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Espagnol à cheval ; en 1 767, sept tableaux de genre; en 1769, deux sujets de chasse, trois paysages ; en 1771, les BtUaUleêdeLens et de Fribourg^tx deux paysages; en 1776, treize tableaux de genre, paysage, animaux , chasse , sujets militaires; en 1779, quatre paysages et deux cavaliers; et en 1781, sept paysages et deux sujets militaires. L'eflet que produisirent ces tableaux ' augmenta la réputation de cet artiste, et plusieurs princes 8*empressèreDt à Tenvi de mettre ses talents à contribution. Le prince de Condé lui fit faire, eu 1771, pour la galerie du palais Bourbon, les hataOleê de Pribourg et de Lens. L'impératrice Catherine le chargea d'immortaliser ses victoires sur les Ottomans. Favorisé par la fortune, accueilli dans les meilleures sociétés, pour son esprit et son éducation, Casanova aurait pu vivre à Paris heureux et tranquille; mais son goût pour le luxe lui ayant foit contracter des dettes , il prit le parti . pour se soustraire à ses créanciers, d'aller à Vienne finir les divers ouvrages dont il était chargé. Ce fut près de cette ville , à BranI , qu'il mourut, en 1805; il était alors occupé à peindre un tableau représentant ["inauguration de Vhôtel royal des Invalides, par Louis Xiy, Cet artiste, toujours jaloux de filire respecter les artistes, se trouvait un jour à dîner i Ik z le rointe de Knunitz, avec des ambasbudeurs de divers princes d'Allemagne : la conversation étant tombée sur Rubens et sur son ambassade, une des excellences se mit a dire : « C'était vraisemblable- « ment un ambassadeur qui s'amusait à « peindre.» — «Non, repartit Casanova, « c'était un peintre qui s'amusait a être « ambassadeur. » Parmi les élèves de Casanova on ^t citer Loutberixwrg, Mayer, ^'orblin , etc. Le Louvre possède de cet artiste deux tableaux représentant une bataille et un choc de cavnlcÉte ; et trois dessins : une marche d'animaux et deux cavaliers.
Casaque. — On appelait ainsi autrefois un manteau assez semblable au vêtement de dessus de nos bedeaux, ouvert par-devant, à pans prolongés
et à manches longues et fermées. Les casaques se mettaient, suivant l'occurrence, par-dessus Farmure, le justaucorps ou la soubreveste, et elles portaient en général une marque distinctive. Ainsi, ay temps de François P', les Bourguignons impériaux avaient sur leur casaque la croix rouge de Saint-André, et la casaque des hérauts d'armes était couverte des armoiries du souverain. En temps de guerre, la casaque se mettait par-dessus l'armure, qu'elle servait à garantir de la pluie : on l'agrafait au collet; mais , lorsqu'il faisait beau , on la rejetait en arrière , comme les pelisses de nos hussards.
Ce vêtement disparut en grande partie vers la seconde moitié du seizième siècle. Suivant quelques auteurs, il faut chercher dans le nom de l'empereur CaracaUa l'étymologie du mot casaque ou casaquin , qui s'est dit pour caraquin. il eiit plus naturel de la trouver dans le mot nébieu katah^ couvrir.
Casasola (combat de ).— Quand la division du général Masséna se fut emparée du fort de la Cbiusa , dans le Frioul, les Autrichiens cherchèrent à lui disputer le passage du pont de Casasola ( 19 mars 1797). INlais les grenadiers de la trente-deuxième demibrigade, marchant en colonne serrée, forcèrent ce pont , culbutèrent l'ennemi, maigre ses retranchements et ses chevaux de frise, et lui firent six cents prisonniers.
C.48AL'Bor> (Isaac de) naquit à Genève, en 1559, d'une famille française qui s'y était réfugiée pour échapper aux persécutions dont les protestants du Dauphiné étaient alors l'objet. Cependant son père rentra dans sa patrie , et devint ministre de la religion réformée à Crest, petite ville du Dauphiné. Il se chargea tui^nlme de l'éducation du jeune Isaac , qui , sous un tel maître , fit de rapides progrès. A neuf ans , il parlait le latin avee une pureté étonnante; il en avait dix-neuf lorsqu'il fut envoyé à Genève,' pour y suivre les cours de l'université. Il y ^odia la jurisprudence, la théologie et les langues orientales, fut chaigé»
T. iT. U'Ilmnatfoii. (Dict. bncyclop., ktc.)
CAS
L'UKIYCRS.
CAS
en 1^9, de remplacer son maître, t. Portus, dans la ebain de grec, et devint, quelque temps après, le gendre
de Henri fitieiine. Mais bientôt son caractère inquiet et la bizarrerie de son beau-père lui rendirent l«*séjottr de Genève désagréable; il aœepta, à
Montpellier, une chaire de grec et de belles-lettres, qu'il quitta deux ans après, pour en occuper une tenblable au collège de France , où Henri IV venait de Toppeler. Quelques années après, ce prince lui donna la charge de garde de la librairie , avec quatre oents livres d'appointements, somme considérable pour cette époque, et le nomma Tun des commissaires à la conférence de Fontainebleau , entre le cardinal Duperron et Duplessis Mor« nai. Casaubon y opina contre le champion du protestantisme, et cette manifestation d'une opinion contraire à sa' religion 'le rendit suspect à son
f)arti , sans lui concilier la bienveilance des catholiques, dont la jalousie avait toujours cherché à lui uuire.
Aussi s*empressa-t-il , à la mort de Henri IV, d accepter Toflfre que le chevalier Watton , ambassadeur extraordinaire de Jacques r% lui Ut de l'accompagner en Angleterre. Il ^ fut reçu avec distinction, et fut gratihé de deux nrébende^ , Tune à Cantorbéry, l'autre a Westminster, avec une pension de six cents livres sterling. U mourut à |iOndres, le 1" juillet 1614.
Isaae Casaubon fut un théologien tolérant et pacidque, un savaut du premier ordre, un tradueteor babile, et un savant critique. Les savants les plus distingués de son temps , Pierre Pithou ^de Thou , Ueinsius, Graevius, Gronovtus, lui ont rçndu ce témoi*
5 nage, et la postérité n'a point appelé e ce jugement. La liste des livres qu'il a publiés dépasserait de beaucoup les limites qui nous sont imposées dans cet article. Nous devons nous borner à mentionner ici les plus importants :
In LHogenem Laerttum nolasy 1583, in S**: ces notes, sur le frontispice desquelles, ainsi (jue sur celui de son commentaire sur Théocrite, Casaubon avait pris ie nom d'tioriitfonut, ont
été réimprimées depuis, dans le ZMo^ne de Henri Êtienoe, de 1594 ; Polyx" rU stratanematay gr. et lat. , cum noiis f Lyon, 1689, in-12 ; édition princeps dé cet auteur; Aristoielis opéra, fr, 0t hU'i Lyon, 1590, in-fol. , avce notes matinales; édition plusinirs fois réimprimée; Theophrasti caractereSf gr. et lot. ; l'une des meilleures éditions publiées par Gasaiibon; 5t(atonii opéra cum animacberMionibus, Paris, 1606, in^" : le commentaire dont cette àiition de Suétone est accompagnée, eut ie plus grand succès , et fut plusieurs fois réimprimé ; Fersii satyraB cum comment. , Paris , 160Ô, in-8^ Scaliger a dit de ce livre^ que « la sauce y valait mieux que ie poisson; » et, en effet, le commentaire, , oui en forme la partie la plus considérable, est une mine inépuisable d'érudition. Le savant M. Dubner a donné, en 1833, une nouvelle édition de cet excellent livre, avec d'importantes additions ( Lipshe , in-8° ). On fait également cas des travaux de Casaubon sur Théoeriie, StroboUf Denys tCHiUy»
camassCy Dicéarque, Pline le Jeune, Àpulée, Athénée, Dion Chrysostôme, saint Grégoire de À\ysse. Son commentaire ^ur Athénée et son édition Strabon sont particulièrement estimés.
Parmi ses autres ouvrages, nous devons encore mentionner ses dissertations sur la poésie satirique cbe* les Qrecs et chez les Romaina; ses £xer^ citationes in Baronium; son traité de Libertate ecclesiastica, commencé et interrompu par ordre de Henri IV, et publié seulement en partie ; sa LeU tre à Fronton du Duc , dont Tobjet était de comtuittre les doctrines des jésuites sur l'autorité d^ rois, et enfin, le Mecueil de ses lettres , dont la meilleure édition a été publiée à Rotterdam, en 1709, in-fol, par Jansson d'Almeloveen. WolCf a donné à Hambourg, en 1710, un Cataui^Himna , m-4».
Casaubon (Méric), fils du précédent, naquit à Genève en lâ99, commença ses études à Tacadémie protestante de Sedan, puis se rendit avec son père en Angkterre, où ii se fixa*
CAS FRANCK. CAS Mf
se fit remarquer, sous le protectorat nom est Desmaisons , né a Limoges,
de Cromwel, par soa attachement aux fut général de l'ordre du Mont-Gar>
Stirarts, 6t moorut, to 1671, cnré de . nid , et adminfstratèttr de Vévéêhé de
Bledon , dans le comté de Sonuneraet, Yaison, et mourut en 1348, après avoir
prébendier de GaotOlMiy el facteur composé quatre livres sur le MaUredes
.d'Ickam. tentences, dtiSermom et desC^mm^
Hérie Ganuben enifil, eomie tam Mnuur la wMiqw êArMUe^ ou*
père , la carrière de réniditioa , et 0 wagee asm bien écrits pour le temps* fut également Pun des critiques les Casemates. On donne ce nom à
plus distingués de son époque. Ses des bâtiments à l'épreuve de la bombe
notes sur Tkrmee, Épictète, Uiéro- nui servent à emmagasiner une partie
t'iét, FlonUf DtogéM'Laerce, et sur- du matériel d*ane ville de guerre , è
tout son commentaire sur les Ré- loger la garnison et à former en temps
flexions morales de Marc-Aurele, de siège des hôpitaux où les blessés
•ont estimés des savants. Ses autres peuvent jouir de la tranquillité néces-
ouvrages ont eu aussi beaucoup de saire à leur prompt râablissement.
succès; mais ils sont, pour la plupart, On appelle aussi cnsemntps, des réduits
en anglais; nous ne citerons que les à l'épreuve de la bombe que Ton éta-
deux suivants, qu'il publia par un mo- blit a Tavance , ou au moment même
tif de piété filiale : Pie/a« cmi^ra ma- du siège, sur différents points des
ledicos patrii nominis et religionif remparts, pour mettre les bouches à
hostesy Londres, 1621, in-8°; Findi- feu a l'abri des effets destructeurs du
catio patris adver^us impostores, ^tr à ncocAe/. Ces réduits fournissent
1624, ^n-8^ On trouvedaus le premier eeuie k rassiégé le moyen de conser-
la liste de tous les ouvrages imprienés ver en batterie quelques pièces d'ar-
QU manuscrits d'Isaac Casaubon. tillerie jusqu'à la dernière période du
Casaux (Ch.)t consul de Marseille siège. Séduits par cet avantage, cer-
daos le seizième sièele» a aequis une tains ingénieurs proposèrent, daos le
honteuse célébrité par sa conduite dix-huitième siècle, différents systè-
lors de Tavénement de Henri IV. mes de fortifications presque unique-
Ayaut traité avee les Ëspj«nois , il ment basé» sur l'emploi de casemates
allait leur livrer la ville, lorsqu'un à /«v; mais il a fallu y renoncer pour
habitant nommé Libertat, Corse d'o- plusieurs motifs, et notamment pour
rigine, introduisit le duc de Guise par celui-ci : quand on est oblipé de faire
une porte conbée à sa garde, et tua un feu très- vif , les casemates à feu
desa propre main le traître eo 1596. se remplissent promptemept d'une
Casbois (dom Nicol.), savant ma- telle quantité de fumée, quMl est très-
thématicien , né dans le département difficile pour les canonnière ti'exécuter
de la Meuse, fut président de la con- la manœuvre des pièces, grègation de Sftiiil-Vanae en 1789, et Lee casemates se compoeent de
mourut pendant Témigratlon. Outre voûtes épaisses en maçonnerie, recou-
plusieurs mémoires sur des hygro- vertes d une couche de terre ayant au
mètres et des aéromètres de sa com- moins un mètre de ^uteur. Les ma-
position , mémoires insérés dans le gasins à poudre dee villes de guerre
Dictionnaire aieyclopédiqiie Ç tome sont établis sous des voûtes de cette
xvïi) y ôms le Journal encyclopédique nature. Ces abris, lorsqu'ils ont été
(1765, 1777) et dans les Affiches des construits avec les précautions né-
évécbés 4e lorraine (178 1 , 1784) , il oessaires, résistent indéfiDlmeot à Pac-
a laissé des Opuscula elemcntaria, tion des projectiles ennemis; Texpé*
]\Ietz, 1779, 2 vol. in-8°. Casbois est rience l'a prouvé dans plusieurs sièges
le véritable inveuteur de la méthode remarquables , teJs que ceux de Lan-
dfite' de mademoiselle Gervafs , pour dau et de Toumay en 1745. On dte
la fabricatîoo du vin. surtout un magasin à poudre de Lan-
£^ (^ierie de;, doot le véritable dau, bflti par VAubao, sur lequel toip-
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bèrent plus de huit cents bombes sans que les poudres qu'il renfermait lussent atteintes.
Les casemates telles que nous venons de les décrire furent imaginées
f)ar Vauban, qui en fit construire pour a première lois à Landau eu 1684; toutefois. Vidé» première de cette invention ne doit pas lui être attribuée; elle remonte à une époque fort reculée, qu'on ne saurait préciser ri* goureusement. Les ehamores voûtiez des châteaux forts du moyen âge n'étaient autre chose que des espèces de casemates.
CASBNA.VS (Antoine), néàLemboye (Basses-Pyrénées), en 1763, fut, en 1792, envoyé à la Convention nationale par son département, dans le procès du roi. Il demanda : « t*lB réclusion « de Louis et de sa famille jusqu'à la « paix , et l'exil perpétuel à cette épo- « que ; 2° que le suffrage des membres « non présents à Tinstruction de Taf- « ûire ne fiissent pas comptés pour le «jugement; 3° que, pour suppléer au « défaut de récusation des membres « suspects pour cette décision, la ma- « joritédes voix fût fixée aux deux tiers « au moins. >» Plus tard, il insista vivement sur la mise en accusation de Marat. Après le 9 thermidor, il fut envoyé en mission dans le département de la Seine-Inférieure, où il resta quatorze mois. Nommé au Conseil des Cinq-Cents en 1797 et 1798, il s'oppos^k aux réactions, devint membre de la commission des inspecteurs du conseil , et chargé , conjointement avec Cabanis, M. J. Chénier et Alexandre Villetar, de rédiger la constitution de l'an vni. Il fit ensuite partie du nouveau corps législatif, dont il devint président en 1810. Dans la session de 1814, il défendit la liberté de la presse, mais appuya le projet de loi relatif an payement des dettes contractées par Louis XVIIl en pays étranger. Membre de la chambre- des représentants en 1815, il engagea ses collègues à oublier tout intérêt particulier pour concourir au s;ilut commun. Il mourut le 16 avril 1818, à Tâge de cioqualité-^ ans.
Caseiveijve (P. dej, savant modeste, naquit à Toulouse le 31 octobre lâ9l,et mourut en 1652. Une connaissance approfondie des langues anciennes et de la plupart des langues de rEuro[)e développa chez lui un goût prononcé pour les recherches
f;rammaticales et étymologiques. On ui doit : 1° Traité du fratic-alleu, Toulouse, 1641, in-4°; 2" ïaCata/ogne /rançaisCj Toulouse, 1644, in-4% ouvrage cunenx, et piquant; 3<»to Càritée, ou la Cyprlenm amoureuse^ in-8% roman; 4° Origine des jeux Jleureaux de Toulouse, 1669, in-4°. Le plus -connu de tous ses ouvrages est son dietiomiaire intitulé Origines de la langue française ^ qui fut publié après sa mort, à la suite de l'édition du DicUmnmre étymologique de Mé-> nage, Paris, 1694, in-fol., et refondu avec le texte de Ménage dans les éditions suivantes. Entre autres ouvrages manuscrits, Caseneuve a laisse un TraUé de la langue provençale, et une Histoire des favoris de la France.
CA.SERNES. Les casernes sont les bâtiments dans lesquels le gouvernement loge les troupes en garnison.
Tant que dura le système féodal, les armées ne s'assemblaient que pour entrer en campagne; on ne taisait la guerre que dans la belle saison, et les troupes étaient licenciées à rapproche de l'hiver; il n'était donc pas nécessaire de s'occuper de la manière de loger les gens die guerre, car, une fois la campagne termmée, cnacnn rentrait dans ses foyers.
Sous Charles VU et ses premiers successeurs, il y eut une armée permanente; mais ces troupes, peu nombreuses pendant la guerre, étaient presque réduites à rien pendant la paix; on n'avait pas encore besoin de se préoccuper beaucoup du moyen de les loger.
Ce fut seulement en 1691 que l'on commen(^a àcaserner les troupes d'une manière a peu près régulière. Les soldats étaient alors logés chez les bour»
fçeois ou dans des maisons qui leur étaient fournies par les ofliciers municipaux. Cette méthode avait de 'grands