ORDRES
FRANCK. ORFEVRERIE 261
n'entrèrent pas dans l'organisation de ces compagnies, furent licenciés et renvoyés dans leurs foyers , avec défense, sous peine de la vie, de commettre pendant leur marche aucun désordre. En même temps des mesures furent prises pour surveiller les routes et arrêter les contrevenants. Cette sage prévoyance eut un plein succès, et aucun désordre ne signala le passage des troupes licenciees.
Chacune des 15 compagnies de nouvelle création comprenait 100 gentilshommes ou 100 lances, 100 écuyers ou coustittiers , 100 pages ou varlets, et 300 archers. Ainsi chaque homme d'armes avait sous ses ordres un écuyer, un page et 3 archers. On donnait au gendarme qu'accompagnait ce cortège militaire le nom de lance fournie.
L'homme d'armes recevait 200 fr.
par mois, l'écuyer 1 00 fr. , l'archer 80 fr . , le page 6o fr.* Les 9000 chevaux coûtaient par an 45,000 livres, représentant 15,762,180 fr. de notre monnaie.
Cette dépense était à la charge des communes.
Les écuyers et les pages étaient armés de l'épée ou d'un couteau de chasse, d'où dérive, pour les premiers, la déno mi nation de coustillers , ou de coutiliers ; les archers avaient pour armes offensives, l'arc et les flèches. Les éeuvers et les pages portaient aussi des lances de réserve, pour remplacer celles que l'homme d'armes rompait dans les combats.
Les compagnies d'ordonnance, après avoir éprouvé diverses transformations sous les règnes de Charles VIII , de Louis XII et de François Ier , disparurent en partie avec l'usage de la lance, et cessèrent entièrement d'exister lors de l'institution des régiments de cavalerie. Voy. Abméb.
Ordres. Lorsque les états généraux de la France étaient rassemblés, ils se trouvaient composés de trois corps distincts : c'étaient les nobles, les prêtres, Jes boitrgeois. On donna le nom d'ordre 3 chacun de ces trois corps ; de sorte que la noblesse , le clergé et le tiers (nom donné à la bourgeoisie) formèrent les trois ordres qui représentaient la nation.