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royale et quatre compagnies de gardes du corps.
En vertu d'une décision royale du 27 novembie 1825, à dater du r*^ ian- ▼ier 1S26, les 7% 8% 9* et 10" itgiments de dragons devinrent les 7*, 8*, 9* et 10* de cuirassiers, et les numéros 19 à 24 de chasseurs à cheval furent transformés en autant de râçiinent^ dedraçonssous les numéros 7 à 12.
Apres la révolution de juillet , la garde royale et la maison militaire du roi furent licenciées. Pour compenser la diminution d'ef&ctif qu'entraînait ce licenciement, on augmenta la force des escadrons et on créa, le 14 août 1830, un nouveau régiment sous la dénomination de lanciers d'Orléans.
Le 19 février 1831, les cinq premiers régiments de chasseurs devinrent lanciers, et le régiment d'Orléans prit le iiuméro 6. même ordonnance créa un quatorzième régiment de chasseurs à cheval, des cav;ilicrs de première cias.se, des brigadiers élèves fourriers, et un peloton bors rang par régiment.
Le nombre des régiments de lanciers a été encore augmenté, ie 27 novembre 1886, par l'incorporation des 13* et 14' de chasseurs, qui ont pris les numéros 7 et 8 de lanciers. Cette ordonnance du 27 novembre a supprimé la lance dans les escadrons de chasseurs qui en étaient pourvus.
Tous les régiments de cavalerie ont conservé six escadrons jusqu'au mois de mars 1834 ; à cette époque ils furent réduits à cinq.
Aujourd'hui le nombre des régiments de cavalerie est de cinquante, répartis ainsi au*il suit : deux de caraniniers, dix de cuirassiers, douze de dragons, huit de lanciers , douze de chasseurs, et six de hussards ; tous à cinq escadrons ; à quoi il faut ajouter quatre régiments de chasseurs «r Afrique, à six escadrons , et un corps de spahis réguliers , dont la formation a été prescrite par diverses ordonnances, et qui est r^arti dans les provinces d'Alger, de Pone, de Constantine et d'Oran.
La cavalerie firancaise &â divise efi
ns ' CkT ' L'UNIVERS. "CAV
eaoaierîe^k réserve y compreDant les des dangen. Il se Mta de quitter la
carabiniers et les cuirassiers ; en «ïo- France, et se rendit d'abord en Sa-
Valérie de ligne ^ qui se compose des voie, puis en Hollande, et de Ij en
dragons et lanciers; et en cavalerie Angleterre. Il avait alors viogt-quatre
légère y où figurent les chasseurs et ans. C'était, suivant un contemporain,
les hussards. un petit homme blond , d'une physio-
Cavalier (Jacques), né le 30 mars nomie douce et agréable. La reine
1772, à Saint-André de Valborgne, Anne l'accueillit avec distinction, et
département du Gard, sous-lieutenant lui donna du service. « II fit , dit Vol-
à répoque de la révolution, capitaine taire, la guerre en Espagne, et y cora-
en 1792, fut envoyé alors à l'armée des manda un régiment de réfuîïiés fran-
Alpes, où il fit les camj)agnes de 1792 , cais à la bataille d'Ahnanza. La troupe
1793, 1794; il se distingua en Italie, àe Cavalier se trouva un jour oppo-
donna en Égypte des preuves de bra- sée à un régiment français. Dès qu*ils
Youre et d'intelligence, et y organisa le se reconniirt^nt , ils fondirent l'un sur
régiment dit des Dromadaires, dont on l'autre avec In baïonnette, sans tirer...
lui confia le commandement. De re- La fureur fit ce (^ue ne fait presque
tour en France, en l*an ix, il fut nommé jamais la valeur : il ne resta pas trois
colonel de In troisième l^ion de gen- cents hommes de ces régiments. Le
darmcrie à Alençon. maréchal de Brrwiek cornait souvent
Cavalier (Jean), né à Ribaute, avec étonnement cette aventure. Câpres d*Anduse, en 1679, exerçait a valier est mort officier général et gou- Genève la profession de garçon bou- verneur de l'île de Jersey, avec une langer, lorsque éclata dans les Céven- grande réputation de valeur, n'ayant, nés l'insurrection des Camisards (voy. de ses premières fureurs, conservé ce mot). Désigné comme le /j6éra/^ que le courage, et ayant peu à peu éClsrael par une visionnaire dont les substitué la prudence a un fonatisme prédictions avaient une grande auto- qui n'était plus soutenu par l'exemple.» ritésur l'esprit des Cévenols, il rentra Cavalox, monnaie de billon de la en France pour se joindre à eux, et valeur de six deniers, ftbriquée sous son extrême bravoure, son habileté Louis XII , et ainsi nommée' parce instinctive dans un art pour lequel il qtie saint Second y était représenté à semblait être né , et aussi les prédic- cheval. Les cavalots furent frappés tions dont il avait été Tobjet, lui firent à Asti vers Tan 1500, pendant que bientôt déférer, par lesrelipionnaires, Louis XII était maître ou duché de le commandement des troupes de la " Milan.
plaine. Ses talents et son audace dé- Cavabi, ancien peuple de la Gaule
concertèrent toutes les mesures des narbonnaise , dont parlent Strabon ,
généraux envoyés contre lui; et quand Ptolémée, Pomponius Mêla et Pline,
la cour changea de système, et se dé- Les Cavari, situes sur la rive orientale
cida à faire des propositions de paix, du Rhône, avaient sous leur dépen-
il obtint une honorable compensation, dance tous les peuples compris entre
On lui accorda la liberté de son père les Allobrogeset les Voconces, c*est-
et de quelques autres individus détenus à-dire, les Segalauni, les Trîcasfînî
pour leurs opinions religieuses, un bre- et les Mimenî. Leur territoire com-
vet de colonel pour lui, et avec une pen- prenait donc le Valentinois, le Tricas-
sion de douze cents livres, et pour son tin et le comtat Venaissin. Ptolémée
frère, un brevet de capitaine. Appelé à leur donne pour villes Jcuaiorum
Versailles pour y recevoir les ordres colonia ( Montélîmart) , Avenionum
du ministère de la guerre, il fut pré- colonia (Avignon), .r^rau^io (Orange),
senté à Louis XTV, qui, en le voyant, CahelUo colonia (Cavaillon). D'autres
haussa le^ épaules. Ce dédain clu roi géographes anciens y ajoutent encore
irrita Cavalier, qui prévit d'ailleurs, y/ma (le château de LerSi près d'Att-
non sans raison, qu'il courait encore riac).
CAV
Cavabin, roi des Cénons. Les Romains, dont la politique constîinte était d*étouffer dans ta Gaule le principe de rindépendonce, avaient lorcé la haute assemblée des Cénons, peuple de la Gaule celtique , à reconnaître pour roi Cavarin , homme abhorré de tous , et dont le père et le frère avaient déjà exercé une odieuse domination.
Cavarin ayant été, peu après, chassé du pays , tlésar humilia les Cénons , le lear imposa une seconde fois, et Temmena ensuite avec lui, comme chef de la cavalerie g.iuloise, dans son expédition contre Ambiorix et les Xré- ▼ires (•).
Cavaroux (Jean-Baptiste), grenadier à la 110' de ligne, né à Rlontfort, (Dûubs). Assailli par neuf insurgés valaisans à Martiny, le 17 floréal an VII , il en tua cinq, et combattit jusqu'à la mort contre les quatre autres, qui furent tous blessés.
Catabus. dernier chef des Gaulois « qui avaient formé des colonies dans la Thrace. Prusîas, roi de Bithynie.
nourrissait u» profond sentiment de haine et de vengeance contre Cavanis, qui Pavait contraint à conclure aNcc les habitants de Byzance une paix désavantageuse. Pendant que les bandes bririiares ravageaient les villesderHelle.spoiit, il les attaqua; et pour leur faire perdre Tenvie de repasser en Asie, il massacra les femmes et les enfants qu'ils avaient laissés dans le camp. Puis , à force d*or et d*intrigttes , il excita contre ces rian^erfiix ennemis un soulèvement gênerai, (^avarus et tous les siens furent exterminés par le^ Tbraces.
Cavaticmre. Dans le temps de la domination romaine, on appelait quelquefois cavalicum la capitation, census capiintts. impôt personnel que tout homme libre, dépourvu de biens, et à l'abri du cens proprement dit, devait payer pour sa téte. De là est venu le mot cavaHcarius, et en français covaiicaîre, pour désigner le contri« buable soumis à cet impôt.
ÇAYATl£fiS. Voy. âAV£TI£BS.
O «"^oy. César, De StlL GuU, , v et tii.
Caveau (société du). Par suite de . la coutume qui subsistait encore au milieu du dixHiuîtième siècle dans les classes élevées de la société, de fréquenter les cabarets, plusieurs auteurs et beaux esprits, au nombre desquels on .comptait Panard, Piron, Collé, Gallet, Sedaine, Fuzelier, Vadé, etc., se réunissaient à jour Cxe chez un traiteur pour se communiquer leurs ouvrages, et recevoir les avis les uns des autres avant de les livrer au public. Chaque • séance finissait par un banquet où réiinnit la îjaieté la plus franche et la plus spirituelle. Cette société gastronomique, qui s'appelait Société du ea»
veau, fut dissoute par la mort successive des membres Jont elle était composée , et surtout par la révolution , qui appela Tattention des esprits sur des choses bien plus graves que des dîners, des opéra-comiques et des flousfions.
En Tan y, Piis, Barré, Radet,
Desfontaines, Ségur, Desciiamps, Ar»
mand Goufféet plusieurs autres poètes, fondateurs du théâtre du f audeville, instituèrent, chez le restaurateur Baleine, des dîners qui s'appelèrent d'abord dîners du raudeville , puis réunions du Caveau modeime. A ces nouvelles assemblées on ne lut plus d'ouvrages; la grande et uniqueafiaire fut de se livrer, le 20 de chaque mois, aux plaisirs de la table, et de chanter des chansons bachiques , satîrioues , pleines d'esprit, de malice et quelque* fois de philosophie. Ces chansons, faites sur des mots donnés, ont été publiées en huit volumes in-18, et ont, en partie, fait le tour de la France. Qui ne sait pas, encore aujourd'hui, la plupart de celles de Désaugiers? C'est la que Béranger, qui devait porter la chanson à une hauteur ou personne ne Pavait encore élevée, a risqué ses premiers essais.
Le Caveau moderne fut lonfjtemps présidé par Laujon , qui , jusqu à Tex- Irémc vieillesse, conserva une douce philosophie et une hilarité spirituelle.
Après sa mort, Désaugiers, le type le plus véritable, l'organe le plus entrâtnant de la gaieté française , i*asslt an
^uteuil de la présidence, et, la ma*
rotte PII main, diriuea les toasts et les chants de ce peuple folâtre de beaux esprits, qui s'était voiontairemenl placé ■ou» sa tutelle. On devait croire que des réunions où étaient amenés, par le plaisir et pour le plaisir, des hommes de même profession, de mêmes godts, et qai s*estimaieDt entre eux , oe cesseraient jamais de se renouveler. II en fut autrement. Des rivalités, des jalousies, uéesliors du lieu où la folie tenait ses assises, firent naître la division parmi les membres de la société, et ils se séparèrent vers 1814. Peut-être y eut-il du patriotisme dans leur détermination : car alors le temps de gaieté était passé.
Plusieurs d'entre eux , lorsque l'horizon se fut un peu éclairci . se rapproctièrent cependant , et fondèrent, ioui le nom de Soupers de Momus, une société nouvelle qui publia quelques volumes , mais fort inférieurs , pour l'ensemble, à ceux du Caveau, soit parce que, pour les former, il avait fallu y admettre des talents du second ordre*, c'est-à-dire, des médiocrités, soit parce ^ue les deux soc ié lés précédentes avaient épuisé tous les sujets de chansons. Quoi qu'il en soit, les Soupers de Momus cessèrent, après une existence assez courte et assez obscure. Aujourd'hui aue les préoccupations politiques et ledésir deTiire ce que l'on appelle son chemin absorbent tous les esprits, nous n'avons plus de sociétés semblables. Pour qu'il ren reconstitue , il faut qu'il s*opère dans les idées et les désirà une modification que rien n'annonce encore, et qui sera lente à*se ftire , si toutefbis âle doit se faire un jour.
Caveiha^c (Jean Novi de), savant ecclésiastique , ne à JNimes en 1713, mort en 1789, a publié, à l'époque où s^agitait la question de la tolérance à accorder aux protestants, les ouvrages suivants: La l'hérité vengée, 175G, in-l 2 ; Mémoire politico-critique, etc. , 1767, in-8»; Apohgie de Louis Xlf^ et de son conseil sur la révocation de l'édit de Nantes^ avec une dissertaiionjur la Saint- Bar thélemi^ 1758,
in -8°. Dans cette dissertation, qui a
fait beaucoup de bruit, et qu'on peut mettre en regard de l'apologie de Gabriel Kaude (voy. l'article Sainx-Bab- THÉLEMi), Tabbé de Caveirac prétend que la religion n'eut aucune part aux massacres; que ce fut une affaire d6 proscription; qu'elle ne fut pas prémâlitée; qu'elle ne concernait que Paris; que l'amiral de Coligni était un homme sans probité, un conspirateur dangereux, dont il était devenu nécessaire de prévenir les desseins; en- Gn, que la proscription atteignit à
{>eine deux mille individus dans toute 'étendue de la France. Quant à la révocation de rédit-de Nantes, Tauteur s'efforce de prouver que cette mesure ne portait aucun préjudice à l'Etat; que la religion catholique et la religion réformée ne pouvaient subsister ensemble dans un Etat monarchique sans en troubler le repos. L'abbé Caveirac prit ensuite la défense des jésuites dans un écrit intitulé Appel à la raison, des écrU$ publiés contre les jésuites de France, Bruxelles (Paris), 1762, 2 vol. in-12. Cet ouvrage provoqua la mise en jugement de l'auteur, qui fut condamné par contumace, au tribunal duChâtelet, en 1764, à être mis au carcan et banni à perpétuité. L'abbé Caveirac chercha un refuge en Italie, et rentra en France après la disgrâce du ministre Choiseul et la dissolution du parlement. Cet écrivain n'ayant mis son nom à aucun de ses ouvrages, on lui en a attribué plusieurs auxquels il fut étranger.
Caventou ( Joseph -Bien- Aimé ),
gharmacien et chimiste habile, né à aint-Omer en 1706, s'est fait une réputation méritée par ses nombreux travaux. Associé avec M. Pelletier, il a fiiit connaître un grand nombre de corps nouveaux, x.thqwlastrychnine, la brucine, la chlorophik, la quinine, la cinchonine, etc. 11 s'est livré seul a des travaux fort intéressant, parmi le»* quels on peut citer son trdivm sur Veau de Seltz, l'analyse de la rhubarbe ^ ses Recherches sur V amidon, etc.
ÇiVVETONNlEB OU CHA VE rO>NIEH.
— Les çavetonniers ou ciiavetoouiers,
FRAIIGE.
appelés aussi basanierSf étaient des fabricants da obaiiiittres, qui ne met* taient en œuvre que la basane, différant en cela des cordonniers qui pouvaient travailler eu basane et ei) ooFdouan, è'eat-lKlire, en paaux tannées et corroyées. Ces artisans babitaient en grand nombre, à Paris, les environs de Sainte-Opportiine , et notamment voe roe oui, laloii Tabbé Lebeuf ,>est 8i^ourd*bui oallt <la TAî* ^uillerie.
Lorsque Étienne Boileau recueillit, en iSfiO, les itatut» dei corporations de Paris, le métier de çavetonnier s'acbetait de Pierre de Vilfebéon , seigneur de Bagneaux , chambellan , et da comte d*Bu , chambrier, à qui le roi avait donné le produit de la vente des maîtrises de cette profession et de celle des cordonniers». Le prii était db seise tous , dont dix pour le chambellan, et six pour le chambrier. Voici sous quel régime fut alors placé oe métier. Le çavetonnier ne pouvait faire que des souliers légers, appelés petits solers, et plus petits que ceux ^iie faisaient les cordonniers. Il lui était défendu de travailler le dimajiche; et, le samedi, il devait quitter l'ouvrage au dernier coup des vêpres sonné à Sainte-Opportune. S'il violait cette prescription, les souliers par lui confectionnés en fraude, devaient être saisis et brâMs. Il pouvait avoir autant d'apprentis qu*il voulait , était maître de régler les conditions de leur apprentissage , et devait, par an, trois deniers pour les huéses (les bottines) do rd, payables le dernier jour de la semaine
Îienetise (la semame sainte), entre es mains du maître des cordonniers.
Moyennant une redevance annuelle de trois deniers au profit du roi , payable le même jour , il était quitte et franc de tout droit sur ce qu'il achetait et vendait dans Paris, de matières premières ou de marchandises fidbriquees se rattachant à sa profession, sauf aux foires de Saint-Ladre et de Saint-Germain des Prés, où il était tenu de payer pour droit de place deux deniers par douzaine de souliers qu'il vendait. La veuve du çavQtomiier , en- acquittant
les redevances ordinaires, héritait dt^ métier de son mari , et pouvait l'exer*
cer librement tant qu'elle restait en viduité; mais si elle se remariait à un honame d'un autre ^tat, ce second époux Bc pouvait exercer la profession du premier sans acheter lui-même la maîtrise. Le çavetonnier pouvait devenir cordonnier, en payant ce que payait œlui-d.
Alors il lui était permis de travailler en cordouan aussi bien qu'en basnne, sans toutefois mêler ces deux espèces de cuir dans ses ouvrages. Si seulement il bordait en basane un soulier de cordouan, le soulier était saisi et brûlé, et lui amendé de douze deniers au profit du mettre des cordonniers.
Mais. il était autorisé à faire entrer du cordouan dans des souliers de basane, parce qu'il est toujours permis a un artisan de faire de meilleur ouvrage. Le çavetonnier qui avait atteint soixante ans était exempt du f^uet, mais il devait la taille et toutes les redevances que les autres bourgeois avaient coutume dé payer au roi. Tel fut le règlement qu'établit Étienne Boileau.
Le 30 janvier 1350, le roi Jean, dans une orduuuance qu'il publia pour la police du royaume , défendit aux çavetonniers, qu'il appelle faiseurs de souliers de basane f « de mettre en œuvre ft ne faire souliers de mouton ou de «brebis, ou da chien tanné, ne les a vendre , mais tant seulement de ba- « sane d'Auversrne et de Provence. Et R qui fera le contraire, ajoute l'ordon- «nance, perdra la marchandise, et «sera privé du mestier, et amen- « dera de dix sols pour chacune fois « qu'il fera le contraire, et celui qui • raocusera aura le quart. Et seront « visitez letdits basanters par oer- « taines personnes qui seront à ce orn donnez. «> Il faut croire que la piivation du métier dont il est question ici , comme faisant partie de la peine, n'était que temporaire, autrement ces mots : « chacune fois qu'il fera le con- « traire, » seraient superflus. Ces artisans partageaient la vente des petits souliers, ou souliers de basane, avec
de petits m^clmiJ^i papi^m etpi-
Diyitizeu by GoOglc
L'UNIVERS
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téables personnes y comme les appelle l'ordonnance qui les autorise à gagner leur vie dans ce commerce, lesquels avaient le droit d'en exposer aux yeux du public, en des places à eux désignées sous les piliers des Halles. Tel rat rétat des choses pendant un temps dont on ne peut fixer la durée ; car, insensiblement, les çavetonniers et les cordonniers se confondirent et finirent par ne faire quhin même métier. Il ne resta des premiers que les fabricants de pantoulles, qui étalaient leurs marchandises sous les galeries du Palais de justice , et qu'on vient d'en expulser. Aujourd'hui, les cordonniers travaillent a leur gré le cuir ou la basane , et le métier des çavetonniers , qui était distinct et séparé du leur, a cessé d'exister.
Ca VOIE (Louis d'Oger, marquis de), né eu 1640, fut un des personnages les plus brillants de la eour de Louis XIV. Admirablement bien fait et d'une belle contenance, toujours recherché dans sa j^arure, aussi adroit que brave, il devint bientôt à la mode pour ses bonnes fortunes et ses aventures de duelliste. Cependant il ne tarda pas à faire un meilleur usage de sa rare intrépidité. En 166G, il prit du service comme volontaire dans l'armée navale des Hollandais contre l'Angleterre, et étomia Kuy ter lui-même par le sangfroid avec lequel il alla couper les câbles de plusieurs chaloupes anglaises qui amenaient un brûlot droit sur le vaisseau amiral. Ce trait d'audace lui valut l*amitié de f urenne. Cavoie fit toutes les campagnes du règne de Louis XIV. Au passaî^edu Rhin, il se signala par des prodiges de valeur ; on le croyait au nombre des morts, lorsqu'on le vit tout à coup s'élancer à cheval dans le fleuve, arriver à la nage, et apporter la nouvelle du succès. Il épousa mademoiselle de Coëtogou , qui était amoureuse folle de lui, mais
fiour laquelle il ne manifestait que de 'indifférence. Pour le décider au mariage, il fallut que Louis XIV intervint , et lui donnât la charge de grand maréchal des logis de sa maison. Cependant ravancemeat n'ayant pas ré>
pondu à ses espérances, à cause de rinimitié dont le poursuivait Louvois, il se plaignit à Louis XIV, et demanda à quitter la cour. Le roi lui répondit en ces termes flatteurs : u U y a trop « longtemps quenous sommes ensemble < poar nous séparer : je ne veux pas « que vous me quittiez ; j'aurai soin de « vos affaires. »
Cavoie était ami de Turenne et du maréchal de Luxembourg; il avait une hante réputation de loyauté et d'intégrité. Comme il protégeait les gens de lettres avec un peu d'affectation , et qu'il faisait grand bruit de sa liaison avec Racine, on l'accusait à la cour de prétentions littéraires. Louis XIV lui-même avait remarqué que Cavoie et Racine se promenaient toujours ensemble. Les voyant, un jour, passer sur la terrasse, il dit en souriant à ceux qui l'entouraient : « Cavoie croit « devenir bel-espri t, et Racinese croira «bientôt un fin courtisan.» Cavoie mourut en 1716, à l'âge de soixante et treize ans.
• Cateh NE , nom qui sert à la fois à désigner Tune des rivières de la Guyane
française, une grande partie du territoire'de cette colonie, et la petite ville qui en est la capitale. (Voyez Gcyanb
VBAHÇÂISB.)
Cayet (Pierre-Victor-Palma) naquit, en 1526., à Montrichard, en Touraine. Élève et ami de Raroos, fl embrassa avec lui la réforme ; et , après
avoir étudié la théologie à Genève , il fut nommé pasteur dans un village du Poitou. Catherine de Bourboii en fit son prédicateur, et l'amena à Paris lors de l'entrée He Hetiri IV. Mais là, le cardinal Duperron , par ses conseils, par ses promesses , par une argumentation victorieuse peut-être, arraeha à Cayet l'eniiagement de rentrer dans le sein de Tltiilise catholiiiue. Les calvinistes, qui se doutaient du dessein de Cayet, le citèrent à comparaître dans un synode, pour y répondre à diverses inculpations. Cayet ne parut pas , et fut déposé. Cet événement le décida tout à rait, et il fit son abjuration le 9 novembre 1595. L'année suivante., il fût nommé professeur d'bé-