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PAVIE

depuis 1828, à Lyon, Bordeaux, Tout, Angers, Angouléme, Nantes.

Tous les pouvoirs qui se sont succédé en France , depuis cinquante ans, ont abordé cette redoutable question du paupérisme; tous ont trouvé en elle un embarras; mais aucun ne Ta résolue, et elle reste tout entière, telle qu'elle était à peu près lorsque l'Assemblée constituante s'en occupa. Le gouvernement de juillet a manifesté l'intention de reviser et de refondre entièrement la législation sur la misère ; espérons qu'il tiendra celte promesse.

Paumiers. On appelait ainsi autrefois les artisans qui fabriquaient et vendaient les balles, raquettes et autres instruments servant au jeu de paume.

Ils formaient une communauté, dont les statuts furent enregistrés au Châtelet en 1610. L'apprentissage était de trois ans ; le brevet coûtait 30 livres , la maîtrise 600, avec chef-d'œuvre, qui consistait à jouer contre les deux plus jeunes maîtres, et à leur gagner un certain nombre de parties.

On donnait aussi, au moyen âge, le nom de paulmiers ou paumiers aux pèlerins qui , ayant fait le voyage de Jérusalem , en rapportaient pour preuve de leur voyage des branches de palmier.

Paveurs. La communauté des paveurs reçut ses premiers statuts sous Louis XII, en 1501, de Jacques d'Estouteville, garde de la prévoté de Paris; ils furent confirmés nar Henri III, Henri IV et Louis XIV. L apprentissage était de trois ans; le brevet coûtait 24 livres et la maîtrise 500.

Pavie ( siège et bataille de ). François l" ayant résolu de reconquérir le Milanais qui lui avait été enlevé, passa les Alpes en octobre 1524 ; et l'armée impériale, sous le commandement de Charles de Lannoy, ne se trouvant pas assez forte pour lui résister, se renferma dans les places les plus importantes pour attendre que l'armée française s'epuisât à son tour. Crémone, le château de Milan , Pavie reçurent de fortes garnisons espagnoles. Le commandement de cette dernière place avait été confié à Antonio de Levva, soldat de fortune et le plus habile des généraux espagnols. Il avait garde pour la défendre 2 escadrons de cavalerie, 600 fantassins espagnols

et 5,000 Allemands. François I", au lieu d'essayer de chasser les Impériaux d'un pays où ils étaient devenus odieux, céda aux conseils de gens inexpérimentés et résolut de faire le siège de Pavie. Il vint en personne assiéger cette ville, le 28 octobre 1524. Il avait avec lui 2,000 lances , 8,000 fantassins allemands, 6,000 Suisses, 6,000 aventuriers français et 4,C00 Italiens. « Les murailles de Pavie n'étaient point entourées de fossés , en sorte que le roi , faisant approcher ses canons sans ouvrir de tranchée, eut bientôt pratiqué une large brèche ; mais quand il donna l'assaut , il trouva qu'au delà du mur Levva avait creusé un fossé profond ; qu'il avait percé de meurtrières toutes les maisons des rues aboutissantes et les avait garnies d'arquebusiers , en sorte que les Français furent repousses après avoir perdu assez de monde à cet assaut. Les ingénieurs français essayèrent de détourner un des bras du Tésin qui baigne les murs de la ville, et de le rejeter dans l'autre bras; mais des pluies abondantes gonflèrent la rivière et détruisirent en peu d'heures le travail de plusieurs jours. Il fallut alors en revenir a la méthode habituelle des sièges à cette époque, couper à la ville toutes ses communications avec la campagne et attendre l'effet de la famine (*). »

Cependant l'armée impériale, travaillée par la maladie et n'ayant pas reçu d'argent depuis longtemps , se trouvait dans une fâcheuse position. Le connétable de Bourbon vint la renforcer avec 500 cavaliers francs -comtois et 6,000 fantassins. Il importait aux Impériaux d'amener les Français à un engagement, car les troupes menaçaient de se retirer parce qu'elles n'avaient pas reçu de paye depuis longtemps. D'autre part, François Ier avait affaibli son armée en envoyant le duc d'Albany, Jean Stuard, à Naples, pour y tenter une révolution. De Lannoy, Pescara et Bourbon s'étant réunis, se mirent en mouvement sur Pavie, le 25 janvier , pour eu faire lever le siège.

Le roi, averti de la marche des ennemis, tint un conseil de guerre. Les P'us

O Sbmondi , Hist. dés Frw>çaij, t XVI, p. a*3 et »uiv.

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