L U M VERS
PKXTHIEVRK
L'abbé Terray frappa , en 1770 , les pensions d'impositions et de retenues; Necker conserva ces impositions, et
{>rit, en 1778 et 1779, des mesures dont e résultat eût été de mettre un terme aux abus; mais il ne put commencer son œuvre, et toutes lesrègles d'une sage administration des ressources publiques furent scandaleusement violées de 1781 à 1788. Alors, effrayé de ce qu'il avait fait, le gouvernement recourut à la ressource des retenues, qui était impuissante à remédier au mal.
L'Assemblée constituante, qui trouva les choses dans un épouvantable désordre, décréta, le 30 août 1790, une loi qui établit les droits aux pensions et gratifications. En voici quelques dispositions:» Fixation d'un fonds de 1 2 millions pour les pensions et gratifications ; — abolition de la réversibilité qui s'était introduite et chargeait pour un temps illinrté le trésor de l'Etat d'un intolérable fardeau ; — ne sont point compris dans le fonds de 12 millions, les fonds destinés aux invalides, les soldes, les demisoldes tant de terre que de mer, et les pensions ecclésiastiques ; — fixation à trente ans, des années de service, et à cinquante, de celles de l'âge; — fixation à 10,000 liv.,du maximum des pensions.»
Une loi du 15 germinal an xi réduisit le maximum des pensions à 6,000 fr., et décida que le fonds destiné au service des pensions ferait chaque année un article particulier de la loi sur les dépenses publiques. Une autre loi du 8 floréal de la même année établit le système des soldes de retraite , traitements de réforme et pensions aux militaires, et de secours dus à leurs veuves et à leurs enfants orphelins. Enfin, un arrêté du gouvernement, du 11 fructidor an xi, déclara applicables a la marine, les dis-
ritions prises relativement à l'armée terre.
Un décret du 13 septembre 1806 fixa les droits aux pensions , établit les règles pour y parvenir, et maintint le maximum de 6,000 fr. Mais le 11 septembre de l'année suivante, un décret dérogea à cette dernière disposition. 11 éleva à 20,000 fr. le maximum en faveur des grands fonctionnaires de l'empire, tels que ministres, maréchaux et jutres grands officiers, qui, par des ser-
vices distingués, auraient acquis des droits à cette récompense extraordinaire et auxquels la situation de leur fortune la rendait nécessaire. Plus tard, les pensions devenant de plus en plus nombreuses, à cause de la grande quantité de personnes qui y acquéraient des droits par des services militaires ou des services civils, on s'occupa à décharger le trésor public d'une partie du fardeau qu'elles lui imposaient. Un avis du conseil d'Etal, du 5 mars 1811, approuvé par l'empereur, établit une retenue de 1 centimes par franc sur les traitements de ceux qui en reçoivent de l'État, à raison d'une fonction ecclésiastique, civile ou militaire; et le produit de cette retenue dut être versé à la caisse d'amortissement pour former un fonds eo n« mun, spécialement et exclusivement destiné à accorder des pensions et secours à ceux qui auraient contribué aux retenues , ainsi qu'a leurs veuves et orphelins. Cet établissement d'un fonds commun fut conservé dans la suite; mais comme, chaque année, on est forcé d'y ajouter une somme pour suppléer à son insuffisance , afin de hâter le moment où il pourra supporter sans secours étrangers les charges qui pèsent sur lui, on a porté de 2 à 5 cent, par fninc la retenue à exercer sur les traitements.
Penthièvre (comté de). Ce comté, qui fut érigé en duché en 1786, cornrenait les terres de Guingamp , Lamalle, Moncontour, la Koche-Esnard, Lanizu et Jugon.
Le premier comte de Penthièvre fut Eudes ou Ettdon, deuxième (ils de Geoffroi, comte de Rennes et duc de Bretagne. Ce prince était né en 999; il fut, avec son frère A lain, copropriétaire de Bretagne, jusqu'à la mort d'Havoise de Normandie, arrivée en 1034. Alors eut lieu entre les deux frères un partage; mais Eudon n'en fut pas content, et il marcha contre son frère. Vaincu près du château de Lehon, il fit sa paix; mais il n'en continua pas moins à se qualifier de comte de Bretagne ; et ses descendants firent de même jusqu'au treizième siècle. Il mourut en 1079, laissant de sa femme, Agnès de Conioua il les, plusieurs enfants, dont l'aîné, Geoffroi Botherel /*', est regardé comme son suc
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eesseur. Geoffroi mourut en 1093, sans postérité.
Etienne , son frère, cinquième fils d'Eudon , lui succéda ; il joignit à son héritage celui de ses frères Alain le Roux et Alain le Noir, qui moururent sans enfants; et, à ces successions , Havoise sa femme ajouta le comté de Guingamp, dont elle était héritière, fttienne mourut vers 1188.
Geoffroi Boterel II, son fils aîné, se mit en possession des comtés de Penthièvre et de Lamballe, après avoir contraint par les armes son père à lui en faire l'abandon. Il soutint la princesse Mathilde , fille de Henri 1*% roi d'Angleterre, contre Etienne de Blois, qui lui avait enlevé sa couronne. Il mourut en 1148, laissant un fils, Rivalion, lequel eut deux enfants, Etienne et Geoffroi. Le premier étant mort sans postérité, Geoffroi lui succéda, en 1 194; mais comme il était lui-mémo sans postérité, il fit, en 1205, en présence du roi Philippe-Auguste, donation des terres de Penthièvre, Lamballe, Quintin et Moncontour, à son plus proche parent, Alain, (ils de son grand-oncle , Henri , comte de Tréguier.
Alain* né en 1 134, assista à rassemblée de Rennes , où l'on dressa le règlement cennu sous le nom d' Assises du comte Geoffroi. Lorsque Jean sans Terre eut fait périr son neveu, Arthur de Bretagne, il se joignit aux autres barons de la province, pour demander justice de ce crime au roi de France. Il mourut en 1212, laissant deux enfants, HenrieX Geoffroi. Ce dernier fut la souche des comtes de Quintin.
Henri, né en 1205 , était déjà comte de Goello, lorsque son père lui laissa le comté de Penthièvre. Il devint encore plus tard comte d'Avaugour. Il avait été fiancé, en 1209, avec Alix, fille du duc de Bretagne; mais Phi lippe- Auguste, qui d'abord avait consenti à cette union, prit ombrage de la puissance de la maison de Penthièvre, à laquelle cette alliance allait donner le ducné de Bretagne; il fit rompre le traite , et donna la princesse à Pierre de Dreux , dit Maucierc , son parent. Quelque temps après , Olivier de Tournemine , parent de Henri de Penthièvre, avant élevéquelques réclamations sur le duché de Pen-
thièvre, du chef de sa mère, le roi vint à son secours, et le duc de Bretagne fit, à son instigation, démembrer d'autorité, du comté de Penthiève , certaines terres qui furent donnet-s à Tournemine. Quelques années après , ce même duc enleva encore à Henri les terres de Guingamp , Lamballe , Tréguier et Saint-Brteuc. Enfin , Henri , irrité de se voir ainsi dépouille , se mit à la téte de la ligue des barons qui avec saint Louis firent la guerre au duc de Bretagne. Mais ce duc fit bientôt sa paix avec le roi, Henri dut renoncer à l'espoir de recouvrer les biens oui lui avaient été enlevés; et Yolande, fille de Pierre Maucierc, apporta , en 1235, au comte de la Marche, son époux, les comtés de Penthièvre et de Perhoet.
Hugues XI, de Lusignan , comte de la Marche, d'Angouléme , de Penthièvre et de Perhoet, se croisa, et se trouva au siège de Damiette, où il fut si grièvement blessé, que plusieurs auteurs le font mourir à cet assaut; cependant il revint en France, où il ne mourut qu'en 1260. Il laissa d'Yolande plusieurs enfants; mais aucun ne lui succéda dans le comté de Penthièvre.
Jean /*% duc de Bretagne, frère d'Yolande, s'empara, après la mort de sa sœur (1272). des comtés de Penthièvre et de Guingamp et ne laissa à ses neveux que le comté de Perhoet. Il mourut en 1286. Son fiis Jean II lui succéda la même année , et transmit, en 1305, le duché de Bretagne et le comté de Penthièvre à Arthur, son fils atné.
Jean III, fils d'Arthur, après avoir joui pendant cinq ans de son héritage, le donna, en 1317, à son frère Gui, qui accrut encore ses possessions par son mariage avec Jeanne, fille aînée de Henri IV , sire d'Avaugour, de Mayenne et de Goello. Jeanne mourut en 1327, laissant pour héritière une fille appelée comme elle, Jeanne.
Jeanne dite la Boiteuse épousa Charles de Châtillon, dit de Blois, auquel elle transmit le comté de Penth èvre. Charles, avant voulu succéder par sa femme à Jean III, duc de Bretagne, mort sans postérité, eut à combattre Jean de Montfort, second frère de Gui. Enfin, après vingt-quatre années d'une guerre sanglante, Jeanne, qui était devenue
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yeuve, conclut la paix par le traité de Gué rende, en 1366. Elle mourut en 1384, laissant plusieurs enfants.
Jean de Blois, son (ils aîne, avait été fait prisonnier par les Anglais , qui le retenaient en otage. Olivier de Clisson paya 120,000 livres pour sa rançon, et lui donna en mariage sa fille Marguerite. Clisson voulait se faire , dans Je duc de Penthièvre, un allié naturel con? tre Jean le Vaillant, son suzerain ; Jean de Blois entra dans les vues de Clisson, et tous deux firent la guerre au duc deBretagne.Plusieurs accommodements eurent lieu ; mais la paix stable et définitive ne fut signée qu'en 1395. Jean de Penlbièvre mourut en 1404 , laissant quatre fils et deux filles.
Olivier de Blois , cédant aux sollicitations de sa mère Marguerite de Clisson , déclara la guerre a Jean le Sage» duc de Bretagne, et, malgré les secours que lui envoya Jean sans Peur, duc de Bourgogne , dont il avait épousé la fille Isabelle, il perdit le comte de Penthièvre, la Roche-Derrien, Guingamp,Châteaulin, et l'tle de Brelias, que lui enter ▼a Jean le Sage. Le duc de Bourgogne se porta alors médiateur entre les parties belligérantes, et un traité fut conclu le 8 août 1410. Mais, quelques'années après, Olivier de Blois attira dans une embuscade Jean le Sage , et l'emmena prisonnier à Châteauceux. À la nouvelle de cette trahison, la duchesse de Bretagne et ses vassaux allèrent assiéger Châteauceux, et la place fut obligée de capituler. La délivrance du duc et la reddition de cette place furent les deux conditions du traité. Châteauceux fut immédiatement rasée ; les Penthièvres jurèrent, en outre , foi et hommage au duc de Bretagne, et lui donnèrent pour otage un des leurs, Guillaume de Penthièvre. Mais, comme ils manquèrent encore à leur parole, ils furent proscrits et leurs biens confisqués au profit du duc ; Olivier de Blois fut forcé de fuir. Après avoir erré quelque temps, il se fixa dans ses terres de Uainaut, où il épousa, en secondes noces, Jeanne Delalain , dame de Quiévrain. 11 mourut en 1433, sans laisser de postérité.
Jean de Blois , seigneur de l'Aigle, frère d'Olivier de Blois, lui succéda, et ne put, malgré ses instances réitérées,
obtenir de Jean le Sage qu'il le réintégrât dans le comté de Penthièvre.
Mais François Ier, successeur de ce prince, se montra plus accommodant, et lui rendit, en 1448, une partie de ses biens, à la sollicitation du connétable Arthur de Richemont. Jean de Blois se distingua au service du roi Charles VII; il fut fait lieutenant général, et seconda Xaintrailles dans ses conquêtes de la Guienne et du Périgord. U mourut en 1453.
Nicole de Blois et Jean rr de Brosse.
Nicole de Blois, fille de Charles de Blois, frère de Jean et d'Olivier, succéda au comté de Penthièvre, en vertu du droit de représentation de son oncle Jeaa.
Elle épousa Jean de Brosse, vicomte de Bridier, et le fit ainsi comte de Penthièvre. Jean de Brosse fit hommage de son comté à trois ducs consécutifs, Pierre II, Arthur III et François II, il rendit des services considérables au roi Charles YII , qui le nomma membre de son conseil et lieutenant général de ses armées. Sous Louis XI , lorsque le duc François II entra dans la ligue dite du bien public, Jean de Brosse refusa de suivre l'exemple de son suzerain; et , en conséquence de ce refus, le duc saisit le comté de Penthièvre en 1466.
Parle traité de Saint-Maur, Jean de Brosse aurait dû rentrer en possession de ses biens; mais il ne put y narvenir, malgré ses instances et celles de sa femme. Louis XI, vovant que le duc de Bretagne n'avait qu'une iilie, se fit céder par de Brosse ses droits éventuels au duché de Bretagne , et s'engagea à le remettre en possession, dès quil le pourrait, des seigneuries qui formaient le comte de Penthièvre sous Marguerite de Clisson ; mais Jean de Brosse mourut en 1485. Sa femme ratifia le traité après sa mort.
Jean II de Brosse , fils aîné du précédent , poursuivit, aussi inutilement que l'avait fait son père, la restitution du comté de Penthièvre. Charles VIII ayant épousé l'héritière de Bretagne, Jean II s'adressa à lui pour qu'il exécutât le traité fait entre son |><?re et Louis XI; mais Anne de Bretagne, qui avait pour les Penthièvres la vieiUe haine de sa famille, s'opposa vivement à cette restitution; et, lorsquellc eut
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épousé Louis XII , elle fit sommer les Penthièvres de quitter les armes de Bretagne , ce à quoi Jean II de Brosse et son fils ne voulurent point consentir.
Jean de Brosse mourut en 1502.
René de Bretagne, seigneur de l'Aigle, fils aîné de Jean II de Brosse, lui succéda dans le titre de comtede Penthièvre; i| continua les instauces que sa famille faisait depuis trois générations, pour rentrer en possession du comté de Penthièvre; mais l'opposition d'Anne de Bretagne fit échouer tous ses efforts, et ni Louis XII, ni François 1er ne voulurent prêter l'oreille a ses réclamations. Irrité de cette injustice, il quitta la France avec le connétable de Bourbon , prit du service dans les armées impériales, et mourut à la bataille de Pavieen 1525.
Jean 111 de. Bretagne, son fils atné, n'bérita de non pei e, dont tous les biens avaient ete confisques, que des titres; niais ayant, en 1530, épouse An»e de Pisseleu, comtesse d'Etampes, laquelle était Ja maltresse du roi, celui-ci le nomma lieutenant général de Bretagne, et érigea en sa faveur les comtes d'Étampes et deChevreuse en duché. Jean se distingua dans un grand nombre de batailles; il défendit, avec le duc de Bouillon, la ville de. Térouane ; en 1558, après le siège de Calais, il défendit le pays contre une descente des Anglais ; enfin il fit rentrer sous l'obéissance de Charles IX plusieurs villes dont s'étaient emparés les huguenots.
Il se trouva avec l'armée royale au siège de Rouen et à celui d'Orléans , et mourut en Bretagne dans son château de Lamballe, en 1565.
Sébastien de Luxembourg I'r, duc de Penthièvre , était fils de Charlotte de Brosse, sœur de Jean III. Il succéda à son oncle , qui ne laissait point de postérité ; s'acquit un grand renom dans les armes et contribua beaucoup au gain des batailles de Dreux, de Jarnac et de Moncontour. En 1569, Charles IX, voulant récompenser ses services, érigea pour lui le comté de Penthièvre en duché-pairie, avec droit de substitution aux enfants de sa fille. Sébastien de Luxembourg mourut devant Saint-Jean d'Angely, en 1569.
, Marie de Luxembourg et Philippe-
Emmanuel de Lorrain*. Henri III donna, en 1576, Marie de Luxembourg, duchesse de Penthièvre , en mariage à son beau-frère Philippe- Emmanuel de Lorraine, duc de Mercœur. Ce mariage fit naître chez le duc le désir de se rendre indépendant et d'enlever au roi de France le duché de Bretagne. Il traita avec le duc de Montpensier et le prince de Dombes du gouvernement de cette province, y entra comme dans un pays conquis, la ravagea pendant neuf ans, et livra, en 1590, la ville de Blavet aux Espagnols , sous prétexte d'agir dans l'intérêt de la Ligue. Ses projets étaient évidents pour tous; un conseiller au parlement lui ayant demandé un jour s'il songeait à se faire duc de Bretagne: « Je ne sais, répondit-il, si c'est un « songe; mais il me dure depuis dix ans.* On dit même que la Bretagne ne suffisait pas a son ambition et qu'il aspira à la couronne de France. Mais Henri IV, après avoir soumis les autres provinces du royaume, s'approcha, en 1598, des frontières de la Bretagne. Aussitôt le duc de Mercœur, épouvanté, lui envoya sa femme et sa mère ; ces deux princesses parlèrent du mariage de Françoise de Mercœur, unique héritière du duc, avec César de Vendôme , fils naturel de Henri IV ; et celui-ci se laissa toucher, accorda au duc son pardon et n'entra pas en Bretagne. Mercœur alla ensuite, a la tête de douze cents gentilshommes, au secours de l'empereur, qui combattait les Turcs en Hongrie. Il se distingua dans cette guerre comme soldat et comme capitaine, et mourut, en 1602, à Nuremberg , en revenant en France.
Françoise de Lorraine, fille unique du duc de Mercœur, épousa, en 1608, César de f endôme ; elle succéda à la duché-pairie d<' Penthièvre à la mort de sa mère, en 1623, et mourut en 1669.
Louis-Joseph de V endôme , son petit-fils , lui succéda dans le duché de Penthièvre , du chef de son père Louis de Vendôme ; il se distingua par sa bravoure et ses talents militaires : envoyé au secours de Philippe V, il ramena ce prince à Madrid , obligea ses ennemis a se retirer en Portugal , et mourut dans le royaume de Valence en
. Le duché de Penthièvre , qui avait
pépin L'UNIVERS.
PKPIN
été «djuzé, en 1687, à sa femme Anne- Marie de Bourbon, princesse de Conti, passa, en 1696, à François- Louis de Bourbon } prince de Conti, qui le vendit au comte de Toulouse, l'un des fils légitimés de Louis XIV. Celui-ci fut créé, en 1697, duc de Penthievre, et laissa ce titre à son fils Louis-Jean- Marie de Bourbon , duc de Penthievre, £rand amiral de France. Ce prince, né a Rambouillet en 1725, fit ses premières armes sous le maréchal de Vailles, se distingua à la bataille de Dettingen, à celle de Fontenoi , garantit la Bretagne d'une descente des Anglais; puis, s'étant retiré du service, passa le reste de ses jours dans la vie privée. Il protégea In jeunesse de Florian, et ce fut pour le distraire que cet écrivain composa ses Fables. La perte de son fils, le prince de Lamballe, mort dans un âge peu avancé, des suites de ses débauches , et le meurtre de sa belle-fille, en septembre 1792, abrégèrent ses jours ; il mourut en 1793, ne laissant qu'une fille, la duchesse d'Orléans , laquelle se trouva ainsi Tunique héritière des biens immenses donnés par Louis XIV à ses fils légitimés, dont le duc de Penthievre était le dernier descendant.
Pépin. Ce nom est particulier à la famille carlouiigienne dont sept membres l'ont porté. Plusieurs d'entre eux ont régné; quelques-uns ont été de grands hommes ; presque tous occu-
{>ent une place importante dans notre listoire.