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L'UNIVERS. PARTHENAY

tableaux de bataille, des tableaux de chevalet représentant ordinairementdes escarmouches de cavalerie et d'infanterie. Ses dessins sont également estimes; enfin, il s'exerça aussi dans la gravure, et publia une suite de cavaliers et de fantassins, d'après ses propres dessins; quelques sujets de chasse et des actions militaires. Il mourut en 1753 aux Gobelins, où il demeurait.

Ignace Parrocel, cousin germain du précédent, peignit comme lui les batailles, et s'approcha du genre de son oncle Joseph. Il voyagea beaucoup en Italie et en Allemagne, et travailla pour l'empereur et le prince Eugène.

Sept tableaux de sa composition représentant les victoires de ce prince faisaient partie de la collection du Louvre sous l'empire, et ont été repris par les alliés en 1815. Ignace Parrocel mourut à Mons, auprès du prince d'Aremberg, en 1722.

Pierre Pabbocel, frère cadet du précédent, naquit à Avignon en 1664, et fut aussi élève de sou oncle Joseph ; comme presque tous les membres de sa famille, il alla à Rome ; il y étudia sous Carie Maratte, puis il revint en France, et parcourut presque tout le Midi, laissant partout des produits de son talent. On cite surtout une Pêche miraculeuse, une Résurrection et une Ascension , qu'il peignit pour la chapelle des pénitents blancs à Avignon. A Pans, il composa , pour l'hôtel de Noailles , seize tableaux représentant ['Histoire de Tobie. L'église de Sainte-Marie, à Marseille, possédait celui de ses tableaux qu'on regardait comme son chef-d'œuvre, la Vierge couronnée par VEnfant Jésus. Pierre Parrocel mourut en 1739. #

Joseph Ianace Parrocel, son fils, né comme lui à Avignon , devint membre de l'académie de peinture, et mourut vers la fin du règne de Louis XV.

Etienne Parrocel, petit-neveu de Joseph, naquit à Paris vers 1720 ; il se distingua fort peu dans la peinture, et obtint plus de succès dans la gravure.

On a de lui une Bacchante, de sa composition; le Triomphe de Mardochée, d'après de Troy ; le Triomphe de Bacchus et d Ariane, d'après Subleyras.

ParsevaL'G b andm aison (François- AUiiiiste) , né à Paris en 1759, étudia d'abord la peinture, qu'il abandonna ensuite pour ne s'occuper que des lettres; il traduisit en vers [ épisode dArmide de la Jérusalem délivrée, et publia un ouvrage intitulé les Amours épiques, qui n i est autre chose que la collection des chants composés sur l'amour par les plus grands poètes, tant anciens que modernes. Cet ouvrage le fit élire en 1804 à l'Académie, française. En 1825, parut son poème de Philippe- Auguste, auquel il avait travaillé vingt ans. Il s'occupa ensuite d'un Poème sur les arts, qu'il n'eut point le temps d'achever. Parseyal avait accompagné Bonaparte en Égypte, et fait partie de l'Institut du Caire. Dans ses dernières années, il voulait composer avec ses souvenirs un poëme sur la Conquête de V Egypte; mais la mort le surprit en 1834 au milieu de ces projets.

Parthenay, ancienne capitale de la Gatine ou Gastine, en Poitou, aujourd'hui chef-lieu de sous-préfecture du département des Deux-Sèvres. Son origine est inconnue; on sait seulement que c'était autrefois une place forte, entourée de doubles fossés et de triples murailles. Elle soutint en 1486 un long siège contre Charles VIII, qui s'en rendit maître et en fit détruire les fortifications.

Westermann, qui s'était distingué par son audace dans la Belgique, fut envoyé, en 1793, avec sa légion dans la Vendée, et reçut du général Biron l'ordre de se porter sur Parthenay. Il y arriva le 20 min par une marche forcée. Dès deux heures du matin, il attaqua les avantpostes ennemis; puis, à la tête de douze cents hommes, il enfonça les porte* de cette ville à coups de canon, et y entra au pas de charge avec son infanterie.

Lescure, qui détendait la place, résista faiblement ; ses soldats l'abandonnèrent, et il ne dut son salut qu'à l'obscurité qui le déroba aux coups des républicains. Cependant, Westermann, nosaut pas s'engager dans le pays insurge, retourna à Saint-Maixent, et Lesciire rentra dans Parthenay. Mais , tandis qu'il s'efforçait de préserver cette vil e des flammes auxquelles ses soldats voulaient la livrer, pour punir les habitai

PARTHEXAY

FRANCE

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