‹ France. Dictionnaire encyclopédique (volume 5)Chapitre 28 sur 86 · CAB · texte numérisé non relu

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UUNIVERS.

collection de Tablé Soubvie , quelque

nombreuse qu'elle filt, était elle-même incomplète. Jusqu'à la terreur, la caricature n'épargna personne; sous l'empire et sons la restauration, prives de la liberté , nos artistes ne purent que traiter de petits sujets de mœurs, tels que les Incroyables et les Merveilleuses de Carte Vernet, ou lancer quelques attaques contre rétnnî^er, telles que les charges sur les Anglais, sur les Cosaques, etc. , (juelques timides sarcasmes contre les émigrés , etc.

Si In p;raviire avait donné l'essor à la caricatcire, qu'on juge des résultats que dut avoir la découverte de la lithographie : dès lors la cherté de la gravure cessa d'être un obstacle , et la verve de l'artiste n'eut plus de frein. Aussi est-ce depuis cette époque que nos caricatures sont devenues de véritables oeuvres d'arts. N'oublions pas ici de placer au premier ran^ Ciiariet, dont les lithographies sont si spirituelles et si françaises. Kn 1830, la caricature re> devint politique. Philippon fonda alors ie journal de la Caricature ^ qui (it une guerre si acharnée à tous nos hommes politiques. En 1832, apparut Ip C/iarivarij qui a acquis, on peut le dire,une célébrité universelle. Les rt/wiiures de Mayeux servirent, pendant deux ou trois ans, à fronder tous les. ridicules. Quand les lois de septembre eurent tué la caricature politique, on vit apparaître les Macaires; et les scandales de notre époque fournirent à Daumier une foule de sujets dont le •recueil sera à jamais la juste punition de l'impudence des industriels de ce temps 81 fécond en impudences. La caricature aujourd'hui en est réduite à retracer quelques ignobles scènes de bal masqué , quelques naïvetés immorales d*e^»l» terr&Uet, la vie des anlmaux, etc. Sans doute elle aimerait nneux s'en prendre aux fautes de nos iiommes d'Etat, aux insolences de l'étranger, se faire Tinterprète de Tindi* gnation du sentiment national justement blessé-, mais de tels sujets lui sont i nterd its. U n ennemi vigilant brise ses crayons toutes les fois qu'elle se bannie à traiter quelqu'un de ces su-

jets. Cet ennemi, c*est la censure'.

Cabtgnan, anciennement Yvoy, EpocUum, existait dès ie temps des Romains , qui y tenaient garnison , et était traversée par la route romaine de Reims à Trêves. Après avoir appartenu successivement aux comtes de Chiny, aux ducs de Luxembourg et de Bourgogne, cette ville faisait partie des domaines de la maison d'Autriche lorsqu'elle fut prise, en 1637, par le maréchal de Châtillon. La paix des Pyrénées , en 1659, en assura la possession à la France; mais Louis XIV la donna , en 1661, au comte Emmanuel, Philibert de Soissons- Savoie, en faveur duquel il Térigea, Tannée suivante, en duché, sous le nom de Carignan, qu'elle a toujours porté depuis. Le roi ne s'était réservé que la souveraineté sur ce duché ; les impôts y étaient perçus pour le duc , au nom duquel la justice était rendue par un bailli , un lieutenant et un greffier. Le duché de Carignan fut acheté, en 1752, par le duc de Penthièvre , qui le donna a sa fille, la duchesse de Cliartres, mere de Louis-Philippe.

Carignan (siège de). — Le jeune comte d'Enghien , François de Bourbon , étant venu , en l.'>44, remplacer en Piémont le vieux Boutières, avait repris le siège de Carignan abandonné par son prédécesseur. Cependant Duguast fut attaqué et battu à Cérisoles (voyez ce mot). Après cette mémorable victoire, le gouverneur, Pierre Colonne , ayant résisté deux jours à un assaut opiniâtre , et ne possédant plus, du reste , un grain de blé dans la place, la rendit aux assiégeants.

Carillon. — On nomme ainsi un assortiment de timbres ou de petites cloches, tous dans des tons différents, au nioven desquels on joue des airs les jours de fêtes religieuses ou de réjouissances publiques. JNous n'avons rien trouvé sur la date de leur invention, mais il est à présumer qu*elle a suivi de prèn celle des cloches, et qu'ils nous sont arrivés d'Orient avec elles. Les carillons, ordinairement placés dans les docbers des cathédrales et quelquefois dans les beffrois des châteaux t

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