CHAMPS-ELYSÉES
En 1616, Marie de Médicis fit planter trois allées parallèles au cours de la Seine. Fermées à chaque extrémité par une grille de fer , et réservées pour la princesse lorsqu'elle voulait prendre l'air en voiture , ces allées durent à cette destination particulière le nom de Cours -la Heine. Des fossés séparaient ce cours du reste de la plaine. En 1670, on commença. des plantations dans cette partie , à laquelle on donna alors le nom de Grand-( ours, puis, enfin, celui de Champs-Elysées. En 1723, le duc d'Antin fit remplacer les arbres du Cours-la-Reine, qu'il joignit, par une allée nouvelle, aux allées des Champs- Elysées. Ceux-ci furent à leur tour replantés, en 1770, par le marquis de Alarigny. Deux allées nouvelles furent pratiquées, et Tune prit le nom du marquis, tandis que l'autre, promenade habituelle des femmes en grand deuil, reçut le nom d'allée des Veuves. L'année 1819 vit faire de nouvelles plantations. En 1823, on construisit le quartier de François Tr, qui . malgré son élégance, n'eut pas beaucoup d'babi-
tants, et est encore assez désert aujourd'hui. A l'entrée des Champs-Elysées, sur deux piédestaux très-élevés, on voit les chevaux de iSlarly. Ces deux morceaux, copiés par Coustou le jeune, à Rome , d'après deux antiques célèbres , décoraient , dans l'origine , l'abreuvoir du château de Marly.
En 1771, s'ouvrit, aux Champs Klvsées. le Colysée, qui devait être le temple de tous tes plaisirs , et qui ne fut que celui de la solitude. Deux salles de spectacle y furent élevées en 1790; il n'en reste plus de trace aujourd'hui.
Plusieurs jardins publics, sous les noms d'/rfa/ie, de Marbeuf , de Montagnes Beaujon, attirèrent tour à tour la toute des promeneurs. Mais tous ces lieux de plaisir ont été abandonnés par la vomie.
Pendant l'empire, les Champs-Elysées furent le théâtre de presque toutes les fêles publiques données par IVapoléon. Les armées étrangères y bivouaquèrent en 1814 et 1815.
VJrc de triomphe de r Étoile, placé derrière la barrière du même nom, et au bout de la grande avenue des Champs-ÉIvsées , vient arrêter la vue qui se prolongerait jusqu'au pont de INeuilly. Ce monument devait être élevé en souvenir des victoires de la campagne de 1805: Chalgrin fut charge par Napoléon de fournir les dessins , et la première pierre en fut posée le 15 aoOt 1806. Chalgrin mourut en 1811; et son élevé, M. Gouet , dut continuer les travaux qu'il avait élevés à la hauteur de l imposte du grand arc, lorsqu'arriva 1814. Les travaux, suspendus a cette époque , ne furent repris qu'en 1823, par M. Huyot ; ils n'avancèrent que bien lentement. Enfin , en 1832, M. Blouet fut chargé de l'achèvement du monument, et il le termina.
L'arc de triomphe de l'Étoile n'a pas moins de 150 pieds de haut; le grand arc du milieu a 90 pieds d'élévation.
Les massifs sur les deux faces sont ornés de croupes en bas-reliefs, représentant l'un le départ, l'autre le triomphe ; le troisième, la f ictoire ; le quatrième, la Paix. Os bas-reliefs ont été exécutes par MM. Hue, Etex et Cor» tôt; MM. Seurre, Feuchères, Chapponière et Marochetti ont aussi exécuté de grands bas-reliefs représentant di-
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L'UNIVERS
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verses batailles de la république et de l'empire. Les massifs des arcades latérales offrent les noms de 384 généraux illustres.