‹ France. Dictionnaire encyclopédique (volume 5)Chapitre 12 sur 86 · X. IV* 6* ZiO. CDlCT. SHCTCL. » BTC.) S · texte numérisé non relu

X. IV* 6* ZiO. CDlCT. SHCTCL. » BTC.) S

secrétaires provisoires de la chambre des communes, combattit Mirabeau, qui voulait qo*oD obtint la sanction du roi pour se réunir en sections, et déclara s'opposer à tout projet d'em-

f>r(int, juisqu'à ce que l'Assemblée fût égaleroeal reeomHW. Il joua m rôle important à la journée du jeu de paume, et ce fut lui oui alla chercher les papiers de TAssemolée dans la salle formée pour les préparatifs de la séance royale. Quand Ja résistance de la cour eut été vaincue, et que les dcputés purent accomplir leur importante mission, il obtmt la suppression des an- Httes payées jusqu'alors à la cour de Rome, et fut nommé archiviste de l'Assemblée (*). Depuis cette époque, il s'occupa presque exclusivement de matièm de finanoet el des biens nationaux. Dans la séance du 4 août, pendant qu'on discutait des droits de i'tiomme, Caipus demanda qu'où Qt aussi mantioo d«a devoira. L*onife de Halte ayault te SO novamliret tnt des réclamations contre la suppression de la dîme, il s'écria : « Je demande, poqr R répondre aux pétitionnaires, que les «étÎMIasaments de Tordre de Malte «soient supprimés. » Il fît tous ses efforts pour que le livre rouf;e, oui contenait l'état des dépenses royales et des pensions secrètes du gouvernement, filt donné en communication à 1* Assemblée , et il ie lit imprimer, stigmatisant ainsi la cupidité des courti- Auie. En juin , il attaqua les fermiers généraux, et obtint la suppression de toutes les croupes (voyez ce mot). Dans Ja discussion sur les dettes du comte d'Artois, il demanda à TAssemblée:

R Pourquoi Ton voudrait faire payer à « la France les dettes d'un particulier, » et fut vivement applaudi. Il fit, dans It séance du 13 août, réduire à un iNilHoii le traitesaent des princes fran-

fiais, et fit supprimer leur maison miïtaire. La fameuse constitution civile du clergé fut presque exclusivement ion ouTraae. Ce fiit lui également qui provoqua Te serment civique de la part lie tous les ministres du cuUe. Après

Yoyes AmcBxu

la fuite de Louis XVI, îl accusa Montmorin, la Fayette, Bailly, et Louis XVI lui-même , les qualifiant de conspira* teurs et de traîtres ; il demanda, le 3 juillet, la suppression de tous les ordres de chevalerie et de toutes les corporations fondées sur des distinctions de nais* sance. Nommé conservateur des aP»

chives nationales , il rendit un immense service en prévenant la destruction des litres et papiers des diverses corporations supprimées. Camus prit part aux discussions relatives aux attributions des ministres et à leur présence à l'Assemblée législative, et provoqua le décret qui convoquait la Convention nationale, h Inquelle il fut envoyé par le département de la Haiite-Loire. Devenu secrétaire de la Convention dès sa première séance, W y demanda, le 22 octobre, la vente immédiate du mobilier des émigrés et des maisons reli-

Sieuses. Au mois de décembre 1702, fut chargé par la Convention d'aller vérifier, en Belgique, les dénonciations qui étaient adressées par le généj'al Duniouriez contre le ministre de la guerre; et, après avoir rempK sa mission, il revint à Paris, rendit compte à l'Assemblée fie la sittiation de l'armée française en Belgique, et insista sur le danger de ne pas laisser aux généraux les moyens de mettre à exéeution leurs plans de campaj^ne. Envoyé de nouv^u dans ce pays, en qualité de commissaire de la Convention, pour surveiller les opérations de fermée, il se trouvait absent de Paris lorsque l'on condamna Louis XVI; il envoya cependant sou vote pour la mort sans appel et sans sursis , dans une lettre du 33 janvier. A son retour, il fut nommé membre du comité de salut public. Le 30 mars, il fut chargé de demander au nom du comité que le général Dumooriez fût mandé à la barre, et que uatre commissaires pris dans le sein e la Convention, accompagnés du ministre de la guerre, Beurnonviiie, partissent sur-le-champ pour la Belgique , avec pouvoir de faire arrêter tous les généraux et officiers de l'armée qui leur paraîtraient suspects. Camus lit partie de oetti eonmnsskiii. Os Ali toi

FEANGE.

Ari gfgnifia h Dumourici le décret de la

Convention. On sait comment Dumouriez répondit à cet ordre; il Ut arrêter Mr émt hutsardt Im oonmisiaires il

le ministre de la guerre, et les livra

aux Autrichiens, !e 3 avril 1793. Sucéetsivement détenu à Maëstricht, à Goblentz , à Kœnigingratz et à Oimutz, Oimus , après trente-trois mois de cap* tivilé, fut enfin échangé à B»âle contre la fille de Louis XVI. Revenu en France, il siégea au Conseil des Cinq»

Cents , dont un déaret de la Conwetfoa l'avait déclaré membre de droit, oinsi

2ue ses compagnons de captivité. Il y t le réx:it ae leur longue et douiouirêuiedétdDtiOD , et oMni la piMleoee êa Gonieil, le S3 Jainrier lTi6. Peu de jours après, il fut nommé par le Directoire ministre ûes tinauces; mais il veftiaa cette place , et resta attacbé aïk Conseil. Ses travaux furent tous coiifiacrés à l'administration et aux finances. En 1795, il présenta un projet d'amnistie qui fut adopté peu après. Il tOfflit du Conseil le 30 mai 1797.

Camus, qui déjà avait été nommé membre de l'Institut, reprit alors ses travaux littéraires, et s'y livra san^ latMivpCioii. Vidèle à la eauae de la liberté, Camus osa, au 10 juillet 1803, s'inscrire pour la néiiative sur le registre des votea pour le consulat à vie. Kapoléon, deveatt eaÀpiMar, loi eo»> serva sa place aux archives et à Tlnstitut. Camus préparaît des matériaux précieux pour Thistoire des départe- «AltsfiiMiiaè*ll'FiWiae, lorsque, le i noveflfrtnre 1804, Il oMurut. Il a laissé plusieurs ouvrages, parani lesquels nous mentiofinerons : Lettre sur la profession ctavocaty et Bibliothèque ehoMe dei àmreê tk éndû, 3 vol. m- 12, 1772 et 1777; Histoire des animaux d'Âristote, avec le texte en regard, 2 vol. in-l"; Code judiciaire , ott RécfÊéU des éhreti dê fjéêumàlée natlànale et constituante sur l'ordre fudfciaire, 1792; Manuel d'Épictèfe, ^t tableau de Cébès, 1T96 et 1803; Mémoh^ ntr la eoUeetim dei grrnidt èt petits voyaaes, in -4% 1802; Histoirc et procédés du polytypage et du stéréot/upagef 1803; y^yage dam ies

départements nouvellement réunis. I| aiourm' aussi, dans le temps, un izrand nombre d'articles au Journal des 6a* vmU 0t à la MHothé^ hifforiqu^ de FHau».

Camus (Ch. T^t. L.), né à Cressy en Brie le 36 août 1699, montra de bonne heure les dispositions les pluji heureuses pour les sciences matbeinai»

tiques. Il concourut, à vingt-huit ans, avec Bouguer pour le prix proposé par l'Académî/B des sciences %\ixlainanièT9 te plu$mmntaçfeiu$ dtmàter les vaU/^ seaux. Il fut \aincu; mais son travail fut jugé si remarquable, que l'Académie Tadiuit imn^ediat^iueut au nomlire de sea vmébm* Ctouis fut dii nombre des académiciens envoyés dans le ^'o^d , pour déterminer la figure de la terre. De retpur en 1737, il communiqua deux aos après à 1*A* cadémie un ouvrage important sur thydrauliove. Il niourut en 1708. Il était membre de la Société royale de Londres, et secrétaire perjpétuel de l'ijsadémie d*arehitecturf. ôutre les ouvrages cités plus haut, il a publié : 1*" plusieurs mémoires sur les forces vives , sur ks dents des roues et les aiktdeê n^/nonf, insérés dans le recueil de l'Académie, années 1728 et 1733; 2° Cours de matltématiques , Paris, 1766, 4 vol. in-S".

. €Aitii8 (François), carabiMer «a 9* régimeiit dMnVanterie légère, né à Reims en 1775, fut attaque, à la bataille de Mareogo, par une dizaine de iiiiasards ennemie. Sans se laisser eiffrayer par le nombre des assaillants « il leur résista, parvint à en démonter deux, les fit prisonniers, et obligea les autres à prendre la fuite. Cette action hu valst «I saiiea d^bonnaor.

Camus (Fr. Jos. des) naquit le 14 septembre 1672, à Pichomé , village près de Saint-MibeU en Lorraine, ut aea étudea à Bâri<ie-DiiG sons les Jéwites, paÎB après être resté deux ans au séminaire de Verdun, alla cultiver à Paris son goOt pour la mécanique.

Muateurs de ses machines fiirant approuvéar |Mr F Aaadémie des foianoas, qui le reçut au nombre de ses membres ^ 1716, mais rexdut de im MÎa

GAM

CM

poar cause d'absence en 1723. Après avoir été en Hollande faire l'essai d'une machine propre à soulager les rameurs, Camus lut force, en 1732, par son manque de fortune et le peu d'encouragementqu'il reçut en France, de passer en Angleterre, où il mourut, on ne sait précisément à quelle époque. OnadeJui : 1* TYaUédesfiniei mouvantes, 1723 , in-8% ouvrage rare et curieux , qui donna lieu à une polémique entre l'auteur et le marquis de Serbois; 2° Traité du mouvement accéléré par des ressorts et des /orées qui rî'sufent dans les corps en mouvement^ inséré dans les mémoires de l'Acaaémie des sciences, année 1728.

Des Camus contribua aussi à la nou* velle édition de la Mécanique de Farignony donnée par de fieaufort, Pans, 1720, 2 vol. in-4'.

Camvs (Jean-Pierre) , évéquede M»

lev, né à Paris en 1582, se rendit célèbre par la guerre acharnée qu'il fit durant toute sa vie aux moines mendiants , dont la fisiinéantise et les mau* Taises mœurs avaient excité son indignation et vivement contrarié son zèle pour le bien de la religion. Dans ses écrits , dans la société, du haut de It chaire , partout il les poursuÎTait impitoyablement. A ses sarcasmes, les moines répondaient par des injures; si bien que, pour faire cesser la lutte, il fallut recourir à l'intervention du 'cardinal de Richelieu. « Je ne vous « connais , lui dit le premier ministre , « d'autre défaut que cet acharnement «contre les moines, et sans cela je « vous canoniserais. » — « Plût à Dieu ! «lui répondit avec vivacité Camus; « nous aurions l'un et l'autre ce que « nous souhaitons ; vous seriez pape , « et moi saint. » Cette réponse suffit pour faire connaître le caractère du

pieux evéc|ue , au on peut juger encore

gr les titres ae quelques-uns de ses rits polémiques : c'étaient te JHree* tmr désintéressé; la Désapproprîa- Ûon claustrale; le Rabat -Joie du triomphe monacal: les deux Ermites; le Reclus et F instable; F^nHmoinebien jaréparéf 1632, in-8**, rare, etc. Cet infatigable écrivain a laissé plus de

deux cents 'votâmes écrits avec une

singulière facilité, mais d'un style moitié moral , moitié bouffon , semé de métaphores bizarres et d'images gigantesques. Ifoublions pas -de dire que Camus fut surnommé le Lucien de Vépiscopat pour les romans pieux qu'il avait imaginé de composer comme contre-poison des romans profines.

Quelques-uns d'entre eux, sans douta pour mieux soutenir la concurrence avec VAstrée, la délie, le Cyrus de Toiuraineuse-mémoire , sont écrits en six gros in-8o ; ils sont intitulés : Z>orothée^/tlcime, Spiridion, Dapfuiide, Alexis, etc. On avait pronose a Camus plusieurs évéchés ' considérables qu'il retîisa constamment. Après vingt ans de travaux , il se démit de son évéché , et se retira à l'hôtel des Incurables à Paris , pour y consacrer le reste de sa fie au service des pauvres , et y mourut en 1652, à râ£i;e de soixante et dix ans. Dans la lonj:;ue liste de ses ouvrages, nous distinguerons encore les Mouens de réunir les protestants avec t Église romaine ^ Paris , 1703 : c'est ce que Camus a écrit de mieux; l'E^prit de saint François de Sales (ami de Tauteur), PanV, 1641; Ditùoyrt pr 07107} CCS devant les états ^néraux de 1614, Paris, 1615, in-8«».

Camus (JN.), lieutenant au 16* régiment d'infanterie de ligne, né à Brion, près Joigny, ftit chargé, avec Quelques nommes de sa compagnie, de défendre un passage au combat d'Amberg , le 21 août 1796. A peine a-t-il pris position qu'il est assailli par un parti considérable d'Autrichiens qui le somment de se rendre. « En avant ! » crie alors Camus; et il fonce avec sa petite troupe sur le détachement, qu'il fait prisonnier.

Camus (N.), maréchal des logis au 20** régiment de chasseurs à cheval , né à Fismes (Marne). Étant en tirailleur avec le chasseur Robin, du même corps, dans la forêt de Saint-George, ils aperçurent un bataillon de grenadiers français faits prisonniers pendant la bataille de Hobenlinden; Camus et Robin se précipitent sur les Hongrois en criant: « Escadron , en avant! » A.

FRANCE. CAH m

CAM

ce cri, les grenadiers français sautent sur les armes de leurs conducteurs épouvantés, s'en emparent, et les font

prisonniers à leur tour. Dans ce moment, Camus et Robin s'avancent vers leurs frères d'armes, oui reconnaissent que le prétendu escadron se compose de deux hommes.

Camusat (Denis-Fr.)i né à Besançon eu 1695, se fit connaître de bonne heure par une histoire des journaux imprimés en France, publiée en 1716.

Retiré pibs tard en Hollande , il y passa le reste de sa vie à écrire des ouvrages qui se ressentent, il est vrai, de Tinconstance et de la précipitation naturelles à l'auteur, mais qui décèlent toujours l'homme d'esprit, et renferment une foule de recherches curieuses. Sans compter ses éditions des Mémoires pour êenlar à V histoire de LoiHs XI F par tahhé Choisy, des Mémoires historiques de Més^ay, qui furent proscrits en France , des PÔé* siesde Chaulieuet deLafarCj éditions publiées en Hollande de 1726 à 1731, on lui doit encore une Bibliothèque française, ou Histoire littéraire de la France^ Amsterdam, 1723 et suiv., 3 vol. iu-12; des Mémoires historiques et critiques , Amsterdam, 1722, 2 vol. iu l2; des Mélanges de littérature , tirés des lettres nummserUes de Chapelain , Pnris, 1726, in-12; la Bibliothèque de CiacconiuSj avec des notes, Paris, 1731,in-fol.; enûu, ï'tJis- Mre erUlgue des jmtmauXy 1784, % TOl. in-tS, publiés par Bernard. Camusnt mourut à Amsterdam en 1732.

Camusat ( Jean ) , imprimeur-libraire à Paris, se fit, au commencementdu dix-septième siècle , une réputation par son savoir et le choix des ouvrages sortis de ses presses. L'Académie française , à sa création , le cboisit pour son imprimeur, et leebargea plusieurs fois de répondre pour elle aux lettres qui lui étaient adressées. Il assistait aux séances de cette assemblée, et y remplissait les fono> tions d'huissier. Souvent même les académiciens se réunirent chez lui avant leur installation au Louvre. A la mort de Camusat, anfirée en 1639,

l'Académie lui fit célébrer un service funèbre, et lui donna pour successeur sa veuve, malgré la demande faite par Richelieu en faveur de l'imprimeur Cramoisi. Cette dame fut représentée par son parent, le médecin Duchesne, qui prêta serment pour elle, «et fiit « exhorté , dit Pélisson , d'imiter la « discrétion, les soins et la diligence « du défunt. » Le recueil intitulé Négociations et traités de paix de Cateait-'Cambresis a été publié par Gamusnt.

Camusat (Nicolas), savant chanoine de l'église de Troyes , né dans cette rilleen 1675, mort en 1665, est auteur desouvrages suivants : Promptuarium sacrarum antiquitatum Tricansinie diœcesiSf Troyes, 1610, in-S*"; une

itîon de VHlstoHa Migensium de P. Des Vaux de Cernai, 1615, in-S»; Mélanges historiques ^ ou Recueil de ptusiew's actes, traites ^ lettres, etc., depuis 1390 jusqu'en 1660, Troyes, 1619, in-8o; enfin, une édition des Mémoires divers touchant les' différends entre les maisons de MontmO' rency d de ChàtiUon, écrits par Chr.

Richer, ambassadeur de François 1" et de Henri II en Suède et en Danemark, ïroyes, 1625, in-S". Tous les ouvrages de Camusat, ces deux derniers surtout , sont extrêmement curieux et recherchés.

Camusson ( Laurent ) , sergent à la 66^ demi-brigade de li^ue,né àPrunav ( Marne), commandait en Fan vir, A l'affaire de Manheim , un peloton de neuf hommes, avec lesquels il tint eu échec pendant trois quarts d'heure, au débouché d'un oont, un fort détachement d'Autrichiens : il se défendait encore lorsqu'une balle le frappa au front.

Câna ( combat de ). — Tandis que Napoléon pressait le siège d'Acre, de nombreux rassemhlements d'Arabes, de Mameluks et de janissaires furent signalés à INablous et sur les bords du lac de Tabarieh. Le 10 juin 1798, Napoléon envoya d'abord le général Juuot en reconnaissance. Un pn niier combat eut lieu à Nazareth. Kieber accourut

pour soutanir Janot^ et Icun fomi

LinVIVERS.

réunies rencontrèrentles ennemis à une Heue et demie de Cana. Kléber forme êè M urinée deux «ariég.; aunitôt il est enveloppé par quatre mille hommes de cavalerie et six cents d'inianterie qui oommeiiceot à le charger.

MaU) Uentdt eultatét par la ÎÊÊd» noa éÊjnéà et cliassét de toutes lâapf po* $itionâ , les Musulmans se retirent en désordre vers le Jourdain, où le manque de munitions empêche Kléber de Ms poursuiTM.

Canada. — Les Anglais revendi-

âuent pour un de leurs navigateurs la écouverte du Canada. Selon eux, Sébastien CabOtdlOOQffit, en 1497, tout le littoral de l'Amérique septentrio* nale, depuis le 34" jusqu'au de latitude nord, sur Tocéan Atlantique; mois « dans tou» tes cas , il s» setàit botni à reconnaître les côtes, et n'aurait pas pénétré dans le fleuve Saint- Laurent. Ce qui le prouve incontestablement, c'est qu'en 1534, lorsque Jao« oues Cartier fut envoyé par F^çoial** dans le nord de l'Amériqiîe, ce navigateur ignorait encore que I île de Terre- Neuve fût séparée du continent, et (j^u'il

frit d*abor(f Tembouchure du Saint* -aurcnt pour un golfe. Dès qu'il eut reconnu son erreur, il remonta le fleuve jusqu'à trois cents lieues de la tner, et prit possession du pays au nom de la France. On peut donc regarder le Canada comme une découverte française. Déjà, avant Jacques Cartier, le t^torentin Verasianii avait tiçu ùê François I*' la mission d*êxplorer em parages.

Henri IV et Sully s'occupèrent de fonder des établissements sérieux au Ôtnada , et, en 1603, Cliamplain par^ tità la tête d'une expédition. En 1607, Cliamplain jeta les fondements de Qué- ' bec, qui devint la capitale de la colonie, n qni est aujourd'hui Tune des premières places fortes du nouveau monde. Son administration éclairée ayant donné à la colonie des chances de durée , le Canada reçut le nom de WouveHe-Fmnce.

Le cardinal de Richelieu, qui avait à cœur le rétablissement de notre marine et la prospérité des colonies, base

essentielle de tout développement ma« ritime, arrêta sa pensée sur le Canada, dni avait été Tobjet de la aoUieitudi de François V , de Henri IV et de Sully. Malheureusement il Uvra la colonie à une compagnie particulière» qui ftit inYostia do pouvoirs exoesslft* Us règlement du 20 avril 1627 céda à cette compagnie , en toute propriété, le tiort et l'habitation de Québec , cir« constances et dépendances, avec droit de Justioe et de seigneurie, à là ckiarM d'en porter foi et hommage, et ae présenter au roi et à chacun de ses successeurs, a leur aveuement au trône, nne couroane d*ar du poids de huit marcs. La compagnie eut en outre îo droit d'ériger des seigneuries, duchés, marquisats et baronniea, en prenant dos lettres deeaifirniation.Oa M don* na la disposition éu établissements formés ou à former, le droit de les fortifier et de les régir à son gré, de jfiaire ia paix otr la guerre selon ses intérêts. A l'exception de la pèche de la nIOltie et de la baleine, déclarée libre pour tous les Français , le commerce qui pouvait se faire par terre et par mer lui fut cédé pour quinaeans; là traite des pelleteries et du castor lui fut accordée à perpétuité. On prit l'engagement de laire passer tous les ans au Canada nn eertmn àombrè d%abilaiita de tous les métiers , de n'y transport ter que des catholiques, et d'y envoyer ie nombre d'ecclésiastiques nécesiai- WÈ, Cette organisation, qui avait le tort de rendre la Nouvelle-France trop indépendante de la métropole , ne fat pas favorable à son accroissement.

Avant de le garder pour toujours, l'Angleterre s'empara plusieurs fois du Canada. Déjà , du temps de Champlain , Québec fut pris et rendu à la paix. £n 1629, les Anglais se rendirent maîtres de toni le Canada ; la Franet le recouvra en 1631 , par le traité de Saint-Germain en Lnye. Colbert adopta le même système que Riclielieu, et la colonie retomba sous le joujg da monopole. Pendant la guerre pour la succession d'Espagne, les Anijlais s'en»parèrentencore d'une partie du Canada .

Le traité d'Utrecbt céda à l'Angleterre

CAN 71

la Nouvel le-Écosse ou TAcadie, qui

était une dépendance de la colonie canadienne« Dans ce même traité, la France Gt abandon de la ville de Port- Royal, de 111e de Terre-Neuve; enfin , l'Angleterre se fit reconnaître eii

Sossession de la baie et du détroit 'Hudson.

La fixation des limites entre les

possessions de l'Angleterre riveraines de la mer d'Hudson et les possessions fran(^aises du Canada, donna lieu à la ftuerre de 1766 , qui rat terminée par le traité d'Aix-la-Chapelle, et pendant laquelle les Anglais prirent Louisbourg etnie-Royale au cap Breton, que nous avait laissés la paix d*Utrecnt. L'ar* ttcle 9 du traité d'Aix-la-Chapelle stipula la restitution de ces conqu^^tes.

Mais les hostilités ne tardèrent pas à être reprises , et cette nouvelle guerre maritime, corollaire de la guerre de sept ans, eut des suites désastreuses

f)0ur la France. Entre autres pertes, e traité de Paris, 10 février 1763.

sanctionna celle du cap Breton et du Canada, qui depuis ont cesse de nous appartenir. La France, est il dit dans ce funeste traité, ne pourra revenir contre cette cession, ni troubler la Grande-Bretagne, dains ses nouvelles possessions, sous aucun prétexte : le roi d'Angleterre accordera aux babitants du Canada la liberté de la reli-

Î;ion catholique, et donnera les ordres es plus précis et les plus effectifs pour que ses nouveaux sujets catlioliques romains puissent protesser le culte de leur religion , selon le rit de r£glise romaine, en tant que le permettent les lois de la Grande-Bretagne.

Ce ne fut pas sans de grandes peines éi sans d*énormes sacrifices d'hommes et d'argent ({ue l'Angleterre nous supplanta tant de fois dans la possession du Canada , et finit par nous Teulever pour toujours. Ces nombreuses attaques furent presque toujours reçues avec neaucoup d'énergie ; la supériorité numérique des ennemis fut la

Srincipale cause de leurs succès; et epuis la belle défense de Champiain jusc|u'à celle de Montcalm, qui ne céda

^'«laoïorti k YiUo d« Qusbec i^artt*

culièrement fut le théâtre d'une foale d'exploits inouïs. (Voyez QuéBBG »

Champlain et Montcalm.)

La mauvaise administration de la eoionie et les dilapidations des employés contribuèrent aussi à notre ruine. Avant la conquête du Canada , il était souvent parvenu au ministre de la marine des rapports alarmants sut l'état où «se trouvait cette contrée.

«Tout le pays, lui écrivait-on, est <i prêt à déposer des malversations qui « s*y sont commises et qui s'y commet» « tent journellement; jugez-en par les « fortunes rapides qu'elles ont occasiona nées. C'est aux dépens du roi qu'elles « sont faites; il épuisait ses forces pour « nous nourrir et nous donner la lorce « de combattre à son service ; la faim « nous consume, et c'estde notre subs- « tance qu'on s'est engraissé... » En 1763, une commission du Châtelet f\lt instituée à Paris, dans le but de soumettre à une enquête la conduite des employés les plus compromis. Le jugement qui fat rendu par cette commission reconnut que des sommes immenses avaient été dilapidées , et ordonna une restitution de douze millions dans le trésor royal. HM. Bigot, intendant, Yarin, commissaire ordonnateur à Montréal, Bréard, contrôleur de la marine à i^uebec, convaincus d'avoir favorisé les malversations et les concussions mentionnées au procès, furent condamnés à six cent mille livres de restitution envers le roi.

L'orgauisaliun politique de la colonie se prêtait merveilleusement aux abus. Des roi igine, l'autorité du chef militaire et de ses lieutenants fut arbitraire et absolue. Le gouverneur avait le pouvoir de punir et d'absoudre ; il tenait dans ses mains les grâces et les peines, les récompenses et les destitutions, le droit d'emprisonner; il décidait arbitrairement et sans appel tous les procès qui s'élevaient entre les colons. Cette omnipotence, dont l'exemple fut si dangereux pour la métropole elle-méine, se maintint avec toutes ses yexations, jusqu'en 1668. A cette époque, dans le but de remédier au mal , Golbert institua à Québec an conseil

GAN L'UNIVERS

CAir

supérieur. Le gouvernement envoya successivement dans cette ville un intendant, un maître des eaux et forêts, et des juges subalternes de la police française. Le taux des impôts était exorbitant et nuisait aux progrès de ragriculture. Suivant un editdel663, la dfme se composait du treizième de tout ce que produisait le travail des hommes, et du treizième de tout ce que la terre donnait sans culture.

Le conseil supérieur de Québec prit sur lui , en 1667, de réduire ce tribut au vingt-sixième, réduction beaucoup trop laible, qui fut conGrmée par un édit postérieur. Des seigneuries avaient été accordées à une foule d'individus, tant on avait cherché à appliquer à la colonie les lois de Tancienne métropole. Ces grands propriétaires hors d'état, par la médiocrité de leur fortune et par leur peu d'aptitude, défaire valoir leurs biens, les distribuèrent à des soldats vétérans, en s*en réservant la directe et toutes les servitudes féodales. Cependant, lorsqu'en 1663 la coutume de Paris, modifiée par des combinaisons locales, devint en quelque sorte le code civil du Canada, le morcellement des terres ne tarda pas à arriver. £n effet, la coutume de Paris admettait dans les successions le partage égal des propriétés. La division des biens étant devenue extrême, le gouvernement français défendit, en 1745, d'entamer toute plantation qui n'aurait pas un arpent et demi de front sur trente ou quarante de profondeur. Tous ces changements successifs montrent que les affaires de la colonie étaient loin de prospérer. La source du mal était principalement dans le despotisme du gouvernement colonial et dans les charges qui pesaient sur l'i^riculteur. Chaque colon recevait ordinairement quatre-vingtdix arpents de terre, et s'engaçjeait à donner annuellement à son seigneur un ou deux sous par arpent, et un demi-niinot de blé pour la concession entière ; il s'engageait à moudre à son moulin, et à lui céder, pour droit de banalité, la quatorzième partie delà

farine; il lui payait un douzième pour les lods et ventes, et restait soumis au droit de retrait et à une foule d'autres sujétions. Le cler§|é avait , en outre , de trop grands privilèges. La plupart de ces usages féodaux se sont perpétués au Canada, sous la domination anglaise, et y existent encore aii|ourd*huî.

La colonie française du (ânada vécut généralement en bonne intelligence avec les sauvages du pays. Elle cultiva surtout Tallianee des Hurons,

?'u*elle défendit contre les attaques des roquois, leurs voisins, qui se montrèrent toujours moins traitables. Aussi les Hurons avaienMls un grand attachement pour les Français, qui s'appliquaient à les éclairer, a les civiliser et à les convertir au christianisme. Il s'en faut que les Anglais soient aussi généreux a leur égard , et les Iroquois n'ont pas plus à se louer de leurs traitements que les Hurons. L'orgueil britannique ne peut pas s'habituer à voir des hommes dans ces enfants de la nature. Leur vendre le plus possible, leur acheter quelquefois, les dépouiller toujours ou les exterminer, soit à Taide des machines , soit a l*aide des liqueurs fortes, soit à Taide encore de cliiens féroces dressés exprès, tel est le système de relations que les Anglais ont adopté à leur égard. Ils en seront punis à la première atteinte que recevra leur puissance dans l'Amérique du Nord. Le jour où la force viendra à leur manquer, les sauvages prendront leur revanche; et, s'il faut en croire les apparences, ce jour n'est pas fort éloi-

tné. Déjà les deux Canadas ont fait es tentatives de révolte; de nouveaux symptômes de mécontentement s*y manifestent. Le haut Canada surtout, presque exclusivement français, attaché a notre langue et à nos mœurs ^ repoussant avec opiniâtreté la langue et les mœurs anglaises, paraît devoir s'émanciper avant peu. Lorsqu'il aura besoin d'assistance, le concours des naturels et celui des Etats-Unis ne lui manqueront pas. Quel que soit son avenir, l'attachement que ses habitants ont coascïvé pour l'aocienoe

kjiu^ jcl by Googl

CàW

FAAMC3S.

GAlf

Biétropole sera toujours un lien de li*

mille entre eux et la France.

Cajvape (Jean) , Tun des médecins»

diiruKiens de Françoif I", né à Lyon dans \t seizième siècle, enseigna le

premier la chiruriziie en français, et traduisit dans notre langue plusieurs ouvrafres latins sur cette science. On a de lui des Traductions des ^ et IX* livres des Simples de Gallien, Paris, 1555, in- 16; du livre sur le Mouve* ment des muscles y et de VAnatomie du eorju humain, du même auteur, Lyon, I54t-15Ô3, in-S"; àtVÀnatomie de J Ban f 'assœus, Lyon, 1542, avec les Tables anatomigttes , du même; des Oputeuieê de dtvert auÊeum midë' cins, Lyon, 1552, in-12; enfin le Guidon des barbiers et des ekirurgienSf Paris, 1663, in-8%

Canapé. Voyez Doctbihaibes.

Canaples, ancien comté de Picardie, aujourd'hui l'une des communes du département de la Somme, à douze kilomètres d'Amiens. Cette seigneurie a donné son nom à Tune des branches de la maison deCréqui. (Voyez ce mot.)

Canarie,<( espèce d'ancienne danse, dit Furetière , que quelques-uns croient ▼enîr des tles Canaries, et qui, selon d'autres, vient d'un ballet ou mascarade , dont les danseurs étaient habillés en rois de Mauritanie ou sauvages. En cette danse, on 8*approche, et on se recule les uns des autres, en faisant plusieurs passades gaillards et bizarreSf qui représt-ntent des sauvages. »

Cakabibs (relations de la France aTec les). (Voyez Béthmcoubt.)

Canaux. — Dans l'article consacré aux bassins de la France, nous avons exposé quel était le sj^stème hydrographique ae notre patrie. On a vu que du temps de Strabon les li-ines navigables naturelles suflisaient aux besoins du commerce; mais depuis cette époque, la France n'a pu se contenter de ses fleuves-, la France est devenue, comme le pressentait Strabon, une dea plus riches contrées du monde, et dès lors les obstacles que présentent la navigation des rivières, les déborda* ments, les sécheresses, les ensablements , ont nécessité la caouli&aiioa de

certaines rivières; on n'a pu se plier aux exigences du sol, se contenter d'aller par eau tant qu'il y avait un neuve, et reprendre la roule de tem pour gagner une autre rivière, on t établi des rivières artificielles entre kl * fleuves.

De là un système général de cana^' lisation de la France qui remonte att temps de Françoia I*^

§ L Travaux de canalisation exéeutés en France depuis 15^ Jut^en

Dès le règne de François 1" (1539), on résolut d'établir les canaux de Briare, du Centre, du Languedoc (*) et de Bourgogne; mais les guerres d'Italie, et biei»fôt après les guerres de religion, suspendirent l'exécution de ces projets. Sully les reprit, et ouvrit le canal de Briare. Richelieu s*occupa sérieusement du canal du Languedoc; mais ce fut Coibert qui le Ut creuser de 1664 à 1684. En 1775, on commença te canal de Bourgogne : en 1784*, le canal du Centre. Napoléon ouvrit les canaux de Saint -Quentin, de TEst, et de Nantes à Brest. Arrêtés par les événenients de 1815, ces travaux furent menés avec activité sous la restauration , et les lois des 5 aoQt 1821 et 14 août 1822 autorisèrent Touverture ou radbèvement de quioM lignes navigables, savoir:

L» MmI du Rhône aa RUn,

de la Somme.

des ArdrooM} La rivière d'isic; 14 ctml d'Air* à la Uaàéa,

àn Bourgogne,

de Nantn à Bfiiti

d'Ule-et-Ranee,

du Rlaref, *

d'Arlci à BouCa

du Nivernais,

du Berry,

tmiral à ta Loin»

ta rivièr* du Tum

d'Oiw; '

c'est-à-dire environ six cent lieues de développement.

Depuis 1837, on s'occupe de terminer ces canaux , et de doter enfin notre

O On a attrUmé l'idée de ce .esnal à GharlemacuM.

LUNIVERS.

pays d'un système complet de oaTÎgation intérieure. *

Cft Ëpxème t été éubli fur trait teiM priiiei|ulas: unir les bassins

entre eux, et par suite les centres de commerce, rattacher tous les bassins à Paris, centre du royaume, et enfin rendre les fle«?es navigables en tout temps. Pour apprécier toute l'importance de cette question, iliaut savoir que la France possède 313 rivières navigables on flottables présentant un développement de

9,312 kilomètres 9,312

et près de 3,600 kil. de canaux. 3, coq

I2,9ia

12,912 kil. de routes navigables et unissant en grand le&diverses parties

du territoire seraient une chose admirable si elle était réelle; mais il n'en ^st rien. La Loire n'est |^as navi^^able, et malgré les canaux qui la réunissent à la Seine, un bateau ne peut pas en tout temps venir de Nantes à Paris; la Garonne de Toulouse à Bordeaux n'est pas plus navigable que la Loire, et ie eanal du Midi ne réunit que Toulouse à la Méditerranée, sans que Bordeaux profite de cette jonction.

On en jugera par l'exposé des travaux déji fiiits et à foire qm tennioent cet article (*).

Le bassin du Rhône communique avec la Loire moyenne par le canal du Centre, avec le Rhin par le canal de l*Est, avec la Seine par celui de bourgo^îne, avec la Garonne par le canal de Beaucaire; mais Lyon et Marseille, marchés principaux de ce bassin, ne peuvent avoir de relations avoQ les villes du bassin de l'Escaut et de la lieuse qu'en passant par Paris; avec Bordeaux, les relations sont impossibles, à cause de l'état de la Garonne.

Le bassin de la Seine est litlaehé au bassin de la Loire par les canaux d*Orléans, defiriare et du Nivernais»

(*) Voir pour pins de développements Touvrage de M. Michel Chevalier, Des intérêt* matérieb de la Phinee, dont nous nous sommes servi pour la rédaclion de cet article, et la carie de France publiée par le Gor^ des ingéaieurs dea pouu et chaussées.

au bassm de l'Escaut par les canaux de Saiflt-Quentip et de la Somme, au basain de la Meuse par les canaux de la Sambre à l'Oise et des Ardennes , au bassin du Rhin par les canaux de Paris à Vitry, et de Vitry à Strasbourg, devant traverser Bar-le-Duc, Nancy et Metz , au bassin du Rhône par le canal de Bourgogne.

Le bassin de la Loire communique •avec le bassin du Rhône par le canal du Oentre, «tee celui de la Seine par les canaux d'Orléans, etc.; et par le moyen des canaux dé Bretagne, du Blavet et d'Ule-et-Rance , sont rattachée à oette ^rtie de la Franee les départements isolés de l'aficienne Br»> tagne. Le canal du Berri, allant de la I/Oire à la Loire, sur la rive gauche, évite au commerce de suivre le cours de>ee fleuve, qui en cet endroit pré* sente un coude considérable, et de plus assure la navigation en tout temps.

Mais le bassin de la Loire ne communique nullement avec le bassin de la Garonne, et de plus, un canal latéral est nécessaire sur presque toute tendue du ileuve.

Ce dernier basein est entièrement isolé; il n'a de communieations avec le reste de la France que par terre ou par mer. Aucune ligne de navigation ne le rattache aux antres parties du terri« toire. De là, certes, la décadence de Bordeaux. 11 faut rattacher la Garonne à la Loire, et par suite a Paris; il faut la rattacher au Rhône, et par suite à Lyon et h Strasbourg; canaliser la Garonne, et établir ainsi la jonction réelle de l'Océan et de la Méditerranée, et par suite réunir Bordeaux à Marseille.

Dans l'état actuel des communieations en France, des marchandises envoyées du Havre à Marseille restent trois mois en route {Hir la voie de mer, attendu qu'il serait impossible de les faire venir à travers la France autrement que par le roulage. II est donc indispensable d'établir de nouveaux canaux , et sur certains points des ehemins de fer; de canaliser nos fleuves et nos rivières, pour que les communications répondent au développement

Page 1