‹ France Dictionnaire EncyclopédiqueChapitre 121 sur 434 · PALI 13 FRANC*. PALAIS SU · texte numérisé non relu

PALI 13 FRANC*. PALAIS SU

faire au besoin d'une action , et être , chacun pour son compte, la figure dominante d'une composition plus ou moins bien ordonnée. Lisons donc avec plaisir , s'ils nous amusent , les longs récits des courses et des exploits des paladins , mais ne croyons pas plus à la réalité de ces héros des temps anciens, qu'à celle du Petit' Poucet et de Barbe- Bleue. Remercions toutefois de leurs rêveries, ceux qui les ont inventées, car nous leur devons une des productions qui font le plus d'honneur à l'esprit humain, l'immortel roman de Don Quichotte de la Manche.

Palais (comtes du). Ces officiers occupaient, sous la première et la seconde race des rois de France, une des charges les plus ém inentes de la cour. Sous la première race cependant, le comte du palais était fort inférieur au maire, quoiqu'il fût le juge de tous les officiers de la maison du roi, et qu'il confondit en sa personne plusieurs offices institués postérieurement, tels que ceux de bouteiller , chambrier , etc.

Hais cette charge s'éleva sous la seconde race, après que celle de maire fut anéantie. Sous la troisième race, la charge de sénéchal la fit disparaître, et elle lut remplacée par celle de grand prévôt de I hôtel (Voy. Pb6vot). Le connétable, qui ne marchait qu'après le comte du palais, sous la deuxième race, devint sous la troisième le premier homme de l'État.

Palais (monnaies du). Outre les hôtels des monnaies établis dans les différentes villes dij royaume, il y avait sous les deux premières races un atelier monétaire dans le palais même du roi. Cet usage parait avoir cessé dès le commencement de la troisième race. La monnaie qui sortait de cet atelier portait le nom de monnaie palatine , et ce nom était souvent inscrit dans les légendes. Pendant les septième, huitième et neuvième siècles la puissance royale, malgré tous ses efforts, ne pouvait surveiller convenablement la fabrication des monnaies; aussi de nombreux abus étaient-ils tolérés par les officiers chargés de veiller à cette branche de la police et de l'administration ; la chronique de saint Éloi est pleine des reproches adressés par ce ministre

aux monétaires; et les pièces du temps qui sont parvenues jusqu'à nous, prouvent que ces reproches étaient parfaitement fondés. Quelquefois, pour empêcher les abus, des ordonnances défendaient à qui que ce fut de frapper monnaie , et déridaient que la monnaie du palais aurait seule cours dans le royaumé.

Charlemagne , Louis le Débonnaire et Charles le Chauve publièrent de semblables ordonnances ; notamment en 805 et en 808. Mais soit qu'on ne tînt pas la main à leur exécution, soit qu'elles fussent promptement rapportées , ces ordonnances semblent avoir été bien peu de temps , ou même jamais observées.

Les plus anciennes monnaies connues du Palais sont des triens frappés par saint Éloi sous le règne de Clovis II ; en voici la description : 1° chlothovchvs ; buste tourné adroite diadémé, et couvert du paludamenttim; vj. — palatinamoneta; croix haussée et chrismée, accostée des lettres eli oi , abréviation de Elegius. 2* chlothovebex; type semblable au précédent ; b>. — i.

MON ETA PALAT DOUr (IN MONETA PA- LATIN A). La première de ces deux monnaies a été certainement frappée par saint Éloi ; il en est de même peutêtre de la seconde ; mais il n'y a pas de doute pour la suivante qui ne porte pas de nom royal ; 3° moneta palati ; tête diadêmée et couverte du paludamentum , tournée à droite, bJ. —

iabbia sco ? croix ancrée par le

haut et accostée des lettres blioi.

Sous la seconde race, les deniers palatins sont plus nombreux encore:

en voici les principales variétés : 1 pala-tinamo -nbta en trois lignes

dans le champ ; bJ. H hlvdovvi-

cvs imp. autour d'une croix à branches égales. Ce denier appartient à Louis le Débonnaire. 2° pala-tinamo - nbta , en trois lignes dans le champ ; b-. — hlotabivs imp. autour d'une croix.

Lothaire fils de Louis le Débonnaire.

3° palatin à mon ; dans le champ, le monogramme de Charles. bJ. — cablvs bkx pb., autour d'une croix. Il est assez difficile de déterminer si cette dernière monnaie appartient à Charlemagne ou à Charles le Chauve ; nous pencherions volontiers pour le second.

312 PAL A Pli AT L'UNIVERS. PALATINE

Mais il ne peut y avoir de doute pour le denier suivant qui est certainement de ce prince , dont il porte le type le plus usité. 4° palatin a monk autour d une croix; Bj. — gbatia di bex autour d'un monogramme carolin. 5° palàtina mone autour d'un monogramme carolin; bJ. — cabolvs bbx autour d'une croix. 6* palatin a mon autour d'une croix ; bJ. — cabolvs bex fb.

autour d'une croix cantonnée de quatre besants. Les deux dernières pièces peuvent appartenir soit à Charles le Chauve , soit à Charles le Simple. A partir de ce dernier prince , la monnaie palatine ne se montre plus, et, comme nous l'avons dit plus haut , elle semble être tombée en désuétude à la fin de la seconde race , ou au commencement de la troisième.

Palatsbau (monnaie de). On possède un certain nombre de trien* nié- • rovingiens frappés dans des lieux nommés Palaciolum. On a l'habitude de les attribuer à Palaiseau près Paris , mais comme il existe en France un grand nombre de lieux du même nom , et que toutes les pièces qui le portent ne sont pas d'un travail semblable, nous allons les décrire ici en déclarant que nous ne pouvons préciser le lieu d'où elles proviennent. 1° palaciol... proGI tourné à droite, ri. alp....; croix ancrée par le haut. 2 palaciol; téte diadèmée tournée à droite; bJ. — noHMOLENw; croix ancrée par le haut. 3° palaciolo ; tête de profil tournée à droite ; rç>. — doa.... nvs ; croix haussée et accostée des lettres ca. Ces lettres, qui sont les initiales de Ckbilonum , Chalon-sur- Saône, ou bien le siglc de la légende Crux Adoranda , qu'on retrouve si souvent sur les triens mérovingiens de T Austrasie, prouvent que cette dernière pièce, la plus connue des trois , ne doit pas être attribuée à Palaiseau près Pa-v ris , et que c'est en Bourgogne ou en Lorraine qu'elle a été frappée.

Palapbat (Jean de Bigot) , né à Toulouse en 1650, d'une famille de robe, fut créé capitoul en 167.*», et chef du consistoire en 1684; mais, entraîné par son gout pour la poésie, il voyagea en différents pays; finit par se fixer à Paris , et devint le secrétaire du duc de Vendôme , auprès duquel il vécut

dans une grande familiarité. Dès les premiers temps de son séjour à Paris, il travailla pour le théâtre , se lia avec Brueys, dont il fut presque toujours le collaborateur, et avec lequel il contracta une amitié qui ne se démentit jamais.

Palaprat, qui joignait, dit-on, à une imagination vive et plaisante, la candeur et la simplicité d'un enfant, mourut à Paris en 1721. Les pièces auxquelles il a travaillé avec Brueys sont : le Secret révélé , le Sot toujours sot , le Grondeur, le Muet? le Concert ridicule.

Celles qu'il a faites seul sont : Hercule et Omphale, les Sifflets, le Ballet extravagant et la Prude du temps. Le recueil des œuvres de Brueys et Palaprat a été publié en & vol. in-12. Ces deux poètes ont fourni à M. Etienne le sujet d'une jolie comédie , intitulée Brueys et Palaprat , qui se joue au Théâtre-Français.

Palatin. On donnait anciennement ce nom à ceux qui avaient quelque office ou charge dans le palais d un prince. Le titre de comte palatin, qu'il ne faut pas confondre avec celui de comte du palais , était un titre d'honneur qu'on acquérait par les services rendus, ou par quelque office qu'on était appelé à remplir dans le palais. Plus tard, on appela comtes palatins, des seigneurs qui avaient un palais où l'on rendait la justice. C'est dans cette acception que Von disait les palatins de Champagne.

Froissart parle aussi des palatins de Béam. Dans les derniers temps de l'ancienne monarchie , le mot palatin n'était plus employé en France que pour désigner les princes allemands ou les seigneurs polonais, qui possédaient un palalinat ou gouvernement de province.

Les comtes palatins créés par le pape ou par l'empereur d'Allemagne n'étaient pas reconnus en France et n'y jouissaient d'aucun privilège.

Palatine ( Charlotte -Elisabeth de Batibbb, duchesse d'Obléans, plus connue sous le nom de princesse ), fille de Charles-Louis, électeur palatin du Rhin, naquit à Heidelberg le 27 mai 1652. Elle nous apprend elle-même, dans ses Mémoires, que, dans son enfance, elle aimait mieux jouer avec des aimes qu'avec des poupées et des chiffons: « Je ne désirais rien tant, dit-

Page 1