‹ France. Dictionnaire encyclopédique (volume 5)Chapitre 49 sur 86 · VERS. C*L · texte numérisé non relu

VERS. C*L

CÉLIBAT.— Siquelquefois, en France, on essaya de favoriser l'accroissement de la |)Opulation, en accordant des secours à ceux qui avaient donné le jour à de nombreux enfants, en aucun temps on n'y punit le célibat. Seulement une loi du 8 nivôse an yn, 23 décembre 1798,etqui tomba bientôt en désuétude, ordonna , à l'occasion de la contribution personnelle et raobiliaire , que la valeur des loyers d'habitation des bommes de trente ans et au-dessus , non mariés ni veufs, serait surhaussée de moitié et taxée en conséquence.

Sauf cela, les personnes du monde furent toujours libres de ne pas s'engager dans les liens du mariage.

Quant aux bommes engagés dans les ordres sacrés, la prescription du célibat est pour eux aussi ancienne que l'Église. Ce n'est pas que, dans 1 Èvarneile, il y ait aucun article qui défende d'admettre les hommes mariés au sacerdoce , ou prohibe le mariage des prêtres. Au contraire, on voit dans les premiers siècles de l'Église une foule d'hommes, chargés des liens conjugaux , être promus a l'épiscopat , à la prêtrise et au diaconat; mais il leur était enjoint de garder la continence , et de répudier leurs femmes après leur ordination, ou du moins de vivre avec elles aussi chastement que si elles eussent été leurs sœurs.

On lit, dans Grégoire de Tours, qu'un évéqoe, sollicité vivement sa femme, à qui la continence pesait sans doute plus qu'à lui , ayant eu le malheur de céder à ses instances, en conçut un remords si vif, qu'il se condamna lui-même à une longue et rigoureuse pénitence. II était en outre défendu aux évéques , prêtres et diacres de se remarier lorsqu'ils devenaient veufs. Quant à ceux qui étaient libres, ils devaient, en entrant dans le sacerdoce, prendre l'engagement de garder le célibat.

Toutefois, ce ne fut guère qu'à partir du concile de Trente que l'obligation du célibat, pour les évéques, prêtres, diacres et sous-diacres , devint une loi générale de TÉglise. D^is cette époque, on regarda les or-

afiL FRANCE.

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