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la Motte et Coconas. De Luynes fut curieux sur les assemblées sous Charvainqueur en présence du roi et de lemngne. M. Guizot a cité cette lettre toute la cour. Le dernier champ clos dans sa vingtième leçon et dans ses£s< fïi l celui que Henri Ili permit en 1 578 , sais. Ces grands plaids étaient précédés dans la rue Saint-Antoine à Paris, d'une réunion ue conseillers où Ton pour le combat qui fut livré entre préparait ce qui devait être proposé Cavius, Maugiron et Livarot, contre a l'assemblée générale. Outre l'initia- Balzac 4l'Antraguet, Aidie de Ril)erac tive, les rois avaient la sanction. Les et Schomberg. Voyez Combat judi- décrets de ces assemblées étaient les ciAiRE, Dtel, Jugement de Dieu, capitulaires (vby. ce mot). Charlema- CuAMP DE MAI. -r Les asscHiblées gne, Louis le Débonnaire, Charles Je nationales étalentdésîgnéestsous ta pr«- Chauve , tinrent beaucoup de ces graninière race, par le nom de champ de des diètes; mais elles disparureat loismars; sous la seconde, elles furent ap- que commença la dissolution de l'em* pelées champ de mai. Le contmuateur pire carlovingien. de Frédégaire è l'année 769 nous ap- Gkahp i»b mai bn 1815 (assemblée prend que Pépin le Bref changea Té- du). — I^ous nous bornerons à donner poque fie ces assemblées et qu'il les mit ici quelques détails sur cette solennité, au mois de mai. C'était le momeotUes dont nous avons essayé de montrer le expéditions milftafres ; les fois coositl* earactère politique dans l'article Cent taient alors les chefs et passaient î'ar- JOUbs* Bien qu elle ait été loin de réniéc en revue. Outre ce changement pondre à l'attente générale, cependant dans Tépoque de leur réunion, les co- les paroles énergiques que l'empereur mioes natiOBMx en ivbirent tin plus adr^sa eut fédo^ et à la d^tatioQ Importwtdans le mode de leur com- des électeurs enflammèrent un moposition. Les prélats y furent appelés ment les esprits. Des invocations paet y obtinreijt,surtout sous Pcpin, une triotiques, une éloquence miUtaire, îotfueaoequi en écarta bientôt les chefs étaient la seule ressource qui restât mflitaires. Tous les actes de ces nou- à Napoléon depuis le 22 avril, jour veaux champs de mai émanent de Tes- où il avait promulgué de son propre prit ecclésiastique ; et , en effet , la mouvement l'acte additionnel , et dynastie cerlovingienne fut beau- Uom^ Temoir de la France, à lacoup plus soumise à l'infloenoe quelle son décret de Lyon avait anreli«;ieuse que les iMérovinf^iens (voyez noncé une constitution sérieuse, et Cablovinoiens et Mérovingiens), non un vain simulacre de charte oc- Sous Pppin, les assemblées devin- troyée. Loin d'avoir à nommer les veut des conciles, comme en Espa- députés qui devaient composer la noucne, chez les 'Wisiiroths. Les décrets velle assemblée constituante, lesélec- 9es diètes de Verberie, de Vernon, de teurs n'eurent plus qu à constater le Metz , de Compiègne , sont aussi bien résultat des votes sur Tacceptation ou des canons de conciles que des capî- le refus de Pacte additionnel. Encore, tulaires. Sous Charleniagne, la crnn- ce dépouillement des votes n'était-il
deur du roi était telle, que l'Eglise se uu'une formalité illusoire, puisque
laissa dominer à son tour. D'ailleurs 1 empereur, n'admettent pas la possi-
Tesprit belliqueux de ce prince rendit biiite d*un refus, avait ordonné Je 30
aux assemblées leur ancienne forme, avril, que quatre jours après la publî-
pereur.Hincmar, archev(^qucdeReims, être soumis à son acceptation. C'était
a écrit, à la demande de quelques toujours la même tactique qu'aux beaux
gvnds du royaume, une lettre pour temps duoonsulatetd6rempire,tacti-
rinstructioncfeCarloman, fils de Louis que qui consistait à arranger les ciioses
le Bègye, qui contient des détails très- . à sa juanièrei età demandée ensuite ai4
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peuple s'il donnait son adhésion aux faits accomplis. Quoi qu'il en soit, pendant dix jours, des registres furent ouverts aux secrétariats des municipalités, des administrations, des greffes de tribunaux et de justices de paix, chez les notaires et dans chaque régiment.
Comment n'amait-on pas été sûr d'avance de la majorité, puisqu'on faisait voter l'armée, et que la discipline était là pour éclairer ses votes? En vingtcinq jours, le relevé général de chaque département fut envoyé au ministre.
iS'eanmoins, malgré ces fâchons expéditives, l'empereur fut oblige d'ajourner au 1*' juin l'assemblée du cbamp de mai, qui avait d'abord été indiquée our le 26 mai, et dans laquelle devait tre relevé le chiffre des votes aflirniatifs ou négatifs. Ainsi, pour que la déception tût plus complète, la faineuse assemblée du cbamp de mai n'eut pas lieu dans le mois dont elle porte le nom. Des grandes proportionsd'une nouvolle fédération nationale, elle descendit à celles d'une fête militaire. liC chef de TÉtat n'y parla de oonstitution et de liberté qu*avec ane réserve extrême ; en revanche , le grand capitaine y parla de guerre et de gloire avec autant de niagie qu à son ordinaire. Malheureusement Napoléon, en dépit de sa confiance dans son propre
f'yénie , nllait être moins heureux contre a coalilion des rois que contre Tindépendanoe nationale. La victoire sur l'étranger ne devait plus nous consoler des défaites de la liberté à l'intérieur.
Le 1"^ juin, tout Paris se porta au Champ de Mars, où vinrent se réunir le gouvernement, les membres de la représentation nationale et de la chambre des pairs, les députalious des collèges électoraux, celles des différents Corps de l'armée et les fédérés des faubourgs Saint-Antoine et Saint-Marceau. Le trône de l'empereur s'élevait èn avant de TÉcole militaire, au milieu d'une enceinte demi circulaire de gradins immenses, où étaient assises six à sept mille personnes d'un cote et autant de l'autre. Pour donner un caractère religieux à la solennité, l'empereur avait fait dresser à côté du trône
un autel où la messe fut célébrée en grande pompe. Avant de recevoir le serment du peuple et de l'armée, le nouveau Charlemagne flt bénir ses armes par le clergé, le(|nel, avant peu, devait bénir celles des étrangers qui allaient ramener les Bourbons. Pour voler au Combat, tes bénédictions des prêtres ne sont pas suffisantes , lorsque le guerrier qui les implore n'a pas su mériter les bénédictions du peuple , qui sont la manifestation la plus Certaine de la protection divine.
Après la célébration de la messe, la députation des collèges électoraux, composée de cinq cents membres , \ i n t entourer l'empereur sur les marches du trône. Dubois d'Angers parla en leur nom. Quelques-unes des paroles de l'orateur laissèrent voir ^e leséleoleurs n'étaient pas complètement satisfaits de l'acte additionnel. 11 dit que, conliant dans les promesses de l'empereur, les électeurs lui remettaient, et aux deux chambres, le soin de consolider et de perjcctionner sans secousse le système constitutionnel, et que les Français, serrés autonr du trône, étaient décidés à tons les sacrifices pour \\\[\\i\lm\v [' iiidépendance et V honneur national. Ensuite Cambaccrès, archichancelier de l'empire, pro« clama que l'acte additionnel aux constitutions de l'empire était accepté à la
i)resque unanimité des votes. En effet, e nombre des votes négatilii n*était que de quatre mîtîe sept cent quatrevingt-douze, tandis que celui des votes aflinnatifs s'élevait à un million cinq cent trente mille trois cent dnquatUe sept y majorité factice, qu'il n'avait pas été fort difficile de se procurer, puisque, comme nous l'avons dit, il y avait eu un registre ouvert dans diaque régiment. Après que les accla* mations eurent cessé , l'empereur signa Tacte de promulgation et prononça les harangues éloquentes dont nous avons cité quelques passages dans Tarticle Ce>'t jours. De nouvelles acclamations se firent entendre. Alors l'empereur prêta sur l'Évangile le serment d'observer et de faire observer les constitutions de l'empire. Les grands di-
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gnitaires et toute rassemblée jurèrent
aussi d'être fidèles à ces constitutions. Après le Te Veum, Napoléon quilta SOD manteau fmpérial, et s*ayança sur les premières marches du trône , pendant qu'un roulement de tambours attirait sur lui Tattention du peuple entier. Alors, montrant les drapeaux que tenaient les ministres de Tinté* rieur, àv la guerre et de la marine, l'empereur dit aux troupes : « Soldats «de la garde nationale de Tempire, «soldats des troupes de terre et de n mer, je vous confie l'aigle impériale , « aux couleurs nationales. Vous jurez « de la défendre, au prix de votre « sang , contre les ennemis de la patrie «et de ce trùne? Vous jurez qu'elle «vous servira toujours de signe de «ralliement; vous le jurez?... » IS'ous lejuronsî s*écrièrent Parméeetla «irde nationale, (jue des traîtres empêchérent quelques mois plus tard de tenir leur serment. Heureux de fenthousîasme qui avait aceuelli ses dernières paroles, l'empereur alla se placer avec son cortège sur un trône au milieu du Champ de Mars. Il y distribua les drapeaux aux présidents des collèges éleetoraux des départements, à la garde nationale de Paris et à la garde impériale ; puis les troupes , au nombre de cinquante mille hommes, dont vingtsept millégairdés nationaux, défilèrent devant lui aux cris de r'we l'empereur! ^pétés par la foule immense qui couvrait les tertres du Champ de mars.
Comme féte nationale, rassemblée dite du champ de mai fut incomplète, et ne mérite en aucune manière d'être comparée aux deux grandes fédérations de 1790 et de 1793; comme féte militaire, elle eut un brillant succès, et chacun en sortit convaincu que l'ai-
ijle impériale allait de nouveau s'éancer a la victoire. C'était tout ce (|ue demandait le plus grand capitaine iles temps modernes.
CiiAAip UE MABS, assemblée de chefs et de guerriers que les premiers rois francs avaient coutume de convoquer tous les ans au mois de mars et qui se tenait en plein air. Flodoard, fiistorîen de Téglise de Reims, et Taci-
teur de la Fie de saint Remi, pensent que ce nom vient de Mars, dieu de la
t guerre, adoré par les barbares avant eur conversion. Du Cange préfère Pavis de ceux qui croient que ces assemblées étaient ainsi nommées parce qu'on les convoquaitau mois de mars, et assurément il a ralson.Dansrorigine, ces assemblées n'étaient que des réo* nions militaires. Ce fut dans un champ de mars, où il faisait la revue de ses troupes, que Clovis fendit d'un coup de hache la tête de ce guerrier qui l'avait bravé à Soissons; ce fut dans un champ de mars qu'il annonça à ses compagnons qu'il avait résolu d'envahir le territoire des Goths, et qu'il leur tint ce discours si bref et si significatif rapporte par Grégoire de Tours.
Sans perdre ce caractère prin)itif, les champs de mars furent moins exclusivement militaires quand la rare conquérante eut eommenré à s'organiser sur le territoire des vaincus. Ainsi les assemblées tenues à Cologne, Trêves, Andernach, sous les uetits-fils de Clovis , s'occupèrent Je la législation du peuple franc. Le décret de Childebert est Pceuvre de Tune de ces assemblées. Avec la décadence des Mérovingiens, les champs de mars tombèrent en désuétude. Mais )a victoire de Testry, en assurant le triomphe du parti aristocratique , remit en viirueur une institution qui donnait aux leudes une part considérable dans le gouvernement. Les guerriers qui avaient vaincu pour Pepin d'Héristail prétendirent être cx)nsultés par lui, et il fit revivre les comices généraux de la nation selon les anciennes coutumes.
Le roi mérovingien assistait à la première séance, prononçait un discours sur des lieux communs du temps, sur la paix intérieure, sur la défense des églises , des veuves , etc. ; rendait quelques édits aussi insignifiants que ses paroles, et rentrait ensuite dans sa vUla de Maumagnc. Pepin présidait après son départ, recevait les ambassades étrangères et réglait tous les intérêts de rr.tat. Telles furent sous les Mérovingiens les vicissitudes de ces assemblées, que les chroniqueurs ap«