‹ France. Dictionnaire encyclopédique (volume 5)Chapitre 76 sur 86 · SV · texte numérisé non relu

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prtagé par une grande aroix. Les blancs portaient l'éea da Franot m

droit , la croix cantonnée de coil» ronnes ou de fleurs de lis au revers, avec la même légende que les gros. Le type des doubles tournois, aa droit tt au revers, était analogue aux précédents ; la légende du droit était la même, mais au revers ou lisait : mo-

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FBÀNCIB. Les deniers parisis ne portaient que la légende : sit nomen ; leur type était d'ailleurs semblable aux précédanta.

Nous parlerons ailleurs des liard», qui n'ont été fabriqués que dans le Dauphiné (voyez Liaju>8 et Dàuphiné [monnaies de] ). Noos ne noua étendrons pas non plus sur les deniers tournois et parisis , les oboles et les mailles, qui ne diffèrent guère des espèces précédentes que par les léjçeodes et parquelques signes peu importants.

£n6n , nous dirons en terminant, qu'à la fin du règne de Charles VI , lorsqu'on augmenta la valeur des monnaies, on frappa des doubles tournois, qui prirent le nom de niquets, et eurent cours seulement pendant trois d'argent , disparut pour toujours , et ans. C'est encore Monstrelet qui nous fut ïampiacé par des fleurs de lis. Lss appmod oette particularité. ^05, nommés aussi /lorettes , ainsi Ch arles VII , fils de Charles VI, Hl^ asm l'ajfpreod Monstrelet, pré- né le 22 itayner 1409 ^ iut proalamé

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roi à Melun-sni^Tèrre , suivant les les jours. En 1436, Paris se rendit à

uns; suivant d'autres , à Espaliy près son roî légitime, et Charles VU y fat

du Puy. Les Anglais, maîtres de la reçu avec des acclamations unanimes,

moitié de la France, et alliés avec Un changement remarquable s'opéra

le duc de Bourgogne , l'appelèrent dès lors dans son caractère , et il com<-

λar dérision le roi de Bourges. Char- mença à montrer une énergie, une

es VII faisait sa résidence dans activité , un esprit de suite, qu'on ne

cette ville , oubliant au milieu des lui avait pas encore connus , et qui

plaisirs et des fêtes la perte de son contribuèrent puissamment à ses nou-

loyaume. « On ne saurait perdre plus veaux succès. La défiiite de Fopmign3r

paiement un royaume, » lui dit un acheva de détruire le prestige qui

jour un de ses capitaines. Charles VII était resté attaché jusque-là aux ar-

dansait, et sa maîtresse, Agnès Sorel, mes des Anglais; ils perdirent en 14â0

lui faisait oublier ses devoirs. Les An- Rouen et la Normandie ; trois ans

fflais cependant continuaient a f^iire après , Bordeaux et toute la Guîenne

oes progrès. Vainqueurs à Crevant et se soumirent , après que le vieux Tal-

à Verneuil , ils s avancèrent bientôt bot eut trouvé sur le cnarap de bataille

jusqu'aux bords de la Loire ; six mille de Gastillon anejknort glorieuse, mais

Français furent défaits pair quinze inutile à sa patrie. Les Anglais ne

cents Anglais à l'ignoble journée des conservèrent plus alors en France que

Harengs ; et il ne restait aux ennemis la ville de Calais , qui leur fut enlevée

. qu'à s'eniparer d'Orléans , pour domi- un siècle plus tard par le duc François

ner le cours de la Loire et conquérir - de Guise.

le midi de la France. THs furent les grands événements

. Charles Vli semblait perdu. Les du règne de Charles VII , qu'on a sur-

• babitaDts, réduits aux dernières extré- nommé le Victorieux. De grandes ré-

. mités, songeaient à se rendre. C'est formes furent opéiées en outre par œ

alors qu'un miracle sauva la France, prince. Il est le premier roi qui ait or- Jeanne d'Arc sut communiquer aux ganisé une armée permanente (voyez Français un courage nouveau et un Fbàncs abchebs et Compagnies élan fui les rendit invincibles. La dé- d'obdonnancb), et qui ait établi des livrancc d'Orléans , la victoire de Pa- impôts sans le concours des états ; metay , le sacre du roi à Reims , tels fu- sure q^ue l'on peut excuser, [)eut-étre , rent les principaux effets du courage aprèsles longs déchirements intérieurs de la jeune héroïne.' Peu après, elle pe- de la fm du quatwziëme siècle. Il rendit rit h Rouen ; mais l'élan qu'elle avait viagères les charges de judicature, fît imprimé à la nation lui survécut, et rédiger les anciennes coutumes; et, par toute l'indolence de Charles VII, qui la pragmatique sanction de Bourges s'était retiré de nouveau h Chinon (1433) , il assura de nbovelles libertés avec ses favoris, ne parvint pas à le à l'Église nallîcane. ralentir. De vaillants chefs de parti- Les dernières années de son règne sans , les Dunois , les la Hire , les furent troublées par les intrigues du Xaintrailles , les Barbazan , rempor- dauphin , qui prétait sans le savoir talent chaque jour de nouvelles vie- l'appui de son nom aux mécontents, toires , et reprenaient aux Anglais On dit même que Charles VII se laissa consternés les provinces qu'ils avaient mourir de faim , de crainte d'être emconquises. Plusieurs de ces capitaines poisonné par son fils. Il mounil après servaient le roi malgré lui , par patrio- un règne de trente-neuf ans, à Meiim* tisme et par haine pour les envahis- sur-Yèvre, dans le Berri , en 1461. seurs. De ce nombre fut Kichemont . a Quoique Charles VII ne manquât oui rendit à la Framse le plus grand pas de courage, dit M. de Sismondi»

Bourgogne avec son roi. Dès lors, les parce qu'elle obligeait à trop de fatiaûaires des Anglais empirèrçot tous gue et de corps et d'esprit. Ses dispo-

il n'avait aucun çoût pour la guerre.

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