ECOLE
SKISUALISTE('),
nourri»; de l'esprit du dix-huitième siècle en ce qu'il eut d'étroit et d'empoisonné.
Cette école, triom-
E liante sous le '•rectoire, fut encore puissante sous l'Empire, malgré le génie de l'empereur, dont elle facilita la ctiule par la servilité même qu'elle engendra autour de lui.
Point de départ. — La tentation.
Celte école n'admet aucune des notions qui se rapportent à l'âme et aux faits intimes. La matière et les choses physiques , les corps et leurs qualités, voilà tout ce qu'elle regarde. Hors de la, l'homme ne sait rien. La nature est son tout : il peut l'an.ilvser, la scalper, la sonder, la mesurer, la peser, en calculer les lois; mais c'est tout: il ne peut pénétrer jusqu'à la force vive; l'âme
lui échappe , elle est tans données qui la révèlent , elle nVst pas. Qu'est-ce que Dieu pour qui ne conçoit que de l'étendue ? Simplement de l'élenilue. Mais ce Dieu une fois admis . ou bien oest
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qu'un tout, qu'une vaste et pleine existence, le grand corps unique dont les prétendus individus ne sont que des membres ou des modes ; et c'est là le matérialisme panthéiste : ou bien il est multiple , et se résout en une foule d'êtres qui tous existent s part; alors c'est un polythéisme infini , l'atomisroe d'Lpicure
L'homme n'a que la matière pour but moral ; son corps , et pour son corps chétif tout ce qui peut en Intéresser le bien -être; les organes . avec les choses qui leur sont bonnes ou mauvaise), voilà ce qu'il doit considérer uniquement Jouir, sans autres limites que celles qu'impose la conservation de soi-même; étudier, sans périlleuse ardeur, l'univers physique et ses lois, parce que la science mène à des Jouissances nouvelles : voilà la vertu.
Iji politique de cette école, quand elle est conséquente, circonscrit également son but dans I utilité sensible. Tout autre