CAM L'UN
cisîoîis notables du parlement de Toulouse, recueillies par de Cambo- Uu. 1671 et 1681. Cereeueil élaittideestimé dans Tandeii barreau.
CÀMBOLECTRT. On connaîssait, dans l'antiquité, deux peuples gaulois de ce nom: le premier, désigné parTépithète à^AttanUci, habitait les environs de Gap; Tniitre faisait partie de l'Aquitaine; M. Walckenaer place son terri- 'toire à Cambo, airondissement de Bayonne.
CAMBON (Charles- Antoine), peintre (le décorations, né à Paris en 1802, élève de M. Cicéri. Il a exécuté un «nrand nombre de décorations poar les Uiéfltres de Paris , de Lyon et de Brest, en société avec M. Filastre, et a acquis en ce genre une réputation Justement méritée.
CÂMBOlf (F.-T.) , né à Toulouse en 171G, embrassa l'état ecclésiastique, et fut élevé, en 1768, à l'évêché de Mirepoix, où il se lit remarquer par la pratique de toutes les vertus cbré* tiennes. Malheureusement, M. de Camion ne se renferma pas toujours dans le cercle de ses fonctions pastorales, et Tonlot se mêler aux débats politi* ques de la révolution. Il écrivit cotitre les décrets de l'Asseniblée constituante, et fut dénoncé, à ceUe occasion, par les administrateurs du département de la Haute-Garonne, le 20 novembre 1790. Il mourut quatre ans après, à Toulouse.
Cambon (Jean-Louis-Auguste-Einmanuel de), premier président du parlement de Toulouse, naquit dans cette ville en 1737, et y inourut en 1807.
Il remplissait les fonctions d'avocat général près de ce parlement , brsqu*il y fit déclarer la validité des mariages protestants. Il acheta en 1779 une charge de président à mortier , et devint , en 1786 , procureur général.
Membre de la première assemblée des notables, en 1787, il fut nommé premier président du parlement de Toulouse , et appelé peu après, en 1788, à la seconde chambre des notables. Il éniigra ensuite, et ne rentra en France que. sous le gouvernement consulaire.
Cambok (Joseph), député à i' AS-
SERS, jùêm
semblée législative et à la Convention nationale , oé à Montpellier, en 1 754, d*UM ftimilie de négociants, gérait, avec ses frères , la maison de commerce de son père, lorsque la révolution pénétra aans son pays. Cambon en accueillit les principes avec enthousiasme. Aussitôt après la fuite du roi, au mois de février 1791, il fit proclamer la république au milieu de ses compatriotes. !Nommé par eux à l'Assemblée lé^lative en septembre de la même année, il y professa avec chaleur les doctrines démocratiques. Cependant, il s'occupa d'une manière spéciale de l'administration des flnan* ces, et il est peu d*aetes dans sa carrière législative qui n'aient eu pour objet , au moins indirect , cette partie importante des intérêts publics. Il demanda, contre l'opinion des girondins, que les prêtres tussent assmiilés au reste des fonctionnaires publics, et que • leurs traitements pussent être suspendus en cas d'infidélité ou de désobéis»
sance aux lois de l'État; il étendit cette mesure aux généraux d'armée et aux ministres, et lorsqu'on 1792, Basire eut proposé la oonfiscatien des biens des émigrés, il fit rendre la lot qui déclarait ces biens en état de séquestre, « afin, disait-il, de priver « les ennemis de la patrie des moyens « de lui faire la guerre , et d'avoir, « dans la jouissance de leurs biens, « l'indemnité des dommages qu'ils « pourraient causer a l'Etat. » Cependant, il parut.se rapprocher un moment du parti constitutionnel, et lorsqu'enaoùt 1792, la section Mauconseil vint déclarer à la barre qu'elle ne reconnaissait plus Louis XVI pour roi, il s'éleva avec force contre cette déclaration. Cependant, après le 18 août, ce fut lui qui fit à la Convention un rapport sur les pièces gui établissaient la culpabilité de Louis XVI; et, peu de jours après, il fit décréter d'accusation les ex-ministres Narbonne, Lajard et de Grave. A peine descendu du fauteuil de président de TAssemblée législative, Cambon vînt siéger sur les bancs de la Convention. Il s'empressa d'y dénoncer la feuille de Ma*
CAM
rat et la commune de Paris; il provoaua même la mise en accusation de 1 ex-ministre Lacoste et des ordonnateurs Malus, Servan, Despagnae et Marichal , pour les marchés qu'ils avaient consentis ou contractés; fit décréter le remplacement du commissaire liquidateur Dufréne-Saint-Lëon, et nommer des commissaires spéciaux chargés de vérifier le service de la comptabilité de Dumouriez ; il accusa même ce général au sujet de sa lettre à la* Convention , et obtint l'établissement d*une administration provisoire pour les pays conquis. Dans le procès de Louis XVI, il vota la mort sans appel et sans sursis ; combattit avec énergie, le 10 mars 1793, rétablissement du tribunal révolutionnaire, soutiiitquele mode d'organisation proposé par Robert LIndet ébit attentatoire h la liberté des citojrens, et demanda
Eles jugements fussent rendus par s. Déjà membre du comité des noes, il fut, le 7 avril, appelé à celui de salut public , où il se montra plus que jamais opposé à la commune de Paris. Au 2 jum, lorsque la Convention, voulant faire preuve de liberté, sortit en corps dans le jardin des Tuileries , il alla se placer ou milieu des membres du parti girondin dont les jacobins demandaient la téte, et n^ayant pu empéefaer le décret d*arrestation qui fut porté le jour même contre ces députés, il déchira de dépit sa carte de député. Cependant, peu de temps après, Cambon se rapprocha du parti de la Monta£;ne et de la Commune. En juillet 1793, îl fut chargé d'un rapport sur la situation de TÉtat, les opérations du comité de salut public et la correspondance qu'on avait cru voir entre la conduite des puissances étrangères et les projets des ennemis de Pintérieur; trois mois après, il fit ordonner la cidtiire des barrières de Paris , et décréter l'arrestation de ceux qui chercheraient à se soustraire au service militaire; il fut élu président do TAssemblée en août 1798, et prit, en mars 1794 ^ la parole pour attester ta culpabilité de Fabre d'Églantine, accusé d'avoir falsifié U décret relatif
à la Compagnie des Indes. Ce fut la même année qu'il fit à l'Assemblée son célèbre rapport sur Tadministration des finanee8,et donnaa la Franee le premier modèle de grand-livre de la dette publique. (Voyez Dette publique.) Dans la lutte qui amena le 9 thermidor, Cambon prit parti contre les chefs de la Montagne. Ce fut même lui qui , le premier, porta contre eux la parole, et se présenta comme l'un des accusateurs de Robespierre. Mais à peine les thermidoriens eurent*ils triomphé qu'ils se tournèrent contre lui. Accuse comme complice des tyrans par Bourdon (de l'Oise), Rovère, André Dumont etTallien Jl n*échappa au décret d'arrestation lancé contre lui que par la fuite. Caché dans un grenier de la rue Saint-Uonoré, il sut se soustraire à toutes les recherches
?[u* André Dumont et Tallien flfont aire pour se saisir de sa personne; cependant, après l'amnistie du 4 brumaire an lY, il sortit de sa retraite , et se rendit dans une campagne près de Montpellier, où il se consacra tout entier à l'agriculture et aux jouissances paisibles de la vie privée. Nommé en 1815 membre de la chambre des représentants, il montra beaucoup de modération dans cette assemblée, et ne prit part qu'aux discussions relatives aux requisitîons de «terre et au budget. Sa carrière politique se termina avec la session de cette assemblée.
Atteint par la loi d'amnistie de 1816, il s'éloigna de la France , et se rendit à Bruxâles, où il mourut en 18S9.
Cambrai, Cameracum, ancienne capitale du Cambrésis , est nommée
Sour la première fois dans l'Itinéraire 'Antonin ; cependant quelques au< teurs pensent qu'elle existait déjà à l'époque de la conquête romaine. Quoi qu il en soit, elle devint, après la destruction de Bavay , Tune des places les plus importantes de la Gaule-Belgique. Clodion, roi des Francs établis à Tongres, s'en empara en 445 ; mais sa domination n'y fut pas de longue durée : Taineu deux ans après par Aëtius, au bourg Ilelena, sur le bord de la Canciie, il fut obligé de se retirer
4» fA»
<)an9 ses aQqjennes possesiions de^ bords du Rhin. Mais les Frâncs ne
tardèrent pas à revenir , et, dès 481 , nous les trouvons établis à Cambrai , sous le commandement d'un roi nommé Ragnacaire, On sait comment eiovif se défit de ce chef, et fit reconnaître sa royauté aux guerriers qui lui obéissaient. Clovis avait solidement établi la domination des Francs dans la Gaule \ la ville de Gambrai resta soumise aux princes de sa famille , tant que dura leur règne dans les Gaules. Chilpéric s'y retira eu (84 1 avee Si» trMors et ses effets les plus précieui. Sous la seconae race, lors du partage des États de Lothaire, elle échut à Charles le Chauve. Les Normands la prirent en 870 , massaerèrent la plus jurande partie des habitants de cette ville, et y firent un butin immense. Dans la suite. Cambrai passa à Charles ie Siniple , qui la céda , en m , à l'empereur Henri I*'.
<* Les Hongrois, commandés par un chef nommé Bulgius, pénétrèrent, en 963, d^ns le diocèse de Cambrai. Pen* dant ouMls pillaient la contrée, emmenant lies banitants avec eux et brûlant les églises, l'évêque Fulbert, pour sauver la ville et ceux qqi s'y étaient réfugiés, l'entoura de remparts. L*évéi> nem^t justifia ses précautions : quel-, ques jours après rachèvement des ouvrages , les Hongrois tombèrent sur la ville , et pendaut trois iourâi accablèrent de toutes sortes de mauï le pays d'alentour. Après un assaut qui ne leur réussit pas, ils allèrent camper dans une plaine voisine de l'Escaut, pour s'y reposer et se repattre de viandes, après quoi ils se proposaient de revenir contre la ville. Pendant ce tempâ, queloues-uns d'entre eux, Iq neveu du chet à leur téte, tentèrent ude nouvelle 9ttaque ; mais ils forent battus par un brave citoyen nommé Eudes, qui tua, après une défense désespérée, le personnage qui commandait la troupe. On plaça sa téte sur le mur, au bout d'une lanre. Buliiius, à cette nouvelle , entra en fureur , et l'assaut recommença. Soutenus par ramow 4e la patrie et ks Cerrentes
prières de leur évêque, les assii^és ré' sistèrent vaillamment. Les Hongrois, rebutâl ) demandèrent alors K paix , et promirent de rendre tout le butin , si on leur rendait la téte du neveu de leur roi. Les assiégés, craignant quelque fourberie, rejetèrent «s propositions , et les Hongrois recommencèrent leurs attaques avec une nouvelle fureur. Mais les habitants firent des prodiges de valeur, et Tennemi vaincu se retira honteusement, en détruisant, pour assouvir sa rage , tout ce qu'il avait d'abord épargné dans les environs de bi ville T). »
' Nous avons raconté dans les Annales (tome I", page las) l^tablissement de la commune de Cambrai ; nous ne reviendrons point ici sur ce sujet.
Pendant les guerres de Philippe de Valois contre le roi d'Angleterre , la ville de Cambrai , qu'un traité récent venait de céder à la Flrance, fot assié» gée inutilement par une armée de quatre-vingt mille Anglais. Philippe de Valois, pour récompenser les habitants de leur courageusç défense, leuv accorda de gmds privilèges. Après avoir longtemps fait partie des domaines de la maison royale de Bourgogne , Cambrai fut livré , à la mort ou dernier prince de cette maison, aux troupes de T.ouis XI , qui , d'i|près une convention , la rendit à l'em-
Eereur, en 1478. Charles-l^uint y flt âtir une des plus fortes citadelles de l'Europe. Plus de huit cents maisons, une partie de la ville de Crèvecœur , ainsi que les châteaux de Cavillers, Escaudœuvres , Rumilly , Fontaine , Saint-Aubert et Cauroy, furent démolis pour fournir les matériaux nécessaires à cette construction.
La ville de Cambrai, assiégée inutilement parHenri n en 155S, fut prise en 1581 par le due d'Alençon, qui en donna le commandement à Jean de Montluc, seigneur de Balagny. jLe duc de Parme Tassiégea vaineoient
(*) L. Dussieux, Essais historiques sur les invasions des Hungruis en Europe , et spécialement en f^raoce. paris, z839, in-8*.
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Tannée suivante; mais, en lô9â, les habitants ouvrirent leurs portes aux Espagnol!. Taranne tenta ikutilenient de s'en emparer en 1057 ; mais Louis XIV la prit en 1677, apn>s neuf jours de tranchée ouverte. L'article 11 du traité de Himègoe m assura onsuite la possession à la France. Elle fut encore assiégée inutilement par les Autrichiens en 1793.
L'évéché de Cambrai date du dsquième siècle. Il fut , en 1550 , à la prière de Philippe II, roi d'Espagne, érigé en archevêché par Paul IV, qui lui donna pour suffra^ants les évdques d*Amii Tournai, Saint-Omer et Namur ; cet archevêché fut supprimé pendant la révolution. Le siège de Cambrai fut rétabli par le concordat, • mais avec son ancien titre d*évéché , qu'il conserve encore aujourd'hui. Il s'est tenu dans cette ville deux conciles pendant le quatorzième siècle ; le ■premier en 180S, le second en IStt.
Cambrai était, avant la révolution, le chef-lieu d'un gouvernement particulier , et le siège de plusieurs JuridietioM , lavoir : le bailliage m la Feuillée, le magistrat, l'officialité, le bailliage du Cambresis, ceux des chn-
gitres de l'élise métropolitaine , de ainte-Croii , de Saint-Aubert et du Saint-Sépulcre. Aujourd*hai, è^cgt Tun des chefs-lieux de sous-préfecture du département du INord , une place de guerre de deuxième classe , le siège de tribanam de première instance et de commerce. Cette ville possède d'ailleurs un collège communal , un séminaire diocésain, et une bibliothèque publique de trente mille volumes. La population de Cambrai est aujourd'hui de dix-sept mille six cent quarante-six {habitants. Ënguerrand de Monstrelet et Dumonries sont néi à Cambrai.
Cambbâi (attaque de). — Après la prise de Valenciennes par les Autrichiens, en 1793, l'ennemi joij^nant ses troupes de siège à celles qui se trouvaient déjà dani le camp de Famars , essaya un coup de main sur Cambrai et sur le camp de César, qui renfermait vinet mille hommes et le quartier géofral de Kibnaim, lUMcneiir
de Custine, destitué. Mais les uaanœuvres furent mât eonçnei, et laisièrent
à Kilmaine le temps de se reconnaître. Ayant assuré la défense de Cambrai, il sortit de cette place ; et, après un léger engagement a'arrière-gardc à Marquion , il le reporta , par une retraite habile, sur les derrières de l'ennemi, dont le séparaient la Sensée et la Scarpe, et plaça son camp a Gaverelle, entre Arraa et Douai. La retraite de Kilmaine avait laissé à découvert la place de Cambrai ; elle fut investie dès le même jour, 6 août 1793. Le général autrichien Boré , commandant les avant-postei, envoya au général de Claye , gouverneur de la ville, une sommation, à laquelle celui-ci répondit : « J'ai reçu , général , votre som« « mation de ce jour, et je n*ai qu'une « réponse à vous faire : je ne sais pas « me rendre, mais je sais bien me bat- « tre. » Dès le lendemain, le général autoichien commença Ils travaux du siège; mais quelques coups de canon l'eurent bientôt forcé à s'éloigner.
Cambbài ( ligue de ). — Au eommeneement du aeiiîdme siècle, Venlio était arrivée à Papogée de sa grandeur. Elle affectait les allures de l'ancienne république romaine , et on ne l'accusait de rien moins que d*asplrer à la domination universelle. Aussi était-elle devenue un objet d'envie pour tous les monarques de l'Europe. En 1508 , il se forma contre Venise une ligue générale qui fut signée à Cambrai. Les monarques ligués étaient le pape Jules II, le roi de France, Louis XII; l'empereur d'Allemagne, Maximilien I"* ; le roi d'Espagne et de Naples, Ferdinand le Catholique. Il n'y eut pas jusqu'au petit roi de Hongrie, jusqu'au petit duc de Ferrare , qui ne voulussent ooncourhr à la destruction de l'orgueilleuse république. Les prét^entioiis des princes ligues étaient diverses. Le pape rét^laniait les villes de la Romagne dont les Vénitiens s'étaient emparés à la mort dé César Borgia. Le roi de France revendiquait la partie du Milanais comprise entre l'Adda, le Pd et la mer Adriatique , qu'il avait
lui-BilBM cédée aux véaitnm pour
prix de leur alliance contre Louis le Maure. L*emperair d'Allemagne redemandait Padoue et quelques autres villes qui avaient fait partie autrefois de rempire germanique. Ferdinand le CatbolHiiie voulait qu'on lui rendit ■ les villes maritimes du royaume de Kapies, dont les Vénitiens s'étaient .rendus maîtres après la retraite de Charles yni. i
Chose sin^lière ! les Véoltiens auraient pu détourner l'orage , en s'accommodant avec le pape Jules II, qui n'appelait qu'avec répugnance les 6arbaret an Italie ; mais, aveuglés par une présomption étrange, ils ne. firent rien pour l'éviter.
Le roi de France, Louis XII, entra . le premier en ligne , et défit les Vénitiens à la sanglante journée d^Âignadel (1.509). Les boulets des batteries francises volèrent jusque dans les la-
gnes , et Venise se <crut perdue. Mais ns cette situation déswpérée, ie sénat de Venise ne démentit pas sa haute réputation de sagesse et d'habileté. Il permit à ses sujets de terre ferme de traiter avec l'ennemi , promettant de les indemniser à ia paix. Ainsi Venise abandonna ce qu'elle ne pouvait défendre , et se renferma dans ses lagunes, comme autrefois au temps d'Attila. En même temps , le sçnat traita avec celui de ses ennemis qui lui avait témoigné le plus de haine, et qui, en réalite , en avait le' moins : c'était le pape Jules II. Venise lui restitua les villes de la Romagne, et Jules II se sépara de ses confédérés. En même temps, Venise détachaitde la ligue de«es ennemis le roi Ferdinand le Catholique, en lui cédant sans combat les ports qu'il réclamait. Elle lassa Maxinulien par son héroïque opiniâtreté. L'empereur échoua, avec ses cent mille Allemands, devant Padoue; les paysans des environs de cette ville se laissaient pendre, plutôt que de renier saint Marc et de crier : Vive Tempereur, tant cette t^publique avait su se faijre aimer de .ses sujets. Restait le roi de France , qui se vit bientôt réduit , non-seulement à combattre les Vénitiens, mais à oonbattre avec eux asB anciens alliés,
devenus ses ennemis. Ainsi Venise résista à la confédération formidable
qui s'était formée contre elle, et qui l'avait menacée d'une ruine complète.
Cambbai (paix de), signée le ô août 1599, par Louise de Savoie, mère de François I*', et par Marguerite d'Autriche , gouvernante des Pays-Bas , tante de Charles-Quint . circonstance qui ia fit appeler aussi ta paix éo»
dames.
Pour abréîîer le cours de sa longue captivité , François V avait promis , à l'époque du traité de Madrid , beauooup plus qu'il ne voulait et ne pou* vait tenir. A peine en liberté, il déclara qu'il était prêt à exécuter toutes les conditions du traité , excepté une seule y la eeeskm de la Bourgogne ^ province qui ne pouvait être aémeni« brée du royaume sans son propre consentement. Une assemblée des députés (to la noblesse, du tiers état et du clergé de Bourgogne, ayant été convoquée par lui a cette occasion, la rt'^ponse fut unanime : les Bourguignons voulurent rester Français. Fort de ce suffrage, le roi lit proposer deux millions d'écus d'or pour la rançon de ses fils à Charles-Quint, qui refusa, et lui enjoignit sur l'honneur de venir reprendre ses fers. François I*', tout chevaleresque qu'il était, proféra tenter la voie des armes, et profiter de la réaction qui s'était opérée en Europe contre son rival. Des trai^ d^alKanoe furent conclus avec les Vénitiens et les petits princes de l'Itnlie; le pape Clément VII entra également dans la ligue , ce qui lui fit donner le nom de ligue sainte ; enGn Henri VIII luimême s'en déclara le protecteur.
Malheureusement , soit négligence , soit qu'il fût hors d'état de faire autrement, François l*'-ne prêta qu'une médiocre assistance aux Italiens -, et le Milanais , ainsi que les États de l'Rgiise, furent envahis par les mercenaires du connétable de Bourbon , qui s'habituait à son métier de traître.
Le roi se décida alors à envoyer en Italie, sous les ordres de I.AUtrec, une armée qui s*avança jusque sous les murs de Naples. Mais bientôt la défeo-
L'UmVERS.