GAM . FRANCE. GAN
tkm d0 Doria , célèbre amiral génois ,
3u'une brouille fit passer au service e Charles-Quint, et la mort de I^utrec, qui succomba aux atteintes de la peste, ayant changé en revers nos premiers succès , François V se montra désireux de la paix/Charles-Quint»
inquiet du côté de l'Allemagne, et menacé par rarniée de Soliman, n*en avait pas moins besoin ; et les deux princesses qui devaient leur servir d'intermédiaires se rendirent h Cambrai , accompagnées de huit cardinaux, dix archevêques, trente- trois évéques, quatre princes, soixante et douze com* tes et quatre cents seigneurs.
Le traité de Cambrai eut pour base le traité de Madrid, mais avec des modifications importantes aux articles 3, 4, 11 et 14. Ainsi François I" fut relevé de Tobligation d'abandonner la Bourgogne, et on accepta la rançon de deux millions d'écus d'or, qu'il avait proposée pour la délivrance de ses uls. Du reste , ^e double succès fut acheté au prix de grands sacrifiées.
Le Charolais fut donné à Marguerite, des mains de laquelle il devait passer sous la domination de Charles-Quint, i la condition qu*à la mort de ce prince, il ferait retour à la France. François I*' renonç-ait au duché de Milan , au comté d'Asti, au royaume de ISaples, et à toutes ses possessions en Italie.
Abandonnant tous ses alliés , il consentait à ce que la république de Florence fît , avant quatre mois , sa soumission à Charles-Quint, et à ce que la république de Venise restituât tout ce qu'elle avait conquis dans le royaume de Naples, s'engageant à Ips y contraindre au besoin par les armes. Nul secours ne devait être prêté à Robert de la Mark ou à ses enfants , dans le cas où ils essayeraient de reprendre à l'empereur le duché de Bouillon , réuni par ce dernier à révéché de Liège.
Charles d'Egmont, duc de Gueidre,
?|ui, depuis 1492, était attaché à notre ortune , dut quitter notre alliance jpour celle de l'empereur. Le pape, considéré comme l'allié des deux rivaux , avait prévenu l'abandon de la France, en signant, le 20 juin , à Bar-
celone, un traité particulier avec Charles Quint. François I*' confirma sa renonciation aux' droits de souveraineté de la France sur les comtés de Flandre et d'Artois. L'empereur, qui ne délaissait pas ses alliés aussi facilement que le roi de France , obtint que le connétable de Bourbon serait amnistié , et que tous leurs biens seraient rendus aux Français qui l'avaient suivi dans sa révolte. Knlin la paix devait être scellée par le mariage de François 1*' avec la princesse Éléo* nore, sœur de Charles-Quint, et reine douairière de Portugal.
Si la guerre avait été dirigée avec plus de suite , la paix aurait dû être moins avantageuse pour l'Espagne, et plus honorable pour la France. Klle fut suivie de cinq années de calme, que Charles-Quint, inaitre de Tltalie, employa il consolider sa puissance en Europe , mais pendant lesquelles François V chercha à consoler la France de ses derniers revers, par une foule de sages institutions, et par la protection éclairée quMl accorda aux sciences, aux lettres et aux arts. I.orsque les hostilités recommencèrent, la France eut à défendre sou propre territoire contre les invasions de l'ambitieux qui espérait la démembrer, et réaliser sur ses ruines son projet de monarchie universelle. Cette fois , François r*" se montra mieux à la * hauteur de son rôle.
Cambiiai (monnaie de). — Leslriens mérovingiens frappés à Cambrai et retrouva de nos jours sont peu intéressants et fort rares ; on n'en connaît que deux, dont les types sont fort ordinaires. Les monnaies frappées dans .cette ville sous la seconde race sont plus nombreusa; on connaît des deniers frappés au nom de Louis le Débonnaire, de Lothaire, avec le type du temple, de Charles, et enfin' de ' Zuendebold, avec deux croix dans le champ, Tune au droit, l'autre au revers.
Dès Tannée 862 , Charles le Chauve avait accordé à Tévéque de Cambrai Hilduin le droit de battre monnaie. Ce prélat fit, eu effet, frapper des espèces
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L'UNIVERS. * CAlt
inàrquéds à ion nom,' et à oeini du
patron de la ville, saint Gaucher (ka- MARAcvscivJemonogrammedeCharles, sciGAv<:uKBii non). Gepriviiége fot.renouvelé par Ofhon l*^ Othon Iil et Conrad m. Mais noas ne connaissons aucune monnaie cambrésienne de cette Dériode; il faut, pour en retrouver, oescendre jusqu'au treizième siècle. Alors la monnaie de Cambrai prend, comme celle de tous les prélats et barons du nord de la France, une très-grande importance. Pendant les onzième et douzième siècles, cette monnaie suivit le système flamand, où toutes les pièces étaient alors anonymes. On pieut donc espérer que ces monnaies seront an ^nr reconnues.
En attendant, M.Leleweldonneauxévé' mies de Cambrai ces petites pièces ilamandes qui portent d'un côté un évêque crossé, et de l'autre une croix tantôt cantonnée de quatre annelets, tantôt (le deux [)Ptitrs couronnes de perles et de deux t. L'attribution de Al. Lele wel est conllrmée uar ces lettres; éar une remarque qui lui a échappé et qui nous parait sans réplique, c'est que ces figures sont disposées de telle manière Qu'il est impossible d'y méconnattre le monogramme dégénéré d*0thon V* et d'Othon III, qui avaient concédé le privilège. Nicolas de Fontaine, qui futévéquede Cambrai entre les années '1243, 1273, est le premier qui semble avoir abandonné la rabrlcatiou des petites espèces; nous avons de lui des demi-gros sterling qui le représentent de face, mitré, avec la légende NicbOLATS ikpischoPTS, et àu revers une croix à longues branches, coupant en quatre parties la
Sremière légende ca-me-ua-cv. La euxième légende porte aVB Mabia GBATIA PLENA. Les successeurs de ce
f»rclat, Engurand, Guillaume et Pierre, 'imitèrent, et ne frappèrent que des gros, des demi-gros, et des deniers calqués sur les sterling. Les monnaies d'Angleterre étaient alors tellement en vogue dans le nord de la France , que les seigneurs de ces contrées se croyaient obugés de les imiter pour donner cours aux nurs. ^los que personne, les évé^
ques de Cambrai suivirent ce système i
ils contrefirent toutes les espèces jQuis*sant de quelque crédit, telles que les florins de Florence, les lyons de Flandre, etc., etc. n serait trop long d« décrire ici les innombrables espèces qu'ils fabriquèrent ainsi jusqu à la réunion de Cambrai à la France. Mais la plus curieuse de toutes ces imitatiens est celle du Franc à cheval d« France. Cette monnaie représente un roi armé de pied en cap monté sur uq cheval au galop, les renés d'une main et répée de l'autre, avec la légende
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ET coMESCAMEBA[ce«ct.s]. Au revers, le type ordinaire des Francs à cheval.
Cette imitation est de Robert de Oe* nève, élu en 1368. Les évéques de (.'ambrai frappaient encore monnaie à Lambres et a Cateau-Cambrésis. (Voy* .
ces mots.)
Caubbai (A. Â. P.) , général de bri« gade, né dans l'Artois, prit le parti des armes dès que te révolution eut éclaté, fut presque constamment employé dans rOuest, et arriva de gradé en grade à celui de général. Il se dis* tingua à l'attaque du camp des Naudières, au pont de Chemillé, à Saint- Ffacre. La mésintelligence avant éclaté entre le général en chef Tbureau et Cambrai, celui-ci reçut peu de temps après des lettres de service pour l'armée des Pyrénées. Il fut envoyé, en 1797, dans le département de la Manche, fut dénoncé au Conseil des Cinq-Cents par la municipalité de Saint-Hilaire, et ré-* voqué. Il tut ensuite employé a l'année de Mayenee, où il se comporta bravement; puis passa en Italie, et fut tué en 1 799, à la sanglante bataille de la Trebia.
Gavbbèlaob. Voyez Chahbbl^
lAGB.
Cambbésis, Cameracensitm , Cameracensis tracfus, ancienne province oui avait pour capitale, selon les uns, Cambrai , selon d^autres , Catean-Cain« brésis. Elle était bornée au nord et h l'est par le comté du Hainaut ; au sud, par le Vermandois et la Thierrache; à l'ouest, par l'Artois. Cétait un pays d*él8t8.
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