PASCAL
d'avoir favorisé Westermann, celui-ci , ayant trouvé quelques renforts à Saint- Maixent, revint avec trois mille hommes sur Parthenay, et força les Vendéens à l'abandonner.
Parthbjiay (famille de). Cette famille, qui se prétendait issue de celle de Lusignan, après avoir eu plusieurs membres illustres, s'éteignit en 1566, pour la ligne masculine, en la personne de Jean l'Abchevéque de Pabthenay, seigneur de Soubise. Il avait embrassé le protestantisme à la cour de
1575. Zélée calviniste, autant que femme d'esprit et de science, Catherine mit sa fortune au service des réformés. Enfermée dans la Rochelle avec sa Glle, durant le siéçe de cette ville, elle refusa d'être comprise dans la capitulation, et préféra rester prisonnière de guerre. F Ile. avait alors soixante-quatorze ans, et fut enfermée au château de Niort, où on usa envers elle d'une rigueur extraordinaire, la privant, malgré son grand âge, du service de tout domestique.
Sortie enfin de prison après une longue
Ferrare, où sa mère, Nicholle de Sau- captivité, elle mourut, en 1631, à Parbonne, avait suivi, en qualité de gouver- thenay, où elle s'était retirée, nante. la seconde fille de Louis XII, Re- Elle avait composé plusieurs ouvrante, duchesse d'Esté, si célèbre de son ges, dont les plus connus sont sa tratemps par sa science et ses sympathies gédie d'Holopnerne , jouée durant le pour lea nouvelles doctrines. A son re- siège de la Rochelle, et son Apologie tour en France, il les introduisit à Sou- pour le roi Henri If, envers ceux qui le
bise, et fut chargé par le prince de Coudé du commandement de Lyon, en remplacement du baron des Adretz. Malgré les efforts du duc de Nemours, qui vint l'y assiéger, malgré les efforts de la reine mère et du baron des Adretz, devenu catholique, Parthenay sut défendre la place et la conserver à son parti. Il mourut en 1566, ne laissant qu'une fille.
Catherine l'àbchevêque de Pabthbuay, née en 1546 , se signala d'abord comme une héroïne des temps antiques. Pendant le siège de Lyon, les catholiques, espérant vaincre son
blâment de ce qu'il a gratifié plus ses ennemis que ses serviteurs, satire ingénieuse, attribuée souvent, mais mal a propos , à Palma Cayet ; la vicomtesse de Roban composa, dit-on, \' Apologie pour se venger de ce que le roi n'avait pas voulu épouser sa fille, à laquelle il faisait une cour assidue, et dont on a conservé cette noble réponse : « J'ai trop peu de bien pour être votre • femme , et je suis de trop bonne mai- « son pour être votre maltresse. »
Pas (famille de). Vovez Fbuquibbbs.
Pascal (Biaise) , naquit , en 1623 , à Clermont en Auvergne, d'un premier
père, qui défendait cette ville, amené- président à la cour des aides de cette rent en vue du rempart Catherine et sa ville, lequel , ayant perdu sa femme,
rger, s'il céda sa charge, et vint se fixer à Paris,
mère, le menaçant de les égora ne faisait ouvrir les portes à l'armée royale. Mais loin de tâcher d'attendrir par leurs larmes l'homme auquel elles étaient fiées par des liens si cners , les deux nobles femmes l'encouragèrent au contraire à tenir bon , quoi qu'il en pût advenir pour elles.
Catherine, ayant perdu son père, fut
pour s'y consacrer entièrement à l'éducation de ses enfants. Le jeune Pascal montra, dès son enfance, un génie extraordinaire et une aptitude merveilleuse pour les sciences. Son père , qui était à la fois un amateur éclairé des lettres et un savant distingué, réunissait dans sa maison les hommes les plus
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mariée en 1568 à Charles de Quellénec, célèbres de l'époque, et avait avec eux baron de Pont, dont elle se sépara au des conférences qui donnèrent lieu, plus
bout de deux ans pour cause d impuis aance. Ce fut ce baron de Pont, gui, tué depuis à la Saint-Barthélémy, lut, de la part des filles d'honneur de Catherine de Médicis, l'objet de si indécentes investigations. Catherine de Parthenay fut mariée en secondes noces à René, vicomte de Rohan, qu'elle épousa
tard, à rétablissement de l'Académie des sciences. Le jeune Biaise y assistait quelquefois, et il suivait avec un intérêt qu'on ne devait pas attendre de son âge les discussions scientifiques. On dit qu'ayant demandé un jour à son père ce que c'était que la géométrie dont il entendait si souvent parler , et celui-ci
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