre au nombre des membres de l'administration des hospices de Paris. Ce fut alors qu'il se lia avec Mirabeau. Dans les derniers temps de la vie de ce grand orateur, Cabanis lui prodigua, comme médecin et comme ami, les plus tendres consolations et les soins les plus assidus. Après sa mort, il s'efforça de défendre sa mémoire des attaques dont elle fut l'objet. Pendant ses visites chez Franklin, il devint aussi l'ami de Condorcet, dont plus tard il épousa la belle-sœur, mademoiselle Charlotte Grouchy, sœur du général de ce nom.
II vivait retiré depuis son mariage, quand sa carrière publique commença.
A l'organisation des écoles centrales, en l'an m, il fut nommé professeur d'hygiène; en l'on IV, membre de l'Institut, et plus tard professeur de médecine clinique à l'école de Paris. Député en l'an vi au Conseil des Cinq-Cents, il y siégea jusqu'au 18 brumaire an y 1 1 1 , et fut ensuite nommé membre du sénat conservateur et commandant de la Légion d'honneur. Des travaux immodérés altérèrent insensiblement
sa santé. Il se retira , en 1807 , chez
M. Grouchy, son beau-père, qui habitait une campagne près la petite ville de Meulan. Il y jouit d'un repos qui lui fut d'abord "favorable, et sa santé semblait se rétablir , lorsque, le 5 mai 1808, une attaque d'apoplexie l'enleva à ses amis et aux pauvres , qui le re-
ârettèrent. Cabanis fut un savant digne 'une haute estime. Véritable ami de l'humanité, tous ses écrits tendirent vers un but utile. Une critique sévère lui a cependant reproché d'avoir eu des vues plus théoriques que pratiques, plus spéculatives que susceptibles d'application : ses livres décèlent, en effet, plutôt un savant de cabinet qu'un praticien consommé. Ses principaux ouvrages sont : Journal de la maladie et de la mort de Mirabeau : ce mémoire est une réponse aux critiques auxquelles l'auteur fut en butte à 1 occasion du traitement qu'il avait employé ; Essai sur les secours publics, 1793, ouvrage contenant la substance de différents rapports faits par l'auteur à la commission des hospices de Paris; Rapport fait au Conseil des Cinq- Cents sur l'organisation des écoles de médecine ( 29 brumaire an vu ) , dans lequel l'enseignement clinique est considéré comme la base de l'instruction médicale ; Degré de certitude de la médecine, Paris , 1797, in-8°, ibidem, 1802 ; Traité du phy signe et du moral de fhomîne, Paris, 1802 à 1803, in 8°, le plus beau titre de Cabanis à l'admiration de la postérité; Coup d'œil sur les révolutions et la réforme de la médecine, Paris, 1804, in-8°, travail qui contient les matériaux d'une bonne histoire de la médecine , depuis son origine connue jusqu'aux temps modernes; Observations sur les affections catarrhaks, Paris, 1807, in-8w. On a donné une édition des ouvrages scientifiques de Cabanis en quatre vol. in-8°. Il a de
f)lus fourni différents morceaux dans es journaux de l'époque. Ses productions purement littéraires sont : Milanges de littérature allemande, contenant sept morceaux, dédiés à M.Helvétius; le Serment d'un médecin, par lequel il fit ses adieux à la poésie; en-
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fin, une traduction manuscrite d'une partie de V Iliade.
Cabaret. L'origine de ce mot est difficile à déterminer. «J'estime, dit Ménage, qu'il a esté fait de caparetum, qui l'a esté de xaim, qui signifie le lieu où l'on mange , et qui vient de xdcTtTEiv, qui signifie proprement manger à goulée; xdwiy) , capa , caparis , capara, caparetum, cabaret.» Quoi qu'il en soit de cette étymologie, le cabaret est un lieu où l'on vend du vin en détail. C'est un mauvais lieu, un repaire où l'ivrognerie trouve un aliment sans cesse renaissant , le soleil , qu'on y appelle le Bourguignon, et la chimie, à son défaut , se chargeant de pourvoir les cabarets d'un liquide particulier qui n'est pas classé dans la nomenclature chimique, et que les ignobles consommateurs de ce poison appellent le bleu à 6 et à 8. Ce breuvage délétère est composé d'un mélange d'eau , d'alcool et de bois de teinture. Le bleu à 6 renferme plus d'eau et moins d'alcool; le bleu à 8 contient plus d'alcool et quelques acides. Ce breuvage ne tache pas ; il n'est pas rouge, il n'est pas bleu non plus; il a une couleur, une odeur, une saveur à lui. C'est lui qui cause ces ivresses effrayantes, ces colères brutales , et produit ces scènes de meurtres qui sont si fréquentes à Paris, dont la population est cependant d'une sobriété remarquable. C'est ce breuvage qui encombre nos hôpitaux d'un nombre sans cesse croissant de malades, qui développe des maladies inconnues à la médecine, et qu'elle ne peut guérir, le malade arrivant toujours à l'hôpital les entrailles corrodées et presque détruites. L'auteur de cet article se trouvait un jour de service à môtel-Dieu , lorsqu'on apporta un malheureux qui se mourait d'affreuses coliques. Hors d'état de parler, le malade ne put que dire qu'il avait bu du bleu. Il mourut quelques instants après. Nous savons que la police veille sur le commerce infâme de ce poison; nous savons bien que de temps à autre quelques-uns des empoisonneurs patentes sont mis à l'amende; mais des amendes de 20 fr.,
lorsqu'en dix ans on peut s'enrichir, sont une pénalité insignifiante, et qui ne saurait effrayer les empoisonneurs. Nous croyons donc devoir flétrir au nom de la morale et dans l'intérêt de l'hygiène publique, cet odieux commerce et l'iuconcevable négligence de l'autorité, qui a bien pu (et elle a eu raison) violer la liberté illimitée du commerce quant aux boulangers et aux bouchers , et n'a point encore adopté de semblables mesures à l'égard des cabaretiers (*). Ne pourrait-on pas cependant dire aux hommes qui nous gouvernent: «Si vous n'avez
Sas pitié de ce pauvre peuple, qui achève 'user dans les cabarets sa vie épuisée déjà par le travail et la misère; si vous n'avez pas pitié deces pauvres gens, que vous semblez traiter comme les ilotes de Sparte, sans doute pour apprendre à vos fils pervertis combien l'ivresse est laide, ayez au moins peur pour votre or, pour vous-mêmes , car c'est dans les cabarets de la Cité , des haltes et même des barrières, que se trament la plupart des vols et des crimes.
C'est là que Lacenaire discuta avec
(*) Nous croyons devoir rappeler ici quelques-unes des dispositions de l'ancienne législation sur les cabarets.
L'art. 2 5 de l'ordonnance rendue à Orléans, en i56o, Taisait défense aux cabaretiers de donner à boire ou à manger chez eux, aux habitants de l'endroit, sous peine d'amende pour la première fois, et de prison pour la seconde fois. La coutume de Paris (art. 128) leur déniait toute action pour demander en justice le payement de la dépense faite chez eux par des domiciliés, et cette disposition était devenue en quelque sorte de droit public En effet, un arrêt du parlement de Dijon, rendu en 171 8, déclara nulles les obligations passées pour dépenses faites dans les cabarets, et défendit aux juges d'y avoir égard. Un arrêt rendu en 1732, par le parlement de Besançon, contient à peu près les mêmes dispositions , qui furent introduites en 1723 dans le code des lois de la Lorraine, par une ordonnance du duc Léopold. Celle législation était encore en vigueur au moment de la révolution; cependant, depuis longtemps, on avait cessé de la faire exécuter rigoureusement.
Aujourd'hui, les cabaretiers sont à de «impies règlement* de police.
Avril le procédé du masque de poix pour empêcher sa victime de crier; c'est là que l'on dépose les objets volés, que l'on vient se laver après l'assassinat, que l'on vient boire pour se réconforter, et que l'on trouve la 1:11e de joie, avec laquelle on partage le butin. »
Après cette lugubre, mais véridique peinture,que penser de ces littérateurs, de ces grands seigneurs de l'époque monarchique, qui allaient
Crayonner de leurs vers les murs d'un cabaret ?
Qu'on ne dise pas, pour leur justification , que le cabaret était le café d'alors ; cette assertion est fausse : le café et le cabaret n'ont rien de commun ; et d'ailleurs le cabaret était autrefois ce gu'il est aujourd'hui : « On y boitdu vin irelaté, »> dit Furetière, et il existe une loi rapportée par cet auteur, dans laquelle il est dit que la servante de cabaret n'a point'd'action contre celui qui • en a abusé , parce que la loi ne protège pas des femmes de si bas lieu. Ces faits, et la réprobation de Boileau, sont de nature à maintenir la flétrissure jetée sur les débauchés du temps passé. Que l'on cesse donc , en présence du progrès immense qui s'est opéré dans les mœurs de la société moderne, que l'on cesse de calomnier notre temps ; mais plutôt que l'on continue l'œuvre commencée de l'éducation du peuple, que l'on s'occupe sérieusement de lui procurer des aliments salubres, et qu'on ne l'expose plus, dans les temps où des fléaux terribles viennent décimer la population , à attribuer la mort qui le frappe aux marchands qui chaque jour lui vendent un poison , dont alors surtout il ressent les funestes effets.
Cababbus ( François , comte de ) , néàBayonneen 1752, acquit de bonne heure en Espagne la réputation d'un homme très-habile en matière de finances, et, malgré plusieurs disgrâces, jouit d'une grande influence auprès de tous les gouvernements qui se succédèrent dans ce pays depuis Charles III.
Envoyé auprès du Directoire comme ambassadeur d'Espagne, il ne put s'en faire reconnaître, parce que, lui répondit-on , il était né Français , et ne
pouvait représenter une puissance étrangère. Cabarrus mourut à Sérille en 1810, ministre du roi Joseph. Sa fille, célèbre sous la Convention et sous le Directoire, épousa successivement Tallien et le prince de Chimay. (Voy.
Tallîen [madame].)
Cabassole (Philippe de), évêque de Cavaillon , chancelier de Sicile, patriarche de Constantinople, cardinal et légat, naquit en 1 505, à Cavaillon, dans le comtat Venaissin. Ce savant et habile prélat jouit de la confiance de trois papes, et remplit avec sagesse plusieurs missions importantes en Italie et en Allemagne. Mais son plus beau titre de gloire est d'avoir été lié avec Pétrarque par une étroite et constante amitié. Ce fut Cabassole qui, en 1353, sauva, dans son château de Vaucluse, la bibliothèque laissée par le poète dans sa maison pendant un de ses voyages en Italie. Ce fut à lui que Pétrarque envoya et dédia, en 1366, son Traité de la vie solitaire , résumé de leurs entretiens à Vaucluse. Enfin , son illustre ami a fait son éloge en quelques mots : « C'était, dit-il, un grand homme « à qui l'on a donné un petit évéché.»
Cabassole mourut à Pérouse en 1 37 1 . Son corps, transporté en France, fut enterré dans l'église de la Chartreuse de Bonpas, où son mausolée en marbre s'est conservé jusqu'en 1791.
Cabassut (Jean), oratorien, né à Aix en 1604 ou 1605, mort en 1685, suivit à Rome, en 1660, le cardinal de Grimaldi, archevêque d'Aix. Pendant les dix-huit mois qu'il y demeura, il s'acquit l'estime des savants de l'Italie, et recueillit les matériaux des ouvrages qu'il publia depuis. Les principaux sont: Notifia conciliorum, 1683, in-fol., bon abrégé de la collection des conciles; Juris canonici theoria et praxis, Lyon, 1675, in-4; Poitiers, 1738, in-fcïl.; Venise, 1757, in-fol.
Cabat ( Louis-Nicolas ) , peintre de paysages , né à Paris , le 4 décembre 1812, étudia d'abord la peinture sur porcelaine , puis , entraîne par sa vocation, il se livra à l'étude du paysage. Les maîtres flamands furent ses premiers modèles. C'est au Louvre, en copiant Ruysdael et Albert Cuip, qui
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M. Cabat s'est formé, et cela en un mois. Il a été son propre maître; et ses premiers tableaux, peints en 1832, sont déjà traités avec une science remarquable. Depuis, sans doute, son talent s'est agrandi, sa pensée s'est développée, son exécution est devenue plus savante , mais ses débuts étaient ceux d'un maître. En sortant du Louvre, M. Cabat étudia les environs de Paris , sut y trouver de beaux sites et les reproduire avec goût; ensuite il peignit divers paysages de Normandie. Jusque-là il n'avait représenté que des sujets peu considérables; la belle exécution de ses tableaux en faisait le principal mérite. Un séjour de tçois ans en Italie (1836-1839) changea ses idées. La vue d'une nature plus poétique , l'étude des grands maîtres , développèrent son talent. Dès lors le Poussin, Claude Lorrain , Guaspre Poussin et le Titien devinrent ses maîtres de prédilection , et M. Cabat , sans les imiter, a su marcher à leur suite.
Ses compositions sont toujours élevées , grandes et simples. On n'y trouve pas une recherche perpétuelle de l'effet et l'emploi des moyens matériels pour capter l'attention du spectateur ; l'idée seule est chargée de ce soin, et une poésie noble et mélancolique lui est donnée pour auxiliaire ; car toujours , dans les tableaux de M.
Cabat, la nature est reproduite non pas servilement, mais poétiquement; elle est anoblie, et le peintre essaye de l'idéaliser autant que possible. La tendance de ce paysagiste est pure , et on doit le féliciter d'être entré dans la voie du Poussin , qui ne regardait l'imitation de la nature que comme un moyen de rendre ses idées , et non pas comme un but. On a reproché à M . Cabat un peu de monotonie dans son coloris ; nous ne doutons pas que si ce reproche est fondé , cet artiste habile n'y remédie en étudiant davantage l'action de la lumière et ses effets. Les œuvres capitales de M. Cabat sont :
la Route ae Narni (1838) , le Lac de Nemi , le jeune Tobie et le Samaritain (1840). Les trois premiers ap-
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partiennent au duc d'Orléans, qui possède encore le Jardin de Beaujon ( 1834 ), un des premiers tableaux de cet artiste; à Saint-Cloud on voit de lui une l ue de l'étang de l illed'Jvray (1834), et à Fontainebleau, la Gorge aux loups (1835).
Cabestan ou Cabestaing (Guillaume de), troubadour du treizième siècle, qui fut, suivant la tradition, victime d'une horrible vengeance semblable à celle qui a si tristement illustré le nom de Gabrielle de Vergy (*).
Cabien, marin, était retiré du service dans un village de Normandie, où il était garde-côte, lorsque les Anglais, en 1761, tentèrent une descente sur ce point. Cabien , s'en étant aperçu , prit un tambour, battit la généraient fit de grands hruits de commandement. L'ennemi , dupe de ce stratagème, se rembarqua précipitamment.Lcroi accorda à cet intrépide vétéran une pension de trois cents francs et une médaille.
Cabinet de lectube , nom que l'on donne à des établissements de création moderne , où l'on trouve, moyennant une faible rétribution, les feuilles publiques et les ouvrages nouveaux. Le nombre toujours croissant des cabinets de lecture prouve les progrès que font depuis vingt ans en France le gotit de la lecture et l'intérêt que l'on porte aux affaires politiques. Avant la révolution , il y avait bien aussi des loueurs de lfvres , mais ils ne recevaient pas le public chez eux.
Cabinet des médailles et antiques DE LA BIBLIOTHÈQUE DU BOI.
— François 1" est le premier de nos rois qui* ait entrepris de former une collection de médailles antiques. « On « en voit, dit le P.Molinet (**), dans « le garde-meuble de la couronne , qui « y ont été mises de son temps. J'y ai « observé un certain bijou de vermeille « doré, fait en manière de livre, à l'ou- « verture duquel on remarque , de «chaque côté, une vingtaine de mé-
(*) Voyez les tomes II et V du Choix des poésies originales des troubadours , de M. Raynouard.
(**) Notice sur le cabinet des médailles. Mercure de France, mai 1719.