ERS. CAI
de la même année , elle fut infirmée par arrêt du parlement.
La création , en janvier 1690 , de vendeurs, supprimés deux mois après, n'interrompit que momentanément les opérations des grimbelins , qui , malgré le frein que Ton essaya de mettre, en 1699, à leur rapacité, continuèrent de rançonner si étrangement les bouchers , que l'on pensa à faire cesser le scandale, en rétablissant l'institution abolie. On s'en occupa donc en 1707, £t on publia une ordonnance
S ni ne fut, sauf de légères modifiions , qu'une seconde édition de celle de 1690. Au lieu des vendeurs d'autrefois , on créa , en titre d'offices , cent trésoriers , tant pour ie marche de Sceaux que pour celui de Poissy, qui existait de tait depuis longtemps, et fut institué légalement par lettres patentes du 18 décembre de la même année. Ces trésoriers de la caisse de Poissy, dénomination qui fut adoptée des le commencement, eurent les mêmes attributions, le même salaire et les mêmes privilèges que les officiers dont ils prenaient la place, inoccupée depuis dix-sept ans. Comme eux, ils furent tenus de payer comptant aux marchands forains le prix des bestiaux vendus aux bouchers et autres particuliers solvables , moyennant le droit, payable par les marchands, d'un sou pour livre sur le prix de tous les animaux vendus , même quand ils n'auraient pas fait l'avance de ce prix. Les bouchers devaient rembourser dans les huit jours les avances faites
Sou r leur compte par la caisse, à peine 'y être contraints par toutes voies dues et raisonnables, même par corps.
La caisse était, de plus , autorisée à exercer toutes les actions judiciaires
3ue ces débiteurs avaient le droit 'exercer eux-mêmes contre ceux à qui ils avaient fait des fournitures à crédit.
La caisse de Poissy , ainsi organisée , ne subsista que sept ans , et fut supprimée en 1714. Elle fut établie et mise en ferme , par arrêt du conseil du 1* septembre 1733, puis supprimée de nouveau en 1776. En 1779, on la