RATIONNELLE
Elle se constituait avec la restaurai ion, dont le principe politique s'alliait au fond avec le sien.
Mais longtemps faible et sans autorité, elle disposait les esprits ( plutôt qu'elle ne\ les gouvernait. I
Elle grandit bientôt, parla* avec beaucoup d'éclat , et vers 1828 le grand nombre était a elle.
1830 vit à la fois son triomphe dans les faits et sa chute dans l'opinion.
Point
de départ.
L*ëc1eetlsme prétendait apprécier à leur valeur la sensation et la
révélation ; il procédait de la conscience et rie l'observation psychologique; il s'efforçait de déduire une théorie qui complétât ou éclairclt les deux systèmes entre lesquels il se portait médiateur. Faits îles sens et dé l'autorité, physique et histoire, il accueillait tout pour tout concilier.
L'éclectisme ne croyait pas que le cqrps fût tout l'homme; sans repousser ni admettre tous les dogmes catholiques, il aspirait à limiter la matière , mais non à l'anéantir ; il cherchait à éclaircir les mystères et à en dégager de pures vérités- Spiritualité, mais non mystique , il adhérait sans peine à l'immortalité de l âme ; mais il cherchait à en trouver une confirmation rationnelle dans l'ot>servation psychologique. Il adhérait également à l'idée du Dieu catholique, mais sans prêter à la Providence les attributs d'une puissance de ce monde. Le dogme du péché originel ne l'effrayait même pas , mais il voulait substituer à ce mystère terrible la connaissance philosophique d'une force qui , créée , non pas coupable . mais imparfaite, aurait pour destination , non l'expiation, mais l'épreuve. *
La vie n'est pas une vallée de larmes; ce n'est pas non plus un lieu de plaisance. Les maux de ce monde ne sont pas des châtiments, mais de pénibles exercices. I«es créatures naissant Imparfaites , mais sans vice, ne doivent être exposées qu'uux afflictions nécessaires à leur meilleure éducation ; la punition serait souvent injuste ; la pénitence continuelle, déraisonnable et impie; il faut savoir souffrir et vivre. La souffrance est comme le noble droit de notre nature, essentiellement perfectible; mais le bonheur de cette vie est aussi comme une sorte de devoir humain.
L'éclectisme regardait bien les sociétés humaines comme mises au monde pour le travail ; par conséquent , avec les conditions du travail , le besoin, la douleur, les misères de toute espèce; mais il ne voulait pas faire du monde une sorte de bagne , et du régime social un régime pénitentiaire. Il se vantait de demander au pouvoir, au nom des peuples , non pas de la contrainte et des rigueurs, mais de la liberté et de la sympathie, et les princes et les rois, il ne les érigeait pas en exécuteurs des haules-mivres de l'univers , mais en instituteurs, en pères de leurs sujets ; en un mot , il songeait à l'éducation , non au châtiment du genre
humain. Il s'efforçait de partager curieusement les éludes des sen r l'industrialisme s<
\ l'utilité.
\ sualistes sur
social, et leurs recherches sur
Royrr-Collard. Main* de
Biran , Bérard .
. Pierre
HThhlra.
Physique. La physique comprenait autrefois toutes les* notions que l'on possédait sur les corps de la nature ; mais quand ces notions devinrent tellement multipliées qu'un seul homme ne
Sut les embrasser toutes , les grandes ivisions dans lesquelles on les classa furent désignées par des noms particuliers, et devinrent autant de sciences distinctes. L'astronomie, la mécanique, la chimie, la géologie, l'histoire naturelle, etc., cessèrent alors de faire partie de la physique proprement dite, et cette science tut bornée à l'étude des
/ L'utilité n'était pas pour l'éclectisme tout le beau, ni la nature tout le divin. Il était prêt à donner pour fondement a l'art le spiritualisme, et pour objet le beau , vu dans son essence, dans l'esprit: mais il avait peur du mysticisme, et voulait laissera l'artiste l'idéal sans lui oter la raison La poésie catholique . vraie au fond , profoude et admirablement humaine, lui semblait trop dédaigneuse de la forme, trop intérieurement lyrique, metaphysiqoe et obscure. Il lui eut proposé volontiers de tempérer les \ues intime» par les images, la religion par les Idées, les sentiments par les sensations, en des compositions plus parfaites, ou l'esprit ne paraîtrait jamais nu, subtil et abstrait; ni la matière morte, privée du ciel et sans aine.
Vlrey, V. Cmuin, Jouffroy , de Reoiiuat , Damiron, Barthelc my
changements d'état dont les corps sont capables sous l'influence de certains agents, tels que le calorique , l'électricité, la lumière et l'attraction.
Les anciens ne nous ont laissé que quelques principes de physique proprement dite. Roger Bacon et Vitellio,
?ui vivaient dans le treizième siècle, tirent les premiers qui , en faisant faire quelques progrès à l'optique, ajoutèrent quelque chose à ce qu on savait de cette science. La découverte qu'ils firent des propriétés des verres lenticulaires eut pour conséquence l'invention des lu-