CAN FRAF^CE. GAN
de TiDdustrie et du commerce, et à liorer la navigation des rivières; ajou-
son incessante activité. tons que le gouvernement a proposé
Depuis 1837 Tadministration, se- en 1841 une loi pour rendre l'État
condee par les chambres , s'est occu- propriétaire des canaux , c'est-à-dire
pée activement de compléter notre pour enlever ces routes si importantes,
système de navigation intérieure, et auxcompagniesqui, par une maladroite
de le niettre en état de satisfaire aux élévation de tarifs et par le mauvais
justes exigences du pays. On trouvera entretien des canaux , entravaient corn-
dans les paragraphes suivants l'indi- plétement la navigation intérieure;
cation de tous les travaux entrepris nous ne pouvons que désirer voir ce
depuis cette époque , soit pour com- projet adopté par les chambres pléter la canalisation , soit pour amé-
$ II. Liste généraie des canaux de la France,
tovoviwa
SAVAVX. BivilTIHian TlATmil. TOTAL!.
Canal d'Aire à la Bas«ée Paa>de-CaUi» . Nord , . ao,8oo m.
des Ardennes Ardennet , Aisne io3.3i5
d'Ardres !^ Pas-d»-CalaU ,...«.... 4.700
d'Arln i Bouc Bouche«-de-Rbdoe 47,aoo
de B«aucaire Gard , 5o.35o
de Bergues à Dunkrrqae Nord •*••• 8,701
de Bftrgues à Furues ou de la Bas.
sée-CoIine Nord t..**» i3,86o
du Berri Allier, Cher.Loir-et Cher, Indi-e-et-Loire. 3ao,ooo
de Bétbune. . . Nord.
du Blavet Morbilua. Sp.Soo
de Bourbour^ Nord •...* ai,o33
de Botigidou Gard t.... 9,710
de Bourgogne Cdte-d'Or, Yonne. ...•••••••#••.•«.• 34', 4^;»
de la Bourre. Nord ,...» 7,794
de Briare Loiret 55,3oi
de Brouage. • Charente-Inférieur* 15,870
de la Bruache « Bas-Rbin 'at.LU
d« Calait à S^iinUOmer Pas-de-Calais a9.S4i
de Carcassoune Ande ^, 4 :.*.. 7,064
du Centre Badne-ct-Loire no.Sia
de Cette Hérault ».S3o
de la Colme. Nord , 24.785
de Cnndé. Nord é.4oo
deCornillon. Seine^-Harae 370
de la Corrèxe «t de la Véz4re
dn Coiirlavent Aube >...,,..« 10.000
d« Couiances Maocbe.
de la Deule Nord, Pas-de-Caliis , €iJUg
de la UÏTe
de Uuiikerque à Furnw Nord «..<....«....«« i4,09«
de l'Bssono
des Ktangs ITéranU aT,546
de QÏTors Loirr , Rbdne ip.i'fy
du Grau du l-e» Hcrault. i.Soo
du Grau du Roi. Gard 6.oo»
de Graves Hérault »7.S46
de Gui nés Pas-de«Calaia t>,i>o
d'Hazebrouck Nord 5.ti86
d'Ille et Rance... llIc et Viiaibe, Côtcs-du-Nord 84.794
lalëralA l'élang de Maoguio Hérault io,o4o
latéral à la Garonne
latéral il la Loire Sadne>et-lx>ire , Allier, Nièrre, Cher, Loiret.. . . 198,000
latéral à la basse Loire.. Loirc-Iuférieure.
latrral à l'Oise Aisne, Oi&e 3o.ooo
de l.oing , Loiret , Seine-et-Marne yij
de Luçon.. Vnuléa i4.'H5
de Lu net Hérault , ♦.. i3.i88
de Manicamp Aisne A,65t
de la Marne au Rhin .y . . .
du Midi..., H«ulfOtroane« Aad^j^érault >Hfi9*
ft ۏM L'UNIVERS. CAN
|CMMl4sllÉMàCaild«. Nord.
d«Ifantn ) BrMt..*. .#••.*...>. Loire-Inférieure. Ille<«t>Vila)ne , UorbUian, CA>
tesdu-Nord» RoImAn... S74«ooo
à» VeufTossé PiMidA-Calait........ io^Sm
,é»l*Nieppe NorI , 9.Slt
de Niort à la Rochelle. Deui^Sèvres , Charente-Inférieure 78,000
du Nirernai* Nièvre, Yonne..... , 175,16^
de Nogent....... •..••■••■.••« Aube .«■••.••..«••.■•<••.•••..•■••*••. 38»
d'OrIcaoa ....•.•.•..•••..* Loiret. ^ 73,3o4
fb l'Oureq • Oiae, 8dM«cl-llMMb aaiiii ««CHwi» Sitm» ..... 93,9a*
de la Peyrade •• Hérault , 3,o43
dePréaren... Nord i.g48
des Pyrénées..
delà Radelte •....••«.>• Gard, Hérault ■•«•«....•.••• 8,900
du Rhdat mlkin. Cdte-d'Or, Jura, Doubs, Haut-Bhto, ]la»4lbiD. . . 349.M3
ds'BoMM* èlHfoiH Loire, Sadn»«t>Lojre» AlUer &&.a7a
de le SoiNiie de NarbaiMW. . . f . . . . Aiide....*t 37,a78
de la Rohine de Vie Hérault i.Sîo
de Roubais Nord a3,oou
de Saint-Denis «•••....••••i Seine , 6.600
de Saint-Martin.. ..^......v...... Seine .t.. 4>63a
de Saint-Maur. ... ...•••...•.•.* Seine •....«.«.•...*....••• 1,100
deSaint-MicheL...-. P«fl-d«-Celaie 3^4
de Selat.Plem lfettle>6aMHiM f,43o
de Saint-Quentin Nord , Aisne 94,38t
de Sainte-Lude.. Aude ..>.......... 5,845
de la SaïubMà fObt. Nord, Aisne.. ....««.• •••..•■*•.«»..«•*«..«. 70,000
de Sedan Ardennes •••..•.•*•.......•.••.*••..... $77
de la Scoefe.... Nord.... »8,7«0
de 8Uvéréa«k. »... Oajfd....*. •••••••..*«• 11.490
de la Seomie... SoauMb****..*,..***, ..«•.,....... 156,890
de la Te»te i de Vire et Taula.
' . . ToTAi» ..*....••.. 3,699,93 1 la.
§ m. Notices sur les canaux les centimètres sur le versant de la Meuse;
pftuf imoortanti. "® ^"^ mètres vingt-trois centi-
jH n^vi . mètres sur celui de l'Aisne; et, enfin ,
Canal des Ardennes. — Ce canal , de huit mètres quatre-vingt-dix centi-
entrepris en 1831, a pour but de réu- mètres sur la branche de Semuy à
nir par une voie navigable les vallées Vouziers. Ce canal est entièrement li-
de l'Aisoe et de la Meuse. Il prend vré à la navigation. Il a coiUé plus de
son orieîne à Donchery, sur cette der- quinze raillions de francs , et a rap-
nière nvière, remoote la yallée de la porté, en 1839, quatre •▼ingt-quinze
Bar, franchit, au Chéne-le-Populeux, mille cinq cent trente «deux, francs
le faîte qui sépare les deux bassins , et soixante-sept centimes,
aboutit à Semuy, sur la rivière d'Aisne. Canal d Arles à Moue, — Ce canal
A partir de Semuy, if se prolonge , d'un a |)Our but d'offrir à la navigation une
côté, dans la vallée d'Aisne jinsqu'à voie sûre, facile et indépendante du
Neufchâtel ; et , de l'autre , remonte régime et des accidents rfti Rhône. Il
l'Aisne supérieure jusqu'à Vouziers. doit aussi, en offrant aux eaux des
La longueur totale du canal des Ar- marais un moyen facile d'écoulement,
dennes est de cent dnq mille sept cent assainir le pays et agrandir le domaine
vingt -cinq mètres quatre-vingt-dix de Tagriculture. Ce canal, ouvert sur
centimètres, ou de vingt-six lieues et la rive gauche du Rhône, présente un
un quart environ. Les écluses sont au développement de quarante-sept mille
nombre de quarante-neuf, n rachètent trois cent trente>buit mètres, ou de
uAe pente de dix-sept mètres quinze, douze lieues environ, entre le chenal
(*} Elirait de l« itii{it^ttt 4t It FiMwa, puMUcfar !• «taditn^Pilnfnn pdUic M du
ea 1837 et 1839, '- - r -— • * . •
• CàXt FRANGE. eàS
d*embouchure au port de Bouc et Técluse d'accession au Rhône , sous les murs d'Arles. Le canal d'Arles à Bouc
a été entrepris en 1802; les travaux, interrompus dès l'année 1813, ont été repris en 1822 , et sont entièrement terminés aujourd'hui.
Les premiers essais de navigation ■ sur ce canal remontent à l'année 1829 ; dès cette époque , la circulation a été ^blie entre Boue et rétablissement industriel du plan d'Aren. La navigation sur toute la ligne du canal , c'està dire, entre le Rhône et le port de Boue , n*a été ouverte qu*en I8S4. Depuis ce moment iusgn*à la fin de 1889, il est passé sur le canal huit mille bateaux environ. Les produits des droits de navigation se sont élevés, en 1839, à soixante et dix-sept mille quatre cent
Îiarante-huit francs quinze centimes, e canal d'Arles à Bouc a coûté onze millions cent quarante-sept mille trois cent trente-trois francs.
Cwalde Beaucaire, fondé en 1773.
n commence à sa prise d'eau dans le ' Rhône, près de Beaucaire, et se ter- , mine i Aiguemortes, où il débouche dans le canal de la Grande-Roubine. , Le Grau d'Aiguemortes le fait communiquer à la Méditerranée. Ce canal, de cinquante mille trois cent trente* quatre mètres de développement , fait partie de la li^ne de Jonction de la Garonne au Rhône.
Canal de BeirU — Le canal de Berri se compose de trois branches, qui se réunissent en un même point, près de Rhimbé. La première branche doit communiquer au canal latéral à la Loire, en aval da bec d'Allier, par Sancoins, en suivant la vallée de TAubois ; la seconde branche se dirige vers la Loire , immédiatement à l'amont de Tours, par Bourges et Vierèon, en suivant les vallées de TAuron , de TTèvre et du Cher ; enfin , la troisième branche remonte jusqu'à Montluçon ,
fm Saint-Amand , en suivant les valées de la Marroande et du Cher. Le développement total du canal est de trois cent vingt mille mètres environ.
Le canal du Berri , commencé en 1808, . est entièrement- achevé. Il a coûté
vingt millions neuf cent soixante-trois mille cinq cent solxaute et dix -sept
francs.
Canal du lilavef. — Ce canal n'est qu'un embranchement vers la mer du canal de >antes à Brest. Il commence à Pontivy, et se termine à Hennebont.
Son étendue est de cinquante- neuf mille cinq cents mètres , ou de quinze lieues environ. Quelques travaux restent encore à fiiire dans la traversée de Pontivy; mais leur non-exécution n'apporte pas d'obst;iclp à la navigation qui a été ouverte en 1825. Les dépenses faites pour ce canal s'élèvent à cinq millions trois cent soixante et quinze mille neuf cent soixante-quatre francs vingt-sept centimes.
Canal de Bour bourg. — Ce canal établit une communication entre le port de Dunkerque et la rivière d'Aa , et fait, ainsi que cette rivière, partie de la grande ligne de Paris à Ouukerque.
Canal de JSourgogne. — Ce canal est destiné à réunir le bassin de la Seine avec celui du Rhône. Le bief culminant se compose de deux parties en tranchée et d*un souterrain qui a une longueur de trois mille trois cent trente- trois mètres. L'une des embouchures du canal est à la Roche-sur- Tonne, l'autre èSaint-Jean-de-Losne, sur la Saône; son développement est de deux cent quarante-deux mille quarante-quatre mètres ou de soixante lieues et demie. Le canal a été livré à la navigation dès Tan 18S9. La drcQbtion sur ce canal promet un grand développement. Il est passé, en 1837, deux n)ille six cent sept bateaux au port de Dijon; mille six cent soixantedix-sept au bief de partage, et mille cinq cent six au port de Tonnerre; et, en 1839, trois mille cent soixantequinze bateaux , mille huit cent qua* rante-six au bief de partage, et deuxmille cent quatre-vinet-dîx-huit au port de Tonnerre. Les droits de navi< gation se sont élevés, en 1839 , a neuf cent trente-quatre mille sept cent huit francs quatre-vingt-huit centimes. Ce canal a été commencé en 1775; les travaux furent suspendus en 1793; repris en 1808, ils ont él6 conthiués,
78 ^A» LTJNtVERS. eUT
ovec diverses alternatives, jusqu'à Tannée 1820. Ce canal a coûté cin-
2[uante-ouatre miltioiis quatre' eent rois mille trois cent quatorze francs.
Canal de Briare. — Ce canal est destiné à faire communiquer lu Loire flvee ta 8dm , par la rivière de Loins. Il fut entrepris sous le règne ae Henri IV et achevé sous Louis XIII.
Canal du Centre, — Ce canal fait communiquer la Saôoeà la Loire, de Châlons à Oigoiii.
Canal de Crapnne. — Ce canal tiré de la Durance, un peu au-dessous de Cadenet, est destiné a arroser la jilaine de la Crau jusqu'alors infertile. Boa parcours est d'environ douze lieues.
11 a été exécuté en 1 558.
Ca^ai d' lUe-et-Rance, Ce canal est destiné à ouvrir è traim la Bretagne une communication navigable entre la Manche et l'Océan , et à réunir les ports de Nantes, Brest et Saint- Malo; il passé du bassin de lllle dans celui de la Rancc , et traverse à Hédé le seuil qui sépare les deux vallées. La longueur du canîd , entre son embouchure dans la Vilaine, à Rennes, et Péeluse du €hâtefier, au-dessous de Dinan, est de quatre-vingt-quatre mille sept cent quatre-vingt-dix-sept mètres , ou de vin^t et une lieues an quart environ. Le canal d*Itle-et- Rnnce a été commencé en 1804^ les travaux repris, et abandonnés plusieurs fois, sont complètement terminés aujourd'hui. La cireulatîèn sur ee canal n*a pris jusqu'ici qu*un faible développement. Cependant elle avait toujours suivi une progression ascendante très- ' trrononeée jusqu'à la Un de 1888. Le mouvement s'est ralenti depuis que l'on perçoit des droits de navigation.
Ce canal* a coûté quatorze millions deux cent vingt-six mille sept cent iQuatre-vingt-dtK-néuf francs.
Canal de t/sle. - Dès Tan 1768, on s'occupa d'améliorer in navigation de risle, mais ce n'est que depuis 18i2 que les travaux ont éû poussés avec activité; ils sont aujourd'hui entièrement terminés , et depuis Périgueux ]ùsqu*à Libourne, le cours de l'isle présente un développement de cent qua-
rante-quatre mille neuf cent soixanteneuf mètres, ou de trente-six lieues un quart. Chaque année le mouvement delà navigation prend un accroissement considéranle. 1! v a eu en neuf années un accroissement dont l'importance est de un à soixante-quatorze enfiron. lÉn 1889, Kaccroissement était encore plus considérable. Les travaux exécutés pour l'amélioratioa de la navigation de risie ont coûté cinq millions trois cent dix-huit mille deux cent quatrèvingt-douze francs.
Canal du Languedoc. Ce canal , dont la première idée appartiendrait à €harlemagne ou à François I*% est destiné à faire communiquer la mer Méditerranée et l'Océan. Les premières études furent faites, en 1698, sous |e règne de Henri Vf. La |)0S8ibilifé é»
Son exécution fut reconnue ; et si Henri IV, et, plus tard, Richelieu, ne le lirent pas exécuter, c'est que les événements extérieufs ne le pcârmlrettt pas. En 1880,- F. Andèéossf- présenta a Riquet (vov. ces noms) un mémoire dans lequel il proposait d'entreprendre cet immortel ouvrage. En t664, Riquet, convaincu de la possibilité d'ouvrir ce canal, adressa le projet d'Andréossy à Colbert ; Colbert le fit adopter à Loiiis XiV. De 1G64 à 1665 on fit, par ordre du toi. les études néeessàires; et, en 1666, les travaux furent commencés.
Kn 1684, ils étaient terminés Les dé-
i)cnses s'élevèrent a treize millions de ivres tournois.
Canal latéral à la Garonne. — Le canal latéral à la Garonne fait suite au canal du Languedoc, avec lequel il se I accorde à Toulouse ; à partir de o^e Tille, Il longe la rive driafte de la Garonne jusque vis-à-vis Agen, passe en ce point sur la rive gauche, et suit cette rive jusqu'à Castets, où il débouche dans le fleuve. Le développement du canal , y compris rembrancnement vers Montauhan et les branches de descente au Taro et à la Bape, est de vin^t myriamètres environ. Il traverse les départements delà Haute-Garonne»
Tnrn-et-Garonne , Lot-et-Garonne et celui de la Gironde. Ce canal a été commencé en 1888 ; en 1839, ies tra-
CJIir FRAKCE.
vaax ont été dirigés avec activité. L«es faîte qui sépare les eoux de TOrnain
dépenses fiiltes Juscju'à la fin de dé* deeeltesdelkNiiise, tombe tes TiH^p
ceinbre 1839 s'élevaient à trois millions de Toul, îîancy, Sarrebourg, Saverne,
huitcentcinquontPetiin mille neuf cent et arrive enfin h Strasbourg. La ion*
quatre-vingt-six francs vingt-cin^ cen- gueur du canal sera de vingt-neuf my-
times. namètres quatre-Tingt-quatre centime-
Canal latéral à la LoUmi^lA ca« très; U traversera Tes départements de
nal latéral à la I.oiro prend son ori- la Marne, de la Meuse, de la iMeurthè
gine vis-à-vis Digoin , el se raccorde, à et du Bas-Rhin. Ce canal a été com-
çinq mille mètres de distance de cette mencé en 1838; en 1889, les travaux
ville , avec le canal du Centre. L'eih* ont pris beaucoup d'activité. Léi dér
branchement qui rénnit ces deux lignes penses faites jusqu'au mois de déoeni*
navigables, traverse la I.oire sur un nre 1839 s'élevaient à deux millions
Sont-aqueduc, et a neuf mille mètres guatre cent soixante-cinq mille douze e développement. A )»artir de son mnes quinze ^times. ^ origine, le canal est trdcé sur la rive Canal de Nanies à IJrett, I«e cagauche du fleuve. Il traverse l'Allier nal de Nantes à Brest, dont Tobjet au moyen d'un grand pont-aqueduc , principal est d'assurer en temps de reçoit, à peu de distance de ce passage, |^errâ rapprûvlsioiMMaMnt du plus nne branche du canal de Berri , trai- vasi» eldU plosimportant de WM aïversé la Loire dans le lit même du senaux maritimes , se compose de fleuve, en amont de Briare, et va se trois canaux à point de partage. Il joindre au canal de ce nom. Il par- passe successivement du bassin de la court les départements de l'Allier, de Loire dans celui de la Vilaine , du basla Nièvre, du Cher et du Loiret. Le sin de la Vilaine dans celui du Blavet , développement total de cette voie na- et du bassin du Blavetdans celui de la vigable, en y comprenant le passage rivière d'Aulne, laquelle débouche dans la Loire et rembranehement dii éins la iade de Brest. Il traverse les canal du Centre, est de cent quatre- départements de la Loire Inférieure , vingt-dix-luiit mille mètres, ou de du Morbihan, des CoteS:du-Nord et quarante-neuf lieues et demie. Le canal du Finistère ; son étendue est de trois latéral à la Loire, commencé le 14 aoât eènt solkante-qiifltDni fiitllt métras 1833 et ouvert à la navip;ation en en- environ, ouxlequatr»«vligMniseljèues tier depuis 1838, a coàté vini^t-neuf et demie.
millions neuf cent quatre- vingt mille Le canal de ionction de la Loire à
trois cent trente-sept francs quatre- la Vilaine, qoi mrme la pimàèn par-
vingt-sept centimes. tie de la ligbe de Nantes à Brest , est
Canal du Loinq ou de Mmifargis. situé en entier , ainsi que ses réser-
— Destiné à établir une communica- voirs et ses rigoles d'alimentation ,
tion entre la Seine et les canaux de daAs le départtiOMnt delà Sciue-lnfé-
Brîare et d*Orl^ns, la rivière du rieure. Son développement est de qtiB>
Loingétantpresqtie impraticabfe. Il fut tre-vingt dix-sept mille mètres ou de
commencé, en 1720, sous le régent, vingt-quatre lieues un quart. Ce canal
Canal de la Marne au Hhtn.— Le est coniplétement termine depuis plucanal de la Marne au Rhin doit ouvrir, sieurt annésr, et la navigatioii j a été au travers du territoire, une grande ouverte pour la première ioisle39 dévoie navigable de l'ouest à l'est de la cembre 1833. f rance, du Havre et de JNantes à Stras- Par ordonnance royale du 19 débourg, en passant par Paris. Cette eemftfe 188t, la-ttavigalioii de ce ealigne fait suite à la navigation de la nal a' été assujettie a des droits de Marne, de Paris à Vitry. En partant péage, circonstance qui a dd nécesde VitiT, le canal se dirige vers la sairement donner lieu à une dimiuMvaDée de l*Ornahi, qu*il suit Jusqu'à tion sur le passage des bateaux à Vé- Hait» frandiit par on aouterreia le efose éb Hantas.
L'UIOVEES.
GAM
Commencé en 1806, il a coâté quarante-cinq millions six cent qua* rante>six mille six cent soixaote-sept francs.
Canal du Ni»emais, — lie canal da
Nivernais comtnence à Auxerre , remonte la vallée de l'Yonne jusqu'à Lachaise, s'élève, par la vallée de la Colancelle, jusqu'au plateau des Breutlles; traverse en cet endroit le seuil qui sépare les deux bassins , et descend ensuite vers la Loire, en suivant le niisseaa de Baye jusqu'à Mingot , près de Ghâtillon , et la vallée de TAron jusqu'à Decize. Il présente un développement total de cent soixanteseize mille cent quatre-vingt-un mètres ou de qnaranteHjuatre lieues. Ce canal est terminé sur toute son étendue. Il a été commencé en 1784. Suspendus en 1791, les travaux furent repris en 1807 ; puis, de nouveau suspendus en 1813 , ils furent repris en 1821. Le canal du Nivernais a coûté trente millions trois cent dix -sept mille buit oent soixante et onze francs.
Canal de t'Oise.— Dès Tan 1825, on s'occupa d'améliorer la navigation de rOise, par Touverture d'un canal de vingt-huit mille six cent dix mètres de longueur, depuis l'écluse de Manicamp jusqu'à l'entrée en rivière, entre Lontiueil et Jiiiiville, a quatre mille mètres au-dessus du confluent de rOise et de PAisne. Le canal latéral à l'Oise a été commencé en 1826, et ouvert au romiiierce en 1828. Le produit des droits de navigation sur toute la ligne s'est élevé à trois œnt soîxante-
Îlttinie mille deux cent cinquante-deux r. soixante-dix cent. Ce canal a coiUé cinq millions six cent mUle sept cent soixante-seize francs.
Outre le canal latéral à TOise, le canal de l'Oise comprend encore le canal de l'Oise proprement dit, qui réunit la Somme et l'Oise , et par le canal de Sain^Quentin, qui en est la continuation, la Somme et TEscaut* c'est-à-dire, la Seine et l'Escaut.
Canal d'Orléans. — Ce CAna\ , destiné à joindre la Loire et la Seine, en se réunissant i celui de Briare , fut oommenoé en 1683 et fini vers 1693.
Son parcours est d*enviioii soixantedouze kilomètres.
Canal du Rhône au Rhin. — Les premières études pour la construction de ce canal furent faites vers le milieu du siècle dernier, et l'on commença en 1784 l'exécution de la partie conàprise entre Dôle et la Saône. Cette partie , connue sous le nom de canal du Doubs à la Saône , fut ouverte avant 1790. Les travaux, repris de-
i>uis 1800, ont été terminés après la oi du 37 juin 1833. Ce canal, qui est destiné à réunir le bassin du Rhône avec celui du Rhin, prend son origine sur la Saône, un peu en amont de Saint-Jean-de-Losne ; franchit à Valdieu, près de Belfort, le faîte oui sépare les deux bassins , et vient aooutir dans rill, °n amont et près de Strasbourg. Un embranchement est dirigé de Mulbausen sur Huningue et Bâie.
Cette grande ligne de navigation traverse cinq départements : la Côted'Or, le Jura, le Doubs, le Haut et le Bas-Rhin. Son développement total est de trois cent quarante-huit mille* neuf cents mètres , ou quatre-vin<3;tsept lieues un quart environ, y compris la, branche d'Huningue , qui a ▼ingt-huit mille quatre-vingt-six mètres de longueur. Le canal du Rhône au Rhin est livré au commerce sur toute son étendue. Il a produit en 1889 huit cent quarante-nuit mille cent trente francs vingt-deux cent, de navigation. II n'avait produit en 1838 que huit cent trente et un mille quatre oent treize fr. vingt-deux cent. -, augmentation : seize mille sept cent dixsept tr. La conslniction de ce canal a coûté vingt-huit millions cent quatrevingt-onze mille huit cent trois fr.
Canal de Saint-ÇuenUn. — Ce canal est destiné à faire communiquer le canal de POise à TEscaut.
Canal de la Somme. — Le canal de la Somme a été oommenoé, en 1770, entre Saint-Simon et Ham ; les travaux, abandonnés peu de temps après, ont été repris vers 1 784, et continués jusqu'en 1790; repris de nouYean en 1807, ils n'ont été terminés que depuis 1837. Aujourd'hui ce canal est
FRAHCE.
CAX
ouvert, dans tonte son étendue , à la
navigation. Le canal de la Somme a .
pour but d'établir» par la vallée de la Somme, une communication de Paris avee la mer; il s'embranche , près de Saint-Simon, sur le canal Gfosat, et vient déboucher sous les murs de Saint-Valery. Les points principaux que traverse cette ligne navigable sont : Ham , Péronne, Amiens et Abbeville.
Son développement est de cent cinquante-cinq mille six cents mètres environ, ou à peu près trente-neuf lieues ; sapante totale est de soixante^leux mèlres dix-neuf centimètres; elle est rachetée par vingt-quatre écluses, y compris celle qui a été construite à Abbeville sur une dérivation , et gui est destinée à faciliter la navigation dans le canal de transit, en réservant,
Kur le stationnement des bateaux, ncien lit de la rivière. Ce canal a coûté neuf millions trois cent quatrevingt-neuf mille cent treize francs cinquante-neuf centimes. Les droits de navigation et de pécbe ont rapporté en 1839 trois cent qnaiante-six mille neuf cent dix-sept francs.
S IV. Cana&sation des ptinclpakê
rivières.
vmn ftA «ATMâSMv mn Aiiéuokia.
BiTiàkal. si»*B.«BHSiiT«.
EMaiit.
"Moselle .
Miduuae......
Adour ..•*«.
Uir«
toc...
McaM.
Uarne.
Nord.
Muselle.
Bas-Rhin.
Lot • et Garonn*» Ger«.
Landes.
Landes*
BtntO'LsIrc, Loin» Sadiw»
et-Loire, Nièvre, Cher, Indre-et-Loire, Maine ei- Loire, Loire-lnftricnre.
Haate-Sudnc , Càte-d'Or , Sadnt-«t>Loin»
Ain . Rh4n«, Itère, Ortaie,
Ardèche, Gard, VaadnM^ Boucb(-5 du-I\hô)ie.
Haute-Garoiiiie , Tarn-rt- Caronne, Lolet-Garouae, Gironde.
Loi, Liot>«Mi«roiiM.
Ardennea.
Haiite4Ianw» Mamc
% y. Canaux en prqfets.
Canal latéral à l'/fdour et à VArros, — Ce canal partirait de Plaisance,
T. lY* 6* livraison, < Dict. bncycl., btg.)
sur rAnoi, et déboucherait dans la
Midouse au Hourquet. On aurait voulu qu'il pût servir à la fois à la navigation et à rirrigation; mais il ne uàrsât pas que la Quantité d*ean débitée par l'Adour et TArros réunis puisse suffire pendant Tété à des irrigations même fort peu étendues.
Canal de Jonction de F Aisne à VOise par la vallée de la Letfe. — La ligne de navigation de Marseille à Dunkerque étant arrivée dans l'Aisne, àBerry-au-Bac, par le canal de la Marne à TAisne, peut de là se diriger sur le canal de Saint- Quentin par un canal à point de partage qui iranchirait le faite compris entre l'Aisne et TOise.
Le point de partage serait situé à l'ouest de Oorneny, et le canal suivrait la vallée de la Lette, qui se jette dans l'Oise près de Manicamp.
Canaux de Jondkm de la basée Dordogne à la basse Loire,— Qaatn lignes différentes ont été étudiées pour reunir la basse Dordogne à la basse liOire. Celle qui parait la pins convenable établirait une communication directe entre le port de Rochefort et celui de Bordeaux. A partir d'Angouléme, elle continuerait à descendre la vallée de la Charente jusq[u'au confluent de la Seugne ; elle remonterait ensuite la vallée de CPtte rivière, et passerait du bassin de la Charente dans celui de la Gironde. Enfin elle se terminerait à Blaye. Le développement de cette ligne serait de trentesept mille quatre cent soixante-quatorze mètres. Ce canal, en se joignant à la Vienne, qui sera canalisée, réunira la Gironde à la basse Loire, et, par suite , la Mayenne ei la Sartbe , canalisées également, et réunies à rOmo, formeront une grande ligne de communication entre Bordeaux et Caen.
Canal de jonction de la haute Dordogne aicee la Loire supérieure.
— Ce canal a pour but d'ét iblir une communication directe entre Bordeaux et Strasbourg. Il franchira le faite qui sépare le bassin de la Dordogne de celui de l'Allier ; ensuite il traversera l'Allier, et ira s'embrancher sur le
canal latéral à la Loire. Sa longueur totale sera de trois cent soixante-huit
kilomètres.
Canaux des grandes Landes et des petites Landes. — Ces deux canaux ont Tan et Tautre pour but (fétablir une communication entre le bassin de TAdour et celui de la Garonne , en traversant le département des Landes, r - Canai de JtmeHon de la ijoire ùm Rhône par Saint - Éiienne. — Dès l'année 1760. la construction du canal de Saint-Étienne avait été proposée; en 1820 , radmlnistratioii 8*en était occupée de nouveau; mais les études entreprises cà cette époque furent interrompues par suite de la construction des trois chemins de fer de Saint* Etienne à Andresieux, de Saint- Étienne à Lyon et d*Andrésieux à Roanne.
En 1831, on s'occupa de prolonger le canal de Givors jusqu'à la Grand'- Croix« en remontant la vallée du Gier, et de le rattacher par un chemin de fer à la ville de Saint-Ftienne. Mais rinsuffisance des chemins de fer pour h transport de la houille se firisant de plus en plus sentir, la jonction du canal de Givors avec celui de Roanne à Digoin a été représentée comme une opération indispensable pour fociitter Ces transports, indépendamment des grands avantages qu'offrirait cette voie navigable , comme étant la plus Courte pour fsire arriver à Paris las provenances de la Méditerranée. Le canal de Saint-Étienne , partant de la Grand'Croix jusqu où celui de Givors doit être amené, remonterait la vallée du Gier, traverserait cette rivière à Saint-Julien , éviterait , par un souterrain de quatre cent cinquante mètres, la traversée de Saint-Chamond, et arriverait ensuite au point de partage par la vallée du Langonnan. Ce canal franchirait ensuite le faîte du Sorbier, et descendrait à la Loire par fa vallée de Furens. Sa longueur totale, à parthr de la Grand'Groa, serait de trente et un kilomètres.
Canal de Lons-le-Saulnier à ta Saône.
Canal de Lourdes à Da» par la l/mde de PanJI^Umg,
Canal de JcmOMt de la MOrm à VAUne. —Toutes les études ieiatives
à ce canal sont terminées, mais les travaux ne sont pas encore commences. Ce canal fait partie de la grande ligne de Marseille à Dunkenpiè. .
Canal de Marseille au port de Bouc- — Ce canal serait la continuation du canal d'Arles à Bouc, qui irait alors jusqu'à HarsetUe. Cette ngne navigable se composerait de deux p.'ivties bien distinctes : la première, comprise entre Roue et Martignac, aurait six kilomètres de longueur; hi seconde-, entre >lartigues et Marseille, aurait trente -six mikunètres de développement.
Caaaiux dejonelUm de la Mayemte ai de la Sarthe à VOme. Deux canaux à point de parta^p sont étudiés pour passer du bassin de la Loire dans celui de 1 Orne : l'un par la vallée de la Mayenne , l'autre pw ceUe de hi'SattiMk Le canal de la Mayenne passerait par les villes de Laval et Mayenne; celui de la Sarthe par les villes du Matis^ d'Alençonr et d'Argentan*
Canal de ^metttm de VOvst mu Gouet y ou du canal de Nantes au port de Sainl-Brieuc. — Le canal aurait pour objet de faire communiquer le port de Saint-Brieuc avec lécaoal de Nantes à Brest.
CancU des Pyrénées.
Canal latéral au Rhône, entre Tch rascon et Arles. — Ce canal serait la continuation du canal d'Arles à Bouc, qui communiquerait directement avec le canal de Beaucuire. Sa iougueur serait de dix -neuf mille trois cent soixante et treize mètres.
Canal de Jonction de la Saône a la Marne par la vallée de la / ingeanne et ffar CAaumont. <— Ce canal preiy> drait .son point de départ à Vitry-Ie- Français, où se réuniraient ainsi trois canaux, savoir : le canal latéral à la Marne, celui de la Marne au Rhin, et celui de la Marne à la Saône. Ce dernier passerait au travers ou près de quarante viliaps,etdes villes de Saint- Dizier, Joinvilleet Gbaumont, puis à trois kilomètres de Langres; H passenât du bassin de la Maine dans otW
' èlir FRAWCB. CAM
de la Sa6ne; il descendrait ensuite en côtoyant la Vingeanne, et arriverait à la Saône entre Neotliy et Pontaillier. Le bief de partage serait alimenté par les e:inx de la Marne et par celles de la Manche. La longueur totale de cette li^ne navigable serait de deax cent vingt-sîx mille trois cents mètres.
Canal de Jonction de la Saône à la Meuse, et canal de Jonction de la Saône à la Marne par la wtBée dé r.imance. — Divers projets ont été étiidi«^.s poilr donner à ces deux lignes un bief de partage commun , afin que le éystème aes réservoirs et des rij^oles alimentaires fût unique. Celui qui mé« rite surtout de fixer Tnltention, consisterait a remonter la Saône presque jusqu'à sa source; à descendre par la vallée du Tafre à la Meuse que Ton atteindrait 5 Donremy. Le oief de partage serait alimenté par une dérivation de la Moselle, laquelle pourrait être rendue navigable comme le canâl de rOurcq, et porter le eommeice Jusqu'au cœur des Vosges.
Canal de la Sanibre à V Escaut par PÊeaiUon,
Canaux de Jonction de la tienne au Cher et du Cher à VAUier. — La ligne qui doif joindre les ports de Kocnefort et de ta Rochelle a la frontière de PEst, passera de la vallée de la Cha< rente dans celle de la Vienne par le canal de Mansle à Chabanais, ensuite de Ja Vienne au Cher et du Cher à l*Altier.
Canal de la Saône à la Moselle.
Canaye (Étienne de), oratorien, membre de l'Académie des inscriptions et belles-lettres, né à Paris en 1694, HKUCt en 1782, était dé la même familfe que les suivants. Ami de Foncemagne et de d'Aleinbert, qui lui dédfa ^otf ÈsstH ivr le» gens de leil'abbé de Canaye a composé ouelques mémoires qui se trouvent dans le recueil de l'Académie. Mais son indiflérence pour la gloire IStté-' tûitt Ta empêché d'écrire d'autres ouvrages. «En littérature, disait-il, « comme au théâtre, le plaisir est rare- « ment pour les acteurs. »
tiMM (Jacques de), JarifleonsaKé
français du seizième siècle, a trafaine à la réforme de la coutume de Paris.
Cankye (Jean de), jésuite, parent de Philippe, né à Paris en 1694, mort vers 1670, est plus connu par sa prétendue OmeerêoHm éeee k mkré' chai d'Hocquincourtf spi rituelle production de Saint-Évremont (voyez ce nom) , que par les ouvrages que douS avons de lai.
CÀnaye ( Philippe de , sietir do Ftesne), lils de Jacqties de Canaye, né à Paris en 1651 , fut d'abord avocat , puis conseiller d'État sous Henri ni, président de ja chambre mfpartie de Castres, et ensuite ambassadeur en Angleterre, en Allemagne et à Venise sous Henri IV. Nommé médiateur'dans le long différend entre lês Vénitiens et le pape, il mourut à son • retour en France, en 1710. Philippe de Canaye a écrit, sous le titre A'Éphé" tnérides, la relation d'an séjour qifil lit à Constantinople. Ses .Ambassades ont été iniprimées à Paris en 1686-80, 3 vol. in-fol. • ' €ÂHCALB, petile «tttè de Pancienna Bretagne, aujourd'hui du départenoent d*Ille-et-Viiaine, à quinze kiloniètres de Saint-Malo, et sur la côte d'une baie fort considérable, à laquelle elle donné son nom. Quinze mille Anglais, commandés par lord M nriborougn, débarquèrent, le 4 juin 1758, au jport de Cancale, défendu seulement par la milice garde-côtes. De lèyitese portà* rent à Saint Servnn , où ils brûièrenlC tous les vaisseaux qui étaient dans la rade et sur les chantiers de construction, ainsi qaa les arsenattsCf îes bols de construction et les oorderiésde la marine marchande. Après avoir inutilement sommé Saint-Malo de se rend r» , ifa se rembarquèrent dana lés jourAée^ des U et 13 juin. La popoialioA éé Cancale est aujourd'hui de quatre milti huit cent quatre-vingts habitants.
Cancel. — C'est l'endroit du chœur d^éne égiise qiif'est k plus prodie* dtf maître-autel. Ce terme vient du mot latin cancelH, qui signifie barreaux, parce que ordinaireutent cet endroit
«Si ftraié da banaau» aa BNÉBi ^
L*UNlVeRS
CAM
laissent voir ce qul se passe dans le cbcnir, sans qa*OQ ▼ puisse entrer. Cet eodroit est réserve pour les prêtres, et ceux qui , par leurs fonctions, participent d'une manière spéciale a la oélâiratioii des mystères religieux.
Anciaonement, le caneel était tout ce qui formait une église; les fidèles s'assemblaient autour pour assister anx offices et aux prières. Dans la suite, pour leur commodité particulière, ils firent constrnire des bâtiments afin d'f'tre à l'abri des injures de Tair. On a duuue a ces bâtiments le nom de nef, à cause de la forme oblongue qu'ils ont presque tous. Lorsque le nombre des paroissiens s'accrut au point que la nef ne fut plus suffi- • santé pour les contenir, on y fit des bas-côtés qu'on appelle collatéraux.
. Le caneel, tous ses accessoires et toutes ses dépendances étaient, pour leur entretien, à la charge des déeimateurs. Ces derniers étaient tenus de pourvoir à l'entretien du pavé, des voûtes, des vitres, du comble ou du dôme, delà couverture, du maîtreautel, des stalles, des bancs, et de tout ce qui est nécessaire pour l'office divin, ainsi que de ce qui forme la séparation entre le caneel et le sanctuaire proprement dit.
Canche (b;, en latin Confia y Cuenia ou Queuta ^rWyéit du. département du Pas-de-Calais, à l'embouobure de laquelle était située Tancienne ville de Quentovie , Quentovicus , Quentavicus, détruite par les Normands dans le courant du neuvième siècle.
Canclaux (Jean-Baptiste-Camille, comte de), né à Paris eu 1740, était colonel d'un régiment de cavalerie à l'époque de la révolution. Choisi , en 1791, pour commander dans le Morbihan et le Finistère , il réussit , pendant quelque temps , à réprimer les Actions. Il fut fait lieutenant général la même année, et nommé général en chef de l'armée de TOuest , en 1793.
'Assailli, le 29 juin de cette année, dans la ville de Nantes, par cinquante mille Vendéens, Canclaux, qui n'avait guère que quatre mille hommes de troupes
régulières réunies à la garde nationale de la ville , for(^ les insurgés à se retirer après plusieurs combats, oii il se montra toujours au poste le plus dangereux ; et ce fut à ses bonnes dispositions et à sa fermeté gue la république dut la conservation de cette importante cité. Il poursuivit ensuite les Vendéens, remporta sur eux plusieurs avantages , et eut pendant cette expédition périlleuse un cheval blessé sous lui. A son retour, il reçut la nouvelle de sa destitution. Rendu à ses fonctions de général en chef de l'armée de l'Ouest, après le 9 thermidor, il parvint à y rétablir l'ordre et la discipline, et conclut ensuite avec Charette, le 17 février 1796 , un traité de paix qui fut bientôt rompu. En 179<t, il fut nommé à l'ambassade de Naples, oii il resta jusqu'en septembre 1797.
Après le 18 brumaire , le premier oonsol envoya le général Omdaiiz commander la quatorzième division militaire. En 1800, il fut nommé inspecteur général de cavalerie, fonctions où il déploya une prévoyance rare et unzèleinûitigable. En 1804, Napoléon le nomma grand officier de la Légion d'honneur, comte d'empire , membre du sénat conservateur, #t, en 1813, commissaire extraordinaire à Rennes.
Néanmoins, il adhéra à la déchéance de l'empereur, en 1814. ?îommé pair de France par Louis XVIII, il fut compris dans la liste des pai rs par l'empereur, à son retour de l'île d'Elbe; mais il ne siégea pas. Le roi le maintint également dans cette dignité , par son ordonnance du 10 août 1815. Le comte Canclaux est mort à Paris le 80 décembre 1817.
Candale (Henri de INogaret d'h%
Sernon, duc de), fils aîné du fameux uc d'Épemon , eut , en 1690, en survivance de son père, les gouvernements de l'Angoumois, de la Sainton^e et de l'Aunis. En 1613 , il alla offrir ses services au grand-duc de Toscane, et se distingua dans une expédition contre les Turcs. Nommé, l'année suivante, remier gentilhomme de la chambre a roi Louis Xm, il embrassa le calvinisme» et, en 1015, fat élu par les
CAN
CAN
furoiestants généra! des Géfeimes. Mais
il abandonna bientôt sa nouvelle religion^ et, eu 1621 , alla servir contre TEspagne, sous le prince d*Orange,
Euis commanda les troupes de la répu* liqne de Venise dans In Valtelinf, en 1624. En 1636, il revint en France, et fut successivement lieutenant général de rarmée de Guyenne , de Parmée de Picardie , et enfin de celle d*Italie. Il mourut, en 1G39, à qjinrnnte-huitans.
Candale ( L. Ch. Gaston de I^oga> m de Fois, due de), né à Metz, en 1627, était nJs de Bernard de Nogaret, duc d'Epernon, et de Gabrielle-Angéli^ue , lilie naturelle de Henri IV. Son pere lui céda, en 1562, la cliarge de colonel général de Tinfanteriefrançaise.
La même année , il obtint le gouvernement d'Auvergne, et le commandement de Tarmee de Guyenne, après le comte d*Harcourt. Il se distingua , en 1654 , sous le prince de Conti et le maréchal d'Hocquincourt, à Parmée de Catalogne , qu*il commanda en chef après le départ du prince. Il mourut à Lyon en 1658. Snint-Évremont le représente comme le personnage le plus brillant de son siècle.
CAifDAu, seigneurie de Béarn, érigée en marquisat en 1725.
Cande, Condate, ^Condafe Turontim, CondcUetisis vicus, petite ville de rancienne Touraine (département de Maine-et-Loire), à huit kilomètres de Saumur. C'est dans cette ville, qui possédait autrefois une collégiale, que mourut saint Martin de Tours.
Candé, ancienne baronnie de l'Anjou, à vingt-quatre kilomètres d'An-
gers, de laquelle relevaient six châtelmies et plus de quarante terres en haute jostiee.
Candeille (A. Julie), comédienne, née à Paris, en 1767, débuta, en 1782, à POpéra , dans le rôle dlphi^énie en Aulide de Gluck, et fut immédiatement reçue; mais bientdt elle quitta le théâtre et ne reparut qu'en 1785 à la Congédie-Française, où elle n'obtint que des snceès médiocres. Aussi , en 1790, Monyel n*eut-il pas de peine à la déterminer à le suivre aux Variétés du Palais -ELoy al; là elle se trouva
avec Talma , DugaBon, etc. En 1792 , elle fit représenter, sous le voile de l'anonyme, Catherine, ou la Belle Fermière, comédie en trois actes et en prose, qui eut une vogue prodigieuse, malgré les détracteurs die mademoiselle Candeille. Fin 17.94, elle épousa civilement un jeune médecin, avec lequel elle divorça en 1797. Elle fit représenter, en 1794, le Commis-' sionnairey comédie en deux actes, et, Pannée suivante , la Bayadère, comédie en cinq actes ^ en vers; mais la première de ces pièces obtint seule quelgue succès. Ce dernier échec la fit renoncer au théâtre; et, en 1798, elle épousa le chef d*uiie célèbre fabrique de voitures à Bruxelles , Jean Simons, dont elle se sépara en 1802. Elle fit encore représenter deux pièces de théâtre; la dernière tomba à la première représentation. Madame Simons-Candeille, remariée en 1821 à H. Périé, est morte en 1834. Elle avait publié, depuis 1809, différents morceaux de musique, et plusieurs ronrans oubliés ^v^ourd'nui, entre autres : Lydie y Pans, 1809, 2 vol. in- 12; Geneviève ^ ou le Ha' meau, Paris, 1822,in-12. Elle avait, par une Riponte à un arUde de Mographie, Paris, 1817, in-4'', vivement réclamé contre l'imputation d'avoir figuré les déesses de la Raison et de la Liberté dans les fêtes républicaines.
CANDBiLUt (Pierre-Joseph), compositeur de musique, né a Estaire, dans la Flandre française, le 8 décembre 1744, vint à Pans, et fut engagé à PAcadéinie royale de musique, en 1767, pour chanter la basse-taille dans les chœurs et dans les coryphées. Il se retira, en 1784, pour s'occuper uniquement de la composition , et commença à se faire connaître en composant des motets exécutés au concert spirituel. Il fit ensuite la musique de
Siiosieurs divertissements pour les fêtes lu roi (1778). En 1785 , il donna Pizarre, ou la Conquête du Pérou , op^^ra en cinq actes (paroles de Duplesâiô)| qui n*eut que neuf représentations.
Cette pièce, Dien que réduite en quatre actes , fut mise au répertoire, en 1 791, mais elle n'a plus reparu sur ia soèoe.
86 GAN L'UNIVERS. CèN
Candeillefut plus heureux dans le choix Pierre. Candide était chargé de re-
Îril fit de l'opéra de Castor et Pollux^ mettre au roi Childebert des lettres du mi les paroles étaient de Gentil Ber- pape, avec de la limaiUe des chaînes aard. Il y adapta une musique .nou* de saint Pierre, qu'on recoœmandatt •felle, et ne conserva que troia mor- au prince de porter à son cou, ooname ceaux de Rameau, V&ir Tristes apprêts, une précieusereiique. Candide employa le chœur du second acte, et celui des les revenus du patrimoine de Saintdémons au quatrième acte. Cet opéra, Pierre en ceuvres de charité, et spéjoué le 14 juin 1791, eut un grand suc- cialement à instruire des Bretons idocès et fut joué cent trente fois jus- lâtres, qui devaient ensuite aller préqu'en 1799 : il obtint encore vingt re- cher le christianisme en Angleterre.
Srésentations depuis sa reprise, le 28 Ca.ndi£ (siège de). Soixante mille écembre 1814, jusqu'en 1817. Can* Turcs assiégeaient Candie, -en 1667» et deille a donné aussi un opéra de cir- seul de tous les princes rhrétiena, constance : la Mort de Beaurepaire, Louis XIV avait donne son appui aux ou la Patrie reconnamante,Qui nefut Vénitiens, qui auraient pu être sauvés joué que trais Ibia vu 1798. Il a com* si la générosité française eât trouvé posé quatorze opéras qui n*ont pas été des imitateurs. Le duc de Navaille avait représentés. Candeillefut l'un des pro- amené de Toulon un secours de sept lesseurs de i école de chant jusqu'au 16 mille hommes. Voulant signaler son mai 1805. Il est iiiafrt, le M niai 1897, à «otrée dans la ville par quelque action Chantilly. « Dans tous leaottvragas, dit d*éclat, il fait «lèBiderwie sortie qu'il M. Fétis, Candeillenesemontrepasun exécute avec ses troupes, et qui d'abord compositeur de génie ; il n'y a pas de ohtient le plus brillant succès. On déb-éation véritable dans sa musique , tcuit les trava«a des assiégeants ; on nais on y trouve un sentiment juata encloue leurs eanons; ou force leurs de la scène, de la force dramatique, et lignes; les Turcs, surpris, vont se de beaux effets de masses. Ces quali- noyer dans la mer ou se réfugier dans tés sufGsent pour lui assurer un rang les montagnes. Les Francis se regurbonorable parmi les musiciens français dent déjà comme lea libérateurs de la du dix-huitième siècle. D'ailleurs, peu ville quand, malheureusement, leur favorisé par la fortune dans ses tra- ardeur excessive leur ôte la victoire, vaux, il n'a pu faire connaître que la ]Jn hastion ayant sauté par accident, plus petite pa)rtieil«aes ouvrages, parce ils croient aussitôt ^lietoof gat m\ni qu*il les a cerila sur des poëntes qui , sous leurs nieds. prennent Tépou vanta après avoir été reçus, ont été jEeluséa et fuient dans un désordre extrême, a une seconde lecture. » * ' Jues Turcs fondent aussitôt; sur les Candbl (affaire de). Le gros bourg chrétiens et en font un horr'l^l^ car? deCandel, entre Lauterbourg etVVeis- no;^p. Désespérant alors de aauver aemboure, tomba, le 24 août 1793, au Candie, le duc de N ivnille se remharpouvoir des Autrichiens. A leur appro- que avec huit mille Français, et Moche, les liabitants s'étaient enfuis dans rosini, commandant des' Vénitiens , lea bola; ils y furent poursuivis par abandonné de ses alliés r capitula- an les ennemis qui massacrèrent impi- 1669,
tovablement les femmes et les enfants. Candollb. Voyez Decandolle.
Six mille villageois des environs, sput CANDOBisa ou Cauooubi^b (J.),
lavés par de telleabomim, alarmèrent maire de lii Eochelle, qui chassa M
et parvinrent à cbasaer de Candel les Anglais delà citadelle, sous Charles
Autrichiens, qui laissèrent beaucoup Voici la relation de Froissart : « A ce
de morts et de blesses sur le terrain. « tcupsavoitep la viilede laUochelle,
Candidb , prêtre de Téglise ro- « un roaievr durement aigu et souhUl
maine, fut, en 595, envoyé dana la « en toute* ses dioaea, et bon Fran^
Gaule par Grégoire le Grand, pour y « çoisde courage, si comme il le mon-
administrer le pathmoipa de £>aint- « traj... bien §avoit ladUmai^>qi4
Digitlzed by Gopgle
« 8*appe11oit sire Jean Caudouner, qii9 • roient. » Ce qui fut exécuté le lendc-
« cil Philippot qui étoit gardien du main, 8 septembre 1873. « Qoand M
« châtel, n'étoit mie soucieux, ni per- « soudoyers virent ce, si connurent
« cevant, sans nulle mauvaise malice. « bien que ils étoient trahis et déçus.
« Si le pria un jour au dîner de-iez « Si furent bien ébahis et a bonne
m lui, et aucuns iMMirgeois de la ville. « eause. Les Rochelois les firent ui
« Cil Philippot, qui n'y pensoit (jue « et un désarmer sur la place, et Iflg
a tout bien , lui accorda et y vint. « menèrent en prison en la ville en
a Ainçois que on s'assit au dîner, sire « divers lieux où plus n'étoient que
« Jean Gaudonrier, qui étoit tout pour- « eux deux enaembfa. Anes tôt après
« vu de son fait, etqui informé en f ce, vint le maieur tout armé sur la
« avoit les compafînons, dit à Philip- « place et plus de mille hommes en sa
« pot : J'ai reçu depuis hier, de par a compagnie. Si se trait incontinent
.« notre cher feigfieur, le roi d*An- « dsvers le ehfttel, qui en llieure loi
« gleterre, des nouvelles qui hor) vous « fut rendu. » Ensuite les Rochelois
« touchent, — Et quelles sont-elles? firent dire au duc de Berry de venir
« répondit Philippot. Dit le maire.: prendre possession de la ville au nom
« Je les vous montrerai, et ferai lira do roi de France. Le prince y envoya
« en votre présence, car c*6St bien Bertrand du Gueitclin. a Lorschevau*
« raison. Adonc alla-t-il en un coffre « cha tant le dit connétable, qu'il vint
« et prit une lettre toute ouverte, an- <• en la ville de la Rochelle, où il fut
« cienneinent faite et scellée du grand « reçu à grande joie et si prit la foi et
.« scel du roi Édouard d'Angleterre, « rhofnaiags des hommes de la ville et
« qui de rien ne touclioit à son /ait, « y séjourna trois jours. «•
« mais il l'y fit toucher p.irgrand sens, Candstadt (aff.'jire de). Le 21 juil-
n et dit à Philippot : Vêles çi. Lors lui let 1796, Mureau ordonna au général
« montra, auquel il s*apaisa assez, car Taponnierde s'emparer deCandstadt,
'il moult bien le reconnut; mais il ne petite ville du duché de Wurtemberg.
« snvoit lire, pourtant tut-il déçu. Sire Cette attaque rapide et bien dirigée
.« Jean Caudourier appela un clerc, que réussit parfaitement. Trois cents Au-
« il avoit tout pourvu et avisé de son triebiens demeurèrent prisonniers de
m fait, et lui dit : — Lises-nous cette guerre. Culbutés de toutes parts, les
m lettre. — Le clerc la prit et lisit ce Impt^riaux oublièrent de couper le
« que point n' étoit en la lettre : et pont sur le INecker, et donnèrent ainsi
« parioit , en lisant que le roi d'An- «ne libre entrée aux Firaniçais.
« gleterre commandoit au maieur m Cangb (N.), commissionnaire à la
« Rochelle que il fesist faire leur mon* E?"^ prison de Saint-Lazare.
« tre de tous hommes d'armes demeu- Touché en 1793 de la détresse de la
» rant en la Rochelle; et l'en rescripsit famille d'un détenu, il se rend chez sa
m le nombre par le porteur de ces femme, lui remet cinquante francSi
« lettres, car il le vouloit savoir; et lui dit que son mari , dans les fers , a
a aussi de ceux du châtel. » reçu, d'un ami, une somme plus forte,
, Philippot fut dupe de ce stratagème, et qu'il la partage avec elle. De retour
et il fut oonvenu que le lendemain il à la maison d*arrét , il remet au pri-
amènerait les gens sur la place, de- sonnier cinquante autres francs, qu'il
vant le château, pour que le maieur suppose avoir été prêtes à sa lenime
pût les passer en revue. Mais Candou- pur une de ses voisines. Peu de jours
rier fit le soir même placer dans de après, le détenu est rendu à la liberté;
vieilles maisons inhabitées, situées il vole aussitôt dans les bras de sa
auprès du cliâteau, quatre cents hom- famille; les deux époux s'interrogent
mes d'armes d'élite, et il leur corn- réciproquement sur ce qui leur est ar-
manda que «quand cils du oliâtel se- rivé; leurs explications rendent leur
fi roient hors issus, ils se mettroient aventure plus confuse ; ils s'adressent
« eAtft le ch&tel et ei» et les enelor- > Gange, qui veut d'abord éluder leutt
L'UMIVERS.
CAH
gestions , mais qui, prené ▼ivemeot,
est enfin obligé d*avouer sa générosité. Ce beau trait fut communiqué h la Con- * ventioii, et Gange, admis aux lionneurs ' de la sàince, reçut Paecolade da président.
Canigou , nom de l'un des sommets les plus élevés des Pyrénées (deux mille sept cent quatre-vingt-cinq mètres) , et d'une abbaye de bénédictins , autrefois bâtie sur lè revers septentrional de la ' montagne. Ce monastère , aujourd'hui en ruine, fut fondé en 1001, en expiation d'un meurtre, par Gniffred, ; comte de Cerdagne , qu! s'y retira avec 'sa femme, prit Thabit religieux après ' son veuvage , et le garda ju8qu*a sa mort.
Canisy , bourg de l'ancienne Normandie (département de la Manche), à seize kilomètres de Coutances. La sei^eurie de Caniqr fiit érigée en marquisat , en 1619, en faveur de René de Carbonel, dont la famille, l'une des plus anciennes de la Normandie, possédait ce flef depuis le commencement du treizième siècle.
Ca>nes, Castrum de Cannis y petite ville maritime de l'ancienne Pro- 'wnee, aujourd'hui du département do Var, à seize kilomètres de Grasse. Cette ville occupe, suivant quelques auteurs, l'emplacement de 1 ancienne Oxybia, détruite par les Sarrasins, qu i emmenée rent les habitants en esclavage. C'est sur la plage voisine de Cannes que Napoléon débarqua à son retour de nie d'Elbe, le r'mars 1816. Cette ville compte aujourd'hui trois mille neuf cent quatre-vingt-quatorze habitants.
Canon. Sous^ les empereurs romains, on appelait deee nom, dans la Gaule comme dans les provinces de l'empire, le rôle général des revenus, directs et réguliers^ de l'État, et aussi, par opposition aux demandes imprévues, nommées charges sordiaei, l'ensemble des contributions ordinaires , dont chaque branche se nommait Utrê. Ces titres, que Ton' distinguait du produit des domaines et de celui des amendes, confiscations et présents, étaient au nombre de trois : 1** l'impôt foncier qui s'étabUnait au moyen
du cens, et consistait dans le payement en argent ou en nature., d'une portion des denrées que renieillait chaque propriétaire , et qu'il était obligé de Torser entre les mains des collecteurs des revenus publics; 3» la capitation ou impôt personnel , qui s'acquittait en argent et quelquefois en denrées ; 3" la milice, c'est-fr^dire, Tobligation imposée aux propriétaires de fournir à l'Etat des défenseurs armés et équipés, ou de payer une somme pour en tenir lieu , quand les besoins du service n'exigeaient point leur présence sous le drapeau. Le canon était, quant à ce qui concernait l'impôt foncier, établi pour un laps de quinze années, qui s'appelait une inâtmxm, et variait suivant les besoins du moment et ceux qu'il était possible de prévoir pour revenir. Quand on était surpris par une circonstance fortuite et près* santé qui rendait insuffisantes les ressources ordinaires de ce titre, on recourait aux svperindictions et aux charges sordUkt. (Yoy. ces mots.) Le canon des deux autres impositions, la capitation et la milice, se dressait sur les lieux mêmes, sous l'approbation du gouverneur de la province en premier ressort, et sauf la ratification de l'empereur. Quand le canon général était ainsi établi , chaque gouverneur envoyait aux cités un extrait du rdie qui les concernait; celles-ci répartissaient cette portion sur les contribuables, dans la proportion de leurs facultés, et les déeurions disaient les recouvrements; mais, lorsque les milices devaient être fournies en nature, c'était le comte militaire qui les faisait mardier. Quoique le prince pût disposer souverainement de tout ce qui provenait des différents titres, la gestion de ces contributions n'était pas confiée aux officiers chargés de la garde des revenus consacres aux dé-
f)enses de la maison impériale, sous a présidence du comte de l'épargne; elles étaient versées dans des magasins particuliers et des caisses spéciales, sous l'administration du comte des largesses et la surintendance du préfet du prétolM. La nature des contributions
FRANGE. GJlM m
dost M composait le canon indique suffisamment qu'il n'y avait que leshon\mes libres et les propriétaires qui y fussent assujettis. Après la conquête delà Gaole par les tribus germaniques, le mot canon changea d'acception. On appela alors ainsi des redevances annuelles, et même des loyers. On lit dans une charte de 1218, tirée des archives de l'abbaye de Saint-Victor de Marseille, que différents redevables dont il est fait mention n*ont à payer à l'église du monastère qu'une livre de poivre pour tout canon. Guillaume, éveque d'Apt, en inféodant à un certain Bertrand Revbaud un château avec toutes ses redevanoes et appartenances, se réserve le canon qui était d'une livre sterling, et y substitue un mouton vivant de la valeur de huit sous. EnGn, on lit dans la coutume de Loss : « Si un locataire renonce à son stuit (à son bail) avant la Saint-André, il n'est obligé qu'aux canons arriérez; mais 8*il le fait après la Saint-André, il doit encore ce dernier canon, » Comme chose, le canon n'est plus en usage aujourd'hui, et comme mot, il n'a plus
Sue dans riiistoire ses Bignilications 'autrefois.
Canon (droit). Voy. Droit canon.
Cakon. La première circonstance oùTdn voie d nne manière certaine apparaître l'usage du canon est le siège de la ville espagnole de Baza par Ismaïl,roi de Grenade, en 1323. Les textes cités ou traduits par Gasiri et J. Condé ne peuvent, à cet égard, laisser aucune espèce de doute. Cette arme passa en France quelques années ^près. Cest ce que prouve évidemment le passagesuivantd'un compte de dépenses pour l'année 1338 : « Compte « Barthélémy du Drach, trésorier des « gaerrea de cette mnée: A ffemri d$
• FranehemaSfPouravobrpauârtëeê ^ « autres choses nécessaires aux ca- ' « mus qui estoient devcaU Puy-Gvil-
• brume» « (Voy. du Can^e au mot Bombarda.) Un acte latin de 1345, dont Toriginal existe encore à la bibliothèque du roi , parle aussi de canons en fer, et il est constant , malgré W silence de Froissoct, que les
Anglais s'en servirent en 1846, à la
bataille de Crécy; les récits des chroniques de Saint-Denis, et de l'Italien Villani, mort en 1348, le prouvent d'une manière irrécusable. Les gros canons de cette époque étnieut dés cylindres creux, munis d'espace en es-
f>ace de pl usieurs cercles de fer .En 1 460, es canons les plus forts, fabriqués en France, ne pesaient pas au delà de cent quinze livres; mais dix ans pins tard, sous Louis XI, on fondit à Tours une pièce d'une grandeur démesurée ; elle était de cinq cents livres de balles , et portait, dit-on, de la Bastille à Charenton. Le fondeur , qui s'appelait Jean Mogoé, fut tué do second coup d'épreuve. La fameuse coulevrine de I^ancy, fondue en 1598, avait vingtdeux pieds de long. Jusuu'en 1732, le fondeur détermina seul le calibre de la pièce ; mais à cette époque, on étebiit une mesure fixe et uniforme.
Le nombre des calibres fut réduit en 178S à cinq pour l'artillerie de l'armée de terre. Ces calibres étaient de vingtquatre et de seize pour la défense des
8 laces et des cotes; de douze, de huit et e quatre pour les pièces de campagne.
Une ordonnance de 1739 fixa la charge au tiers du poids du boulet; et l'on adopta, en 1765, un canon dit de troupes légères. Pendant les guerres de l'empire, on fit usage de pièces de six, destinées à remplacer celles de huit et de quatre; mais il y a longtemps qu'on ne s'en sert plus.
Aujourd'hui les calibres en service sont : ceux de vingt-quatre , de seize et de douze pour les sièges , et de huit pour Tartillerie de campagne. Dans les places , on emploie encore , outre ces calibres, les pièces de quatre, dont il n'est plus fait usage dans les batteries de campagne.
La longueur des pièces est ordinaircment de dix-huit rois leur calibre.
La pièce de huit pèse cinq cent quatre - vmgt - quatre kilogrammes; sa charge de poudre, pour tirer à boulet, est de cent douze centigrammes; la plus grande distance à lauuelle on doive tirer a boulet est de neuf cent quatre-vingtqnatone mètres. La cbmrg» des pièoei
•0 eA« LUNIVERS. MUm
de campagne est contenM dant dfi
gargousses en ser^^e.
La eliarge ordinaire des pièces de viogt-iiiiatre eit de trois cent quatrevingt-onze ^centigrammes; leur portée ^ous l'angle de 46° est d'environ quatre niiilecentquatre-vingt-dix-huitmetrec; La charge des préeei de seiae est de deux cent soixante-neuf centigraroaMt, et leur portée est rie quatre mille cin-
2uaDte>deux mètres à peu près; enfin, I charge des pièces de deme est de cent quatre-vingt-quinze œnticraiD^ mes , et leur portée de trois mille six cent quarante-quatre mètres environ.
hùê gargoussea des pièces de sié^e soBt laites en papier. (Vôjret AuuB ▲ PBU et Paixhàns.)
Canok (P.), jurisconsulte de la fin dv seizième siècle, a publié: Comaieittaire sur les eoustumes de LorraiM, auquel sont rappariées plusieurs ordonnances de Son .vitesse et des ducs MBOeomnelers, Épinal, 1G34, in•4^ II avait été-anobli en 1626, par le duc de Lorraine, Charles IV.
* Son tiis Claude-François Cânon, né à Mireeourt en 1638, fut envoyé, par le duc Léopold^ comme ministre plénipotentiaire au congrès de Rvswick , ou il déploya une grande habileté. Il mourut en 1698. On lui attri* bue : la Médaille , ou Expression de la me de Charles ir, duc de Lorraitie, par un de ses principaux offi- 4^999 X ouvrage manuscrit conservé dans la bibliothèque de Nancy.
CiNormiBBB ( in ). — Dans la matinée du 21 avril 1806, Bourasne, rom- Boandant de la frégate la Canonnière^ nje^nant l'escadre française postée dans les parages du cap de Bonne- Espérance, rencontra,^ vingt-quntre kilomètres du cap Matai , un convoi anglais de onse voiles, eseortées par deux gros vaisseaux de guerre. Malgré l'ardeur belliqueuse de réquipaee, la partie était trop inégale. Il fallut BansBovrer pour éviter iâ reneontre des navires ennemis, ou en attirer du moins un seul à la suite de la frésiate. Le Tremendous, de 74, se détacha en ^flfet dn tonvoi,^ s'acharna à la pour- «iHt. de te CSossoMilèv. Apfèe a'dtre
pendant quelque tempe dmmé ta dtai»
se . sans se faire beaucoup de mal par leurs bordées, lep deux bâtiments échangèrent tfn ftu plut vif : ce fut alors une pluie de boulets et de ml* traille, un tonnerre continuel de fusillade et d'artillerie. Le Tremendms souffrait cmeliement de cette lutte acharné(\ Pendant que Bouragne observait les effets des volées de la fré-
fate, son chapeau qui, dans le désordre u combat, s'était retourné sur sa téte, est frappé d'un boplet, qui le rétablit dans Sa position ordinaire. Lè capitainesemit à rire,etsetournantdu côté de son oflicier de manœuvre : « Il parait, diMI, que ces gens4àtHm9^t mon chapeau ma! posé; ils ont voulu le remettre dans la position carrée; merci ! » Cependant les bordées continuaient de part et d'autre leurs ravages; et Bouragne, debout près d'une caronade , observait avec une longue-vue ce qui se passait à bord du Tremendowt. Toute coup la earonade est frapk péed^un boulet, dont les éclats renversent le commandant et tous les officiers qui l'entourent. On s'écrie t Le capitaine estmoHl On 8*empresse autour de lui. Mais Bounngne en était quitte pour une contusion; il se relève tranquillement, et, braquant de nouveau sa lunette! «C'est singa»
lier, dit- il, elle n'est pas cassée.»
Sur ces entrefaîtes , le vaisseau ennemi avait été tellement désemparé qu'il ne pouvait presque plus manesavrer. Nos marins demandaient à grands cris l'abordage, et le capitaine allait céder et donner l'ordre ae gouverner sur l'Anglais, quand on le vit s'éloi; gner pour rejoindre le convoi. lA nonnière était elle-même trop avariée pour le poursuivre: il fallut laisser iehapper cette proie si ardemment convoitée. De la galerie , des saborde s'élancaîent des imprécations et des poings menaçants. « Jamais , dit le capitaine dans son rapport,- on ne vil pareil enthousiasme , ou plutôt pareil délire. La disparition du Tremendous à rhorizon put seule mettre un terme à cette exaltation. » m Qoqlqi^e tempe apiès» BoamdM d^
FJUWGK. fiés
iawiigm «RptomaU «m équipage
par les prises importantes qu'il fit dans Vocéan Indien. Il combattit un jour, et captura, eu vue de l'Ile de miloe« line frégate anglaise. Les habitants de cette îTe , qu'il avait délivrés fies croiseurs anglais, lui oftrirent cent cinquante mille francs comme ténoigoage de Ifur raeooaatssance, Bouragne refusa avec une noble indignation, disant que les services d'un pfiQcier français ne se payaient pas 9vte de Targaat : il accepta seulement une épée d'bonneur. Bouragne mourut capitaine de vaiss^ui C'était sous la restauration. ■
Canopb ( bataille de ). — Le !• mars 1801 , le général Menoo, qui, dans les premiers jours du mois, avait commis la faute éuorm^ de laisser une armée de quinze h seize miUe Aoglaii débarquer sur la plage d*AbouEir, était enfin venu , pour réparer sa folie a*il se pouvait, s'étai}lir, avec toutes les troupes françaises alors disponi»
bles, au pied des retranchements que les Anglais avaient élevés entre Rosette et Alexandrie , non loin des ruines de Taocienne Canope. LMndigoe succès^ seur de Kléber sentant sa propre incapacité, consulta les généraux Reynier et Lauusse sur ia conduite qu'il avait à «uifre. Oauz-ci loi eonseillèrent d*attaquer sans délai. liCS dispositions furejit faites en conséquence dans la journée du 20. Le '/l^ les Français prirent les armes entre trois et quatre neures du matin : les premiers eogagementi leur furent favorables; mais dans une manœuvre, dont le but était de tour*ner la droite des Anglais , deux corps de troupes françaises, par uoe fqne^ méprise, se chargèrent an moment sans se reconnaître. De là une confusion qui fit manquer la manœuvre, et dès lors échouer tout le plan des généraux Reynier et Lannsse ; aussi fut-ce en vain que les quatre divisions oui formaient le centre de l'armée française se précipitèrent successivninent sur la ligne des Anglais : l'ennemi les repoussa l une après l'autre.
Le sort de la bataille était pour aiusi 4ife décidé; mais Iteo^u, n'avait
INÎs anenne part à Taetion , et qui se
promenait tranauillement derrière les lignes, crut qu il était de son devoir ■ comme général en chef de donner au moins un ordre II se porta donc sur la réserve de ravaierie commandée par le î;enéral Roize, et lui ordonna de charger. Roize objecta vainement l'im* prudence de cette tentative, Il dat obéir. Entamant alors la charge en désespéré, sabrant et renversant tout sur son passaj^e, il pénétra jusque dans le camp ennemi. Telle fut la panique des Anf:;iais, qu'ils se jetaient ventre à terre pour ramper jusqu'à leurs tentes; mais un obstacle imprévu arrêta les cavaliers finnçais, et naiist lenr perte au momentt)u ils poussaient déjà des rris de victoire. Leurs chevaux s'abattirent dans des troi^s de loups et sur des chausie^trapes dont i'ennenrî avait parsemé son camp, ou s'embarrassèrent dans les cordes et les pi-
auets des tentes qui étaient croisés à essetn. Roita mit pied à terre , se battit en lion , et fut tué aveo presque tous les braves qu'il commanaait. Le général anglais, sir Abercromby, trouva aussi la mort dans cette roélAe éponvantable. A près quatre henresd^indécision , Menou se détermina enfin à ordonner la retraite, qui heureuseuieot put encora #el|pctney «m bon ordre.
CANOOiOin (|a ) , ville de l'ancien Gévaudan, aujourd'hui du département de la Lozère , à dix-buit kilomètres de Marvejols. On V voit vi)0 fontaine antique et des débris d*Utt fort dont on attribue la fondation aur Romains. La population de cette ville est ai^ourd'hui de diz-buit cent ein* qbante habitants.
Canoubgub (la) ET Bànassac (monnaie de). — La Canourgue renfermait, à l'époque mérovingienne, une célèbre abbaye dédiée à saint Martin. Cette abbaye n'est , il est vrai , nommée dans les chartes que vers la fin du onzième siècle ; mais l acté qui la désigne suppose une illustration d<i)à ancienne; et des tiers de sous d'or, portant le nom (le bannaciacofiit scimabïir^i , prouvent ce que nous avançons.
L*«blisQre de (a Canourgue Mt,
CÂM
CAN
«ffiet, placée dans la vieomté de Banassac, in vtcaria Bannacence. Banassac est un bourg qui fait maintenant partie du canton de la Canourgue , et
?ui , au septième siècle, était un lieu ort important. Aucune localité, peutêtre, n'a fourni autant de monnaies
Sendantia période mérovingienne. Les numérer serait trop long. Nous dirons seulement qu'elles portent généralement pour type un calice et quelques marques accessoires, telles que ms branches, des points, etc. Leurs légendes sont fort irréguiières; tantôt on y lit seulement le nom du monétaire et celui du roi, CÀfii££BTUSBBX
— M AxiMiirvsiro ; tantôt celui du roi et celui de la ville, caribebtvsrex
— BANNACiACOFTiT ; cciui du Toi et celui de la province, dagobebtvs- BBX — eAifTOLTAH oviiT ( çour GaVO" iefano fit. Cette pièce a été mal à propos doimée par Leiewel à la ville de Gand, qui se dit eo latin Gandavtm ou Ganta; Bouferone et Leblanc n'avaient pas su l'attribuer); tantôt celui du monétaire seulement,
?IISC£M1VS MONET; — BOSOLVS MO- IfBT: ~ TELAFIYS VON...; CdOÏ du
monétaire et eeUii de la ville, bah-
WACACOFÏT — MAXIMIWTS MO—;
celui de la ville et celui de la province , gayalbtano ban , ou celui de la province seulement, gatalstahofiit.
Le voisinage des Cévennes, oiî sans doute on avait alors découvert quelques mines d'or, est probablement la cause de la fabrication de cette grande quantité d'espèces. Ce qui est remarquable surtout , c'est qu'à partir de la période mérovingienne, la Canourgue et Banassac disparaissent presque complètement. Cependant on a prétendu , mais sans preuves bien évidentes, que ce lieu avait été la résidence de révêque du Gévaudan, à l'époque où Mendes ne possédait pas encore de siège épiscopal. Dans le dixième siècle, ce pays fut ravagé par les Hongrois ; au onzième, la Canourgue, qui se nommait encore Saint-Martin de Banassac, était tombée entre les mains des vicomtes de Banna , qui la possédaient i titre de oommende , et la cédèrent»
vers Tan 1066, à l'abbaye de Saint- Victor de Marseille. Depuis cette époque , ces deux localités ne paraissent que bien rarement dans l'histoire , et pour des faits fort peu intéressants.
La Canourgue (en latin Ccmonica) doit son nom au monastère qu'elle a si longtemps possédé ; mais ce ne fut qu'au douzième siècle que cette dénomination prévalut sur l'ancienne.
Cantal ( département du ). — Ce département, ainsi nommé de la plus baote de ses montagnes, est formé de la partie méridionale de l'Auvergne.
Ses limites sont, au nord, le départe* ment du Puy-de-Dôme; à l'ouest, ceux de la Corrèse et du Lot ; au sud , celui de l'Aveyron; au sud-est, celui de la Lozère ; et à l'est, celui de la Haute-Loire. Sa superficie est de cinq cent quatre-vingt-deux mille neuf cent cinquante-neuf hectares; sa population de deux cent soixante-deux mille cent dix-sept âmes ; son revenu territorial, de 10,000,000 de francs; et il paye 1 ,37 1 ,895 francs de contributions directes. Il est divisé en deux cent soixante - cinq communes , réparties entre vingt -trois cantons et quatre arrondissements, Aurillac, Mauriac, Murât et Saint-Flour. Son chef-lieu est Aurillac.
Ce département fait partîe de la dixneuvième division militaire (Clermont- Ferrand ) ; ses tribunaux ressortissent à la cour royale de Riom. Il forme un évéché, dont le siège est à Saint- Ftour : pour Tadministration universitaire, il est compris dans le ressort de l'académie de Clermont. Enfin, il idit partie de la trentième conservation forestière (Aurillac), et il envoie quatre députés à la chambre. Gerbert, pape sous le non> de Sylvestre II, l'académicien de Belloy , l'astronome Chappe d'Auteroche , le général Desnix, l'abbé de Pradt, etc., SOnt néS dans ce département.
Camtalupo (combat de). Le général Mack s'étant avancé sur les boids du Teverone pour couper l'armée française, le général Macclonald reçut ordre, le il décembre 1798, de se porter en avaiit de Gatalapo. Les généraux