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dégradé pour rnuse de lâcheté ou de félonie. Quoique les épopées du moyen âge fassent rarement autorité pour ce qui se rnpporte aux faits historiques, on peut les mettre aven coniiance à contribution pour tout ce qui eonceme les moeurs, qu'elles reproduisent avec une prnntlc vérité de peinture et une grande ingénuité de langage. Nous citerons donc ici uo passage du roman de Pereeforest, on il est dit : «» A ^elui temps un chevalier « ne pouvoit avoir plus grand blasme « que monter sur une iument , ne on « ne pouToit un chevalier plus dcsho- « norer, que de le faire chevaucher «• recru et de nulle valeur, ne ja , plus « chevaliers qui aimast son honneur, <i ne joustolt avec lui , ne le frappoit « d*espée non plus qu*un fol tondu. »
Cavaleèie.— Lors de leur invasion dans les Gaules, les armées des Francs étaient entièrement composée^ d*in< fanterie; mais peu de temps après leur établissement dans ces contrées, ils organisèrent une cavalerie. Au huitième siècle, sous le règne de Charlemagne, la cavalerie prit une supériorité mnrquée sur rinfanterie. La prouesse dominait déjà, et des le neuvième siècle, ta cavalerie jouait le principal rdiedans lesarmées.Vers le temps de Lniiis le Gros eut lieu l'établissement de la milice des communes. Alors chaque ville dut fournir un contingent de combattants à pied et à cheval ; mais cette institution ne dispensait pas les ducs et les comtes de répondre à rappel du roi et de prendre part à la guerre. Ils s'y faisaient accompagner par un certain nombre de comnattants pris parmi la noblesse de leurs liefs. Cette cavalerie, connue sous le nom de ékeoalertê, est une des plus braves qui aient existé. Les chevaliers étaient couverts d'armures défensives; ils avaient pour armes ofTensives la lance et Tépée , et combattaient en haie , c^est-à-dire , sur une seule ligue bien serrée. Chaque chevalier était accompagné d'un nombre plus ou moins grand«de cHentt et de satellites. Les premiers appartenaient à la noblesse, mais les autres se composaient de paysans à cheval,
armés de l'arc ou de l'arbalète et faisaient le service de la cavalerie légère. 1 Sous le règne de Philippe-Auguste, vers 1200, il se fit un changement notable dans notre constitution militaire.
Ce [)rince accorda , pour la première fois, une solde aux gens de guerre, et les assujettit à un service plus ou moins permnnent.
Sous saint Louis et ses successeurs, le nombre des troupes soldées fut suceessivement augmenté , et la milice prit des formes plus régulières tant
Sour la tenue que pour la manière e combattre, néanmoins, jusqu*aa règne de Charles VII , la cavalerie ne se composait que d'une agrégation bizarre de chevaliers, bacheliers, écoyers et gens de trait à cheval, amenés par les seigneurs bannerets ou fournis par les communes, et d'un nombre souvent assez considérable de soldats étrangers.
LorsqueCbarles Vn se vit tranquille possesseur de son royainne, il songea a créer une milice permanente et régulière, et, en 1440, il institua quinze compagnies d'ordonnance , dont l*organisation fournit un corps de cavalerie d'environ neuf mille hommes (voy. Compagnie). Cette nouvelle cavalerie était soldée par le roi , sur des montres ou revues établies par des commissaires spf^ciaux. Des lors disparut entièrement Tusage des banniè- .
res; le titre de banneret ne fut plus considéré que comme la récompense due aux actions d'éclat, et les grades, aussi bien que les ordres militaires créés pendant le quinzième siècle, remplacèrent peu à peu la dievalerie.
L'organisation primitive des compagnies d'ordonnance subit, dans la suite, différentes modifications : le nombre de ces corps fut augmenté ; mais leur effectif, au lieu d'être de cent lances comme à l'origine , fut réduit à cinquante et même à vingtcinq . Cependant , Montluc nous apprend qu'elles furent longtemps l'école où les jeunes gentilshommes allaient &ire, sous le nom de page d'abord , puis sous celui d'archer, leur apprenti<;<age du métier de la guerre.
Les archers, dont le rôle se bornait
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à escarmoucher et à poursuivre , prenaient rans , dans l'ordre de bataille, en arrière ou sur les flancs des hom- . mes d*arme8 de leur compagnie; aussitôt que ceux-ci avaient rompu la ligne ennemie, ils se portaient eu avaut et achevaient sa déroute.
Au temps de Chartes VII , la cavalerie légère se réduisait à un petit nombre de crennequiniers ( arbalétriers à cheval ) et aux archers des compagnies d'ordonnance. Cette esi>èce de cavalerie , si utile et si nombreuse de nos jours dans toutes les armées de l'Europe, ne commença à former un corps particulier et à prendre quelque consistance que sous«le règne de I>ouis Xll, qui prit des estradwU ou slradiots à son service.
Les hommes ^ui composaient cette cavalerie, formée de Grecs, dans Torigine , conime l'indique son nom ((rrpaTiû>Tai),étaientcoit"fés d'uhe salade, couverts d'une cotte de mailles, et armés de Tépée large, de la massue et de Tarsepaie, espèce de pique de quarante décimètres de lonj; , garnie aux deux bouts d'un fer aigu. Quelquefois les estradiots combattaient à
f»ied, et alors Us se servaient avec )eaucoup d'adresse de leur arzegaie.
Cette troupe étrangère , dont l'existence sous le règne de Louis XII est attestée par Comines (*) , existait encore , suivant Brantôme (**), sous le fègne de Henri III. Elle fut aussi connue en France sous le nom de ea»
paierie albanaise.
Martin du Bellay (livre X de ses Mémoires) nous apprend que du temps de François 1" Il existait une cavalerie légère , dont M. de Brissac était le colonel général. Néanmoins , et mal-
âré le nom de cavalerie légère que, BDs lettr tangage fort Inexact , le P. Daniel et la plupart des écrivains donnent à cette cavalerie, elle avait, à . cause de son armure , beaucou|) çlus de ressemblance avec nos carabiniers et BOt cttlfassieit qu'avec nos chasseurs «t ooi hnssaids « mais on la désignait
(*} Livre vui , chap. 5.
( C«)fiBg»dsM.daMfiilki.
ainsi par opposition aux hommes d'armes qui étaient armés de pied en cap.# Sous Henri II , les armes des gendarmes devinrent plus légères et la cavalerie légère fut plus nombreuse qu'auparavant. Ce fut aussi sous ce règne gue Ton vit paraître les dragons , qui furent crées, dit*on, par le maréenal de Cossé de Brissnc , lorsqu'il était à la téte des armées françaises dans le Piémont. (Voyez Dbagons.) •La cavalerie lé|^ ftit tonsidérablement augmentée sous Henri IV.
Les guerres ri viles avaient tellement épuise la France, qu'on éprouvait les plusgrandesdifflcullésà se procurer des chevaux propret an service de la cava* lerie pesamment armée. Dès lors on abandonna la lance, arme si meurtrière, et dont l'expérience desguerres de Tempire a de nouveau constaté l'utilité.
C'est de cette éporpie que date la déradence de notre cavalerie, car les Français, suivant les historiens du temps , avaient toujours su manier cette arme reâoutaA)\e plus (IrTf rement qu'aucuns auitres ; « mais le combat de la lance, « dit le cavalier Melzo, suppose une « grande adresse pour s'en bien ser- « vir, et un exercice très-fréquent oii • l'on élevait auparavant les jeunes 0 gentilshommes. L'habileté à manier « cette arme s'acquérait dans les B tournois et dans les académies. Les « guerres civiles ne permettaient plus « guère depuis longtemps l'usage des « tournois, et la Jeune noblesse 8*en- II gageait dans les troupes sans avoir tt fait d'académie , et par conséquent a n'était guère habile à se servir de la « lance. » Cette arme fat alors remplacée par le pistolet.
Fn 1035 , Louis XIII réunit en régiment les débris de la gendarmerie et toutes les compagnies de cavalerie légère. Les seules compagnies d'ordonnance des princes et des maréchaux de France survécurent à cette organisation ; la plupart ne furent réformées qu'à la paix des Pyrénées en 1069.
Les régiments se composaient de deux à quatre escadrons, ceux-ci de quatre compagnies de vingt - cinq à dnquam» maOrss. La dénomlnadon
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L'UNIVERS
de viatlve y dont on se servait enjcore peu d'années avant la révolution ponr désigner un cavalier, fut sans doute consacrée à l'époque où ] homme d'armes marchait accompa-
âné de ses satellites, comme un maître e ses valets. Chaque régiment était commandé par un mestr^ do ramp ou colonel, un lieutenant-colonel, un major, et chaque compagnie avait un capitaine, deux lieutenants et un cornette. On créa plus tard, dans ces régiments, une compagnie de mousquetaires et ime conipagnie de carabiniers, ces compagnies lurent réunies en r^iment en 1636, et donnèrent iiaissance à un régiment de mousquetaires à cheval; et en 1640 et 1643 , à deux régiments de/taiUerê à ehèoai, . ,
La cavalerie française , qui avait combattu en haie jùsnu'au règne de Henri II, commença dès lors à se former sur plusieurs rangs; mais cet ordre de bataille n'était quVventuel, et ce n'était qu'au tnoment décharger qu'on réglait le nombre des rangs qui devaient composer l'escadron.
A mesure que les hommes d'armes
fjerdirent de leur importance , la cavaerie légère en acquit davantage, et Ton créa, dès le règne de Henri II , les chargesde colonel général et de mestre de camp général de la cavalerie légère qui subsistèrent jusque sous le r^oe de Louis XV.
Dans les guerres de religion , sons la régence de Catherine de Médicis, on vit apparaître dans nos armées une cavalerie allemande sous le nom de reUres, Montluc dit que c'étaient d'mcellents soldats. QuelqueS'Uus servirent dans l'armée royale , mais la plupart furent envoyés par les princes protestants de l'Allemagne, au secooM de leurs coreligionnaires. Palma Cayet dit, dans ses mémoires , que ces cavaliers étaient plus à charge à leurs amis
Sue funestes à leurs ennemis ; cepenant on s'en servit en France jusqu'au règne de Louis XIU^ époque OU ils furent enrégimentés.
Si l'on en croit le P. Daniel , les premiers arquebusiers à cheval furent oréés fiOQs Heori II. Mats ces tioa-
pes dégénérèrent rapidement; leur nombre fut considérablement diminué sous Henri IV ; et il parait qu'elles furent entièrement supprimées après le siège de la Rochelle. Cependant cette suppresïiion semble n'avoir été que momentanée, car on retronvehientôt après quelques régiments d'arquebusiers à cheval , sous le nom de dragons , et entre autres le régiment de Richelieu, dont la force était de douze cents hommes.
Lorsque Louis XIV monta sur le trône, la guerre do trente ans avait apporté quelques améliorations dans les détails de l'organisation de l'armée. T.a profondeur des escadrons était alors (ixee à trois rangs; la cavalerie avait été allégée , et les armes à feu étaient mieux appréciées. La gendarmerie n'avait plus des anciennes armures que le casque , la cuilasse et lès gantelets. Peu à peu même ces armes défensives furent entièrerement supprimées , et, en 1762, il restait à peine un vestige des anciens hommes d'armes; un seul régiment conservait encore la cuirasse. Après la paix des Pyrénées, en 1059, tous les autres corps de cette arme avaient été réunis sous le nom de gendarmerie, La gendarmerie de France se composa alors 1" des compagnies de la maison du roi, qui consistait en quatre compagnies de gardes du corps, une compagnie de gendarmes de la garde et une de chevaU' légers; 3* de seize compagnies désignées sous le nom de petite gendarmerie ou gendarmerie de ImMUe, Ces seize compagnies étaient divisées en huit escadrons qui , en temps de guerre, faisaient ordinairement brigade avec la cavalerie de la maison du roi pour composer une réserve. Trente et une compagnies de maréchaussée étaient attachées à la gendarmie de France.
Les officiers des compagnies connues sous le nom de gendarmerie avaient le grade supérieur dans les troupes de l'armée. Les capitaines lieutenants étaient mestres de camp et les lieutenants UeuientmtS'Cohnels,
Les gendarmes avaient pour armes
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le pistolet et IVpée qui se portait avec un b:iudrier dont 1 usage fut général jusqu*eu 1688, époque a laquelle il fut remplacé par le ceinturon. Ces compagnies furent réduites a dix en 1703, a huit en 1776, et entièrement supprimées eo 1787.
La portion de la cavalerie connue sous la dénomination de cavalerie lé-
âère depuis le règne de François V% eTînl de plas en pins nombreuse sons celai de Louis XIV. Daniel compte près de soixante régiments de cette arme , de quatre à six cents hommes diacun. Cette catalerie était armée de l*épée, du pistolet et du mousqueton ; chaque régiment avait une compa^inie de mousquetaires; il existait mème« nous Tavons déjà dit,)les corps entiers armés du mousquet ou du fusil.
Les régiments de cavalerie se composaient de six à douze compagnies , dans chacune desquelles il y avait un capitaine, un lieutenant, un cornette et un sous-lieutenant. Le régiment était commandé par un mestre de camp , un lieutenantHSOlonel et un roiyoi'* La cavalerie française avait un nombreux état-major 'général , à la téte duquel étaient un colonel général , un mestre de camp général , un commissaire général et un maréchal général des logis. Les trois dernières charges furent instituées par Louis XIY , les deux autres Tavaient été antérieurement.
Lorsque , en 1688 , le duc de Lauzun fut nommé colonel général des dragons , il n'y avait encore que deux régiments de cette arme ; mais au moyen du crédit dont il jouissait à la cour , il en lit successivement augmenter le nombre , alin de donner plus d'importance à sa charge. En 1690, il y avait déjà quarante-trois régiments' de dragons; et à ia mort de Louis XIV , il y en avait encore trente-cinq régiments, de douze compagnies chacun.
De 1635 à 1715, l'organisation de la cavalerie subit un grand nombre de modifications. En 1698, die se composait décent dix-oeuf régiments, dont un de carabimeKS, on de cuiras-
siers , soixante et douze de ravalerîe (grosse cavalerie), deux de hussards et quarante- trois de dragons.
En 1715, on la réduisit à soixante et douze réaiments , en supprimant dix • huit régiments de cavalerie et vingt'neUf de dragons. En 17S0, elle fut augmentée de deux régiments, et, lors de la guerre de 1740, plusieurs nouveaux r^iments de hussards fu- Tcnt créés.
Sous le ministère du duc de Choiseul , dix-neuf régiments de cavalerie furent réformés, ce qui réduisit le ' nombre des r^iments de cette arme à trente-cinq, et tous les régiments furent organisés à quatre escadrons , de deux compagnies chacun. 11 y avait, à cette époque , dix-sept régiments de dragons. Les hussards furent également organisés à quatre escadrons.
Sous le ministère suivant, les régiments de cavalerie et de dragons furent réorganisés à trois escadrons, mais chaque escadron était de quatre compagnies. Les hussards seuls conservèrent leur organisation à quatre escadrons de deux compagnies.
En 1776, le comte de Samt-Germain réduisit les régiments de cavalerie à vingt-quatre, et porta les dragons au même nombre , en y incorporant les régiments de cavalerie supprimés.
Chaque régiment eut alors cinq escadrons , et le cadre d'un sixième pour recevoir et exercer les recrues en temps de guerre. Ce cadre fut supprimé en 1779, et les régiments de cavalerie n'eurent plus que quatre escadrons.
Les vingt- quatre escadrons d'excédant formèrent six nouveaux régiments, sous le nom de chevau-légers, et les vingt-quatre escadrons supprimés aux dragons formèrent six rqpments de chasseurs à cheval. Les hussards conservèrent cinq escadrons.
£n 1784, une ordonnance maintint Torganisation telle qu'elle était alors, mais elle augmenta Teffectif des escadrons. Les chevau-légers, supprimés en 1 788 , furent incorporés dans les chasseurs et dans les hussards; six régiments de dragons furent aussi réformés et devinrent chasseurs. Tous
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lei r^meots furent alors réduits à trois escBdronB.
En exécution de la loi du 1" janvier 1791, portant réorganisation de la cavalerie , les régiments de cette arme quîltèrmit les oénominatioM sous le«qiicjlesill avaient été connus jusque-là, pour ne plus être désignés désormais
Stiepar le numéro de leur rang de créaon. Par l'ordonnance du 1*' avril suivant, les régiments de chasseurs et ceqz de hussards furent portés à quatre escadrons, ceux de cavalerie et de dragoqs jrestèrent composés de trois escadrons.
Pans le courant de cette mène année eut lieu la création de deux nouTeaopE régiments de cavalerie.
En 1792, la cavalerie française se composait de soixante - quatre régi* inents , dont : deux de carabiniers , vingt-six de grosse cavalerie , dix-huit de dragons, douze de chasseurs et six de hussards. La grosse cavalerie et les dragons avaient trois escadrons; les carabiniers, les chasseurs et les hussards en avaient quatre. ( Dans le nomlire des régiments de grosse cavalerie se trouvait toujours compris un régiment de cuirassiers.)
Au mois d'octobre 1793 , la cavaleirie française avait été portée à quatrevingt-trois régiments par l'addition
â'un régiment de grosse cavalerie , de eux de dragons, de onze de chasseurs ft de cinq de hussards.
Le décret du 21 nivôse an ii donna quatre escadrons de deux compagnies à la grosse cavalerie , et six escadrons, également 4e deux compagnies, à la cavalerie légère. Les- compagnies de grosse cavalerie avnient un eirectif de quatre-vingt-six hommes, et celles de «ttvalerie fédère en comptaient cent .seize, ce qui donnait une force totale de cent mille cinq cent cinquante-six cavaliers.
Après diverses modifications « la ca- .iraleric française se trouva , le 12 nivôse an vu, composée de quatre-vingtçinq régiments , savoir : deux régiments de carabiniers, vingt -cinq de cavalerie, vingt de dragons, vingt-dnq de chasseurs, et treizs de hussards.
ËQ lâOO, tous les régiments furent
d abord portés à cinq escadrons de deux compagnies, et ensuite réduits à
trois.
Vers la fin de 1 804, les douze premiers régiments de grosse cavalerie formèrent autant de régiments de cuirassiers. Les treize autres régiments sup-
Krimés furent incorporés dans les cara- • inierSfles dragons et les cuirassiers de nouvelle formation. A cette époque aussi le casque remplaça le chapeau.
La cavalerie ne comptait plus alors que quatre-vingt-deu^ régiments , savoir : deux de carabiniers , douze de cuirassiers, trente de dragons , vingtci no de chasseurs, et treize de InissarUs.
En 1807, le nombre des régiments fut porté à soixante-dix-neuf, par la création d'un treizième de cuirassiers. Le nombre varia un peu pendant les années suivantes ; en 1808 , il fi|t de quatre-vingt-un ; en 1810 de quatrevingt-quatre.
Plusieurs régiments de dragons , qui avaient été démontés lors de l'expédition projetée contre TAngleterre, avaient, des 1806, reçu des chevaux, et ils formèrent la plus grande partie de la cavalerie des armées françaises en Espagne. Les dragons rendirent, dans cette guerre désastreuse, des services signalés ; aussi le nombre des régiments de cette arme fut-il ensuite augmenté : mais un décret du 15 juillet 1 8 11 ayant prescritla formation de neuf régiments de chevau-lêgers lanciersy six régiments de dragons et trois de cbasseurs composèrent ces nouveaux corps, qui devaient remettre la lance en honneur. Au moyen de ce revirement , le nombre des régiments demeura le même ; mais en 1813 , il était de 93 , répartis ainsi qu'il suit : quatre régiments de gardes d'honneur (créés en vertu d'un sénatus-consulte du 3 avril 1813), deux de carabiniers, treize de cuirassiers , vingt-quatre de dragons , neuf de chêvau-légers lanciers, vingt - huit de chasseurs, et treize de hussards , sans compter huit régimenu de cavalerie illynenne et croate et un régiment espagnol y ni la cavaierifi da i|i garda.
L'BNFCEBS.
CAT FEi
Napoléon avait, en 1800 , établi à Saint-Germain en T.nye une école de cavalerie sur le modèle de l'école militaire Saint Cyr. Cette école, destinée à fournir à la cavalerie des officiers iostruits , fut supprimée par oidomianGe
ie 30 juillet 1814.
A ia nouvelle organisation du 12 mai de cette année, la cavalerie se composa de cinquante-six régiments, dont deux de carabiniers , douze de cuirassiers, quinze de dragons, six de lanciers, auinze de cbaiseura, et six de hussarcis, tous i quatre esca* drons de deux compagnies chacun.
Plusieurs corps prirent alors les noms de régmients du Boi, de la Reine, d'Ângoulême^ de Berrjf, (j^Or*
léans,de Condé^eXc ; les autres
gardèrent tout simplement leurs numéros.
Le retour de Tempereur rendit à la
cavalerie son ancienne organisation.
Mais bientôt la trahison nous ramena Tancien régime à la suite des bagages ennemis, et le licenciement de l'armée, prononcé par une ordonnance du 23 mars 1815 , fut immédiatement mis à exécution. Ce tut seulement après le retour de Louis XVIII qu'une ordonnance du 16 juillet 1815 en prescrivit la réorganisation. La cavalerie eut alors quarantesept régiments, dontundecarabiniers, six de cuirassiers , dix de dragons, vingt-quatre de chasseurs , et six de hussards. Chaque régiment fut composé de quatre escadrons, mais cbaque ^adrOD ne forma plus qu'une seule compagnie pour l'administration , et, depuis cette époque, il en a toujours été ainsi. Par la création d*UD deuxième r^iment de carabiniers, l'ordonnance du 27 février 1825 porta le nombre des régiments à quarante-huit, et tous les régiments eurent six escadrons.
Les régiments de chasseurs, qui jusqu'alors n'avaient eu que leur dernier escadron armé de lances, en eurent deux à celte époque, savoir le 1" et le 6«.
Outre la cavalerie de la ligne, il exista, pendant toute la restauration, huit régiments de cavalerie de ia garde