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ORGON

• au diemenche ; et quanques cil guai- « gne qui Pouvroir a ouvert , il le met « en la boiste de In conflarrie des orfè- « vres, en laquèle boiste en met les dec niers Dieu que li orfèvre font des « choses que il vendent ou achatent « apartenans à leur mestier, et de tout - l'argent de cette boiste done-on chas-

• cun an le jour de pasques un disner as > poures de l'Ostel-Dieu de Paris. »

Les orfèvres étaient exempts du guet, mais ils payaient la taille et les diverses redevances auxquelles les bourgeois étaient assujettis. Ils élisaient tous les trois ans deux ou trois prud'hommes, charges de faire observer les coutumes du métier.

Philippe de Valois confirma les statuts des orfèvres, et leur donna des armoiries.

La durée de l'apprentissage était de huit ans; et, en 1789, le nombre des maîtres était fixé à 800. On en compie 116, sur le rôle de la taille de Paris, pour Tannée 1292 (*). Il y avait dans la même ville, en 1828, 550 orfèvres ou fabricants d'orfèvrerie, occupant ensemble 2150 ouvriers, sans compter les apprentis, et 300 marchands de bijouterie en boutiques.

Orfila ( Matthieu-Joseph-Bonaventure, est né à Mahon , dans les îles Baléares , en 1787. En 1804, son père l'en vo va à l'université de Valence pour y étudier la médecine. Il y remporta , Tannée suivante, le grand' prix de première année; puis, il alla à Barcelone pour se perfectionner dans les études médicales- Eu 1807, il fut choisi par la junte de commerce de cette ville pour aller étudier à Madrid , puis à Paris , et revenir un jour y professer la chimie.

Il séjourna peu de temps à Madrid , et vint bientôt à Paris , où il se lit recevoir docteur en 1811. Lorsque les ressources qu'il lirait soit de l'Espagne, soit de ses parents, furent épuisées , il ouvrit un cours particulier de chimie , de botanique et de médecine légale; d'un autre côte, les succès qu'il obtint dans le monde , à cause de sa belle voix et de son talent de musicien, joints à son

(*) Publié par M. Géraud, dans la Collection des documents inédits sur l'histoire de France.

mariage avec mademoiselle Lesueur, le mirent en évidence; et, en 1816, il fut nommé médecin du roi, puis, quelque temps après , membre de l'Institut. Il se fit naturaliser Français vers la fin de 1818. Le 1er mars de l'année suivante , il fut nommé professeur de médecine légale à la Faculté de Paris. Cette chaire lui fut retirée en 1822, par suite de l'ordonnance du ministre Corbière ; mais, en 1823, M. Orfila fut choisi pour professer la chimie médicale, place qu'il remplit encore aujourd'hui ; il a aussi été pendant neuf ans commissaire examinateur près l'école de pharmacie de Paris. Le 1er mai 1831, M. Orfila a été nommé doyen de la Faculté de Paris, et membre du conseil académique.

Il a publié : Toxicologie générale , Paris, 1813, 4 vol. in-8° ; Éléments de chimie médicale, Paris, 1817, l vol. in-8°; Secours à donner aux personnes empoisonnées ou asphyxiées , Paris , 1818, 1 vol. in-12; Leçons de médecine légale f Paris, 1821, 3 vol. in-8*; Traité des exhumations juridiques , Paris, 1830, 2 vol. in-8°. M. Orfila a encore publié, outre ces grands ouvrages, plusieurs mémoires : Sur l'opium; sur V empoisonnement par l'arsenic ; sur les préparations mercurielles ; sur rempoisonnement par l'acide hydrocyanique , etc. Enfin . il a coopéré a la rédaction du Dictionnaire de médecine.

Organisation judiciaire. Vovez Bailliages, Justice, Juridiction, Parlement et France (§ IV, Administration judiciaire y tom. 8, p. 416 et suiv. )

Orgemont ( Pierre d* ) , né à Lagny sur-Marne dans le quatorzième siècle, fut chancelier de France de 1373 a 1380, et mourut en 1389. Une chose importante à remarquer, c'est que , suivant les actes anciens de la chambre des comptes de Paris, il avait été élu chancelier par voie de scrutin , en présence du roi Charles V.

Orgon, petite ville de Provence, aujourd'hui chef- lieu de canton du département du Rhône; population : 2,400 habitants.

L'origine d'Orgon remonte à l'époque de la domination romaine, ainsi que l'attestent les ruines d'un aqueduc et plusieurs inscriptions trouvées dans les

26G ORlFLA^m LUNWÇRS. ORLEANS

environs. Sur le sommet d'une colline, au pied de laquelle la ville est bâtie, on voit les ruines d'un ancien château qui fut pris d'assaut par Euric, roi des Visigoths, lorsqu'il allait assiéger Arles; ce château fut possédé par tous les souverains qui régnèrent sur la Provence. Il en est souvent parié dans les ouvrages des troubadours du douzième et du treizième siècle, comme ayant servi de prison à plusieurs seigneurs du Languedoc. Il fut démoli, en 1483, par ordre de Louis XL

Oriflamme. C'était une espèce de gonfanon de simple taffetas rouge ou couleur de feu , sans broderie ni figure,fendu par le bas en trois endroits différents , ce qui formait comme trois queues : il était orné de houppes de soie vertes et suspendu au bout d'une lance dorée. Dans l'origine, l'oriflamme n'était autre chose que la bannière de l'abbaye de Saint-Denis , que l'on portait aux processions et dans les guerres particulières que les moines avaient à soutenir contre ceux qui voulaient usurper leurs biens. Le comte de Vexin , avoué du monastère (*), allait y prendre cet étendard quand il pnrtait pour quelque guerre particulière où il s'agissait de défendre les intérêts des moines. Lorsque le Vexin tut réuni à la couronne, les rois de France suivirent l'exemple des comtes , dont ils avaient pris la place; mais ils firent un usage plus étendu de l'oriflamme : quand ils partaient pour quelque grande expédition, ils allaient recevoir à genoux , de l'abbé de vSaint-Denis , cette bannière, qu'ils confiaient à un seigneur distingué par sa bravoure , et qu'on appelait portsoriflamme ; puis, au retour on la reportait en grande cérémonie à Saint- Denis. Louis le Gros est le premier roi de France qui l'ait été prendre de la sorte en 1124. Saint Louis et ses successeurs imitèrent Louis le Gros ; et peu à peu l'oriflamme devint leur principale enseigne. Ce n'était cependant pas le seul étendard que l'on eût a la guerre; on portait presque toujours en même temps la bannière de France ( voyez ce mot ).

Galois, seigneur de Montigny, pau-

O Voy. Avope.

vre gentilhomme du Vexin, fut choisi par Philippe-Auguste pour porter l'oriflamme à la bataille de Bouvines.

Anseau , seigneur de Chevreuse , grand queux de France , portait l'oriflamme à la bataille de Mons en Puelle, où il mourut de chaleur et de soif.

Raoul , dit Herpin, seigneur d'Erquery, porta cet étendard dans l'expédition de Louis le Hutin en Flandre, en 1315.

Miles VI , seigneur de Noyers , maréchal de France , le porta à la bataille de Mont-Casse! , contre les Flamands .

en 1328.

Geoffroy de Charny, porte-oriflamme , fut tué à la bataille de Poitiers, en 1350.

Arnoul, seigneur cTAudenahan, fut choisi par Charles V pour porter cette bannière, et se démit de sa charge de maréchal de France, pour être honoré de celle de porte-oriflamme; il mourut en 1370.

Pierre de Fittiers, seigneur de Vhle- Adam , fut commis en 1372 , par Charles VI , pour porter l'oriflamme.

Gui /7, sire de fa Trémoitle, surnommé le raillant, reçut l'oriflamme de la main du roi , dans l'église de Saint-Denis, en 1383.

Guillaume , seigneur des Bordes, est nommé garde de l'oriflamme dans des titres de 1385, 1388, 1391 et 1396.

Pierre d Aumont II , dit Hutin , chambellan de Charles VI, fut fait garde de l'oriflamme de France en 1397 et

La charge de porte -oriflamme fut supprimée à la mort de Guillaume Martel, seigneur de Bacqueville, chambellan de Charles VI, nommé en 1414, et qui fut tué a Aziucourt en 1415. D'ailleurs, pendant les guerres que Charles VII eut à soutenir contre les Anglais, Saint-Denis étant aux mains des ennemis, l'oriflamme ne put être prise comme étendard par les troupes françaises , et depuis lors elle tomba dans l'oubli.

Orléans, Aurelianum, ancienne capitale de l'Orléanais , aujourd'hui chef-lieu du département du Loiret.

On pense généralement qu'Orléans est l'ancienne Genabttm , dont César

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