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d'après l'Eglise, grâce au pouvoir qui favorisa ses tendances ouvertement.
A partir de IMI5, celte école eu l un public fervent, et fut puissante jusqu'en 1830
son
elle n'y croit pas. Elle aime l'ordre . parce qu'elle a horreur du péril et de la misère; mais elle l'aime quel qu'il soit, pourvu qu'il garantUse aux individus le seul droit qu'elle leur reconnaisse, celui de vivre et de Jouir. Elle préfère la liberté, mai» eue s'accommoderait d'un bon despotisme.
Le lieau n'est rien de spirituel , de divin , d'intime ; c'est la matière faisant plaisir à quelque sens , et quand il se peut à tous à la fois ; l'esprit n'entre pour rien dans ces merveille». La poésie n'est qu'une sensation exquise, une linesse dans les sens, un art de l'œil ou de l'oreille : elle chante le monde visible, Ut trois rtgnes de la nature; mais le monde invisible , elle ne le comprend pas.
Point de départ. — La révélation et VautorUi de l'Église.
L'homme est une intelligence serv le par des organes. L'Eglise enseigne ( et il n'y a de salut que dam la foi de rEglise ) (fi» le premier homme a failli . et en lui toute sa race : le péché nous vient avec la vie. C'est la destinée de l'homme de reconquérir, a force de repentir, le bien dont il est déchu par le vice de sa naissance. Au-dessus de l'homme , esprit immortel , il y a un Dieu esprit aussi, qui, l'œil sur sa créature, lui tient compte de ses œuvres, faisant justice pour toute chose. Mais l'homme étant mauvais . quelques imaginations ardentes ne prêtent guère à ce Dieu, qui est le vrai Dieu, que les al tributs d'une justice rigoureuse.
La vie est douloureuse, c'est une expiation. S'il est des malheureux, pécheurs à la fois et du chef de leur père et de leur propre chef, il est des justes , qui , leur dette de souffrance une fois payée, ont en sus assez de mérites pour les offrir a Dieu en sacrilice, et racheter leurs frères. Ils le peuvent, donc ils le doivent; car la charité leur en fait une loi , et le 111s de Dieu en croix leur eu donne l'exemple.
L'humanilé n'étant pas bonne a besoin de sévérité : si les chefs qui In gouvernent étaient doux , elle ne remplirait pas sa destinée, l'expiation. Donc peu ou point de liberté; et cette liberté
local
n'est qu'une concession locale et passagère , jamais un droite UH et national Un chef de peuples n^st pas un luteur; c'est un correcteur chargé de mener une Iwtnde de méchants. Le prince a reçu celte mission de Dieu . mais Dieu est représenté sur la terre par le pape. Une monarchie théocrntique universelle, et tous les rois des nations pnur lieutenants, voila l'idéal , dissimule souvent par ruse et par peur, de la politique ultramontaine.
Mystique et dévote, l'âme catholique voit la beauté dans l'esprit et dans l'intimité du sentiment, et ne la trouve jamais dans I' matière que sous voile et expression. Lyrique avant tout, elle rend son émotion par des accents plus que par des images , par des cris du cœur plus que par des tableaux.
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