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484 CBA L'UNIVERS. CHA
« Quiconque fait ici de grand cœur la vo- nibles des devoirs que la société leur
— Après ces paroles, il saisit sa lance et ^er la conviction dans les esprits et à
son bouclier, et chevaucha rapidement. em^aser les âmes du teu divin de l'en-
II Touhit, certes, tbwp wgeance de thousiasme; aussi toutei les religions
ses ennemis; et comme la dislance qui l'en g'gjj gont-elles servies pour rendre leS
séparait n'était pas grande, il trouva les ^^j^gg le^pg néophytes plus accessi-
Normands. , ^. , , ^ . bles aux idées qui leur étaient offertes,
« Louange a Dieu!- dit lero, voyant enfin et pour établir entre elles, enleurfal-
le but de ses désirs. Puis il s elanra hardi- 34^4™^^ |^ tOotCS et SimilItaDé-
ment, ^tonnant une btauie^^^^^^^^ ™«l^™^»3«^^ ,1^^
Paient en duBor: Krrie, eleistm. Le can<- . . .. , ^ ^ ^ j
lique était fini , le combat engagé. invisible, mais puissant. Les effets du
Le sang monta aux joues des Francs im- <îhant dans les batell^S ne SOnt paS
pétueux. Alors chaque loldat se rassasia éga- «"oms remarquablcB. CéCait |iour se
iement de wwguaMi mais aiieiui eombe préparer au combat et pour s inspirer
Ludwig. ^o"^ °6 même ardeur que les (jau-
Rapide et audadeux comme ses pères, lois et les Germains entonnaient le
il frappe l'un et perce l*aatre. Ah ! il vena bordit ; les croîsés, des cantiques ; les
i ses ennemis un breuvage bien amer. Ainsi huguenots , les psaumes de Marot, et
ils périront en cet endroit. nos soldats républicains , la MarseU-
Que la jiuissance de Dieu soit bénie ! laise. Le chant peut encore être con-
Lndwig a été vainqueur. Rendons grâces à sidéré ooRime un des meilleurs moyens
tous les saints pour œlte victorieuse ba* de 'récréation. Si, nu lieu de s'abrutir
j • xix k dans les cabarets, nos ouvriers, comme
Mais certes, Lndwig a un roi heu- Allemagne, se réunissaient pour
reux. Il fut grand comme le danger. Coo- chanter, leuTS moBurs deviendraient
serve-le. Seigneur, dans sa puissance l pj^g p^^^^^ p,^,^ douces, plus SO- On a encore donné, dans le moyen ciables ; et d'autres progrès suiâge, le nom de Chansons de geste à vraient bientôt celui-là. Le chant est des poèmes ou romans destinés à cé- donc,ooniaie la lecture et Téeriture, lébrer des exploits militaires , et dont une des bases nécessaires del'éducation lesujet était presque toujours emprunté du peuple. Cependant, jusqu'à nos au cycle carlovingien. Voyez Cycle jours , une seule espèce de chant a été CABLOYiNOiBif ét RoMANS. cultîvée chez notis avec le soin néces* Chant. — Le chant est Part de pro- saire pour produire de grands effets ; duire , à l'aide de la voix , ime série de nous voulons parler de ce chant de sons réunis dans un certain but et en luxe qui n'est qu'une partie de la mu- ▼ertn de certaines r^les; c'est une sique dramatique, des parties les plus importantes de la Nous diviserons cet article, où nous musique; en effet, avec une instruc- nous proposons d'esquisser une histion facile à acquérir, tous les hom- toire rapide de la musique vocale en mes , à peu d'exceptions près , ^vent France , en trois pointsdinérents. Dana apprencire cet art, et devenir, sinon de le premier nous traiterons du chant grands chanteurs, du moins de bons religieux, dans le second du chant pachoristes; tous ils peuvent se procurer triotique, enfin dans le troisième , de une agréable récréation en exécutant la propagation du cbantdans les masses les compositions des grands maîtres ; comme moyen d'éducation, se convaincre de leurs devoirs reli- V Chant religieiux. Le chant religieux en chantant des morceaiu de gieux est en France ce qu'il est dans mnstqne religieuse , et puiser dans des tonte la chrétienté : c'est le plaindhants patriotiques l'enthousiasme né> chant. Ce fut sous le règne de Pépin cessaire pour accomplie les plus pé- le Bref que les rites et le chant usités
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h Rome commencèrent à sM'ntroduire dans les Gaules. A cette époque, le pape Paul V envoya à 1 église de Rouen un certain Stméon, qui était le second de récole des chantres de Rome, afin qu'il apprît aux prêtres de cette église le chant romain ou grégorien. Coarlemaene contritiaa beaucoup à rendre général Tusage du plain-chant en France. II fit venir d'Italie deux chantres , dont Tun s'établit à Metz, et Tautre à Soiasons. Bientôt Lyon , Cambrai, Tout et Dijon eurent aussi leurs écoles de musique religieuse. Les chantres français ne vmaient cependant qu'avec peine la préférence donnée au eiiant étranger, et Charlemagne, qui avoitfort à cœur cette chanterie, dit ]||ézerai,eutbeaucoup de peine à triompher de toutes les résistances qu'il éprouva, et à mettre d'accord les chan> très fran^is et les chantres italiens qui se haïssaient , se disputaient et se moquaient les uns des autres. Cependant les derniers triomphàrmit, formèrent les Français, et leur enseignèrent en outre à jouer de l'orgue. Ainsi établi en France, le chant grégorien devint bientôt le seul chant dont on fît usage dans les églises; et sa grande beauté, sa majestueuse simplicité, son caractère aussi varié que noble, lui assurèrent une durée égale à celle de l'art chrétien. Ce fut seulement au seizième siècle que Ton commença à le trouver trop simple , trop nu , et qu'on le remplaça , dans les fêtes solennelles , par de nouvelles compositions dont il sera parlé à Tarticle Musiqub religieuse ; quant au plain-diant, exécuté, sur* tout dans les campagnes, par des chantres qui n'en comprennent pas l'esprit, et par une population d'une ignorance profonde dans tout ce qui touche les éléments de l'art de chanter, ce type admirable du chant religieux est devenu l'objet d'un mépris presque général. Cependant, comme il n'a été remplacé, là où l'on a voulu remédier à cet inconvénient , que par des morceaux, dans lesquels la simplicité et le caractère religieux ont fait place à des combinaisons scientifiques, on