PAJOL
les plus efficaces sur ce point furent prises par saint Louis. Dans l'année 1237, il parvint à défendre toute guerre privée sans aucune exception.
Paix drs dames. Voy. Càmbrày.
Paix db Monsieur. (Test le nom que Ton donna à la paix signée le 6 mai 1676, à Chatenoy, près de Château-Landon en Gdtinois, entre les réformés et la cour. Elle mit fin à la cinquième guerre civile, et fut appelée paix de Monsieur, parce que la reine avait surtout songé à détacner Monsieur du parti des calvinistes , et lui avait accordé les plus grands avantages. Voy. les Annales, t. Ier, p. S81.
Paix fourrrb de Chabtbbs. (Test le nom que Ton donna par dérision à la réconciliation qui eut lieu dans la cathédrale de Chartres, le 9 mars 1409, entre les enfants du duc d'Orléans, assassiné le 23 novembre 1407, et son meurtrier Jean sans Peur, duc de Bourgogne.
Pajol (Claude-Pierre, comte), né à Besancon en 1775, entra au service à l'époque de la révolution, avec le grade de sous-lieutenant dans le 82* régiment de ligne, et se distingua à la prise de la ville de Spire, où il reçut un coup de baïonnette. Peu de temps après, dans une sortie qu'il effectua de Bibrich avec deux compagnies de grenadiers, il enleva une redoute, lit ISO prisonniers et prit S pièces de canon.
Devenu aide de camp de Kléber, il se fit remarquer au combat de Tressigny, à la bataille de Fleurus, au passage de la Roer et à la prise de Maastricht. Son général l'envoya ensuite porter à la Convention 36 drapeaux enlevés à l'ennemi dans ces différentes affaires. Devenu chef d'escadron dans la cavalerie légère , Pajol donna de nouvelles preuves de valeur au passage de la Lahn, sous Limbourg, et à la bataille d'Altenkirchen , ou il fit 3,000 prisonniers et s'empara de 12 pièces de canon. Sa conduite ne fut pas moins remarquable à Freyberg , à Neuwied et à Winterthur. Cette dernière bataille lui mérita le commandement de la 4" demi-brigade de hussards. Il quitta l'armée du Danube pour se rendre à celle d'Italie , et prit une part glorieuse a la bataille de Novi.
Il commandait l'avant -garde de l'armée du Rhin à Moëskirch, à Stockach, à Biberach , au passage du Danube , z Hochstedt, à ISeubourg et à Hobenlinden. Sa brillante conduite à Neubourg lui mérita un sabre d'honneur.
La campagne d'Autriche, en 1805, lui fournit de nouvelles occasions de se signaler , et il combattit vaillamment à Ulm, à Léobeu et à Austerlitz. Nommé alors général de brigade , il fit avec ce grade les guerres de Prusse et de Pologne, en 1806 et 1807, et coopéra puissamment aux victoires de Heilsberg, Eylau et Friedland. A l'ouverture de la campagne de 1809, il reçut le commandement de la Rgne des avantpostes placés sur la frontière de Bohême : il retarda dans cette position la marche de l'ennemi , et donna ainsi au maréchal Davoust le temps de réunir son corps d'armée et de couvrir sa marche sur Ingolstadt. Le 23 avril , il contribua au succès des batailles d'Eckmuni , de Ratisbonne , d'Essîing et de YYagram. Après la paix de Vienne, il alla prendre le commandement de la cavalerie qui était à Dantzick et sur la Vistule. Ce fut à la téte de ces troupes qu'il passa le premier le {Niémen, le 24 juin 1812, et s'empara de Kowno. Ses brillants succès au début de cette guerre attirèrent sur lui l'attention de l'empereur , qui le nomma général de division. Le général Pajol soutint sa réputation tout le reste de la campagne, et se fit surtout remarquer à Krasnoë , sur la Dwina , et à la Moscowa.
Il assista l'année suivante aux batailles de Lutzen, de Bautzen, de Buntzlau et de Dresde.
Appelé ensuite au commandement du 6* corps de cavalerie, il soutint à Vachau et à Leipzig tous les efforts de la cavalerie ennemie. Grièvement blessé dans cette dernière affaire, il avait encore le bras eu écharpe lorsque l'empereur lui confia, en 1814, le commandement de l'armée d'observation de la Seine, de l'Yonne et du Loing. Après la victoire de Montereau, due en partie à l'habileté de ses manœuvres et à sa bravoure, Napoléon le nomma grand officier de la Légion d'honneur, et lui dit en l'embrassant : • Si tous les généraux m'avaient * servi comme vous, l'ennemi ne serait