‹ France. Dictionnaire encyclopédique (volume 5)Chapitre 16 sur 86 · VERS. «A · texte numérisé non relu

VERS. «A

de l'étendue de edtes que le capîtaîna

avait à surveiller, et dans la seconde, de l'étendue de pays dans laquelle il avait le droit d'accorder ou de reiuser le droit de chasser, et qu'il devait tenir toujours suffisamment fournie de gibier.

Ce dernier capitaine avait au-dessous de lui une quantité suffisante de gardes et d'agents subalternes pour constater les délits qu'il dénonçait au prévôt royal , investi du pouvoir de les punir et l'exerçant quelquefois avec une grande sévérité. Ces capitaineries, qui irexistent plus aujourd'hui, étalent annexées aux habitations royales , et ceux oui en étaient pourvus avaient pour chef le grand veneur.

GâPITAIlf KBTB- OABDE - CÔTES. —

Comme nous l'avons dit plus haut, ce mot désignait tout à la fois une fonction et l'étendue de côtes maritimes que le capitaine avait à surveiller.

C'était, en outre, une étendue de pays situé le long du rivage de la mer, renfermant un certain nombre de paroisses assujetties n la gardedes côtes.

Chaque capitainerie était commandée par un capitaine général , un major général et un lieutenant général qui en composaient Tétat-major. La population (les paroisses constituant les capitaineries était tenue de fournir, depuis ràge de seize ans Jusqu'à celui de soixante, les soldats de milice nécessaires à la garde des rotes. Il y avait des capitaineries organisées militairement en bataillons, dont chaque compagnie était de quarante hommes, et en escadrons de deux compagnies, chacune de soixante et dix maîtres bien montés et bien équipés , et commandés par des capitaines, des nuijors, aides-majors, lieutenants et enseignes, qui recevaient leur commission du roi et étaient subordonnés a neuf inspecteurs particuliers, lesquels, à leur tour, avaient au-dessus deux inspecteurs généraux. Il y avait deux services de ^arde-côtes : le service militaire, qui consistait à s'opposer aux descentes ou à les repousser, et celui d'observation. Les capitaines , majors et lieutenants généraux de chaque capitaineiie garde^cdtes étaient affrancbia

CAP

de l'obligation de remplir les devoirs de tuteurs et deearatears; les soldats et cavaliers placés sous leur commandement étaient affranchis du service de la milice de terre. Les paroisses soumises à la garde des côtes étaient celles qui se trouvaient le long du rivage et jusqu'à deux lieues de la mer. Les côtes de France , tant sur l'Océan que sur la Méditerranée, étaient divisées en cent douze capitaineries, qui réunissaient environ deux cent mille hommes tant à pied qu*à cheval. Voici la liste de ces capitaineries :

OCÉAIf.

Picardie,

Im Croloy.

Normandie.

Saint-Aubin.

Samt-Valerjr* rolluel.

8aiiti«PltrN-ea*9gft.

Galab ou Sa iiga Ile.

Tenon.

Trr|>nrt.

Criul.

RernrT.ll.

Dicp|>e ou Port- Ville.

SauilC'M'ir^iirrile.

Gouvcnument du Havre de Grâce,

F<!cani|i.

Imiffi.

JSireiai.

IfonOrar.

T«HU|Me.

Coen M Cebottrg* OfSlrcliani.

ScmiireSi Araellcs.

Pon-en-B«ssIn.

Or.'ind-Catnj).

lieuzevilIc-Lesvay^.

iiaintivMerie du MoM.

JU Hoogoe.

Lr Tiarre.

(!.iu(le!)rc ou .Seine.

I\iM|titi de nille.

Pays d'Auge,

Villtrs.

Uivra.

Basse Normandie.

Val de Seira.

Cberbourf.

La llagiie.

Port-lîail on Cnstr^f.

Créances ou Cuuteuville.

Régiicvillo.

Graiirille.

Avrandiae. • Poutonoju

Ool.

Cancale.

Saint-Malo.

rontbriaiil.

Malij^nori.

Saiiit-Brieux.

L'île de Br^t.

Bretagne,

Trwiuc

MMlOB.

Moriais.

Saint-Pflt de Léon.

Breuvr;ii:!i.

Bretl ou le Cooquet.

Croxoii.

Aadierne*

L'île de Gtouaie.

Lorient.

Le Port-Lonja.

A iiray.

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