PHYSIQUE
FRANCE. PIBHAC 58t
les physiciens avaient négligée jusquelà , acquit, dès lors , une haute importance, et elle a fixé toute l'attention des savants de notre époque. La loi du refroid iiseraent des gaz était encore Inconnue , malgré les nombreuses, recherches oui avaient été faites sur ce sujet. Dulong la trouva avec M. Mi/, tandis que Fourier, à qui la science est, redevable d'une admirable Théorie analytique de tous les phénomènes de la chaleur, traitait le même sujet , que Poisson devait , quelque temps après . aborder à J'aide du calcul. Dulong fit également, sur la dilatation des corps, une longue suite d'expériences; et, avec le concours de M. Arago^ il détermina la force de tension de l'air atmosphérique, jusqu'à une pression de vingt-quatre atmosphères. Lavoisier et Laplace avaient mesuré la dilatation d'un grand nombre de corps à différentes températures ; mais ils n'avaient pas dépasse l'étendue de l'échelle thermometrique. M. Pouillet , complétant leurs recherches, mesura la dilatation des métaux pour les températures lesplus élevées, et narvint à apprécier avec une assez grande approximation, au moyen d'un pyromètre à air qu'il avait inventé, le degré de fusion d'un grand nombre de métaux. Quelque temps auparavant.
Clément et Désormes , qui se sont beaucoup occupés de la théorie des machines à vapeur, avaient découvert quelques nouvelles propriétés de la vapeur, et ils en avaient expliqué et eciairci plusieurs qui n'étaient qu'imparfaitement connues avant eux. C'est surtout à eux que l'on doit ce qu'on sait des phénomènes de l'écoulement de la vapeur d'eau et des gaz nar de petits orifices. Enfin , nous ne devons pas oublier de mentionner ici l'excellent Traité de la chaleur , de M. Pèclet* le meilleur ouvrage spécial qui ait paru jusqu'à présent sur ce sujet.
La météorologie , dont les progrès devaient suivre ceux de la théorie de la chaleur, a fait de grands progrès dans ces dernières années. Le premier traite qui ait paru sur cette branche de la science est celui du /'. Cotte ( 1779). M. de Uumboldt avait, en 1813, abordé le problème de l'appréciation de la quantité de chaleur que le soleil distri-
bue à la surface du globe. M. Pouillet a depuis essayé d'évaluer cette chaleur1 à l'aide d'un instrument qu'il a appelé pyrheliomêtre. Il a également essayé de mesurer la température zenithafe.
Monge avait, en 1802, publié le premier une bonne explication du mirage; M. Biot a donné , en 1809, la théorie complète de ce phénomène. Dans ces derniers temps, M. Arago a soulevé la question des étoiles filantes , que personne n'avait abordée avant lui ; et il a fait, au puits artésien de Grenelle, de nombreuses expériences sur la température intérieure du globe. C'est ici le lieu de mentionner les travaux d*Am»
père; M. OErsted, de Copenhague, avait découvert, en 1819, un phénomène remarquable, connu sous le nom d'étectro-magnétique : c'est celui de l'action du courant voltaïque sur l'aiguille aimantée; mais il s'était contenté de le constater. Le savant français en donna l'analyse, avec une théorie qu'il soumit au calcul. Après lui, ceux de nos compatriotes qui ont traité la même question avec le plus de succès, sont : Fourier, Fresnel, Savart, et MM. Mot, Arago , Becquerel et Pouillet.
Enfin, la théorie que Newton avait donnée de la lumière, après avoir été longtemps la seule admise, a été, dans ces derniers temps, remplacée par le système des ondes lumineuses, qui satisfait mieux à l'explication de certains phénomènes. Fresnel et MM. Biot et Arago sont ceux de nos physiciens qui ont lè plus contribué, par leurs travaux, à établir cette théorie sur laquelle la découverte de ^1. Daguerre est venue, « n 1839, fixer de nouveau l'attention des savants.
Pibrac (Gui du Faub, seigneur de), né à Toulouse en 1529, alla étudier le droit a Padoue, sous Alciat, puis acheta une charge de conseiller au parlement de sa ville natale. Nommé, en 1562, ambassadeur de France au concile de Trente, il devint ensuite avocat général au parlement de Paris, puis conseiller d'état; et accompagna, en 1573, le duc d'Anjou en Pologne. A son retour, il négocia un traité de paix entre la cour et les protestants ; puis le roi lui conféra une charge de président à mortier au parlement. La reine de Navarre le