‹ France Dictionnaire EncyclopédiqueChapitre 204 sur 434 · PEINTURE FRANCE. PEINTURE · texte numérisé non relu

PEINTURE FRANCE. PEINTURE

« ger Darnult, Jean Viterme, Gilles « Mennesse, Perrin Moirleur, Jean Pa- « risot, Jean Bervage, Guillaume Loy- « seau, Nicaise le Privé, Jean de Saint» « Lucien, Georges Baudoin, Estienne m Naquet, Simon du Molelin, Robert « Bouriou, Girard de Beaumeteau,pein- « très; et de Phi lippes Cochon, Jean « Petit le jeune, Gilbert du Perier, Hu- « let le rentier, Guillaume de Saint- • Lucien, tailleurs d'ymages. »

Ces statuts qui ont été publiés pour la première fois dans le journal de t Institut historique (t. l*r, p. 55), donnent de précieux renseignements sur l'état des arts au quatorzième siècle , et sur les procédés employés par les peintres de cette époque. Charles VIII ajouta , en 1430, aux privilèges de cette corporation , l'exemption de toutes tailles, subsides, guet, garde, etc.; ces privilèges furent confirmés et augmentés par Henri III, en 1583, et par tous les successeurs de ce prince, jusqu'à Louis XV. Les peintres se divisaient depuis le dixseptième siècle, en deux classes: la première était placée sous la protection du directeur et ordonnateur général des bâtiments du roi , et était nommée Académie royale de peinture et de sculpture; la seconde, appelée Académie de Saint- Jmc , se composait d'artistes qui n'avaient le droit d'exercer qu'après être parvenus à la maîtrise. Cette dernière obtint, en 1705, une déclaration du roi, qui lui permettait de tenir une école publique de dessin.

Le Livre des métiers fait mention des peintres selliers , et l'on pourrait s'étonner de trouver la peinture associée à la sellerie , avec laquelle elle n'a plus rien de commun aujourd'hui, si Ton ne savait que dans le temps de la chevalerie, les selles avaient toutes sortes d'ornements. Outre le privilège d élire leurs prud'hommes, les peintres selliers jouissaient encore d'un second droit d'élection : les prud'hommes choisissaient le chef du métier, comme la communauté choisissait les prud'hommes ; double

Îjrivilege qu'ils devaient sans doute à 'avantage dont ils jouissaient de ne travailler que pour les chevaliers.

Peinture. Si l'on veut entendre ce mofcdans son acception la plus générale et 15 plus étendue , on trouvera , non

pas des monuments de l'art de la peinture, mais au moins des témoignages de son existence dès les premiers siècles de la monarchie française. Les productions de la peinture étaient alors sinon grossières , du moins peu savantes ; mais enfin c'était de la peinture, et les miniatures des manuscrits peuvent servir à indiquer l'état de cet art au moyen âge. Mais si , en considérant l'histoire de la peinture en France, nous voulons borner notre cadre et ne nous occuper

3ue de ce qui est de l'art proprement it, il faut arriver au commencement du seizième siècle, à la renaissance, pour en trouver des monuments dignes de fixer l'attention.

C'est Jean Cousin, qui vivait au commencement du seizième siècle, que l'on regarde à juste titre comme le fondateur de la peinture en France. On trouve cependant, dès le quinzième siècle, le nom d'un peintre français qui à cette époque jouissait d'une assez grande réputation; mais son nom seul est arrivé jusqu'à nous, et rien n'a été conservé qui puisse donner une idée de son talent. Dans les OEuvres royaux , cités par Sauvai , on trouve que François d'Orlieus ou d'Orléans décora, en 1365, les murailles du palais de la reine à l'hôtel Saint- Paul. On voyait dans ces peintures, au milieu de bocages touffus, se jouer des oiseaux et des animaux de toute espèce; des enfants cherchaient à les attraper, ou s'amusaient à cueillir des fruits ou des fleurs , ce qui donne l'idée d'une sorte de paysage. Dans la description d'une galerie de la reine à l'hôtel Saint-Paul , Sauvai dit que la voûte en était bleu azur et blanc , pour représenter leciel,d'où descendaient une foule de petits anges soutenant des tentures aux couleurs de la reine. Les miniatures des manuscrits de cette époque ne suffisent pas pour faire juger du mérite de ces peintures; mais on peut remarquer qu'un peu avant Charles V, et durant tout le règne de ce prince, les papes firent faire de grands embellissements à leur palais d'Avignon, où l'on voyait encore, il y a une vingtaine d'années, des peintures considérables que l'on attribuait au Giotto. Il n'est pas improbable que ce peintre ait fait quelques élèves pendant son sé»

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