ORVILLIERS
fHANCE.
OSSAt
20,000 soldats d'élite pour les envoyer grossir la poignée de braves qui disputait aux bordes étrangères les approches de Paris ; Soult , disons-nous, ne put conserver ses positions autour de Bayonne, et, successivement replié derrière les Gaves, il concentra, du 22 au 35, ses forces sur Ortbez; puis, comme les Anglais, dans la journée du 20, s'étaient aussi rapprochés de cette ville, il se mit en bataille dès la nuit suivante : la gauche dans Orthez même; le centre a cheval sur la route de Bayonne ; la droite parallèlement à celle rie Dax. Cette disposition oblique, nécessitée peut-être par la nature des lieux, renfermait un vice qui n'échappa point au général ennemi. Battue, l'armée française ne pouvait se retirer que par la route de Saint-Sever, route difficile, tantôt montueuse et tantôt coupée de marais, qu'on ne pouvait d'ailleurs enfiler qu'en traversant le Luy de Béarn au pont de Sault-Navailles, dont notre aile droite était moins éloignée que notre aile gauche. Or, si les assaillants portaient leur effort contre notre droite et la culbutaient , la "retraite de notre ligue entière était compromise. Ce fut dans ce sens que Wellington dirigea l'attaque le 27 ; mais il rencontra d'abord une résistance plus opiniâtre qu'il ne s'y était attendu. Vainement parvintil à s'emparer du village de Saint-Boès, que nous occupions; il ne put ensuite déboucher de ce village. Contraint alors de modifier son plan, il déploya ses masses , non plus sur un seul point, mais sur presque toute l'étendue de notre front. La lutte fut longue et sanglaute. A la fin, cependant , Soult se convainquit que peu à peu son adversaire prenait 1 ascendant sur le point décisif, et ildut ne plus combattre que pour se mettre en sûreté au delà du Luy.
U ordonna donc la retraite, qui s'effectua avec ordre et sang-froid. Les pertes de la journée s'élevaient de part et d'autre à environ 2,500 hommes.
Obvilliebs ( Louis Gcillouet , comte d'), lieutenant général des armées navales de France, né à Moulins en 1708, était lieutenant d'infanterie, lorsqu'il passa dans la marine en 1728, en qualité de garde du pavillon. Il fut élevé, en 1777, au grade de lieutenant
général, reçut le commandement de rarmée navale qui était réunie à cette époque dans le port de Brest , et soutint, le 27 juillet 1778, près de nie d'Ouessant, un combat glorieux contre l'amiral Keppel. L'année suivante, il fut chargé d'opérer une descente sur les côtes d'Angleterre , conjointement avec une flotte espagnole; mais il ne sut pas profiter de la supériorité de ses forces , et rentra à Brest sans avoir rien fait. U donna peu de temps après sa démission « obtint sa retraite en 1783 , et se retira quelques mois après au séminaire de Saint-Magloire. Il erai- Çra à l'époque de la révolution ; on ignore l'époque et le lieu de sa mort.
Osismii. Peuple gaulois qui occupait l'extrémité de la Bretagne moderne, et dont le territoire comprenait à peu près les deux diocèses ae Saint-Pol de Léon et de Quimper-Corentin. Il avait pour capitale Verqanium ou rergium^ qu'on peut placer, d'après les données fournies par la table de Peutinger, au lieu ou se trouve aujourd'hui Concarneau.
Osnabruck ( conférences d'), voyez "Westphalie (paix de).
Osqui dates montani, peuple gaulois qui habitait la vallée d Ossan , comprise aujourd'hui dans le département des Basses-Pyrénées.
Ossat ( A hiv au d d'), né en 1536, à Laroque en Magnoac (diocèse d'Auch), se signala d'abord comme partisan de Ramus, dont il défendit la doctrine contre les attaques de Charpentier ; il devint ensuite secrétaire de Paul de Foix, ambassadeur d'Henri III à Rome, puis un des commissaires envoyés pour recevoir du saint-siége l'absolution, au nom de Henri IV. Le succès de cette négociation, gu'il conduisit habilement, lui valut Pévécué de Rennes et le titre de conseiller d'État. De nouveaux services , entre autres la part qu'il prit au divorce de Henri IV et de Marguerite de Valois , lui méritèrent l'évéché de Bayeux et le chapeau de cardinal. Il mourut en 1604. On a de lui un recueil de Lettres adressées au ministre f illeroi; Paris, 1624, in-folio. La meilleure édition est celle d'Amelot de la Houssaie; Paris, 1697. Cet ouvrage, bien qu'il ait perdu de son intérêt, est re-
T. XI. 19# Livraison. (Dict. bkcycl., btc.)
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gardé comme classique en diplomatie.
Osseljn (Charles-Nicolas), né à Paris vers 1760, était avocat dans cette ville à l'époque de la révolution. Il fut membre des municipalités de 1789 et du 10 août, puis l'un des juges du tribunal qui prit son nom de cette dernière journée. Élu ensuite député de Paris n la Convention , il vota la mort de Louis XVI et poursuivit les émigrés et les Girondins avec une égale ardeur.
Mais, décrété d'accusation, puis condamné à la déportation pour avoir fait évader un prisonnier, il fut encore, au mois d'août 1794, compris dans une conspiration de prison, et traduit pour ce fait au tribunal révolutionnaire; il se donna la mort pour éviter l'échafaud. Il avait fait paraître, en 1792, un petit livre élémentaire, sous le titre d'Almonach du juré.
Ostbolenka (combat d'). Le 16 mars 1807, à la pointe du jour, les éclaireurs d'un corps de 25,000 Russes assaillirent les avant-postes du cinquième corps de la grande armée française, qui , depuis Ta bataille d'Eylau, gardait les bords de la Narew. La division Gazaw, se portant aussitôt par la rive droite, rencontra l'ennemi sur la route de Nowogrod , l'attaqua et le mit en déroute ; mais , dans le même temps, des colonnes, qui avaient filé par la rive gauche , pénétraient dans Ostrolenka, l'un des principaux points de notre ligne. Toutefois , les brigades Çampana et Ruftin , que nous avions dans cette petite place, s'y défendirent avec tant de fermeté, qu'après trois charges successives les Russes l'abandonnèrent pour aller prendre position à quelque distance , derrière des monticules de sable. On resta immobile de
Eart et d'autre pendant deux ou trois eures;puis, vers midi, les divisions Oudinot et Suchet arrivèrent, et alors les Français se portèrent de nouveau à la rencontre des Russes. L'action, brillamment commencée par une charge de la cavalerie d'Oudinot, fut des plus vives. L'ennemi , toutefois , ne put résister à la vigueur de l'attaque , et fut mené battant l'espace de trois lieues* La nuit seule mit fin à la poursuite.
Elle recommença le lendemain; mais le gros des troupes avait profité des ténè-
bres pour se retirer, et l'on n'atteignit plus que des traînards de Parrieregarde. Néanmoins, cette affaire coûta à I ennemi près de trois mille hommes, tués, blessés ou prisonniers, outre deux drapeaux et sept canons.
Ostrowno (combats d'). Du 15 au 20 juillet 1812, le centre de la grande armée française, qui venait d'envahir la Russie, s'était échelonné sur la rive gauche de la Dwina, en face du camp retranché qu'une des deux principales armées russes avait établi entre Drissa et Polotsk. Napoléon lui-même avait porté à Glubokoe son quartier général.
Les jours suivants , plusieurs corps français passèrent le fleuve ; mais, des le 18*, Barklay, général en chef de l'armée ennemie , avait évacué le camp de la rive droite pour se retirer à marches forcées sur AViteusk. Le 24 , il prenait position derrière la Lutchesa, et pinçait en avant-garde, entre Budilowa et bstrowno, Pinfanterie d'Ostermann et la cavalerie légère de Palhen , pour surveiller les mouvements de l'armée française.
Le 25, le général Nansouty, avec les divisions de cavalerie Bruyères et Saint- Germain, et le 8' régiment d'infanterie légère , rencontra les Russes à deux lieues en avant d'Ostrowno. L'action s'engagea sur-le-champ , et leur cavalerie lut culbutée. La cavalerie française enleva même les batteries de 1 ennemi ; et quand l'infanterie russe s'avança pour soutenir son artillerie, elle fut à son tour rompue et sabrée.
Ostermann et Palhen se retirèrent avec des pertes considérables.
Le lendemain 26, nos troupes continuèrent leur mouvement offensif; et bientôt la division Delzons, qui, conduite par le prince Eugène, marchait en tête des colonnes , se heurta, à une demi-lieue en avant d'Ostrowno, contre le gros des corps ennemis battus la veille, et formant un total de 27,000 hommes , dont 6,000 de cavalerie. La gauche de la division française, sous les ordres du général Huard, attaqua d'abord, et le premier choc fut à son avantage; mais les Russes, ne craignant point de dégarnir leur gauche, fortement défendue par un bois, en tirèrent des renforts pour soutenir leur