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lement de quelques soldats , s'empara de la milice française, par le seigneur de deux pièces de canon , ainsi que de de IVIontgommery, nous fait eoonattre
leurs cnîssons, et força les Espagnols l'origine et les fonctions de ce grade;
~ ~~ — • — - I- nous croyons devoir le citer : « L'an-
« cespesade est un clievau-leger, le- «quel, après avoir perdu cheval et « armes en quelque honorable occa- «sion, se jette dans l'infanterie, et « prend une pique en attendant mieux.
à se retirer précipitamment d;ins le fort. Plus tard , clief de bataillon au 63* de ligne, il se jeta le premier dans une redoute ennemie, en avant du fort
de Figuières.
Capoîv. — Au moyen âge, on appe-
lait ainsi h s Juifs. Un registre du par- « Cette coutnme et ce nom viennent
lement de Paris de l'année 13 12 désigne «des guerres du Piémont. En ce
leur société par le nom do Sociefas caponum. On ignore l'étymologie de ce mot, qui est encore usité pour désigner, parmi les écoliers, un individu poltron et trichant au jeu.
« temps-là, le chevau-léger qui en un <> combat avoit rompu sa lance honoc rablement, cas avenant que son che-
«val lui fût tué, l'on le meltoit dans « l'infanterie avec la paye de chevau-
Cafoaal. — Le caporal a dans les léger, attendant mieux, et le nomtroupes à pied le même rang que le « moit-on lance^speKUn, eomme qui l)rigadier dans les troupes à dieval. «diroit lance rompue. Depuis, par C'est le premier gradeauquei un soldat «corruption de temps, l'on Ta fait puisse parvenir. « lieutenant ou aide-caporal. Or ces I^es ordonnances de Henri II sont le .«gens-ci honorent fort Tinfanterie,
premier document où l'on voie apparaître le mot caporal. Les caporaux sont désignés dans les ordonnances de François I*' sous le nom de eagxnral d'escadre ou d^escouade. *
Les fonctions modestes du caporal n'en, sont pas moins importantes, et peuvent influer beaucoup suir la disci-
« et sont ceux auxquels Ton commet « les rondes ou les sentinelles d'im- « portance en temps d'eminent péril; « car en autre saison ils sont épargnez « et gratifiez : ce sont ordinairement « les camerates des ca{)itaines et autres a chefs. Ils ne sont sujets d'obéir après • le capitaine qu*au lieutenant, lequel
plinc, Li tenue et rinstruction des sol- « en est comme caporal, et les doit
dais. C'est lui qui est chargé de veiller « même beaucoup honorer et priser,
au maintien de l'ordre, à la régularité « et doivent être les chefs de iîle d'un
du service et de la tenue, à la propreté « bataillon. » des vêtements, des armes et des cnam- A l'époque où le P. Daniel écrivait
bres. C'est lui qui pourvoit à l'achat son histoire de la milice française
des vivres et objets de toute nature (1721), il y avait déjà longtemos qu'on
nécessaires aux hommes de sa cliam* ne prenait plus les anspessaoes dans
brée; il en tient un compte régulier la cavalerie; ces sous-officiers rece-
sur un livret qu'on appelle livre d'or- vaient l'ordre des caporaux, auxquels
diiiaire; il couche dans la même cham- ils étaient tenus d'obéir, et dont ils
bre que les soldats, leur apprend tenaient lien au besoin; enfin c*étaient
ratercice d e détail et le maniement des plutôt d es soldats à haute paye que des
armes; il leur enseigne à monter et sous-officiers, démonter leurs armes, à les nettoyer, Capoue (sièges de). — Sous Louis
à les tenhr en état, etc.; enfin, oans XII, les Français se présentèrent, en
le service, c*est lui qui commande les 1500, devant Capoue, que Fabrice
patrouilles et les petits postes, qui Colonne défendait avec une nombreuse
place les factionnaires, leur donne la garnison. Ëile résista longtemps; mais
consigne et en surveille l'exécution. enfin les habitants , épouvantes par le
Il y avait autrefois dans la armées feu des batteries françaises, forcèrent
françaises un grade inférieur encore à la garnison de se rendre. Le 25 juillet,
celui de caporal : c'était celui d'a»5- les Français se répandirent dans la
pessade. Un curieux passage du traité ville, qui renfermait dHmmenses ri-
T. IV. 9" Livraison. (Dicx. ekcyclop., etc.) 9
cliesses , la pillèrent , et y manaerèreiit
Mpt mille personnes.
— Le général Championnet, avec seize mille hommes seulement, venait de chasser soixante mille soldats napoli* taiM du territoire romain. Encouragé j»r ce succès, il résolut He punir l'agression du roi deNaples, en envahissant ses États. Il commanda aux généraux Duhesme, Lemoine, Rey 0t Maurice Mathieu, de s'avancer sur Capoue, et àMacdonald de reconnaître la place , afin qu'on pût en commencer le siège. Les troupes napolitaiiM fuyaient de toutes parts. Enfin le quartier général français vint s'établir à San-Germano. Mack ût alors demander un armistice. CiiainpiODnet le refusa , mais fit porter en avant Macdonnid, qui poussa une reconnaissance jusque sous les murs de Capoue; mais ses troupes furent obligées de se retirer avec une perte assez considérable. Le général IVIathieu eut le bras cassé.
Cependant elles s'étaient rendues maîtresses des retranchements de la Tille et de l'artillorie qui les garnissait. Sur ces entrefaites, on apprit la soumission de Gaëte, qui était défendue par ((uatre mille hoimnes et soixante et dix canons, et dont la prise cependant n'avait coûté que quelques coups d'obusier et où l'on avait trouvé des magasins immenses. Pour attaquer Capoue soutenue par trente-cinq mille hommes, il fallait attendre la réunion de l'armée entière. Rey et Relier ma nn arrivèrent les premiers. Lemoine et Duhesme restaient en arrière , retardés par les pluies et les bandes toujours croissantes d'insurgés, bien plus encore que par les places fortes et les troupes de ligne. En effet, toutes les communications étaient interceptées.
Les paysans napolitains avaient coupé sur les derrières de Tannée les ponts éa (^rigliano, incendié le parc de ré- " Bcrve, et occupé toutes les positions environnantes. Les équipages de Championnet avaient été pillés; un de ses aides de camp brûlé vif par les insurgés; nos troupes, décimées par les combats et les assassinats , manquaient de vivres; enfin, de toutes parts, on
apercevait les apprêts d'une attaqua générale. Au moment où Tarmée ré«
publicaine , dans un danger aussi imminent, n'avait plus d'autre ressource ue son désespoir, on voit se présenter
es parlementaires napolitains. Introduits devant Championnet, ils déclarent qu'ils sont chargés de tout accorder aux Français , pourvu qo*on laisse au roi la ville de Naples. Cette nouvello proposition de Mack paraît si extraordinaire à Championnet, qu'il hésite quelque temps a l'accepter, dans U crainte qu'elle ne cache un piège. Cependant il se décide à saisir une chance si inattendue, et l'on signe une convention qui stipule entre autres articles : la remisede Capoue aux Francis, avec ses munitions et ses magasms, rétablissement d'une ligne depuis la Méditerranée jusqu'à la mer Adriatique, et une contribution de dix millions payée par le roi de Naples. Dès la même nuit, le général Éble entra dans Capoue. Le lendemain, 11 janvier 1799, cette ville reçut çarnison française, et le reste de Tarniée campa autour de ses murs. On ne peut s'expliquer comment un traite qui sauva rarmée française fut désapprouvé hautement par le Directoire français; et l'on n'a pas moins de peine à concevoir comment le général Mack fut amené à proposer une pareille transaction au moment où il devait connaître les progrès des insur^^ et la situation critique des Français.
— L*arméeirançaise, commandée, en 1806, par Joseph Napoléon, à qui la couronne de Ferdinand était destinée, se présenta le G février devant Capoue. Son gouverneur répondit par des coups de CM non à la sommation qui lui fut faite de remettre la place; mais, dès le lendemain, une députation arriva de la capitale, qui livra les clefs de Capoue, de Pescara et des châteaux de ?Iaples.
Cappel (Guillaume), fils d'un avocat au parlement de Paris, était recteur de runiversité en 1491 , lorsque le pape Iimocent VIII voulut imposer un décime. Cappel s'y opposa vivement, et publia un ouvrage iu-fol à l'appui de
CAP
CAP
son opinion. Plus tard , il remplit avec un grand succès une chaire de théologie, et mourut doyen de la faculté.
Gappsl (Jacques), neveu de Guillaume , procureur général au parlement de Paris. On a de lui : 1" Fragmenta ex variis auctoribus hximanarum litterarum candidatisediscenda, Paris, 1517, in-4*; 2" In Parmensixtm laudem oratiOy Paris (1520) , in-4"; 3"* uu Plaidoyer prononcé devant le roiy en 1637, potar faire dépouiller Charles- Quint, comme vassal rebelle, des comtés de Flandre, d'Artois et de Charolois zA*" un Mémoire sur les libertés de rÉglise gallicane,
L*un de ses fils, Louis CVPPEL, dit l'.incien et surnomme Monlainhert , naquit à Paris le 15 janvier 1534, et mourut en 1586 à Sedan , où il professa la théologie. Tl avait joué un rôle important comme négociateur dans les guerres de religion.
'L'autre fils , Ange Cappsl , seigneur dul.iiat, a publie (jnelques traductions de Sénèque et de Tacite. Son ouvrage le plus curieux est son Jvis donné au roy sur tabbréviaUm des procès, Paris, 1562, in-fol.
Cappel (Jacques), seigneur du Tilloy, pelit-fils de Louis Cappel, naquit à Rennes en 1670, et mourut à Sedan en (r)24. Il fut professeur d'iiéhreti et de théologie, et publia entre autres les ouvrages suivants : 1" De ponderibus et nummis tibri n, Ftancfort, 1606, ^-4"; 2"" Demeniwialïhti III, ibid., 1606, in-4'».
Cappel (Louis) , dit le Jeune, frère de Jacques Cappel da Tilloy, né à Sedan en 1585, mort en 1658 à Saumur, où il fut ministre et professeur d'hébreu et de théologie, fut l'un des dIus célèbres hâiral^nts dn dix-septième siècle et le père dé la critique sacrée. Ses principaux traités sont: /Ircanum functuationisfeoekitum, Leyde, 1 624, oorrage où Fauteur chefcbe a prouver la nouveauté des points yoyellev du texte hébreu , et qui fut vivement conobattu par les théologiens de Geilève; Critiûa sacra, Pans, 1650, in* fol. , livre qui fit encore plus de bruit fiM lé précédent, et leoeontra encore
plus d'opposition parmi les protestants.
On a de lui plusieurs autres ouvrages de pliiiologie sacrée et de théologie.
Son fils atné, Jean Cappbl, se fit catholique, et entra dans la congrégation de rOratoire. Son fils cadet, Jacques- Louis, qui lui succéda dans la chaire d'hébreu à Saumur, fut obligé, lors de In révocation de l'rdit de Nantes, de se rélugier en Angleterre, où il mourut en 1722. Ce fut le dernier de cette famille, qui, pendant deux cents ans, s'était illustrée dans les lettres et dans la ma£iistr;iture.
CAppEIio^ MEa (Claude), né à Montdidier en 1671 , vint à Paris en 1686, et y étudia les lanirues anciennes.
Après avoir enseigne quelque temps eu province et avoir reçu les ordres à Amiens, il revint à Paris reprendre ses leçons, qui, avec le revenu trèsmodique d'une chapelle de l'église Saint-André, faisaient toute fortune. Il enseigna le grec à Bossuet en 1704, l'année même de la mort de ce prélat. En 1722, il succéda à l'abbé Rlassieu dans la chaire de langue grecque au collège de France, et obtint, en 1743, la faveur d'avoir son neveu pour successeur dans cette chaire. Il mourut Tannée suivante. C'est d'après ses manuscrits qu*a été publiée Tédi* tion des Rhetores antlqui , Strasbourg , 175G, in-4''. Son principal ouvrage est l'édition de ÇuintUien, Paris, 1725, in-fol.
Capperontvikr (Jean), neveu du précédent, né à I\Iontdidier-en 1716, mort en 1775, fut appelé à Paris en 1739 par son oncle, auquel il succéda dix ans après dans la chaire de grec du collège de France. Il fut bibliotïiécaire du roi et membre de l'Académie des inscriptions. J. Capperonnier a publié, outre quelques éditions latines, Y Histoire de saint Louis, par Joînville, 17G1 , in-fol. , et a fait connaître le Lexique de Titnée, publié plus tard par Rulinkenuis, sur une copie (|uî en avait été préparée par Capperonnier.
Capperonnier (Jean-Augustin), neveu du précédent, naquit à Montdidier en 1745. Appelé par son oncle à la bibliothèque au roi, en 1765, il consacra
m CAP L*UmV£RS. CAP
dès lors sa vie à rétude et an soin des geôlier de Napoléon , ajoutait des forlivres. En 1796, Capperonnier devint tifications aux obstacles naturels. Il l'un des conservateurs des livres im- avait quarante pièces d'artillerie et primés. Il mourut en 1820, estimé deux mille hommes de garnison. Rien
rr sa vertu et son savoir. On a de n'arrêta les Français. Morat fit réunir de bonnes éditions de plusieurs des moyens de transport, embarqua auteurs latins, et entre autres des seize cents soldats d'élite , et donna le Académiques de Cicéron , 1 796 , 2 vol. commandement de l'expédition au géin-13; de ÇutntiUm, 1803 , 4 vol. néral Lamarque. La flottille quitta la in-12. rade de Naples dans la nuit du 4 au 5 Capbais (Saint) ou Capratse, octobre 1808. Le vent, d'abord fa voaprès s'être livré à l'étude de 1 élo- rable, ne tarda guère à faiblir; et, au quence et de la philosophie, renonça jour naissant, le convoi était encore au monde et se retira dans une des a environ trois lieues de Caprée. Ce solitudes des Vosges. Là, un jeune fut seulement vers trois heures du soir seigneur. Honorât, qui depuis fut que, sous le feu des batteries anglaises, évêque d'Arles, vint le trouver. Ils les petits bâtiments qui portaient les firent ensemble divers pèlerinages. Ar- troupes napolitaines commencèrent à rivés dans r lie de Lerins (département longer la côte de l'île pour chercher du Var) , Honorât fonda le célèbre mo- un point de débarquement. Recherche nastère de ce nom , dont il ne consen- longtemps inutile ; enfin , dansnn ren* tit à être le chef que sous la direction trant où la mer battait avec moins de deCaprais, qui mourut le l*"" juin 430. violence, on attacha une échelle avec Capbais (Saint), né à Agen dans des cordes; sur cette première échelle le troisième siècle, passait sa vie dans on en hissa une seconde; puis, sur la une caverne voisine de cette ville, seconde, une troisième; et, par cet lorsqu'un jour il aperçut, dit la lé- étrange chemin, à travers une pluie gciide , le supplice de "sainte Foy. Il de balles et de boulets , on escalada la courut aussitôt se déclarer chrétien à première enceinte de l'île. A quatre Dacien , gouverneur de TEspagne tar- heures et demie , le général Lamarque ragonaise, qui alors se trouvait à Agen. était monté avec tout son monde; mais, il eut la téte tranchée le 6 oclohre de pour attaquer les positions supérieures ]'année287. Vers le milieu ducinquicme qu'occupait l'ennemi, et auxquelles on siècle, Dulcide ou Dulcice, evéque ne pouvait parvenir que par un talus d'Agen , fit bâtir une église sous l'in- .rapide et découvert , il se décida à atvocation de saint Caprais. La vie de tendre la nuit. Dans rintervalle , vouée martyr a été écrite par Bernard La- lant démontrer à ses troupes la néceslienazie , Agen , 1714 , in*12. sité de vaincre ou de mourir, il donna Capkée ou Capei (expédition de), ordre à toutes les .embarcations qui — Murât , dès son avènement au trône les avaient amenées de reprendre le de ^iaples, résolut d'arracher aux An- large. A sept heures, les soldats, mis glais rfle de Caprée, qui, entre leurs en oataille au milieu des ténèbres , niains, était devenue un repaire de montèrent dans un profond silence et contrebandiers et de conspirateurs, sans répondre un seul coup de fusil L'entreprise offrait d'immenses difû- au feu des Anglais : ils les enfoncèrent coltés; le roi Joseph y avait échoué à coups de baïonnette. Dans la nuit, deux fois. Cette île, où Tibère se on fit onze cents prisonniers. A la croyait à l'abri du châtiment de ses pointe du jour, le fort Sainte-Barbe se crimes,est presque entièrement ceinte rendit. Les Français étaient maîtres de rocners a pic qui ont plusieurs cen- de la partie haute de l*tle , qui a centaines de pieds d'élévation; et, depuis servé son ancien nom grec d'Ana-Cadeux ans, le gouverneur anglais, sir pri ; mais les.Anglais tenaient toujours Hudson Lowe, le même qui, plus tard, la partie basse, et les troupes du roi devint si tristement câébre comme Ifurat pouvaient être affiimees m le!
CAP FRANCE. CAW
ISS
liauteurs qu'elles aT&ient conquises avec tant do peine. Il fallait donc s*em-
parer de la Grande-Marine, et resserrer autant que possible Tennemi dans la viHe , la citadelle et les forts. Mais descendre d*Aiia-Capri était une expédition aussi périlleuse que d'y monter : les deux parties de Tile ne communiquent que par un escalier de cinq cent quatre-vingts marches , dont chacune est haute d'une coudée , et où il ne peut passer qu'un homme de front; de plus , il était battu à petite portée pir dii a douze pièces de trente-six. Lamarque se décida à le descendre en plein midi. Cette audace devait être couronnée de succès : la Grande-Marine fut occupée le jour même. Le lendemain, tandis que legénéral français s'occupait de forcer la ville et la cita(/elie, une nombreuse escadre anglaise, partie de l'Ile Ponza , où Ton avait entendu le canon de Caprée , se montra au Inrae ; et bientôt les Français,d'assiégeants qu'ils étaient, devinrent comme assiégés.
Mais à (^te vue , le roi Murât , qui , de même que les cinq cent mille habitants de iSaples , suivait des yeux tous les détails de ce drame, se rendit à Massa, et y réunit ses Qpnonnières avec quelques barques de pécheurs, cliargées de vivres et surtout de munitions qui commençaient à manquer.
Ce (ïonToi , saisissant un moment favorable où les vaisseaux anglais s'é- .taient laissé affaler sous l'île et ne pouvaient se relever faute de vent, passa entre la queue de l'escadre et la terre, et aborda heureusement. Alors les Anglais , qui voyaient déjà leurs murailles tomber en brèche et Passaut se préparer, capitulèrent.
Capsool ou Capsou, Capsoldum, nom par lequel on désignait, au moyen âge , le droit que l'on devait payer au seigneur sur le prix de la vente des biens dépendant de sa seigneurie.
Captal, mot gascon qui signifie clief ou seigneur, et qui n'est guère en usage que pour le captal de TYaine et le captal de Buch (voyez Jean de Grailly). Ce dernier titre appartint lougtemps au duc d'Épernon , qui possédait la seigneurie de Bach (voyes
ce mot). Il dérive du latin a^kUit, Capuana (prise de la place). —
Les lazzaroni napolitains ayant attaqué un des avant-postes français, le général Championnet jugea que l'ar^ mistice qu'il avait conclu avec le roi . Ferdinand (voy. Capoue) était rompu , et se décida à envahir Naples. Les divisions françaises se portèrent (20 jan* vier 1799) sur les différents points ^ui leur avaient été assignés, de manière à opérer l'investissement de cette grande ville. Le général Dubesme reçut ordre de s'avancer par la route d'Acerrn , pour prendre possession des villages et du faubourg qui s'étendent en dehors de la porte Capuana. Son avant-garde fut arrêtée un instant au village d'Aspargo par une fusillade meurtrière des lazzaroni ; mais elle enleva vivement cette position à la baïonnette, prit possession du faubourg, et déboucha , après une vive résistance, sur la place Capuana, en avant de la porte du même nom. Malheureusement il était impossible de se maintenir sur cette place, où l'on était dominé par deux tours qui flanquent en cet endroit l'enceinte de la ville»
Le général Duhesme se décida , en conséquence , à la faire évacuer. Les lazzaroni s'élancèrent aussitôt à la poursuite des Français , et disposèrent même contre eu x u n v batterie de douze pièces. Il fallait abandonner complètement le faubourg ou enlever cette batterie : le énéral Duhesme se décida pour ce ernier parti. La batterie, vivement défendue , tomba au pouvoir des Français ; plusieurs pièces que les lazzaroni amenèrent successivement eurent le même sort. La place Capuana resta définitivement au pouvoir des <issaillants. Cette brillante affaire, qui valut aux Français vingt-sept pièces d'artillerie et la position d'une place importante, leur roiUn plus de trois cents hommes tués ou blessés.
Capuchon.— Cette pièce d'étoffe, servant à couvrir la tête des moines , devint, au treizième siècle, la cause d'une guerre très-vive entre les cordeliers. Les uns , surnommés les spiriiualiites, voulaient, par esprit d'ba*
CAP
L'UJNIVERS. CAP
milité, le porter plus étroit , les autres prétendaient qu'on lui laissât Pancienne forme. En 1314, les partisans du capaebon étroil, soutenus par les bourgeois de Narbonne et de Béziers, chassèrent à main armée leurs adversaires des couvents de ces deux villes. £n iS18, quatre mutins du même parti furent condamnés par Tinquisition, et périrent par le feu à Marseille. Sans entrer dans tous les détails de cette trop sérieuse querelle, nous dirons seulement qu^elle dura près d'un siècle , et que quatre papes, malgré tous leurs eiXorts,ne purentpar venir à l'étouffer.
Capucies. —Tel est le nom d'une société politique et religieuse qui, vers 1182, se forma dans la France, dont les provinces étaient alors désolées
{»ar les Brabançons, les routiers et es cotereaux (voyez ces mots). Un pauvre homme, nommé Durand, charpentier en Auvergne , publia partout que la Vierge lui «ait apparue, qu'elle lui avait donné un étendard, où elle était représentée avec son fils et qui portait cette inscription : u Asneau de Dieu > qui effacez les péchés du monde, don- « nez-nous la paix. » Bile lui avait, disait-il, enjoint de prêcher une ligue pour la défense de la paix, et pour la répression des Brabançons et de tout les brigands. L'évéque du Puy-en- Velay, avec douze citoyens de la même ville, se joignirent à lui pour établir les règles de la société des pacificateurs , des capiuekoM QXï aqntdés. On leur donnait ce nom à cause d'un ca-
f)uchon blanc ou capuce de toile qui eur couvrait la téte et leur servait de signe de ralliement. Ils avaient, en outre, suspendue à leur cou, une petite image de la Vierge, en plomb ou en étain. Ils s'obligeaient tous , par serment, à maintenir la paix entre eux et à forcer les autres de l'observer. ' L'association lit de rapides procurés, surtout en Bourgogne et dans le Berri.
En 1188, die enveloppa, prè.« de Gbâteaudun, un corps de sept mille aventuriers, dont il n'échappa pas un seul.
Malheureusement , les capuciés se recrutèrent d'une foule de malfaiteurs qui commirent de si borribles brigan-
dages, qu'ils ameutèrent contre eux toutes les populations ; les milices communales, entre autres celles de l'Auxerrois, se levèrent en masse et les exterminèrent complètement.
Capuci>es. — Nom que prirent, en 1538, les Filles de lu Passion, lorsque, t>ar un bref du pape Paul III, les capucins furent charges de leur direction. L'habit des capucines avait, d'ailleurs, beaucoup de rapport avec celui des capucins.
Ces religieuses furent introduites en France, en 1608, par la duchesse de Mercœur, suivant les dernières volontés de sa belle-sœur, Louise de Lotraine, veuve de Henri III, et avec l'autorisation de Clément III. Après avoir habité successivement une maison que possédait la duchesse au faubourg Saint-Antoine , et celle qu'elle leur fît bâtir dans la rue Saint-Honoré, vis-àvis les capucins, elles se fixèrent enfin dans le monastère élevé pour elles, par ordre de Louis XIV, dans un enclos voisin du boulevard et de la rue auxquels elles ont depuis donné leur nom* Elles y étaient au nombre de quarante.
Leur église, dont le portail faisait face à la place Vendôme, contenait de magnifiques mausolées. Kous citerons ifiulement ceux du ministre Louvois, do duc de Créqui , de Colbert , de la marquise de Pompadour et de sa fille.
. Apres la suppression des ordres mo* nastiquts, le couvent des capucines, devint l'hôtel des monnaies de la révolution; c'est là que furent établies les presses d'où sortirent les assignats et tous les papiers-monnaie que l'on fit frapper pendant cette période.
Les capucines ne possédaient en France que deux maisons ; la seconde était à Marseille, où elle avait été fondée en 1695.
Capucins. — Nom que l'on donnait b une fraction de l'ordre des frères mineurs , franciscains ou cordeliers , parce que le capuce ou capuchon des membres de cette congrégation était plus lon^ que celui des autres moines.
Fonde en 1528, à Camérino, en Italie, par Mattiiiea Bascbi, moine observaatio da oou wt de SI onte-Fiaf-
CAR
cone , l'ordre des capucins né fut introduit en France que quarante^uatrc ans plus tard , en 1572. Le pape Paul III, lorsqu'il approuva leurs statuts, leur avait défendu de fonder des éta- 4)lissements hors de l'Italie; mais après ia Saint -Barthélémy, Charles IX, et sa mère, €ath«rine de Médicis, pensant que ces moines de bas étage pourraient avoir sur les masses, pour les ramener au catholicisme, plus d'influence que n'en avait eu ia terreur, demandèrent pour eux, à Gréizoire XIII, la permission de passer les Alpes.
Le cardinal de Lorraine les établit
d'abord à Meudon; mais Henri III leur donna, en 1576, une maison à Paris, dans la rue Saint-ELonoré, à l'endroit qui est occupé maintenant par la rue Castiglione. Cette maison , nabitée par quarante religieux, devint le chet-lieu de leur ordre en France. On leur éleva, en iM , dans la rue Saint*Jacques , sur un terrain plus vaste que celui de la rue Saint-Honoré , un couvent qui devint la maison du noviciat de la province de Paris. Ils formaient dès fors, dans le royaume, neuf provinces, sans y couiprendre celle de Lorraine. Ils s'y multiplièrent d'une manière étonnante.
Au moment de la révolution, ils y possédaient plus de quatre cents maisons. Leur régime était à peu près le même que celui des frères mineurs, dont ils ne différaient guère que par le costume. Le leur consistait en une robe assez ample , en grosse étoffe de laine marron clair, serrée à la ceinture |»r ane corde. Lorsqu'ils sortaient, ils portaient par-dessus un petit manteau de même étoffe et de m^me couleur, assez semblable au graïul collet d'un onrrick, maisaeoompagnéde rimmense capuchon auquel ils devaient leur nom.
Ils avaient la téte rasée , et ne conservaient qu'une simple couronne de clieveox. ïls laissaient croftre leur barbe, ne portaient ni bas, ni culottes, ni chemise , et avaient des sandales pour toute chaussure.
Près du mattre-autel des capucins de la rue Saint-Honoré, on voyait, avant la révokitioa, les tombeaux des
deux hommes les plus célèbres de cet ordre en France : c'étaient celui du père Ange (Henri, comte du Bouchage, doc de Joyeuse et pair de Franee), sur lequel Voltaire a fait ces deux vers de la Henriade, si connus et si souvent cités :
Viclmx, pédMBt, eoartiuB, MlifkiM ,
U prit , quitto, reprit la cuiroise et la halr«]
et celui du père Joseph du Tremblay, le confident et l'àme damnée du cardinal de Richelieu.
Les capucins, chassés de France en même temps que tous les abus de Tancien régime, essayèrent d'y rentrer avec la restanratioii t il s*eR forma, en effet, quelques maisons dans les départements du INIidi ; et l'on vit un gouvernement qui punissait la mendicité comme un délit ehes les ptiiivrei , pour lesouels elle est tro[) souvent une nécessité, l'autoriser, la protéger ménie chez des hommes j^ur qui elle est une profession volontairement choisie. Au reste, hâtons-nous de le dire, la restauration n'est pas le seul gouverne* ment auquel une pareille inconséquence puisse être reprochée : à Theure qu'il est , il y a encore des capucins en
Capubon (Joseph), médecin distingué, célèbre accoucheur, professeur
agrégé de la faculté de médecine de Paris, né en Languedoc vers 1755. On a de lui plusieurs ouvrages fort estimés , parmi lesquels on remarque soft Cours théorique et pratique aaccoucheynents; son Traite de la médecine léga le relative aux accouchements^c te.
Caqueux. — Cette dénomination par laquelle on désignait, en Bretagne, de misérables parias longtemps ronsidérés par les habitants connue des juift ou des lépreux, n*était qu'une variante du mot cagot. (Voy. Cagots.)
Car\ - Albebtiîsi (Capitulation des Autrichiens à). — Le 31 octobre 1805, lendemain de la brillante victoire qu'il avait remportée h Caldiero sur l'archiduc ("liarles (voyez Caldiero), Masséna apprit que par suite d*un mouvement qu il avait or* donné , le 29 , à une de ses divisions, et dont le but était de tourner lestrovpeii
136 CAR L'UMVËRS. CAS
ennemies (luf pourraient se trouver carabine. Un auteur contemporain
sur la gauoie de Vérone, une colonne dit aussi , sans plus de raison, que les
. aiitriduenne de cinq miMe hommes Français ont autrefois employé la co-
avait été séparée de son eorps princi- rabine sous le nom de tnâtière et die
pal, de manière 5 ne pouvoir remonter rainoise. Nos recherches à cet égard
dans les vallées de T Adige, et rejoindre n'ont aucunement justifié cette as$er-
ainsi l'armée de l'arcbidtie. Le générai tiôn.
Hillinger qui commandait cette co« Le nom de carabiniers, que porte
lonne, cherchait à regagner la route de un corps de grosse cavalerie, dont
Yicenceet se trouvait alors à Gara- rinstitution remonte à Louis XIV,
Albertini. llasséna, informé de oes nUmpliqueauennement que ces troupes
cifoonstanoes, eipédia un de ses aides se servissent de la carabine, car dès
de camp pour sommer le général en- cette époque elles étaient armées de
nemi de mettre bas les armes ; mais mousquetons,etnQnpointdecarabines.
Hillinger ne Toyant pas de troupes La carabine se cnarge en mettant
devant lui, rejeta cette sommation. Au la poudre d'abord , puis un ccUpin et
retour de sôn aide de camp, Masséna, la balle par-dessus. Le caîpin est un
en personne, se porta, avec quatre ba- morceau de peau ou d'étoffe , coupé
taillons de grenadiers , vers Cara-AI- en rond et enduit d'une substance
bertini, à reffet de cerner entière- grasse , lequel doit envelopper la balle
ment les cinq mille Autrichiens, et dans le canon de la carabine. La balle
fut joint en route par le 22* d'infan- étant ainsi préparée , on la chasse à
. terie légère. Hillinger, sentant alors coups de maiuet , jusqu'à ce qu'elle
la nécessité de se niidre , signa une porte sur la poudre, sans y être oepen«
capitulation qui, sans coup férir, donna • dant trop enfoncée,
aux Français cinq mille prisonniers. Dans les premières guerres de la
avec armes et bagages. Le général et révolution, quelques compagnies fran*
tous les officiers purent retourner en clies ainsi qu'un bataillon , formé à
Autriche après avoir fait le serment Valenciennes en 1792, furent armés
de ne pas servir jusqu'à leur parfait de carabines. Un peu plus tard on dé*
échange, mais toute la troupedemeora cida que les compagnies d'élite de l'in*
prisonnière de guerre pour être di« fonterie légère et les voltigeurs de
rigée sur la France. l'infanteriede ligne seraient armés de
Gaaabine, arme à feu portative carabines rayées ; mais cette idée n'eut
dont le canon est ra \ é en spirale , et pas de suite. La carabine fut aban«
dont le calibre est tel que la balle ne donnée à cause de la lenteur de son
peut arriver sur la charge qu'autant chargement, de la difficulté et de l'em-
qu'elle est poussée avec violence par barras de se pourvoir des munitions
une baguette en fer et un maillet. La spéciales.
carabine est rayée de huit raies équi- En Autriche, Tinfanterie légère oon*
distantes et ayant 0 mètre 0006, à nue sous la dénomination de c/m««<r«
3 mètres 0008 de profondeur. du loup, et les Tyroliens font usage
Quelques auteurs prétendent que la de la carabine. Les Anglais ont une
carabine était l'arme des carabins; brigade de HjOHem^n, qui se servent
cette opinion nous paraît dénuée de de celte arme avec beaucoup d'adresse, .
fondement, car aucun des ouvrages et elle est également en usage djns
anciens que nous avons consultés ne rinfanterie légère du Danemark, de
se sert du mot carabine, dont on la Prusse et de la Bavière,
n'a commencé à faire usase que quel- Un nouveau système de carabines
Îues années avant la Un ùu règne de est maintenant eiî essai dans les trou-
ouis XIV. Ce qui peut avoir causé pes françaises. Exempte de tous les in- ,
l'erreur de ces écrivains, c'est l'abus convénients qui avaient toujours fait
que l'on a fait de la langue militaire, abandonner rusage de cette arme, la
en confondant les mots mousqueton et carabme , perfectionnée par M. le ca«
CAR FRAINCE.
CAS
Î)itainc Delvigne, et dont on a armé es bataillons de tirailleurs organisés k Vincennes, fera sans doute inietix ap* précier Tutilité dont elle peut étra par la justesse de son tir et la longueur de sa portée.
Cababiniebs. — Ixmis XIV, qui avait, en 1G66, placé quatre grena> diers dans les compagnies d'infanterie, songea à créer une institution analo»
Sue pour la cavalerie. En 1676, il arma e mousquetons, improprement appelés carabines, quatre gardes du corps par brigade. L'année suivante, il y en eut quinze, et, peu de temps après, diX'Sept par brigade. Par une ordon> nance du 2G décembre 1G79, il placja, dans chaque compagnie de cavalerie, deux caraoiniers, choisis parmi les plus adroits tireurs. Le maréchal de Luxem* bourg, qui avait réuni les carabiniers et les avait formés en un seul corps , fut si satisfait de leur bravoure, et surtout des services qu*ils rendirent à la bataille de Fleurus, en 1090, que, sur le compte qu'il eu rendit au roi , Louis XIV ordonna qu'une compagnie de mousquetons, improprem^pt appelés carabmiers, serait organisée dans chacun des régiments de cavalerie de Tarmée. La compagnie de carabiniers se composait d*uo capitaine, dftdeux lieutenants, d'un cornette, d'un maréchal des logis et de trente cavaliers. Par une ordonnance du 25 octobre 1690, cette compagnie fut armée d'une carabine rayée.
Dans les campagnes ds 1G91 et de 1693 , les carabiniers furent réunis en une brigade, sous le commandement d'un brigadier et de deux mestres de camp. Mais ce corps ainsi composé d'é^ lémeuts si divers manquait de l'homogénéité nécessaire : aussi Louis XIV, qui appréciait les services que pourrait rendre un pareil corps, s'il était convenablement constitué, se décida à organiser en un seul corps toutes les compagnies de carabiniers de l'armée.
Les cent compagnies formèrent donc cinq brigades ; chaque brigade eut quatre escadrons, et chaque escadron cinq compagnies. La brigade fut comuiaudée par uo mestre de camp , un
lieutenant - colonel , un major et un aide-major. Cette organisation eut lieu en 1693, et, dès cette époque , les earabiniers prirent le titre de eoiyif royal des carabiniers.
Louis XIV fut le premier mestre de camp des carabiniers, mi^s il dési« gna pour les commander son fils oa^ turel le duc du Maine.
£n 1694, une haute paye fut accordée aux carabiniers. Une instroctioii de 1696, écrite en entier de la main du roi, régla leur service et leur discipline. Après la paix de Ryswick , on en réforma soixante compagnies, et le nombre des escadrons fut réduit à dix.
En 1701 et 1702, de nouvelles ordonnances vinrent encore apporter quelques améliorations dans le eorps des carabiniers, mais, de cette époque à 1751 , il n'y eut plus d'autres modifications dans leur organisation. Une ordonnance du 20 mars, de cette année , régla les conditions du recrutement de ce corps. Les hommes, tirés des régiments de cavalerie , devaient avoir la taille de cinq pieds quatre pouces au moins , être âgés de vingtcinq à quarante ans, célibataires, d'une ligure et d'une tournure convenables, gens de valeur et de bonnes moeurs , ayant au moins deux ans de service , et devant encore rester trois ans sous les drapeaux. *
Le 13 mai 1758, le comte de Provence prit le commandement du corps des carabiniers, qui porta le nom de royal carabiniers de monsieur lecomte de Provence. Le 31 décembre 1762 , le corps fut réduit à trente compagnies , toujours réparties en cin(| brigades. Enfin, le 8 avril 1779, eut lieu une nouvelle organisation qui subsista jusqu'à la révolution de 1789.
Jusqu'à cette dernière époque, l'effectif du corps des carabiniers fut de quinze cent soixante hommes sur le pied de cuerre, et de treize cents sur le pied de paix. Ce corps était divisé en deux brigades. En prenant le pied àfi paix pour base, la brigade se composait donc de six cent cinquante mai' très on cavaliers. Chaque brigade était de cinq escadrons ou compagnies, de
188 CAR
L'UJNIYERS.
CAR
cent trente maîtres chacune ; chaque escadron ou compagnie était divisé en deux pelotons ; coaque peloton en deux sections t et chaque seetion en deux brigades.
L*état- major général du corps se composait d'un mestre de camp pro»
Îriétaire* qui était toujours un prince u sang, ou un militaire de la plus iiaute naissance et du mérite le plus distingué ()*un n'allait pas sans Tautre à cette époque) ; d*un mestre de camp lieutenant et inspecteur du corps, d'un major général, d'un aide-major général, d*un quartier -mattre trésorier, d'unaumdnier, d'un cliirurglen-inajor, d'un professeur de mathématiques, d'un professeur d'hippiatrique, d*un timbalier et d'un armurier.
I.'état-major particulier de chaque brigade se composait d'un mestre de camp commandant la brigade , d'un mestre de camp commandant en se- *oond,d'un lieutenant-colonel, d'un aideinajor, d'un quartier-maître, de cinq porte-étendards, d'un adjudant, d'un aide-cliirurgien-major, d'un maréchal expert et d'un sellier.
Les carnbiniers eurent vingt étendards, depuis le moment de leur création jusqu'au 13 mai 1762. A cette époque, on les réduisit à dix. Ils étaient de soie bleue , et portaient un soleil d'or avec cette devise : Nec pluribus impur. Le 17 septembre 1782, les carabiniers changèrent d^étendards : ceux qu'ils prirent alors , et qu'ils conservèrent jusqu'à la révolution, portaient les armes de Monsieur brodées en or Xla couronne était surmontée d*un panache en argent), et avaient pour devise : Toujours au chemin de TAonneur.
Chacune des dix compagnies ou escadrons était commandée par un officier supérieur regardé comme capitaine titulaire.
Les escadrons ou compagnies avaient en outre chacun un ca|)itaine en premier, qu'on pouvait considérer comme le capitaine lieutenant ; uu capitaine en ^cond, un lieutenant en premier, un lieutenant en second, un sous-lieu* tenant «i premier, un souB-Ueatenant
en second , et un soui-Ueutenant en
troisième.
Il y avait de phis cinq capitaines et seise sous -lieutenants attachés au
oorps des carabiniers.
Chaque compagnie avait un four- Her, avec rang de maréchal des logis chef dans la cavalerie , quatre maréchaux des logis et huit brigadiers.
Les carabiniers avaient pour armes offensives, la carabine avec sa baïonnette, les pistolets et le sabre ; et pour armes défensives, la cuirasse et la calotte de fer : cette calotte se composait d'un cercle de fer qui entourait la tête , et portait deux sections de cercle en fer , qui se croisaient au sommet. L'ordonnance du 28 mai 1733 et un règlement du l*"^ juin 1750 voulaient que ces calottes iîissent de fer ou de mèches. Cette armure était en usage dans la cavalerie, pour garantir la téte des coups de sabre , et se portait sur la forme du chapeau. Pour la placer sur le chapeau et pour l'oter, on était obligé d^ défaire les agrafes qui retenaient les ai!ies.
L'uniforme consistait en un habit à la française de dmp bleu de roi ; les revers les parements et la doublure étaient écarlate ; les boutonnières, les parements et le collet étaient garnis d'un galon d'argent; le bas de la taille était garni d'un galon en forme de fer à cheval.
Le chapeau était galonné en argent ; la veste de drap était blanche, ainsi que la culotte de peau. Les boutons étaient blancs , et timbrés d'une fleur de lis. Les sous-officiers avaient un habit galonné partout en argent fin. L'uniforme des officiers était semblable à celui des sous-of liciers ; mais, au lieu de galons, il avait des broderies à paillettes.
Les carabiniers jouissaient de plusieurs prérogatives, en récom^nse des éclatants services qu'ils avaient rendus à l'État. La vénalité des emplois fut toujours éloignée de leur corps ; ils combattaient à pied et à cheval ; ils faisaient dans les sièges le même 'service que les grenadiers -, ils cani-
' paient à la gauche de la maison du roi.
CAR PRAlfCE.
CAR
et la relevaient , si les circonstances l'exigeaient , de préférence à tout autre eorps de cavalerie ; ils formaient Tavant-^arde , quand on marchait à ]*ennemi , et l'arrière-garde dans les retraites, etc., etc. Jamais on ne faisait subir uo traitement ignominieux à un carabinier. Les maréchaux des logis de ce corps étnient à l'abri de la peine de mort portée contre les déserteurs ; ils ne pouvaient être condamnés qu*à un an de prison, au pain et à Teau.
En 1763, une brigade de carabiniers vint tenir garnison à Saumur. L'instruction de ce beau corps dans Féqui* tation et dans les manœuvres avait atteint un tel degré de perfection ,
aue, de 1763 à 1771, chaque régiment 6 cavalerie envoya quelques sujets choisis pour puiser cmz les carabiniers les principes qui y étaient mis en pratique avec tant de succès. £n 1768, les carabiniers commencèrent la construction du beau quartier qui sert aujourd'hui à l'école de cavalerie. Leur séjour à Saumur contribua puissamment à la prospérité de cette ville.
Dans ses Recherches historiques, Bodin nous dit que, lorsque les carabiniers arrivèrent à Saumur en 1763, la population de cette ville n*était que de sept mille cinq cents âmes, et que, lors de leur départ, en 1788, elle s'élevait à plus de dix mille.
• Dans toutes les cireonstanoes où ils se trouvèrent, les carabiniers se distinguèrent toujours par leur bravoure et par leur discipline. Ils se lirent surtout remarquer en Espagne , sous les ordres du maréchal de Noaillcs, en 1094; à la bataille de Guastaila, en 1734, où ils firent des prodiges de valeur; en 1740, au siège de Prague ; en 1742, au combat de Sahai ; à Dettingen , à Fontenoy , en 1745 ; au siège de Bruxelles, en 1746 ; à Lawfeld, en 1747; à Gourtrai, à Maéstricbt, dans la campagne de 1757 ; à Crevelt, en 1758; a Minden, en 1759, et pendant les campagnes de 1760, 1761 et 1762.
Par suite de la nouvelle organisation de l'armée, en 1788, les deux brigades de carabiaiec» devinrent i''
et 2' régiments de carabiniers. Chaque régiment fut composé de quatre esesdrotts, et Peseadroo de dm compagnies. Le titre de colonel fut substitué à celui de mestre de camp, et les compagnies , commandées par un capitaine, un lienteiaiit et oii acNii> lieutenant, se composèrent de soixante et dix-sept carabiniers.
La révolution ayant détruit tous lei corps privilégiés, celui des carabiniers dut être dissous ; mais, sur les instantes réclamations de la brigade tout entière, l'Assemblée législative, par Tarticle 8 de son arrêté du 18 août 1790 , conserva les carabiniers , et maintint la haute paye dont ils joais-* saient.
L'état-major général de la brigade fut supprimé en 1791 ; quelques mo* difications furent faites à l'uniforme : le chapeau galonné fut remplacé par le bonnet a poil sans plaque, et les carabiniers prirent le plastron en fer bronzé et les épaulettes galonnées en argent.
Dans toutes les organisations qui eurent lieu à cette époque, les carabiniers prirent toujours rang avant tous les autres régiments de cavalerie. A dater de 1791 , il n'^ eut plus que deux étendards par régiment; ils étaient portés par les plus anciens marédmux des logis chefs. Lors des organisations de l'an iv et de Tan viii, les carabiniers furent maintenus , et n'éprouvèrent d'autres modifications que dans leur effectif , (^ui fut pour chaque régiment de sept cent trois hommes en Tan iv , et de huit eent soixante en l'an viii.
Lorsque les cuirassiers prirent le nom de régiment de cavalerie , les carabiniers seuls constituèrent la grosse cavalerie.
L'organisation de l'an xii conserva les carabiniers. En 1806, cliadue régiment de ouatre escadrons, divisés chacun en aeux compagnies , fut porté à un effectif de huit cent vingt hommes. Le 10 mars 1807, l'effectif était de mille quarante hommes.
Cette augmentation provenait de la création du cinquième escadron qui.
fiit dissous le 24 décembre 1809. En sept hommes sur îe pied de paix, et dé
1810, Teffectif éprouva encore ua huit cent soixante-neuf sur le pied de
changement : il fut de neuf .cent guerre.
lonante homnnes. A la même époque, Depuis l'ordonnance du 19 fé?rîer
de nouveaux changements eurent lieu 1831 , les deux régiments de rnr ibî-
dans l'uniforme : les carabiniers pri- niers forment, avec les dix régiments
rent le casque en cuivre avec chenille de cuirassiers , la cavalerie de réBerre
rouge, et la cuirasse jaune avec un so* de ramiée française. Leur effectif sur
leil blanc. La grande tenue se compo- le pied de paix est , pour chneun , de
sait de l'habit blanc, et la petite tenue neuf cent quatre-vingt-quatorze , et
de rhabit bleu de ciel. sur le pied de guerre, de mille quatre-
Lors du retour des Bourbons , en vingt-un hommes.
1814, les carabiniers reprirent leur Les deux réiiments de carabiniers
ancien nom de carabiniers de Mon- ont l'habit bleu céleste, boutons blancs
sieur. La restauration, conséquente empreints d'une grenade à numéro,
avee son principe, s'appliquait à ex- buflleterie jaune avec piqûre blanche,
humer toutes les vieilleries féodales casque en cuivre avec chenille rouge,
des temps passés, sans tenir aucun cuirasse en cuivre. Le 1" régiment a
compte des modiiications que le temps les parements, retroussis, passements
avait apportée dans les idées (*). Le du collet, bleu céleste , collet et re«
20 mars 1815 fit raison de cette ab- troussis garance, épaulettes écarlate.
surde qualification , et remit les cara- Dans le 2*, le collet et les retroussis
biniers sur le pied où ils étaient au- sont de la loéme couleur que le fond
paravant. de Thabit.
Louis XVTII, en quittant la France, En terminant notre article , nous rendit, le 23 mars 1815, une ordon- dirons que les carabiniers soutinrent nance de licenciement de l'armée, qui avec éclat leur vieille renommée penne reçut son exécution qu'après les dant les guerres de la république et désastres de Mont-Saint- Jean ; et , de l'empire. Mais , comme nous dé« lorsqu'à son second retour, il recons- posserions les bornes qui nous sont titua l'armée, il ne comprit dans son miposées , si nous énumérions leurs organisation qu'un seul régiment de feits d'armes, nous nous contenterons carabiniers, à quatre escadrons, sous de rappeler ici quec*e8t après TafTaire le titre de carabiniers royaux. L'ef- d'Arlon , où ils enfoncèrent un carré fectif de ce régiment était de cinq de dix mille hommes , que les carabieent vingt hommes. Il reprit quelque niers reçurent le surnom de bouchers temps après le titre de carabiniers de de l'armée , qui , à notre avis , vaut Monsieur^ qu'il quitta définitivement bien, malgré tout ce qu'il a de terrilorsque Charles X fut monté sur le ble, celui dont l'ancien régime et la trône. restauration les avaient affublés.
Une ordonnance du S7 février IS95 Le corps des carabiniers a eu suc*
créa un deuxième régiment de cara- cessivement pour chefs , depuis sa
biniers ; et les deux régiments, portés création : Louis XIV, le duc du Maine,
à 8Î3C eseadrons , présoitaient ctiaeua son bfttard , Louis XV , le comte de
un effectif de six cent soixante et dix- Provence (Louis XVIII) , le prince de
(*) Du resle, il est encore pli» étoonant P^'^bes, le comte de Gisors, le coin te
de voir, après la révolution de juillet et sous Poyanne, le comte de Cbabril-
un i-égime constitutionnel . l'anomalie non got. SOUS Tempire, le prince LOUIS-
moins choouante que présente Vjinnuoire fiapoléon Bonaparte, connétable de
rmlitaire officiel, en désignant des régimenls "empire, fut Un moment COlonel gé-
tels que le t*' de dragons, le i" et C de néral des carabiniers , et le prince
hncim et le i*' de hussards comme faisant Borghèse , duc de Guastalla , a été oo*
partie du j^Hîmoine des fib da dief de lonel du 1"*^ régiment de cette arme.
l'^t« A la restauration , le duc d*Angou»
CAft FRANCE
CAR
léme prit le titre de colonel général des carabiniers , qu*il a conservé jusqu'en 1880.
Carabins. — Beaucoup d'écrivains militaires prétendent que les carabins ont donné naissance aux carabiniers; Doas pensons, au contraire, qu'il n'y a aucîine espèce d'analogie entre les carabins du temps de H^nri III et de ses successeurs « et les carabiniers qui ont été institués plus tard.
Henri IV eut un grand nombre de carabins, mais ils ne formaient pas un corps séparé de la cavalerie ; ils en étaient les èclaireurs et les flanqueurs. Ils étaient attachés aux compagnies de cavalerie, à la gauche desquelles ils se formaient par petits escadrons de trente à cinquante hommes.
Les armes défensives des carabins , dit Montgommery, étaient unecuirosse échancrée à l'épaule droite , afin de mieux coucha en joue ; un gantelet à coude pour la main de la bride ; un cabasset en téte ; et , pour armes offensives, une longue escopette de trois pieds et demi de long pour le moins , et un pistolet.
Pour combattre, ils se formaient, comme nous l'avons dit, en petits escadrons plus profonds que larges; et, à un sipial convenu, ils s^approchaient de l'ennemi. Chaque rang, devenu successivement le premier, faisait sa dédia rge, et Tenait ensuite se reformer à la queue de Fescadron et j recharger ses armes, jusqu'au moment où la cavalerie s'élançait en masse sur Tennemi; ils se ràiraient alors en arrière, et se préparaient à poursuivre rennemi, ou 5 soutenir la retr iite en cas d'échec. On voit donc que les carabins avaient, par leur service et par leur manière de combattre, un plus grand rapport avec notre cavalerie légère qu'aver les carabiniers, qui sont compris dans la grosse cavalerie.
Louis XIII forma des régiments entiers de carabins, et ils eurent dès lors un général pour les commander. Cette milice fut supprimée par Louis XIV.
Caraccioli (Antouie), prince de Melfi , maréchal de France et abbé de
^iot-Victor, mort en lô60» naquit à
Melfi , dans le royaume de Naples , au commencement du seizième siècle.
Après avoir reçu une édueation brillante , il vint à fa cour de François I"; mais bientôt un accès de dévotion lui fit quitter la cour pour se mettre en retraite chez les dominicains, établis dans le désert de la Sainte-Baume.
Plus inconstant que dévot , il revint ensuite à Pans , entra chez les chartreux , et passa de là chez les chanoines réguliers de Saint-Victor, dont il fut nommé abbé en 1543. Son humeur t) ranni(]ueettracassière le porta encore à quitter cette abbaye pour révéché de Troyes: Enfin, piqué de n'avoir pu obtenir le chapeau de cardinal, Caraccioli embrassa le calvinisme qu'il prêcha publiquement dans son diocèse, se maria , reprit son titre de prinre , et se retira à Châteauneufsur- Loire, où il mourut en lô69. On a de lui : h ÂHrokr de la vraie reltgion, Paris, 1544, in-16; écrit composé avant son changement de doctrine;
âuelques poésies, et plusieurs lettres, ont celle qui est adressée à l'évéque de Bitonto, pour justifier Montgommery de la mort de Henri II, est insérée dans le recueil des épitres des princes de Ruseelli.
Cabaccioli (Louis-Antoine), littérateur fécond, né à Paris en 1721, était issu de l'illustre famille des Caraccioli de Naples. En 1739, il entra dans la congrégation de POratoire; et, après de longs voyages en It;ilie , en Allemagne et en Pologne, où il trouva d'utiles protecteurs, il revint en France, et ne s'y occupa plus que de littérature. Mort à Paris en 1803, dans un état voisin de l'indigence, il a laissé un nombre immense d'ouvrages mainte»
nant oubliés , dont les titres seuls rempliraient plusieurs colonnes, et présentent souvent de singuliers contrastes. iNous citerons : P Année sainte, ouvrage instructif sur le jubilé ; le Ca* têchisyne de la constitution française; le Langage de la religion^ le Mcîgnifi'» cat du tiers était etc., etc. Le meil* leur de ses écrits est le recueil des Lettres intéressantes de Clément XI f ', Paris , 1 776. Ces lettres sont , du reste \
apocryphes en grande partie, bien gue , par une bizarrerie qui n'est pas sans eiemple, CaraocioU ait soutenu
jusqu'à sa mort qu'il en était simpiepoent ie traducteur. On lui doit enèore : 1* Caraetèresdetamitié, Francfort, 1766, in-12; le Cri de la vérité contre la séduction du siècle;
les J\fiUts clémentines: 4° les P^ies dueardfnal deBérolle, deBenottXIV, .de madame de Maintenon, de Joseph II , etc. La Convention avait fait à Carac- .cioli une pension de deux mille livres.
Cabafa (Midiei - Henri - François* Aloy8*Yincent-Paul) , compositeur dramatique, naquit à Naples en 1785. Il étudia la musique avec Fenaroli et Chérubin! , mais il embrassa bientôt la carrière des armes , et servit dans la çnrde de Murât. II fit, en qualité d'officier d'ordonnance de ce roi , la campagne de Russie. A partir de 1814 , M. Carafa se livra sans réserve à l'art qu'il avait cultivé pendant sa jeunesse, et il lit représenter son premier opéra. Jusqu'en 1821 , il travailla pour la scène italienne; mais, cette année, il fit pour le théâtre Feydeau l'opéra de Jeanne d'Arc^ qui n'eut pasun très-grand succès , bien que la musique en soit fort yemarquable. En 1822 , il fit représenter au même théâtre le Solitaire ^ le plus populaire de ses opéras. En 1825, il Gt jouer à l'Opéra la Belle au boU dormant. Pendant toute celte époque, M. Carafa avait ré.sidc tantôt à Paris , tantôt en Italie , et avait travaillé bien plus pour la scène italienne que pour nos théâtres; à partir de 1827, il se fixa à Paris, et se fit naturaliser Français. Il a compose depuis lors plusieurs ppéras , et surtout Masaniello (X^'ïè) ^
3ue M. Fétis regarde comme son chef- 'œuvre. Kii 1837, il a été nommé piembre de f Académie des beaux-arts.
GABArrB ( Armand -C), peintre, élève de Lafîrpnée , était à Komc à i'époque de la révolution , et revint rn France^ y prendre part. A la liu de 1794 , on le vit aux jacobins rédamer la liberté indéfinie de la presse, alors aue la réaction était au plus fort; il (Umanda au&âi (^ue ïailieu , Fréron et