CAI L'UNI
nouveaux vendeurs, qui, joints aux treize existant alors, portèrent ie nombre de ces intermédiaires à vingt-six.
Dans la même année, parut un édit portant création de quarante offices de vendeurs de bétail a pied fourché, pour exercer leurs fonctions dans les foires et marchés qui se tenaient dans un rayon de vingt lieues autour de Paris. Leur salaire était aussi de six deniers pour livre. Ces divers officiers furent supprimés en 1655 ; mais un édit de janvier 1690 en créa, pour le marché de Sceaux seulement, soixante, avec attribution d'un sou pour livre sur le produit des ventes. Ceux-ci n'eurent qu'une courte existence. Une déclaration du roi, du 1 1 mars, même année 1690 , les déclara supprimés comme leurs prédécesseurs, et convertit le sou pour livre qui leur était attribué, en un droit fixe exigible aux entrées à Paris.
Comme des intermédiaires entre les marchands de bestiaux et les bouchers étaient devenus nécessaires, quand, en 1655 , on eut supprimé ceux qui avaient été légalement institués , il s'établit des banquiers auxquels on donna le nom bizarre de grimbelins, oui avançaient aux bouchers des fonds à un taux modéré , mais ne leur accordaient que quelques jours de terme, et , quand ils étaient en retard , leur faisaient payer des intérêts tellement usuraires, que plusieurs bouchers furent ruinés , et que la viande renchérit. Le lieutenant général de police croyant remédier au mal , défendit , par sentence du 18 janvier 1684, à ces banquiers et à tous autres , de se trouver dans les marchés ou aux environs, et de s'entremettre à faire des avances aux marchands forains pour les bouchers , à peine de confiscation, au profit de l'hôpital général, des sommes avancées , et de mille livres d'amende. Comme il était impossible au commerce de la boucherie de se passer de secours , à quelque prix qu'il les reçût , les marchands de bestiaux et les bouchers qui ne pouvaient acheter au comptant , se portèrent appelants de cette sentence ; et, le 18 août