‹ France. Dictionnaire encyclopédique (volume 5)Chapitre 24 sur 86 · ERS · texte numérisé non relu

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l^ecointre de Versailles fussent cbalséi des jacobins pour les avoir calomniés^ Deux jours après , Caraffe fut mis en arrestation ; il y resta jusqu'au 13 vendémiaire an IV, et vint à cette époque défendre la Convention. Il abandonna alors la carrière politique pour se livrer de nouveau à son art. Dès l'an 1 789 , il avait exposé trois dessins , dont les sujets étaient assez bien choisis s c'était PopUitiS traçant un cercle autour Àntiochus Agis rétablissant à Sparte les lois de Lycurgue, etJaU $aM brûler km te» actes tendant à détruire VégaUiti* Après sa sortie de prison , il exposa divers sujets peu importants* en général empruntés à TO^ rient; dès Tan rx tl n^exposa plus; peu après H partit pour la Russie, où il passa quelques années utiles pour sa fortune , mais funestes à sa santé. De retour à Paris en 1812, il languit ius* qu'en 1814, époque de sa ipoit. U a peint un sujet allé?;orique que l'on voit a l'hôpital de la Charité, et qui est fort estimé; on a aussi de cet artiste unft colleetion de costumes orientaux. Le Louvre possède un tableau de Caraffe, représentant le Temps brisant les aUes de V Amour ^ qui se console dans les bras de f Amitié.

Car AMAN (famille de). — Les Caranian ont la même origine que les marquis de Mirabeau ; les uns et les autres ont pour premier ancêtre un certain Gérard Arriglietti , originaire de Florence , qui , forcé de fuir devant les Giielfes , vint , au milieu du treizième siècle , chercher un refuge en Provence, où il s'établit avec sa famille. De quetii, première abréviation , est venu Jiiquet, encore plus court, et véritable nom français , qui fut porté par l'auteur du canal du Languedoc.

lUquet de Bonrepos, son fils cadet , est le premier comte de Caraman qui soit devenu célèbre. Il fit presque toutes les campagnes du règne de Louis XIV, particulièrement celles de Flandre, et se signala par une bra?

yonre peu oommnfle , qui le fit élever au grade de lieutenant général. Sa retraite de Wange, en 1705, est un des plMS beauj( f^its d'armes qui soient

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connus ; LoQîs XIV l'en lrécom{)en8a

en lui conférant une grand' croix de Saint-Louis, quoiqu'il n'y en eût pas alors de vacante. Il mourut en 1730, à râge de quatre-vin^s ans, ne laisfcint point ne postérité.

Les Caraman actuels descendent aussi du fondateur du canal de Langnedoc , mais par un antre de ses fila.

J^.'M. de Riquet, comte de Caba- MAiv , né le 16 juin 1727, était arrière-

Setit-ûls du fameux Riquet, créateur u canal de Languedoe, et fila de V.-P.-F. de Riquet, comte de Caraman , lieutenant général des armées du roi. En 1743, il reçut le brevet de capitaine dans le régiment de Berri- Cavalerie, et se distmgua tellement à la bataille de Fontenoi, qu'il fut nommé colonel du régiment de Vibraye-Dra-

g' jns, qui prit le nom de Caraman.

n 1750, il épOQsa la princesse Marie* Anne de Chimay, fit toutes les campagnes de Flandre, de la guerre de aept ans, y déploya une grande habî* leté et une rare valeur, et defint successivement maréchal de camp, lieute* nant général et commandant générai de la Provence. La révolution l'ayant forcé de quitter la France , il se rendit auprès des princes français à Coblentz, reçut, en 1792, le commandement d^une division de cavalerie, et fit la nampagne de Chanftpagne. En 1803, il rentra en France, et mourut le 24 janvier 1807. Il laissa trois liis et cinq filles. L*un de ses fils , marié à mademoiselle de Cabarrus, femme Tallien , est devenu prinoe de Gbimayt du dief de sa mère.

Fictor Riquet, marquis de Ca- BAKAiv, pair de France, ambaasa* deur à Vienne , cmigra en 1791 , et ne rentra en France qu à la restauration.

Il passa vingt-trois ans chargé, dit-on, de missions pour le roi et les princes français , près des cours d'Allemagne et de Russie. En 1814, Louis XVIII le nomma ambassadeur à Berlin , pair de Franee en 181S , et , en- 1810 , ambassadeur à Vienne.

Fictor , comte de Cabaman , fils du précédent, fit ses premières armes >n Prusse et en BeUande, tn qualité

d'offlder d'artillerie. Devenu aide de

camp du général Caulineourt , il passa , en 1813, dans la maison militaire de l'empereur; prit, en 1814, une part brillante à la bataille de Graonne, fût cité avec distinction dans le bulletin oflBcîel. En 1816, il fut nommé membre de la commission chargée de la réorganisation de TEcole polytechnique.

Maurice Riquet, comte de Cabaman, frère du marquis et oncle du précédent , maréchal de camp et membre de la ehambre des dépotée , émigra en 1791. Il rentra en France en^l800, par suite de la pacification consulaire. En 181 1 , il fut élu membre du Corps législatif par le sénat conservateur.

Maréchal de camp en 1814 , il commanda successivement, en 1815, à A n-

âouléme et à Arras. Le deoartemeot u Nord le nomma roemore de la ehambre des députés en 18S4. Il est mort en 1837.

François-Joseph' Philippe , comte de <Ubaican, prince de Chimay, second frère du comte Victor, est né en 1771 . Le département des Ardennes le nomma, en 1815, membre de la ehambre des députés, oà il vota avec la minorité; il ne fut pointréélu Tannée suivante. Le titre de prince de Chimay lui vient d'une terre de ce nom qui lui échut pour sa part dans la succession de son oncle. Il a épousé, en 180&t madame Tallien, dont nous parieront sous ce dernier nom.

Cabausius (Marcus Aurelius Valerius) naquit chez ks Messapiens, peuple de la Gaule Belgique , entre la Meuse et l'Escaut. S'étant distingué dans la guerre que Maximilicn Hercule eut à soutenir contre les Bagauobs (voyez ce mot), il fut chargé d'équiper une (lotte a Boulogne pour délivrer rOcean des nombreux pirates qui i'iufestaient, et pour défendre les odtes de la Belgique et de l'Aquitaine contre les Francs et les Saxons; mais de graves suupt^ons s'étant élevés sur sa conduite pendant cette guerre, l'empereur prononça contre lui la peine de mort.

Averti à temps du danger qui le menaçait, Carausius se fit, en 287, reconnanre empereur par les légions de U

CAE LmiVERS. CAR

Grande-Bretagne, et dès lors résista à toutes les tentatives faites pour le renverser, par iMaximilien Hercule, qui fut enfin obligé de traiter avec loi et de lui abnndonner la possession paisible de rîle. Carausins y régna tranquillement jusqu'en 293, époque à laauelle il fut assassiné par AliectQS, un de ses principaux officiers , qui se fit proclamer empereur à sa place. Les médailles de Carausius sonttrès^urieuses j l'une porte au revers: Exvictâtb tbni; et, dans la longue suite des empereurs romains, c'est la seule qui offre une telle légende. Une autre semblerait indiquer que Carausius a été reconnu

rtar Dioclétien et Maximien; car on it autour des têtes accolées des trois empereurs : Cabavsivs et fb4tbes svi. Cette médaille a été publiée et expliquée par G. Oderico, dans une lettre que le journal de Pise De' letterati a publiée, en 1782. Oenebrier a donné VHistoire de Carausius prouvée par les midaiUes, Paris, 1740, in-4«>, ouvrage moins complet que celui de l'Anglais G. Stuckeley, Londres , 1757, in-4*.

Cabbon (François-Joseph), dit le petit François, était né à Paris. Matelot à l'époque de la révolution, il se jeta dans le parti roy aliste, devint chef de chouans, se distmgua par son courage et ses cruautés, refusa de proflter de l'amnistie consulaire, passa en An-

âleterre en 1799, et en revint au mois e novembre 1800, pour exécuter le plan d'assassinat conçu contre le premier consul , et qui 'devait être exécute au moyen de la fameuse machine infernale , dont Texplosion eut lieu le 3 nivôse an ix dans la rue Saint-rs'icaise. Carbon , qui conduisait la fatale charrette, se cacha, et fut arrêté quelques jours après. Traduit devant le tribunal criminel de la Seine avec Saint-Régent, il chercha à se sauver par des révélations , mais il n'en fut pas moins condamné h mort le 16 germinal suivant.

Carbon -de-Fltns-des-Oliviebs (Claude- Louis-Marie-Kmmanuel) , iittératenr, naquit à Reims en 1757, et ilébuta par une ode sur le sacre de

JjouîsXP'1, 1775. Quelque temps après, il vint à Paris, où il inséra un grand nombre de poésies fugitives dans l'Almanach des Muses etd*autres recueils littéraires. lî existe aussi de lui plusieurs pièces de théâtre : le Mari di' recteur, comédie ; la Papesse Jeanne^ vaudeville , etc. Il mourut à Vervins en 1806. Ce littérateur, qui ne portait d'abord que le nom de Carbon, comme son père, y ajouta successivement ceux de FÎbM et des OUoters; cette manie lui valut ce distique de la part du poète Lebrun :

CBrboD-deFlinsdes-Oiiviers A piv* de nom qm de kurien.

Carbonari. Ce mot est italien , et signifie charbonniers. Il fut appliqué à des conspirateurs guelfes, qui, afin d'échapper à la surveillance des Gibelins, se réunissaient pour comploter au fond des bois, dans des cabanes de charbonniers, d'où on les nomma euxmêmes charbonniers. Nous n*avons

fias à nous occuper des carbonari de 'Italie ou de l'Allemagne, ni de l'origine de cette association ; nous dirons seulement que la charbonnerie nou9 semble être une des ramifications de la frnnc-maçonnerie. Ce fut en 1818 , qu'après un projet avorté d'insurrection, quelques membres de la loge des Amis de la vérité, qui n'était alors qu'un foyer de répubhVanisme, poursuivis par la polire de la restauration, se réfugièrent en Italie, d'où ils rapportèrent le plan d'une association carbonique. Voici , d'après le fameux rapport du procureur général Marchangy, auelle était l'organisation de celte société : Il y avait d'abord le comilé directeur, ou la vente suprême; ensuite les ventes d'arrondissement, formées des chefs de ventes , et qui correspondaient avec la vente suprême

f)ar l'entremise d'un député pris dans eur sein ; venaient ensuite les ventes de canton , qui envoyaient un député aux ventes d'arrondissement. Les ventes , tout en sachant qu'elles avaient des sœurs, ne se connaissaient pas entre elles. L'association devint bientôt redoutable par le nombre et le courage de ses membres; elle enve«

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