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PAYS-BAS FRANCE. PAYS-BAS

exigèrent le siège de Dunkerque. Alors, tandis que Cobourg, restant dans les environs de son camp d'Henn, entre la Scarpe et l'Escaut, croyait occnper les Français, et songeait à prendre encore le Quesnoy, le duc d'York, marchant avec l'armée anglaise et hanovrienne par Orchies, Menin , Dixmude et Fur nés, vint s'établir devant Dunkerque, dans les derniers jours d'août, et en poussa vigoureusement le siège.

Flanqué par la mer et les marais qui bordent la route de Furnes, rouvert par le maréchal Freytag, qui était posté sur l'Yser avec 20,000 Hanovriens et Hessois, et par le prince d'Orange qui, avec 30.000 Hollandais, s'étendait jus-

Îu'à Menin, il ne s'attendait point à tre troublé dans ses opérations.

Mais un nouvel élan animait les armées républicaines, et Carnot, qui venait d'entrer au Comité de salut public, et qui commençait à diriger les opérations militaires, avait entrevu qu'il ne s'agissait pas de livrer bataille sur tous les points, mais d'employer à propos une masse sur un point décisif. Ce nouveau système, Houchard, qui remplaçait Kilmaine, destitué à son tour, et à* qui ses instructions prescrivaient de débloquer Dunkerque, allait en faire un heureux essai. Pendant qu'il hâtait ses préparatifs, la place tenait bon. Le général Souham, secondé par le jeune Hoche, qui débutait dans la carrière désarmes, avait déjà repoussé héroïquement plusieurs attaques. L'assiégeant ne pouvait pas facilement ouvrir la tranchée dans un terrain sablonneux, où l'on trouvait l'eau à trois pieds. Puis, la flottille, qui devait descendre la Tamise et bombarder la place, n'arrivait pas ; au contraire, une flottille française, sortie de Dunkerque et embossée le long du rivage, harcelait l'ennemi, enfermé sur une étroite langue de terre, manquant d'eau potable et exposé à tous les périls. C'était le cas de se hâter et de frapper un coup décisif. Le 5 septembre, Houchard, renforcé de 12,000 hommes tiré» des armées de l'Est, partit de Gaverelle et rallia sous Lille les troupes du camp de la Madeleine. Là, suivant l'usage de la vieille tactique, il commença par une démonstration sur Menin, qui n'aboutit qu'à un combat sanglant et

inutile. Après avoir donné cette alarme préliminaire, il s'avança par plusieurs routes vers la ligne de l'Yser, qui le séparait du corps d'observation de Freytag. Au lieu de se placer entre le corps d'observation et le corps de siège, il confia à Hédouville le soin de marcher sur Rousbrugghe, seulement pour inquiéter la retraite de Freytag, sur Furnes, et alla lui même donner de front sur Freytag, en marchant avec le reste de son armée par Houikercke, Hersée le et fiambecke. Freytag résista à Herséele; mais, après une action assez vive, il fut obligé de repasser l'Yser et de se replier successivement sur Bambecke, sur Rexpaede et sur Ri Hem. En reculant ainsi, il laissait la division Walmoden, qui formait sa droite, compromise en avant, et sa propre retraite était menacée par Hédouville du côté de Rousbrugghe. Freytag veut alors, le même jour, revenir sur ses pas, réoccuper Rexpaede et rallier Walmoden. Il arrive à Rexpaede au moment où les Français y entrent. Un combat meurtrier s'engage; Freytag est blessé et pris. Vers le soir, cependant, Houchard, dans la crainte d'une attaque nocturne, se retire hors du village et n'y laisse que trois bataillons. Walmoden, qui se repliait, survient eu ce moment, et engage un nouveau combat pour se faire jour. Le passage est franchi, Freytag est délivré, et l'ennemi se porte en masse vers le village de Hondschoote.

Houchard, après avoir renoncé à l'idée essentielle de manœuvrer vers Furnes, entre le corps de siège et le corps d'observation , n'avait plus qu'a pousser toujours de front le maréchal Freytag.

La journée du 7 se passa à observer les positions de l'ennemi ; le 8, on se rua sur Hondschoote, et nous remportâmes une éclatante victoire, qui put être considérée comme le salut de Dunkerque. Dès le lendemain, en effet, les assiégeants tinrent un conseil de guerre, et, se sentant menacés sur leurs derrières, ne voyant pas arriver les armements maritimes qui devaient servir à bombarder la place, ils résolurent de lever le siège et de rejoindre Freytag à Furnes. Ils y furent tous réunis dans la soirée du 9. Pendant que le duc d'York assiégeait Dunkerque, Co-

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