‹ France Dictionnaire EncyclopédiqueChapitre 198 sur 434 · AYS-BA8 I/UNIVKRS. PAYS-BAS · texte numérisé non relu

AYS-BA8 I/UNIVKRS. PAYS-BAS

bourg, avons«nous dit, s'était porté contre le Quesnoy. Cette place n'avait aucun moyen de défense, et Cobourg la pressait vivement. On avait bien cherché à la secourir; mais trois colonnes sorties de Maubeuge, de Landrecies et de Cambrai, furent écrasées par le corps de blocus, et elle capitula le 1 1. Toutes les forces de Cobourg investirent alors Maubeuge.

Houchard, après avoir rejeté York et Freytag sur Furnes, n'avait rien de mieux a faire qu'à tomber sur les Hollandais , disséminés en plusieurs détachements autour de Menin, Halluin, Roneq, Werwick et Ypres. Procédant avec prudence, il ordonna aux troupes du camp de Lille de s'élancer vers Menin, tandis qu'il agirait lui même par Ypres. On se disputa pendant deux jours les postes avances de Werwick , de Roncq etd'Halluin. Le prince d'Orange, quoique pressé de toutes parts et chassé de tousses avant-postes, résista opiniâtrement, parce qu'il avait appris que le Quesnoy s'était rendu et que Keauheu, par lequel il communiquait avec Cobourg, lui amenait des renforts. Le 13, néanmoins, après avoir perdu dans ces différentes journées 3 à 4,000 hommes et 40 pièces de canon, il fut obligé d'évacuer Menin. >'otre armée occupa cette ville; puis, le 15, elle en sortit pour marcher sur Courtray. A Bissen-

fhem, elle rencontre Beaulieu. Le cornât s'engage, et nous est d'abord favorable; mais, soudain, l'apparition d'un corps de cavalerie sur les ailes répand une alarme qui n'est fondée sur aucun péril réel, et tout s'ebr3nle, tout fuit jusqu'à Menin. Là ne s'arrête point cette inconcevable déroute; l'épouvante se communique à tous les camps, à tous les postes, et l'armée en masse se réfugie sous le canon de Lille.

Cette échauffourée coûta la vie à l louchant : il fut destitué , traduit au tribunal révolutionnaire et condamné à mort. Jourdan lui succéda , et reçut l'ordre de débloquer Maubeuge. Cobourg avait enfermé sous les murs de cette

SI ace les divisions Desjardins et Mayer e l'armée des Ardennes, et il entourait d'un cordon de redoutes le camp et la ville. La garnison , forte de 22 a 23,000 hommes, devait bientôt avoir

épuise ses approvisionnements, et i en-

nemi espérait la réduire par la faim Maître de Valenciennes, du Quesnoy et de la forêt de Morma], il n'avait rien : craindre sur la rive gauche de la Sambre; sur la rive droite, des retranchements , défendus par 30,000 hommes, coupaient les routes d'Avesnes et de Landrecies ; enfin 35 à 40,000 hommes resserraient la place. Telle était la confiance de Cobourg , qu'il promettait de se faire républicain si on parvenait à le déposter. Mais à peine appelé à remplacer Houchard, Jourdan, près de qui Carnot était accouru, transporta dans le camp de Gaverelle ses troupes décoursgées par l'échec de Menin; il les réorganisa en toute hâte , puis un relia sur Maubeuge par Saint-Quentin et Guise,en appelant à sa droite 5 ou 6,000 hommes de l'armée des Ardennes, qui étaient campés sous le canon de Philipperil r.

Le 15 octobre, Il déboucha d'Avesnes à la tête de 40,000 combattants, repoussa l'avant-garde ennemie, et bientôt attaqua Cobourg dans ses retranchements même.

La bataille de Watignies, ainsi qu'on l'appela , dn nom de la principale position des coalisés , dura deux jours. Incertaine à la fin du premier, la victoire nous fut favorable le second, et amena immédiatement le déblocus de Maubeuge.

Le Comité de salut public voulant tirer de cette victoire tout le parti possible , et profiter du découragement u'elle avait jeté chez l'ennemi et de énergie qu'elle avait rendue à notre armée, résolut de tenter un dernier effort qui , avant l'hiver, rejetât hors du territoire les coalisés encore concentres entre l'Escaut et la Sambre, et leur laissât le sentiment d'une campagne tout à fait perdue. En conséquence, Jourdan reçut l'ordre de diviser ses forces en deux colonnes , de lancer Tune par Maubeuge et Cbarleroi , l'autre par Cysaing, Maulde et Tournay, et d'envelopper ainsi les hordes étrangères sur le territoire qu'elles avaient envahi; mais des pluies abondantes rendirent cette opération impossible. On prit de part et d'autre les quartiers d'hiver, et la campagne de 1793 fut terminée.

Celle de 1794 ne s'ouvrit que dans!' première quinzaine d'avril. Les a van-

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