‹ France. Dictionnaire encyclopédique (volume 5)Chapitre 17 sur 86 · I.'ilc do Rhajs · texte numérisé non relu

I.'ilc do Rhajs

Bclisie «H llontedalr.

Miizillac»

Im Croide.

SBint-Noiaîre.

Montboir.

Paitibouf.

Pornic.

Boiiriicuf.

MacbecuuL

IToIrmontSer.

BeaiiToir ou de UoM.

Saint-Benoit*

la Bam Lncoa.

Pofs eTjétmh,

Marani.

La RoclieUe.

L'ilo de R<.

chasU'Ueiikm*

Provence,

llirres.

Sainl'Tronet. Andb»

L'îlo do Boain*

Bas Poitou.

Saintonge.

Cbarenle e« htSm. l'Re dHMeroa.

Soiibise. Roy a II.

Narciue*. ' Bloriagne.

Gttyenne.

Mnron.

Kiitre-denx-lfers-aur-Garonne.

En I rc-deiuip]fua-oar-Oordogaei> Bordeaux.

La HerqM w haut Môdoc»

Sonlae ou bat Médoe.

Ia Tealo de Buadi.

MimviMAiiiK.

Luigttedoe et BoussUlo/»,

Aigues-Mortea* ^ Bexirrs.

Mauguio. * narbonne.

Celle.

Afdeto

Arlet.

L«s Martignee.

MarMtlIe.

ht Ooui.

Toulon.

Cette or|[anisation est tout à faJt ehangée aujourd'hui. La défense des

côtes eét confiée à l'armée , comme tous les autres points du ro);auine; seulement il y existe un corps spécial d'artilleurs « appelés canonniers gardes-côtes, pour le service des batteries et des forts situés sur les bords de la mer. (Voyez Arhbb et Artillebie).

Capitale , mot dérivé du latin caput* et qui sert à designer ces grandes villes qui peuvent être considérées comme la tête de chaque corps de nation. Dans Tarticle Centralisation, nous essaierons de montrer combien il importe que les différentes provinces dont se compose un État convergent toutes vers un même centre, qui soit, pour ainsi dire, le cœur de l'organisme social. A cette centralisation, sans laquelle il peut bien exister une agglomération d États confédérés, mais pas de peuple, il faut un siège quelconque; ce siège, c'est une ville plus ou moins remarquable, à laquelle une supériorité plus ou moins rédis fait donner le nom de capitale»

t'UNIVERS.

De même guelaFraneeest le pays du monde le mieux centralisé , de même aussi Paris est la ville capitale par excellence. Paris n'est paà seulement notre plus grande cité, la plus riclie et la mieux peuplée, celle enfin où réside le gouvernement national, c'est encore le lieu de rendez-vous, et, comme on Ta dit, le salon de la France; c*est la place publique, c'est le forum des quatre-vingt-six départements qui nous restent , et de ceux qui nous ont été injustement enlevés. Aussi n'exislet-ii pas, en réalité, de population parisienne : essentiellement (luttante, la population de Paris se renouvelle sans cesse, soit par Tarrivée perpétuelle de nouveaux habitants, soit par le mélange de tous les provinciaux qui viennent y séjourner ou s'y établir. C'est à Paris surtout que s'opère la fusion de toutes les races françaises; on ne saurait y être Parisien, on y est Français avaat tout. Les Parisiens ne sont recherchés avec tant de faveur à Tétranger que parce qu'on est sûr de trouver en eux le vrai type français.

Il n'y a pas de ville qui manque, autant que Paris, -d*nne physionomie locale; mais il n'en est pas non plus qui ait des mœurs plus sociales et un esprit public aussi prononcé; eu ce sens, Paris n*est pas une ville, c'est quel-

aue chose de mieux : cfCst le miroir e la France.

Si ipaintenant on compare Paris aux autres capitales de Ixurope, sa

supériorité n'est pas moins incontestable. Est-il une ville que les étrangers préfèrent à Paris? En est-il une qu'ils adoptent plus facilement pour leur seconde patrie? « Si je n'étais né à Londres, à Berlin, à Vienne, a Saint- Pétersbourg, disent chacun en particulier beaucoup d* Anglais, d^Allelïiands et de Russes , je voudrais être né à Paris. « Enfin, celui qui n'a pas vu Paris n'a pas voyagé , eût-il parcouru le reste du monde. Pourquoi eetamour et cette préférence universels? Est-ce parce que Paris est la plus belle ville que l'on connaisse? Assurément non.

'Pour la splendeur du paysage ou pour la sahibrité do climat , il n'a rien que

doivent lui envier Naples , Rome o^

Constantinople, Pourquoi donc ? C'est parce qu'à Paris les étrangers rencontrent ia France entière, c'est-àdire, le peuple le plus social, le plus généreux , celui qui regarde tous les autres peuples comme des frères, qui les a toujours associés à ses triomphes, et oui sait leur faire avee le plus d*amanilité les honneurs de Sa maison.

Londres est plus opulente, mais elle est égoïste et superbe; elle n'est que la capitale de Tinâtistrie , tandis que Paris est le foyer des lumières, le cœur de TEurope, en un mot, la capitale de la civilisation. On n'y vient souvent qu'attiré par l'appât des ffites et des plaisirs; il est rare qu'on n'en sorte pas plus éclairé et plus rempli de foi dans 1 avenir politique et religieux de TEurope et de toute l'humanité.

Il faut l'avouer cependant , depuis quelque temps surtout, la grande ville se matérialise ; ses mœurs se relâchent à Texcès, et elle étale dans sa parure un luxe peu décent qui semble nous faire reculer à ces temps oii l'on sacrifiait au veau d'or. Cette faiblesse pourrait lui devenir ^tale. Qu'elle songe au sort de Babylone et de Rome en décadence! Lorsqu'une capitale descend au rôle de courtisane , elle a beau fortifier son enceinte d'une triple muraille, la Providence tient toujours en réserve des nuées de barbares non encore amollis, qui se chargent du soin de la punir. Heureusement ce mal n'est que passager; on doit tout au plus y voir une mode de mauvais goût qui disparaîtra comme tant d'autres. aussitôt que les conséquences honteuses s'en feront sérieusement sentir. De trop grands intérêts sont attachés aux destinées de ia France pour que l'heure dé sa décadence soit venue; ce qu'il y a de sacré dans sa mission l'empêchera de se donner longtemps de faux airs de Bas-Empire. Son sang est toujours aussi bouilkint,tou* jours prêt a couler pour la sainte cause à laquelle se sont dévoués nos pères. Tous les autres peu|)les comptent sur elle; elle ne trompera pasleor attente, et Paris, sans renoncer à Tai*

Page 1