‹ France. Dictionnaire encyclopédique (volume 5)Chapitre 38 sur 86 · UU NI VERS · texte numérisé non relu

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et, lorsqu'ils virent que Je général Freire se disposait n lever son camp aven ses troupes régulières, ils se jetèrent sur lui et le massacrèrent avêc la plus grande partie de son état-major. Ils se donnèrent alors pour chef je baron d'Ëben, oihcier hanovrieo.

.et le forcèrent, fous petne de la viei h .accepter le commanoement.

Celui-ci craignant , s'il imitait la conduite de son prédécesseur, d'avuir le même sort, se disposa aussitdt à prendre l'offensive. Il fit, en cons«> quencc , déborder par son aile droite la gauche des Français , adossée a des rochers qui leur coupaient la retraite, et emporter d'assaut le village de Linoso , situé en avant de leurs lignes.

Cette position fut reprise par les Français ; et le maréiâial Soult ayant été informé que les Portugais se dispo- . saient à une attaque générale, résolut de les prévenir.

Le 30 mars. Il dénloya ses troupes en bataille sur les oauteurs de Carvalho da Este. Le général Delaborde commandait ia division du centre, e( était soutenu pariadifisiondedragoiit du général Lorge; le général Heudelel était à l'aile droite; le général Permet commandait l'aile gauche et avait derrière lui la division de eayaleriè légère du général Franceschi. Une batterie, phuce en avant des lignes, donna le signal de TaLtaque : la divi< sion du centre s*ébranla aussitôt , et, sans répondre à la fusillade de Tennemi, s'avança sur lui l'arme :m bras.

Cette marche audacieuse déconcerta les Portugais , et , au moment où les Français arrivaient sur eux, ils se débandèrent et prirent la fuite. I.a cavalerie les poursuivit et en Ut un horrible carnage: elle entra pêle-mêle avec les fuyards dans Braga, traversa cette ville et ne s'arrêta qu'à deux lieues au delà. Les pertes de l'ennemi furent considérables : sou artillerie, ses drapeaux , ses bagages et sescais* ses militaires tombèrent au pouvoir des vainqueurs. I^e maréchal Soult établit son quartier général à Braga, et ses avant-postes pHreit position a trois lieues en avant, à Tsbossa , sur

la route d'Oporto. Les jours suivante, les villes de Barcelos et de Guimaraens , découvertes par la dispersion de l'armée portugaise , seçnrent des garnisons françaises.

Caby (Félix), antiquaire, fils d'un libraire de Marseille, naquit dans cette .ville le 24 décembre 1699, et y mourut le 15 décembre 1754. « Il avait , dit « l'abbé Barthélémy , un beau cabinet V. de médailles , et une précieuse col- .« lection de livres assortis à sor « goût. » En 1752, il fut nommé correspondant de l'Académie des inscriptions et belles-lettres. On a de lui : 1* Dissertation sur la fpndoikm 4f Marseille , sur Ihistoire des roU tbt Bosphore cimmérien , et sur LesboncLX^ philosophe de MUyléti€j Paris, 1744,W]3 ;2o Hittofre de$ roU de Thrace et de ceux du Bosphore cinh 7nérien, éclaircie par les médailies, Paris, 1752, ia<4o. C'est son ouvrage le plus important. U avait laissé omk nuscrit un dictionnaiva proveiiçBt avec les étymologies ; malheureusement ce U^vaii est perdu, l^s médailles du cabinet de Cary ont o(é .achetées pour le cabinet des médailles et antiques de la bibliothèque du roi.

Cabzs (le comte de) , officier de mer, sur lequel nous n*avons aucun renseinement biographique, et qui peut* tre appartenait à la même famille que le comte de Garces. Deux historiens de Taucienne marine écrivent son nom d'une manière différente: suivant Tun , cet officier se nommait Carse; suivant l'autre, Car ze. Maïs tous deux s'accordent pour lui donner la qualité de comte. Ils n'en font mention qu'à propos des événements maritimes du second siège de la Rochelle. A la sanglante bataille du 27 octobre 1622, le comte de Carze servait sous les ordres du duc de Guise, amiral de l'armée française. LesRochellois ayant envoyé deux brûlots contre le vaisseau amiral, parvinrent à le mettre en feu.

Le duc de Guise , déjà exposé à toute l'artillerie des vaisseaux de la ville protestante, se trouva dans ia position la plus critique. Plaçant Tavannes à la proue , le comté de taize à la poupe ,

CAS .*BEASCE.

le comte de la Rochefoucauld au grand

mât , et se réservant de se porter luimême partout où sa présence serait oécQSsaire , il it intiépideineiit ftce à tous les dangers. Les Roebelloif , M*

gués d'une résistance si opiniâtre, se retirèrent, et le salut du vaisseau amiral contribua puissamment au succès éclatant qui marqua cette journée.

CAS\-BiANr.A f T.ucien") , frère du comte Raphaël, entra très-jeune dans la marine , y servit avec distinction, fiât iiommé, en i792, membre de la Convention où il vota In détention indéflniedu roi Louis XVI, et entra, plus tard, au Conseil des Cinq-Cents.

Rentré au service, il fit partie de l'expédition d'itcvpte comme capitaine du vaisseau rorient, et se trouva en cette qualité à la bataille d'Aboukir; atteint '|>ar un boulet , il fut englouti à Texplesion de son bâtiment, et périt avec son fils, âgé de dix ans, qui ne voulut pas le quitter. Ce trait touchant de' piété filiale a été célébré par Lèbnm et Chénier.

Casa-Biaiïca (Pierre - François), fils du comte Raphaël, naquit a Yescovato en 1784. Son ' activité , ses talents , sa valeur lai méritèrent , en- 1811, le grade de colonel. Ce brave fit constamment partie de l'armée dans les campagnes d*Alleniagne et da Prusse depuia '1806, et mourut couvert de blessures dans la désastreuse expédition de Russie en 1812.

Casa-Bianga ( le comte Raphaël de) , lieutenant général, ele., né en 1738, à Vescovato en Corse, d'une famille noble et ancienne , prit parti dans les troupes que Louis XV envoya pour achever de soumettre Ttle, et devint colonel du régiment Provincial-Corse, qu'il commandait en 1789.

L'année suivante il fut envoyé par ses concitoyens comme député extraordinaire à TAssemblée constituante.

Peu de temps après, il passa à l'armée du JNord et y combattit avec la plus grande bravoure. Nommé maréchal de camp, il fut employé à Tarmée des Alpes, puis envoyé à Ajaccio, et reçut bientôt après Tordre de se tenir prêt à aVmbarquer avec l'amiral Tïruguet

pour la Sardaigna' qvd l'an fonlail

prendre.

Cette expédition ayant échoué , le général Casa • Bianoa fut chargé du aoinmandement da Caivi , et presque aussitôt assiégé par les Anglais. Il n'avait avec lui que six cents hommes ; la place était mal fbrtifiée , et presque sans munitions et sans vivras; néanmoins il y soutint trente-neuf jour» de siège et un bombardement qui réduisit en cendres la plus grande partie de la villa. Resté avec quatre-vingts hommes exténués de faim et de fatigues, il capitula, mais a des conditions honorables. Sa glorieuse défense lui avait valu, pendant le siège, le brevet de général de division. Il joignit l'armée d llalie, commanda à Gènes , où il calma les esprits, puis fut envoyé, par le IMrectotre exéeatif , en Bretagne. Il quitta le service en 1 799 , époque où Bonaparte , devenu premier consul , le nomma membre du sénat conservateur, et svceeaslvenent comte de l'empire et grand-officier de la Légion d'honneur. Appelé à In pairie par le roi en 1814 et par l'empereur, en 1815, il fut etdti I la seconde vea« tauration, puis réintégré en 1819, ce qui lui valut, comme à tant d'autres, une place dans le Dictionnaire des girouettes. Il est mort en 183S.

Cas al ( sièges de). — En I5r>.'>, le maréchEil de Brissac s'empara de Casai, en Piémont, avec auUmt de hardiesse que de bonheur. Le gouverneur et ses soldats , ainsi que toute la noblesse de l'armée impériale qui s'y était réunie pour un tournoi, eurent à peine le temps de se jeter sans habits et presque sans armes dans la citadelle.

Les ennemis capitulèrent, promettnnt de se rendre s'ils n'étaient secourus dans vingt-quatre heures. Sur ces entrefaites , on eut avis de rapproche de Pescaire ; Brissac alors fit avancer les horloges et la citadelle se rendit.

— En 1630, l'armée espagnole tenait le général Thoiras étroitement assiégé dans Casai. L'armée française étant arrivée sous les murs de cette ville, on allait en venir aux mains, lorsque INIazarin, alors gentilhomme du pape, parvint à*

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L'UiaV£RS.

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foire reconoattre le traité de Batis-

bonne pnr le général espagnol , et Tboiras fut ainsi délivré, après sept mois d'une brillante défense.

D'après le traité de Ratisbonne, les Français et les Espagnols devaient évacuer en même temps le Montferrat.

Les premiers devaient livrer la ville de Casai au prince Fenlinand, second fils du duc de Mantoue; et des soldats montferrins devaient former la garnison de cette ville. Mais cette deroière clause fut éludée; les soldats montferrins, laissés dans Casai, n'étaient autres que des soldats français qui avaient changé d'uniforme. Quand les Espaf^Dols eurent repassé le Pd, deux régiments français revinrent tout à coup en arrière, 'et introduisirent dans Casai un convoi de provisions.

Cependant de nouvelles négociations les déterminèrent à se retirer encore une fois; mais ils y laissèrent quatre cents hommes, qui se cachèrent dans les caves de la citadelle. Enfin , le 6 avril 1631 , un nouveau traité de paix fut signé à (^herasco, et termina Ja guerre de la succession de iMantoue. Le 2 juillet 1681, les Ftançais évacuérent détinitivement Casai et tout le Montferrat.

Casal-Pust£blengo (combat de).

— Le 8 mai 1796, Bonaparte avait remporté à Fombio une éclatante victoire sur les Autrichiens commandés

()ar le général Lijptay. Dans la soirée , e général Beaulieu, qof accourait au secours de Liptay avec neuf bataillons et douze escadrons, arrive à Casal- Pusteriengo, non loin du champ de bataille. Di il apprend la défaite de son colièçue et forme la résolutiondemettre la nuit à profit pour essayer de surprendreles vainqueurs et de reoccuper Codo-

Sno dont ils s'étalent emparâ* Il prt la tête de ses troupes, arrive à deux heures du matin en vue de Codogno et surprend les avant-postes de la division du général la Harpe. Au premier bruit, ce général avait sauté en selle; mais déjà ses troupes étaient aux prises avec l'ennemi et faiblissaient. Il commençait à rétablir le combat, lorsque, frappé d'une balle, il tomba sur le coup.

Sa mort répandit Talarme parmi les

Français, et les Autrichiens en profitèrent pour redoubler d'efforts. Sur ces entrefaites, le général Berthier, informé qu'on se battait à Codogno, rallia la division la Harpe, et culbuta ]e.s Autrichiens au moment où ils se croyaient sûrs de la victoire. Il les poursuivit jusque dans Casal-Pusterîengo, s'empara de cette ville, et força Beaulieu à se retirer eu toute hâte siir Lodi.

Casalta (N.), général de brigade, etc. , né en Corse, vers 1760 , tut employé à l'armée d'Italie, devint général dé brigade, et repassa en Corse, en 1796. Là, il diflssa les Anglais de Bastia , et s'empara de Saint-Florent.

Renvoyé dans Pile Tannée suivante, il apaisa les troubles qui venaient d'y éclater. Nommé membre de la junte d'administration , en I8t5, il se mit à la tête du camp de Bastin , et contribua, par son énergie, a taire arborer les trois couleurs. La bataille de Waterloo le rendit à la vie privée.

CASANOVA. (François), peintre de batailles et de paysages , naquit a Londres, en 1730, de parents vénitiens, retourna fort jeune à Venise, et y reçut une belle éducation qu'il sut mettre à profit. L'étude des langues aocienoes et modernes, celle du dessin, occupèrent ses premières années. Casanova vint plus tard à Paris, apportant avec lui quelques essais de ses talents , et y fut re^ avec bienveillance; ayant eu occasion de présenter quelques-uns de ses ouvrages à Parocel, cet habile peintre s'empressa de lui donner des conseils, qui lui fiirent d'une grande utilité, surtout pour le dessin des chevaux. L'étude des tableaux flamands qu'il vit dans un voyage en Allemagne contribua beaucoup à lui fitire mettre dans ses tableaux la correction et l'harmonie qui y manquaient encore. ])e retour a Paris, l'Académie de peinture s*empressa dfe l'agréer, et peu après, en 1768, elle l'admit au nombre de ses membres, snr un tableau représentant un combat de cavalerie. Depuis il exposa, en 1765, uue Marche d^armée^ deux batailles, on

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