‹ France. Dictionnaire encyclopédique (volume 4)Chapitre 85 sur 96 · partie de leurs travaux. Les gé- reçut tous ses grades sur le champ de · texte numérisé non relu

partie de leurs travaux. Les gé- reçut tous ses grades sur le champ de

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FRAIS CE

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bataille. Pendant la campagne de Prusse , en octobre 1 807 , il chargea , à la tête de vingt-cinq dragons d'élite , la cavalerie ennemie, fit prisonniers quatre-vingts cuirassiers prussiens et quatorze officiers. Après les avoir ramenés au général Becker, il continua sa charge, et prit encore deux officiers de hussards avec dix de leurs soldats et cinquante chevaux.

CADOT(N.)s'estfait connaître comme le plagiaire le plus hardi peut-être dont il soit fait mention dans l'histoire littéraire. Le P. Janvier, chanoine régulierde Saint-Symphorien d'Autun, avait publié un Poème sur la conversatio7i, Autun, 1742. Cet ouvrage , imitation d'un | oëme latin du P. Tarillon, était passé complètement inaperçu, lorsque Cadot, le croyant entièrement oublié, s'avisa, quinze ans après , d'y changer une vingtaine de vers , et de le reproduire sous son nom avec ce titre : VAri de converser t poëme, Paris, 1757, in-8°. Cadot mourut la même année, et ce ne fut que dans un article de la Décade ( n° du 11 avril 1807 ) que son plagiat fut dévoilé. On peut consulter a ce sujet les notes du poëme dé la Conversation par J. Delille.

Cadoudal (George) naquit, en 17G9, dans le département du Morbihan, où son père était meunier. Il sortait du collège de Vannes lorsque l'insurrection vendéenne éclata. Il était prêt à se réunir aux insurgés du Morbihan; mais ce département n'ayant pas agi avec assez de vigueur au gré des royalistes, il alla rejoindre l'armée vendéenne, qui faisait alors le siège de Granville. Actif et entreprenant, il enrôla des paysans et des matelots fatigues de la paix; mais, surpris parles républicains, il fut jeté dans les prisons de Brest, d'où il s'échappa déguisé en marin. 11 fut alors nommé par les chefs royalistes commandant de son canton. La paix de 1795 ne l'empêcha pas de concerter avec les Anglais le débarquement qui s'effectua à Quiberon. Envieux de toute autorité supérieure à la sienne, il essaya de rejeter sur un autre chef de chouans nommé Puygaie la responsabilité de cette ex-

pédition. Il le fit arrêter et ne le laissa vivre que par pitié. Cependant ce féroce partisan, qui accusait ses collè-

§ues de trahison, céda aux propositions u général Hoche en 1796, et consentit a licencier ses bandes, et même à les désarmer. Mais, en 1797, une nouvelle conspiration ayant échoué, Cadoudal essaya de ranimer l'insurrection, et il y réussit enl 799.Battudans toutes les rencontres , il traita enfin avec le général Brune, et jura la paix. Il partit alors pour Londres, où le comte d'Artois le décora du cordon rouge et le nomma lieutenant général du royaume de France. Cadoudal, pour lui témoigner sa reconnaissance, débarqua en Bretagne, où il tenta encore de recommencer la lutte, et fit fusiller un beau-frère de Bourmont qui avait traité avec les agents républicains. Mais, repoussés de tous côtés, Cadoudal et ses troupes furent encore forcés d'abandonner leurs projets. L'explosion de la machine infernale dans la rue Saint-Nicaise avertit le gouvernement que George, renonçant aux combats de haies et de fosses, recourait à l'assassinat : toutes ses démarches furent alors épiées, et lorsqu'il partit d'Angleterre , le 19 août, il fut suivi depuis son débarquement jusqu'à Paris. Son plan était , d'après ses aveux mêmes, d'attaquer le premier consul au milieu de sa garde, et de le tuer , pendant que d'autres conjurés devaient essaver d'enlever la place de Paris. Cadoudal, après avoir pris toutes ses mesures , allait effectuer son dessein, lorsqu'il fut arrêté, le 9 mars , dans la rue Saint-Hyacinthe ; il conduisait le cabriolet qui le portait à un dernier rendez-vous. Sa résistance fut désespérée : il tua l'agent qui était monté sur le marehepied , blessa celui qui tenait les rênes de son cheval, et se sauva dans une rue voisine, où un citoyen, le saisissant au corps , le retint' jusqu'à l'arrivée des autres agents. Condamné à mort , il refusa de se pourvoir en cassation . et fut exécuté le 25 juin. Cadoudal était, ainsi que l'a dit Napoléon , une bête féroce, ignorante et douée de courage, mais sans aucune autre qualité.

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Les royalistes en ont fait un martyr de la foi monarchique, et Louis XVIII anoblit sa famille en 1814.

Cadouin , Caduinum , bourg de l'ancien Périgord , à vingt-quatre kil.

de Sarlat , possédait une fameuse abbaye d'hommes de l'ordre de Citeaux, fondée en 1114 par l'évêque de Périgueux.

Cadran solaire (voyez Gnomonique).

Cadboy (Pierre) était en 1797 administrateur du département des Landes , lorsqu'il fut élu député à la Convention. Il y fit partie de la faction de la Giroude, se récusa d'abord dans le procès de Louis XVI, puis vota la détention et le sursis , après avoir toutefois rejeté le sursis. Chargé en 1793 d'une mission dans le Midi , il fut accusé d'y avoir organisé une réaction sanguinaire contre les matevons (voy. ce mot). Dénoncé pour cette conduite, il s'attacha alors au parti ciichien , et parvint ainsi à l'impunité jusqu'au 18 fructidor , où il fut compris sur les listes de déportation. Rentré en France après le 18 brumaire, il mourut en J813, à l'âge de soixante ans.

Cadby (Jean Baptiste), théologien, né en 1680 , à Tretz , diocèse d'Aix , mort près de Paris en J756. On a de lui, entre autres ouvrages , une Relation de ce qui se passa dans l'assetnblée générale de la congrégation des Lazaristes, en 1724, au sujet de la bulle Unigenitus.

Cadurci , peuple gaulois, dont Divona, aujourd'hui Cahors, était la capitale, et dont le territoire était borné au nord par celui des Lemovices; au sud par les F'olcœ-Tectosages et les Lactorates,; à l'est, par les Arverni, les Jihuteni et les Eleutheri ; et à l'ouest par les Nitiobriges et les Petrocorii. Ce sont à peu près les anciennes limites du diocèse de Cahors.

Les Cadurci fureut compris, après la conquête romaine , dans la deuxième Aquitaine.

Caen , Cadoinus, chef-lieu du département du Calvados, d'une cour *oyale , à laquelle ressortissent les départements du Calvados, de la Manche

fERS. CAE

^et de l'Orne; d'une académie universitaire, d'une division militaire (la 14e). Cette ville, dont la population est de 39,140 habitants , possède en outre des tribunaux de première instance et de commerce, une chambre et une bourse de commerce , un conseil de prud'hommes , des vice - consulats étrangers, une académie des sciences, belles-lettres et arts ; des facultés des sciences et des lettres, un collège royal, une école d'hydrographie, une institution de sourds et muets, une bibliothèque publique de vingt-cinq mille volumes , et un jardin de botanique où l'on compte plus de trois mille espèces, indigènes et exotiques.

Caen n'est pas une ville fort ancienne , et cependant on ne peut fixer avec certitude l'époque de sa fondation. On croit qu elle a remplacé une cité dont les débris se retrouvent au village de Vieux , et que les Romains avaient décorée de nombreux édifices, et qu'ils nommaient Ciuitas Viducassium. C'était la capitale du pays ; elle fut entièrement dét ruite par les Saxons , dans les invasions du troisième et du sixième siècle. Plus tard , la nouvelle ville se forma des débris de l'ancienne, et occupa d'abord remplacement du château actuel. Son premier nom fut Cathem ou Catham (en saxon , demeure de guerre). En 912, lors de la cession de la Neustrie aux Normands par Charles le Simple, Caen était déjà une cité grande et importante. Sous les ducs normands, et surtout sous Guillaume le Conquérant, son accroissement fut rapide. Ce dernier prince, et Mathilde son épouse, contribuèrent à l'embellir. Ils y élevèrent les deux plus beaux édifices de la ville*, l'abbaye de Saint-Étienne , dite l'Abbayeaux-Hommes, et celle de la Trinité, dite l'Abbaye-aux-Dames. Guillaume commença la construction du château; Henri I* d'Angleterre le termina; Louis XII et François Ier le réparèrent et l'agrandirent. Caen était devenu la capitale de la basse Normandie, honneur qui attira plus d'une fois sur elle les malheurs de la guerre. Kn 134G, Edouard III d'Angleterre l'as-

Abbaye aux iiammes-f

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siégea ; les habitants, commandés par Raoul , comte d'Eu , et par Jean de Melun, firent une sortie et furent battus. Ils rendirent la ville par capitulation ; mais quand les Anglais y furent entrés, le combat commença "dans les rues. Edouard , furieux , livra la ville au pillage , massacra une partie de la population, et enleva un butin immense. En 1417 , les Anglais prirent Caen une seconde fois, et s'y maintinrent jusqu'en 1459, époque où le brave Danois fcur enleva cette ville d'assaut, et força à capituler le duc de Sommerset , qui s'était retiré dans le château avec quatre mille Anglais.

C'est dans cette v ille que les Girondins , proscrits par la Convention nationale, se retirèrent après le 2 juin , et organisèrent la révolte contre le gouvernement. C'est aussi de cette ville que Charlotte Corday partit, à Ja même époque, pour aller assassiner Marat.

; . 1,68 monuments les plus remarquables de Caen sont la cathédrale, dont quelques parties ont été construites dans le onzième siècle : on y voit le tombeau de Guillaume le Conquérant; le grand bâtiment de l'Abbaye-aux- Hommes, commencé en 1704, achevé en 1726, et occupé maintenant par le collège royal; l'église de la Trinité, fondée, vers 1066, par la reine Mathilde, femme de Guillaume le Conquérant, dont les cendres y sont déposées : enfin , l'église Saint-Pierre , l'un des monuments les plus curieux que l'on connaisse de l'architecture du quatorzième siècle.

Avant la révolution, Caen était la capitale de la basse Normandie ; c'était le chef-lieu d'une généralité, d'une intendance et d'une élection. Les professeurs de l'université célébraient chaque année une féte assez singulière, à laquelle on donnait le nom de Palinod ou Puy. « Tous les ans, dit d' Ex pi II V (*), le 8 décembre, on lisait en public , dans l'une des salles de l'université , des pièces de poésie en

(*) Dictionnaire historique des Gaules et de la France.

l'honneur de Pimmacuice conception de la Vierge. » Étienne Duval avait fondé cette institution en 1527, par une donation de vingt livres de rente; mais cette somme ayant paru trop modique , les intentions du fondateur restèrent longtemps sans résultat. Ce.

fut seulement un siècle après, en 1624, qu'une nouvelle donation de cent livres de rente permit d'ouvrir un concours, et de faire les frais des récompenses qui devaient être accordées aux vainqueurs. Cette institution subsista jusqu'à la révolution. Malherbe. Sarrazin, Bois-Robert, Tanneguv-Lefc- \re,Ségrais, Huet, évéque d'Avranches, Malfilàtre, le général Decacii, etc., sont nés à Caen.

Caen (monnaie). — D'après un acte de l'an 1158, rapporté par le Blanc, on aurait battu monnaie à Caen pendant le douzième siècle; mais aucune des espèces émises à cette époque n'a encore été retrouvée. L'atelier monétaire que les rois de France avaient établi à Saint-Lô fut transporté dans cette ville en 1.693, et y fonctionna jusqu'en 1772. La lettre monétaire était la même que celle de Saint-Lô :

c'était le C.

Café. — Marseille est la première ville de France où s'introduisit l'usage de cette boisson : ce fut au milieu du dix-septième siècle. Le vovageur Thevenot l'apporta ensuite à Varis . vers 1660; et quand il donnait à dîner, il ne manquait jamais d'en régaler ses botes. Mais ce fut surtout l'ambassadeur ottoman , Soliman-Âga , qui le mita la mode à Paris, en 1669. Apres son départ, on s'essava à prendre l'infusion dont il avait fait usage ; on imita même ses cabarets vernis, ses serviettes à franges et ses tasses de porcelaine. Bien des çens crurent d'abord que , le premier moment passé, le goiît du café s'éteindrait. Madame de Sévigné le prédit; mais des boutiques pour le vendre tout préparé ayant été ouvertes au public, en 1672, son oracle eij eut le démenti. Cependant elle céda de bonne grâce à l'entraînement général , et se rangea du côté des consommateurs.

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