‹ France. Dictionnaire encyclopédique (volume 5)Chapitre 53 sur 86 · GEM · texte numérisé non relu

GEM

Depuis la révolution de juillet, ils s'appellent juste miliett, a cause de ce système peu élevé qui a pris pour dcfise : Chacm eAes wi , ehaeun pour 9oi.

Centbones, peuples gaulois liabitant toute la partie de la chaîne des Alpes à laquelle on donnait le nom

Alpes grecques , et dont le principal sommet est le petit Saint-Hernard.

Ils occupaient la Tarentaise. Les deux Tilles : Forum Claudii et Âxtma, que mentionne Ptolémée , se retrouvent aujourd'hui dans le petit village d'Aisme et dans le petit endroit nommé Centron, litués tons deux dans la même vallée. Ces deux villes perdirent plus tard leur supériorité sur les autres lieux de ce district , puisque, dans la notice de Pempire , c'est Dotantasia, ou Moustier en Tarentaise,

2ui en est désignée eonime la capitale, côté du nord, ces peuples paraissent avoir étendo leurs limites jusqu'à Cluse, où ils confinaient aux Nantuates. Strabon , Pline et Ptolémée les placent en Italie.

' CBiiT-SnrssBS (compagnie des).—

Quelques écrivains font remonter rinstitution de cette compagnie à Tannée 1443 ou 1444, époque à laquelle les cantons hdvétiques contractèrent , pour la première fois, l'obligation de fournir à la France un nombre d'hommes déterminé , pour serrir comme anxiliaires dans ses armées ; d'autres ne lui font prendre rang qu'à partir de 14G9 ou de 1478, sous le titre de cent gardes suisset, et le plus grand nombre datent son institution de l'année 1496.

Il paraît, en effet, que c'est dans cette dernière année que Charles VIII la réorganisa et radmit déflnitifement au nombre de ses gardes ordinaires , sous la dénomination de cent honi' mes de guerre suisses de la garde.

La force de ce corps , ainsi que son ti^re l'indique , était de cent hommes; son état-major comprenait un capitaine-colonel, quatre lieutenants, dont deux français ; deux enseignes , deux lieutenants aides-majors, huit exempts (depuis 1616 seulement), quatre four*

riers et six caporaux , ce 'qui portait son effectif à cent vingt- sept hommes.

Les cent gardes suisses, choisis

parmi les hommes de cette nation de la plus haute taille, étaient armés de hallebardes pour le service intérieur de la cour, et hahillés à la Henri IV. En campagne, ils étaient armés du mousqueton et marchaient à la téte du régiment des gardes suisses. Ils

r»rtaient , dans le premier cas , l'habit livrée , bleu , à parements de velours rouge; dans le second, l'habit uniforme, à peu près semblable à celui du régiment des gardes. Leur baudrier était garni de franiies rouges et blanches.

Le fond de leur drapeau était à quatre carrés bleus : Tornement du premier et du quatrième carré consistait en une L couronnée d'or, le sceptre et la main de justice passés en sautoir, noués d un ruban rouge ; le second et le troisième portaient une mer d*argent, ombrée de vert , flottant contre un rocher d'or, battu par quatre vents ; une croix blanche séparait les quatre quartiers, avec cette devise : Ea est/idU' cîagentis. L'écharpe était blanche: la hampe se terminait par une fleur de lis d'or.

. Dans les grandes cérémonies, les

cent-suisses marchaient , tambour battant, sur deux fdes placées à droite et à gauche de la voiture du roi, et à partir des petites roues , où se trouvait la téte de la compagnie. Ils faisaient le service journalier dans l'intérieur : un garde était toujours placé à la porte de la chambre du roi.

Licenciée en 1792, la compagnie des cent Suisses fut rétablie en 1814 , sous le titre de Compagnie des cent gardes ntlnes ordiitafru du corps au roi. Sa force fut alors fixée à cent trente-huit houuues. Réorganisée en 1815, elle fut portée à trois cent dix gardes , dont quarante-deux officiers bu ayant rang d'ofQcier. Elle prit en 1817, la dénomination de Compagnie des gardes a med ordinaires du corps duroi^ t\ l'effectif en fut réduit

Ce corps fiit compris dans Tordon-

m L'UNIVERS.

nance du 11 aoOt 1830 et licencié avec la garde royale ; depuis , il u'a point été rétabli.

Dans les derniers temps , les iiardes suisses , formés indifléremmeiit de français et d'iieivetiens, avaient Thabit qUm ih r(d, coll«t et passe-poil éeurlate , boutons Jaunes , pantalon blanc en grande tenue, bleu de roi en tenue ordinaire , bonnet d'oursin avec placjue aux armes de IVanoe. On leur avait donné le fusil de dragon et le sabre-briquet.

Ceaacchi ( Joseph ) , né à Kome , étudia la aeulpturt sous Ganova, et fit de bonne heure espérer qu*il deviendrait un des plus grands sculpteurs de l'£uroi>e. Les idées républicaines avaient été apportées en Italie, et mises en pratique par l^arméefiran-

Sise; Ceracchi les adopta avec enousiasme, et contribua puissamment à Torganisation de la république romaine. Lorsque le gouvernement pontifical fut rétabli , il vint à Paris et rpjeta avec mépris la proposition qui lui fut faite de modeler le buste de Napoléon, qu*il regardait comme un usurpateur. Il eut ensuite le malheur de s'associer ù la conspiration d'Aréna et Ïopino-Lebrun, fut arrêté à l'Opéra, le 10 octobre 1800 , et jeté en prison. Napoléon vint, dit-on, le voir dans son cachot pour lui offrir la vie s'il consentait à reconnaître son pouvoir.

Ceracchi répondit à cette offre par des imprécations, et il fui mis à mort le 31 janvier 1801.

CÉRAMIQUE. — La céramique, ou, si Ton veut, l'art de fabriquer des poteries , et en général toute sorte d'objets en terre cuite , remonte a une assez haute antiquité ; mais elle n'a rien produit de bien remarquable en Franoe avant le seizième siècle.

La poterie gauloise proprement dite était grossière; ses produits étaient dépourvus d'élégance ; les sculptures en creux dont ils étaient ornés étaient d'un style bnrbare; enfin, sous le rapport de l'art, ils méritent à peine de fixa l'atteutton de l'historieii. La statuette en terre cuite, d'origine fUÊr loise, que possède le musée coamique

de la manufacture de Sèvres i n'a pas plus de valeur.

Avec la domination romaine , l'art des potiers romains s'introduisit dans les Gaules. Une fabrication meilleure, des formes plus belles , sont en général les caraetères d«e poteries gaUoromaines. Maïs arrivèrent les grandes invasions de barbares, et la céramique, aussi bien que tous les autres arts , tomba dans une déoadiniea eoiliplète ; c'est à peine si le moyen âne parvint à conserver quelques traditions. Cependant, au seizième siècle, Bourdan possédait des ûbrlques renomnriées. Beaovais produisait des poteries vernissées en bleu dont Rabelais parle dans son Pant^igrueli il parait qu'à eette époque on avait l'usage de décorer la taolde dés mai* sons de cette ville de' carreaux de faïence, dont l'ensemble offrait des dessins d'entrelacs. M. Monteil mentionne, à l'année 1616, des paint^ très et potiers de terre f mais avant Bernard de Palissy , nos poteries étaient peu remarquables. En effet, longtemps on se oontenta de faire cuire rari;ile , sans la recouvrir d'un vernis ; longtemps on se contenta aussi de l'argile plastique pour composer la pâte des poteries, et il a falin des siècles pour que la science , se mettant au service de l'industrie, lui fit connaître toutes les ressources que le potier pouvait trouver dans la nature. Mais au quinzième siècle, la céramique française fit de grands progrès.

Avant de continuer l'histoire de eet art nous croyons devoir indiçier en combien de branches il se divise.

Ces branches sont au nombre de sept, et se classent ainsi , suivant la nature et le degré de finesse de leurs produits: V terres cuites (briques, tuiles, plastique); 2" /)o/er/e commune; T faïence commtme ou italienne; 4° faïence fine ouanglaiseCterrede pipe,appelée improprement porcelaine opaque; 6<> grèscérame (Ê:rès ou poterie de grès) ; 6** porcelaine dure ou chinoise ; 7* porcektine tendrê ou française (porcalaine vitreuse, frittée).

1* nrmcm$. RtustvoUs d^dit

€àm ïiUllCE.

tout ce aue nous avions pu recueillir lur la labrieatioB des terrM outt«t

dâns randeone Gaule : une statuette au musée de Sèvres , divers débris de carreaux, de briques, de tuyaux, con'> servés dant quelques eolleotions, sont tout ce qui nous reste des produits de la |>oterie e;aiiloisp. Les terrrs ruites gallo-romaines sont plus nombreuses; es sont dei vases, des briques, des tujmui , et divers objets plastiques , comme des frajîments de statues , où le bon goût s'unit à 1 élégance; mais on ne petit en dire autant de la céramique au moyen âge : cette époque M nous a laissé que des produits assez grossiers.

Les fsbriqnes de terres cuites produisaient en France , en 1825 , pour dix-sppt millions cinq rent mille fr. de briques , tuiles , oarreaux , tuyaux et pois à fleurs.

La plastique en terre cuite , si perfectionnée chez les anciens , oubliée au moyen âjçe , et si grossièrement exécutée dans les derniers siècles, a subi depuis quelques années, comme toutes les autres industries , Pinfltience du goût et des arts ; on a vu aux expositions de 1834 et de 1839 des morceaux en terre cuite d'une exécution assez remarquable. Nous citerons entre autres les pièces pUnthofomlques de MM. Virebent de Toulouse; ce sont des ornements en terre cuite,, destinés à la construction et surtout à la décoration des bâtiments. Pour rendre ces monuments plus solides et susceptibles d'une plus grande perfection , ces habiles fabricants ont imaginé de les composer de deux pâtes différentes superposées , dont Pune, plus grossière, sert comme de doublure à la pâte extérieure. On conçoit l'importance de ce procédé qui rend facile et peu coûteuse la dé(X)ration des habitations. Gomme exemple, ces messieurs avaient exposé en 18S9 un tombeau, de c;rande dimension, et remarquable à beaucoup d'égards.

On a aussi essayé de donner aux planchers formés de carreaux en terre cuite un caractère artistique , c>st-àdire, de former avec des carreaux de couleur et de formes diverses des es-

pèces de mosaïaues. Il serait à désirer que ce genre de perfectionnement se répandît et fit renaître un art qui avait pris un si grand développement aox treizième et quatorzième siècles.

V Poterie commime, — Ces poteries , composées d'argile ordinaire , de marne argileuse et de sable , et enduites d un vernis coloré par le cuivre et le manganèse , sont les plus répan* dues à cause de leur peu de cherté. On conçoit tout l'intérêt ^ui s'attache à une fabrication qui interesse la masse générale des dtojrens. Nos poteries , toutefois, sont en générai peu soignées , les formes en sont grossières , et cependant ce serait un moyen excellent de répandre le goût du beau dans les maases. Les lupagnois n'ont point comme nous négligé le dessin et l'élégance dans les formes de leurs vases; leurs alcarazas de Valence sont au contraire d'une porfedtion de Etvie que noua davrioin ofNif efforcer dMmiter.

Parmi les applications de la poterie à la décoration, nous citerons l'eniploi des carreaux d'argile vernis pour le pavage des chambres. Ce genre de décoration , imité des azulejos des Arabe» , paraît avoir été assea commun au moyen Age, On formait ainsi des planchers représentant des échi-

auiers pour Tamusement des soldats e garde dans les ohftieaax, ou biea des rosaces , des entrelnrs , des animaux, des figures de blason, des chasses , etc. Les couleurs étaient vives , et obtenues parles oxydes métalliques dont le vernis était formé ; le dessin de ces compositions était facile et as- SCE agréable. I>e musée céramique de Sèvres contient plusieurs carreaux do ce genre, et on peut lire des descriptions intéressantes de parquets semblables dans les Archives de la Normandie par Dubois, t. P', p. 109, et dans les Antiquités ofM^w-fiormandes de Ducarel. Cet usage subsista jusque vers le dix-septième siècle. Les principales fabriques de poteries sont maintenant à Paris, à Épernay et à Magnac-Laval ; elles produisaient en 1825 pour quinze millions de mar* cbaudises.

tre cas»

3» Faïence commune. La pâte de cette espèce de fiîenoe est composée d'argile , de marne nrçjileuse et de sable ; mais l'argile a été lavée; l'enduit

aui la recouvre est un émail opaque orinaireiiicnt stanniâre.

On n*cst pas d'accord sur l'origine de cette faïence. Suivant les uns, elle aurait été découverte en Provence', dans le bourg de Fayenoe , d*oà elle aurait tiré son nom ; d'autres la font venir de Faënza, ville de la Romagne; d'autres de Maiorque; d'autres enGn en attribuent nnvention aux peuples de l'Orient, et plus spécialement niix Arabes , qui l'auraient importée en Espagne, d'où elle se serait ensuite TépaMue dans toute l'Europe. Cette dernière opinion nous paraît la plus probable. On faisait en effet en Orient, a une époque très-reculée , des poteries assez semblables à nos âîences ; et les premières faïences connues en Europe sont évidemment d'origine orientale : ce sont les azulejos, ou carreaux de fiience émaillée de diverses couleurs (*) exécutés d*abord |>ar les Arabes , qui donnèrent ainsi naissance aux faïenceries de Valence, puis à celles de Majorque , et enfin à celles de Faënza. Ees faïences italiennes que T.ucas délia Robbia sut décorer de si admirables peintures , et avec lesquelles il fit de si belles sculptures, furent d*abord appelées niamica ou majoUca, du nom de l'île de ÎMajorque.

Ce fut pendant le règne de Henri II , que rillustre Bernard dePalissy trouva les procédés des faïenciers italiens , et produisit ses nisfiqiies figulhies (**).

Cependant la France n'eut pas de faïenceries avant lOOS. Le premier établissement de ce genre fut formé vers cette époque à Nevers : mais en Général, cette industrie a fait chez nous peu de progrès. Les principales fabriques de faïence sont maintenant à Paris, Sceaux , Rouen , Nevers , Lunéville, Saintes, Forges*les-£aux, Tours,

(*) Voyez sur ce sujet dans l'Encyclopédie nouvelle , l'art. Émail, par M. L. Dtissieux, cl ic Maga.sia pittoresque, ann. iSig, art. Wstoire de ta manufacUtr* de ^Sdvre».

(**) Toj* Paussy (Bernard de).

Uron, Longwy, Nîmes. Parmi les perfectionnements apportés dans ces derniers temps à la fabrication de la faïence , nous devons signaler l'emploi de l'acide borique pour durcir l'émail.

4^ Faïence fine. On distingue deux espèces de faïence fine , ou anglaise : la foAence fine tendre ou terre de pipe, et la faïence fine dure ; la pâte est fomoM d'argile plastique lavée et de silex broyé fin; l'enduit est vitreux, siliceux et plombifère. Pour obtenir la terre de pipe , on ajoute à cette pâte ■iine certaine quantité de craie. La poterie en terre de ,pipe est presque abandonnée ; la faïence fine dure , ou

Sorcelaine opaaue (J,ron stone, poterie e fer des Ansiais) , a remplacé cette fabrication, dont les produits sont fort mauvais à tous égards. Les premiers essais bien constatés de la fabrication en France des Menoes fines anglaises, à pâte sonore et dense et h couverte dure , sont dus à M. Saint- Amans, et remontent à 1824. Aujourd'hui , les manufactures de Creil-, Montereau, Choisy, Toulouse, Arboras, Bordeaux, Sarreguemines, Paris, Saint-Gaudens , donnent des produits

3ui ne sont en rien inférieurs à ceux es fabriques anglaises. Les perfectionnements obtenus sont dus à l'introduction de l'acide borique dans la com|iosition du vernis , qui se trouve durci , et du kaolin dans la masse de la pflte. On doit aussi signaler une amélioration notable dans la forme des vases, dans le choix des ornements, et divers essais pour imprimer sur ces vases au moyen de la lithojïrapbie.

. 6° Poterie de grés. La pâte de cette poterie est composée d'argile plastique dégraissée par du sable , du silex ou du ciment de grès. L'enduit en est vitreu.x, salin ou plombifère. La cuisson demande une haute température.

On distingue aussi deux espèces de poteries de grès : les grès coyiimvns et les qrès fins. I<a fabrication de ces derniers , qui est pratiquée depuis un temps immémorial par les Chinois et les Japonais, n'est connue en Europe que depuis le dix-huitième siècle, éfjoque où TAUemand Boettcher en obtint en cherchant à fabriquer de la poroe-

eûM

laine. Wedgwood naturalisa ensuite

cette industrie en Angleterre; quant à la France , elle ne la possède (^iie depuis la restauration, ( |io(jue où nous avons TU qu*elles*apprupria aussi Tiadiutrie des faïences fines dures. Ces deux fabrications ont en effet assez de rapports entre elles , et se font ordinairement dans le même établissement.

Les poteries de grès communes sont plus anciennement connues en Europe.

L* Allemagne et Tltalie coproduisaient dès le commencement du seizième siè* de, dont la forme, les ornements en relief et les peintures étaient souvent d*assez bon goût. Les grès de INureraberg Jouissaient même alors d'unesorte de célébrité. La France possédait aussi h la même époque, des fabriques semblables,entre autres celles de Bayeux (*).

Les principales fabriques dé poteries de grès existant aujourd'b'ii en France , sont , pour les grès communs , celles deSaveignies, Saint- Amand, leMontet, Martin-Camp, Sartpoterie, le Montet; pour les grès fins, celle de Sarreguemines, où M. litzschneider a porté la fabrication à un degré supérieur, pour la qualité et le bon goût, enfin celle de Paris et celles de plnsieurs villes déjà indiquées.

6° et 7*». Porcelaine dure et tendre. 1. a porcelaine n'est connue en Europe que depuis la découverte de la route des Indes par le cap de Bonne-Espérance.

Cest aux Portugais que nous sommes redevables de cette précieuse poterie, dont le nom vient d'un mot de leur langue , porcolana, vaisselle de terre, Quoi qu'il en soit, la porcelaine fut bientôt universellement recherchée , surtout à cause de la propriété qu'elle a de supporter sans se casser une trèshaute température. Pendant longtemps, on se contenta d'aller la chercher à la Chine. Cependant, dès 1C95, il y avait à Saint-Cloud , Chantilly , Orléans, Villero^, des manufactures où t*on fabriquait une imitation de la porcelaine chinoise, et qui, de fait, ne produisaient qu'un verre dur et trans-

lucide, composé de nitre , sel , alun , soude , gypse et sable , et fondant au feu. Cette imitation est connue sous le nom de porcelaine tendre, frittée ou vitreuse. On en établit bientôt de nouvelles fabriques à Arras, Toumay, St-Amand-les-Kau\ , etc.

Piganiol citait, en 1718, les produits de ces manufactures comme fort remarquables. Suivant Félibien (*), les porcelaines de Saint Cloud égalaient presque, en 1737, celles qui venaient de la Chine.

Un chimiste saxon, Boettcher, essaya en 1702 de doter sa patrie de la fabrication de la porcelaine. TVous avons dit qu'au lieu de faire de la porcelaine, il fit des grès fins ; mais ses poteries imitaient la porcelaine chinoise. Toutefois, elles en différaient entièrement par leur pâte. Cependant Auguste II, électeur de Saxe, en établit une manufacture à Meissen et anoblit Bœttcher.

Mais un autre chimiste allemand , Tschirnhauseu , découvrit en 1710 la composition de la véritable porcelaine, dont la pAte est, comme l'on sait, composée de kaolin. L'AIIema|»ne étant riche en gisements de cette substance , plusieurs manufactures de por* celairie s'élevèrent rapidement.

Kn France , on continuait toujours à fabriquer de la porcelaine tendre; l'on en créa, en 1738, au diâteau de Vincennes une fabrique, à l'établissement de laquelle le marquis de Fulvy consacra toute sa fortune. jNous ne voulons pas empiéter sur T'histoire de la manufacture de Sèvres, l'une de nos gloires nationales ; cependant , nous devons dire ici que la fabrique de Vincennes fut en 1760 transportée à Sèvres, et ou 'alors on y faisait encore de la porcelaine tendre. Mais bientôt le secret de la porcelaine dure fut auporté en France par un Strasboorgeois.

On fit alors venir du Palatinat le kaolin nécessaire, et l'on put faire à Sèvres de la porcelaine véritable. Enfin , en 1768, on trouva à Saipt-Trieix, près Limoges, une argile qu'un habile chimiste , Macquer (voyes ce nom) , re-

(*) Voyez Pluqiiet, Esui historique sur (*) Histoire du diocèw de Paris, t. TU, Baj^u», ch. a^. p. S?.

Sri èt/L ïfUHiiÈBiS^ cfcE

connrit être du kaolin. Dès lors la ma- monde, nous voulons parler du musée

tiu facture de Sèvres prit une activité céramique de Sèvres,

fiouvelle ; et , depuis , les admirables L'ancienne manufacture de Sèvrei

produits de cette manufacttire ont possédait une belle collection de vaseS

donné à la porcelaine française une étrusques qui fut dispersée en 1793.

incontestable supériorité sur celles (je En 1806, M. Brongniart s'occupa ,

toutes les autres bâtions (voyes Sft- moins de la refaire, que de rassembler

TÉBs). des échantillons de tous les produits

iVous ne traiterons pas ici de l'his- de l'art céramique dans l'antiquité et

toire de la peinture sur porcelaine, dans les temps modernes. Dès 1834,

dcmsfdérée soit comme produisant dee il avait atteint son but. La collection

dojets de luxe , soit comme moyen qu'il a formée comprend l.i réunloU

de conserver Tima^^e des chefs-d'œu- (le tout ce qui constitue l'art des po-

vre de la peinture à j'huile ; ces détails teries de toutes sortes , de tous les

trouveront mieux leur place dans l'ar- pays et de tous les temps. Ce musée

ticle que AQus consacrerons à la ma- est divisé en sept parties, dont cha-

nufacture de lèvres. Cependant nous cune est consacrée à unesection de l'art

devons dire qu'il y a tout lieu de se céramique. Un appendice est destiné à

féliciter du bon goût que Ton remar* Tapplication des couleurs vitrifiables

Sue aujourd'hui dans la décoration et pour la porcelaine. Les galeries de Od

ans les formes des vases en norce- musée contiennent des poteries égyp-

laine. Les formes de mauvais gout pas- tiennes , phéniciennes , chinoises , ja-

sentdemode, etronrevientàuneimita- ponaises , grecques , romaines , étrut-

tion mieux comprise des vases antiques ques, mexicaines, anciennes et modev»

et des Vases de la renaissance; et même nés ; enfin des produits de la céramique

dans les objets les plus simples on re- de tous les peuples y sont offerts à l'é-

cfaeftshe un dessin ptir et une certaine tude du savant comme de rindustriel,

élégance. La fabrication et Tapplica- Gercbt, seigneurie de l'ancien

tîon des couleurs vitrifinbles ont fait Auxois , aujofird hui du département

aussi d'immenses propres , que l'on de la Cote-d'Or, érigée en baronnie en

doit attribuer aux progrès de la science 1678.

en général , et surtout à Pintelligente Cbbdaghs (comté de) dans tes Py-

impulsion donnée par la manufacture rénées, appartenant en partie à la

de Sèvres , dont le savant directeur , France, et en partie à l'Espagne. On

M. Brongniart, a compris qu'une ma- pensequesonnomestdérivédeceltiides

nufacture royale, pour être à la téte €^e&mi, anciens habitants du nord de

de l'industrie, devait faire tous les es- l'Espagne. Mont-Louis est la capitale

sais, toutes les expériences qui peu- de la Cerdagne française, qui occupe

vent en acrandir le domaine et répan- environ soixante liilolnètres carrés. En

dre les découvertes utiles, tout en 1462, Juan II» roi d'Aragon, ayant

conservant les bonnes méthodes tit besoin de secours contre les Catalans

les saines traditions. et les Navarrais révoltés, engagea à

Les principales manufactures de Louis XI pour deux cent mille écus

porcelaine sont celles de Sèvres , Pa- les comtés de Cerdagne et de Rous-

ris, Limoges, Villedieu (Indre), Con- sillon. Lorsqu'il les réclama plus tard ,

ilans, Bayeux, Orcbamps (Jura},Fon- on refusa de faire droit à ses récla-

talnebleau, etc. (*). mations. Cependant Charles YIII res-

tions terminerons cet exposé rapide titua , lors ae son expédition d'Italie ,

de l'histoire de l'art céramique, et de ces deux comtés à l'Aragon; mais ils

son état actuel en France, par quelques furent rendus à la France en 1659,

mots sur un établissement unique au par le traité des Pyrénées. (Voyez Catalogne.)

Q 'Voyez le rapport sur l'expoiitioii été Cerdagnb (comtes de). — Le pre-

produiu de l'iadustrie en 1839. mier comte de Cerdagne dont Tbistoire

cra FR^

fasse mention est Salomon , qui vivait vers 863 ; mais uu ne peut donner une Hstfl don jot«rfofnpne ûê m shoomseurs avant l'annép 988. A partir de cette époque, Jescomtei dt Gefdagae furent :

10Î5 , Raymond, qui assista < êo 1041, au concile de Tuluje, où l'on établit la paix et lu trêve de Dieu.

1068, QlÊOlawiM'Mymmi, 1095 , àMaume-Jourdain et Bernard CnUlaume. Le premier alla , en 1 103 , à la terre sainte avec Raymond, auquel {l sucfcéda , en 1106, dans toutés ÉM teri'es d'Orient. Mais il ne conserva que Tortose et la forteresse d'Ar- Chon; il mourut en 1109. Bernard son frère , qui était Mité seul maître de la Cerdagné, étant mort en 1111 , Raymond ' Bérenger Iff, comte de Barcelone , lui succéda à titre de plus tiroche parent , et réunit la Cerdagne a ses Etats.

Cebé (Jean - Nicolas) , directeur du jardin botanique de l'Ile de France , naqliit dans cette Ile en 1737. Il fut envoyé en France pour y fidre ses études; arriva à Brest comme un enfant trouvé , et demeura plusieurs années chez une femme du peuple. Enûn, à foreé de recherciies , ses parents parvinrent à le découvrir, et le placèrent au collé£;e de Vannes, qu'il quitta ensuite pour aller perfectionner ses études à Paris. Il s'était d'abord destiné au p(^nie ; rtiais la fçuerre ayant éclaté dans rinde en 1757, il fut nommé officier de marine, fit deux campagnes sur l'eseadre du comte d*Aché, et se fixa , en 1759, à l'Ile de France, où son père, mort depuis sept ans, lui avait laissé des biens considérables. Lorso*en 1700 , Poivre fut nommé Inten* ant de Ttle de France , il trouva dans Ceré un habile collaborateur. Le successeur de Poivre ayant négligé ou déthlit )>liisiear8 plantations d*arforeft à épiceries , tout aurait péri , si Ceré , nommé, en 1775, directeur du jardin royal de l'Ile de France, ne lui eût op'çosé une Tigouireuse ré^stancé.

Il fit a ses propres firais de nom* breuset pépinières ié mareandiert,

\CE» CÛK 379

de poivriers, de géroftiers, de canuelliers; et, après les avoir multipliés dans let Iles dé FNn«i ét de

Bourbori , il en eniityê des phnt% âUx

Antilles, h la Guyotte et à Cayenne, avec des inotructions sur la manière de les ealtiftir; oe ftrt alntf ipie Oêté affranchit sa patrie dd tHbut qu'elle payait aux Hollandais pour les productions des Moluques et de Ceyian.

n ne négligeait pas non plus d'aMKmatet-à rllede France et d'y multi-

{>lier les plantes et les arbres de 'Amérique, de l'Inde et de la Chine, les frditi et tel légumes d« TEuropè.

Le jardin botanique, dont la direction lui était confiée, passait pour une des merveilles du monde; on y cultivait plus de six cents arbres ou arbustes de diverses contrées. AuiSi Géré pour* voyait-il les jardins d'Eiirof)e de toutes les productions des tropiques; la collection de plantes qu'il envoya, en 1 782 , à l'empereur d'Allemagne , était la plus riche qui filt venue jusqu'alors des pays chauds. Ceré accueillait avec bienveillance les voyageurs, les naturalistes ; facilitait leUta Miercihes, et les aidait de tous ses môVefts ; il était en correspondance suivie avec plusieurs savants; il envoya à Buffon. à Daubenton , à Thouin , ét à la Société d'agriculture de Paris, un grand nombre de mémoires. Cette société lui décerna, en 1788, une médaille d'or; elle fit impHmef , dand son recoèil de 1789, 11 n mémoire de lui, sur la culture de diverses espèces de riz à l'Ile de France. Nanoléon, par un déeret daté d'Austerlitz , loi confirma le titre de directeur du jardin botanique de l'île de France , et lui accorda une pension de six cents francs. Ce savant modeste et bieofiifsâfil est mort le 2 mal 1010, à loûuinte et douze ans.

Ceré 4 (combat de). Voyez AdioA (campaç;ne del'), 1. 1, p. 100.

Cebemonial. — Aucud document ne nous apprend qu'il y ait eu rien de semblable en France sous la première race , à moins qoll ne faille considérer comme on éét-émohial les présents que les grandk étaient tenus d'ofiûrir aû roi

lorsqu'il présidait les assemblées nationales , appelées champs de mars et champs de mai. Mais les Carlovingiens, devenus plus puissants que ne l'avaient été leurs prédécesseurs, et adoptant d'une manière phis large les usages des Romains, rétablirent , dans le but de rehausser leur dignité et de Tenvironner de quelque prestige, les rèf^ei instftaéea par les empereurs; et ils fixèrent la manière dont on devait se présenter devant eux ; l'attitude que l'on devait garder quand on leur adressait la parole; la place qui devait leur être réservée dans les cérémonies publiques; les honneurs auxquels ils avaient droit quand ils apparaissaient an dehors, ou parcouraient leurs Etats; les titres ^'on devait leur donner , etc. Ce fut principalement depuis Charlemagne que ce qu'on appela le cérémonial se constitua et devint, avee le temps , une espèce de sdenoe ^*il ne fut plus permis d'ignorer.

Quand les iiefs , ainsi que les bénéfices , eurent été rendus héréditahres, et que t chaque seigneur fut devenu maître chez lui , il s'établit une multitude de petites cours qui eurent aussi leur cérémonial, et dans lesquelles on imita autant qu*on le put ce qui se faisait à la cour du roi. De ces cours , le cérémonial descendit dans les châteaux; de là , dans la classe bourgeoise; et il forma graduellement cet ensemble de règles auxquelles, pour l'extérieur, le maintien , le discours, rhabillement, on est tenu de se conformer, quand on appartient ou qu'on veut appartenir à l;i bonne compagnie. A la cour, et relativement aux

{lersonnes royales , ce code s'appelle 'étiquette.

Le cérémonial était déjà fort com-

Sliqué au Quinzième siècle. On trouve, la suite aes Mémoires de Sainte-Pa< layesur la chevalerie , un travail très* curieux de la vicomtesse de Fumes , intitulé: les Honneurs de la cour, dans lequel sont expliqués la manière dont les personnes qualifiées devaient se conduire en de nombreuses circonstances; les privilégesqui leur étaient réservés ; les honneurs qu'on devait leur

rendre, et une foule d'autres détails qui annoncent que, d'ans ce tempsla, l'étiquette était fort pointilleuse.

Henri III , dont on a dit que son suprême bonheur était de faire le roi , et qui s'y entendait fort bien , ajouta braucoup au cérémonial, dont il possédait si bien la science , que c'était toujours lui que Ton consultait dans les cas épineux, et que ses décisions, toujours iustes , devinrent plus tard articles de lois dans le cérémonial français. Il dressa un règlement pour ceux auxquels il accordait rentrée de sa chambre et de son cabinet, et fixa les heures où il leur était permis de jouir de cette faveur. 11 prescrivit un ordre pour le service de sa bouche , pour la provision et l'emploi de ses officiers ; il fixa les termes que l'on devait employer en lui adressant la parole; entiii, le 3 janvier 1585 , il créa un officier qui fut chargé de veiller au maintien de ces règlements, et reçut le titre de grand maUre des cérémo* mies.

Louis XIV ajouta! beaucoup au cérémonial, et ill'etendit à tantd actions, qu'à la cour il n'était pas une chose qui ne se fit ou ne se dît d'une manière particulière, à laquelle on ne pouvait manquer sous peine de disgrâce. Les parlements , comme autrelois les députés des communes aux états généraux , ne pouvaient présenter au roi leurs doléances qu'à genoux ; de remontrances, il n'en fut jamais question sous son règne. Quand il s*habillait, sa chemise devait passer par plusieurs mains avant de lui arriver ; un grand seigneur lui passait la manche droite de son habit; un autre, la manche gauche; un troisième lui présentait son chapeau ; un quatrième, sa canne. Quand il entrait dans sa chambre à coucher pour se mettre au lit, il était d*étiquette qu'un grand du royaume portât devant lui un bougeoir pour l'éclairer. Enfin , le cérémonial , qui le saisissait le matin pour ne le lâcher que le soir, était un tyran dont il était la première victime , mais dont son orgueil lui faisait supporter sans murmure les perpétuelles exigences.

Lt eérémonlal réglait aussi le rang

que les ambassadeurs français devaient tenir à Tégard des autres ambassadeurs dans les cours étraugères, et aussi les égards au*on devait leiir aoeorder. Sur ce double point , Louis XIV se montra intraitable. On sait comment, eu IGOI, à Toccasiou d'une question de préséanoe soulevée à liondres, entre le comte d'Estrades , son ambassadeur»

et le baron de Hatteville , ambassadeur d'Espagne, il obtint de la cour de Madrid d'humbles eicuses, et la dédaration solennellement faite parle marquis de la Fiientes , en présence de tout le corps diplomatique, que, partout, les représentants du roi de France devaient avoir le pas sur ceux de Philippe III. On connaît également la vengeance qu'il tira d'une insulte faite.

Tannée suivante, au duc de Créqui , son ambassadear à Rome, par quelques soldats corses, et la pyramide qui, durant cinq ans, attesta l'outrage et la réparation.

Pendant la régence, la familiarité, née d'une communauté de corruption et de mauvaises mœurs, confondit presque tous les rangs , et porta de graves atteintes au oérénaonial. Louis XV, après sa majorité , le raviva dans les grandes occasions, mais l'oublia presque toujours dans ses petits appartements. A' Tavénement de Louis XVI, la jeune reine, accoutumée -à- la vie presque bourgeoise de la maison d'Autriche, et trouvant le cérémonial insupportable, le frappa presque de ridicule, au grand scandale et désespoir de madame de INoailles , qu'elle appelait madame Ktiquette. Néanmoins, le cérémonial fut maintenu d'une manière humiliante pour la nation, en une

grave et solennelle circonstance. Lors e la première séance des derniers états généraux, le b mai 1789, taudis que les députés du clergé et de la noblesse avaient, pour se rendre au lieu de l'assemblée, de larges portes, et étaient à couvert, ceux du tiers état, les véritables représentants du peuple, n'avaient qu'un couloir étroit , ouvert à la pluie qui tombait, cejour-ln, avec abondance;. taudis que les premiers

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étalaient des costumes couverts i'or,

et des cbapeaux chargés de plumes, on avait prescrit aux derniers de se re\ tir de l'iiabit noir et du manteau du même couleur, que portent, dans les anciens opéras-comiques, les baillis de village.

Tant que dura la tourmente révolutionnaire , la Convention nationale eut autre chose à faire que de s^occuper

d'étiauelte. Quand on avait à célébrer une léte publique , on arrêtait un cérémonial pour lui donner de la splendeur et y maintenir le bon ordre. C'était , à proprement parler, une mesure de police aont il n'était plus question le lendemain. Mais le Directoire et, après lui , le Consulat , établirent une étiquette qui , à la vérité , fut d'abord

{)eu j»ênante , parce qu'il ne Inllait pas leurter les idées d'égalité (^ui étaient encore pleines de vie. Ces idees-là firent aussi d'abord reculer un moment Napoléon lui-même , qui disait, cependant,' * gu'il ne voulait pas qu'on vint lui frapper sur Tépaule et lui manger dans la main. Mais, après son couronnement, il ressuscita les vieux usages de la monarcliie; et, une fois à l'ouvrage, il n'oublia rien ; son code, placé sous l'autorité d*un grand maître des cérémonies, d'un introducteur des ambassadeurs , et de plusieurs ofiiciers à leurs ordres , fût aussi complet qu'il pouvait ritre.

Comme on le pense bien, In restauration maintint tout ce qu'elle trouva établi sur ce point: elle y ajouta même, et comme s'il eût fallu absolument que le cérémonial monarchique fût, dans tous les temps, une insulte faite au peuple , à l'ouverture de chaque session législative, le roi imitait les pairs à s'asseoir, et permettait, par l'organe de son chancelier, aux députés des départements d'en faire autant.

Depuis la révolution de juillet, le cérémonial a subi beaucoup de modifications, et on la dépouille de tout ce qu'il avait d'humiliant et de servile. Il

serait trop long d'exposer ici en quoi il consiste encore; nous nous bornerons à dire qu'il se réduit à des ma^r-

3S3 CÉE

LTNIVËRS.

ques d6 iéRmtcd et à des politesses

nécessaires pour concilier à TautOlîté la considérntion dont elle a besoin.

Les harangues ont toujours fait et elles font eoeore la partie prineipaleda cMnoniàl. Aia moindre ciroonstance, les rois sont condamnés à subir les discours de tous les grands oorps de TÉtat , et , quand ils voyagent , la prose , ou la poésie du maire et des principaux magistrats de toutes les villes qu'ils traversent. C'était, de toutes les obligations du métier de roi, la plus {pénible pour Henri IV, qui attribuait, en riant , la blancheur précoce de sa barbe aux nombreuses harangues dont il avait ét^ assailli dass le cours de sa vie.

CÉfiéMONIES IPUBLTQUES. — L'his-

toire des cérémonies publiques estime

Sartie imuortantede I histoire générale *un peuple. C'est en effet dansles grao* des solennités que se manifestent les sentiments populaires, que se prennent les grandes résolutions et que s'accom»

plissent les principaux actes de la vie d'une nation. A ce titre, les cérémonies publiques , religieuses ou politiques, méritent toute l'attention de I inMeries; mais les détails sont tout, dans un pareil sujet; une histoire générale des cérémonies publiques serait immense si elle était traitée avec les dévieloppements néoessaires ; réduite à de petites dimensions, elle offrirait peu d'intérêt. Il nous a paru plus convenable de traiter de diaque espèce de cérémonie publique dans an artiele spécial. Nous renvoyons donc nos lecteurs aux articles Coueonnëuent , Champ de mabs et os mai,Ou-

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