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PIQUE

bre chirurgien Lecat le décidèrent bientôt à se donner entièrement à l'astronomie. L'observation du passage de Mercure, en 1753, lui valut le titre de correspondant de l'Académie des sciences. Chargé d'essayer les montres marines de Berthoud et de le Roy, il fit à cet effet plusieurs voyages , dont le dernier avec Borda, en 1771. Il mourut en 1796. On a de lui quelques écrits, dont le plus important est la Cométographie, ou Traité historique et théorique des comètes, Paris, 1783.

Piobebt (Guillaume), est oéà Lyon en 1793. Admis à l'école polytechnique en 1813, il fut du nombre des élèves qui concoururent à la défense de Paris, en 1814 et en 1815. Au sortir de l'école d'artillerie de Metz, il fut attaché successivement au personnel et aux arscnaux,etdifférents mémoires qu'il adressa alors au ministre de la guerre, sur des simplifications à apporter dafts le matériel, ayant attiré sur lui l'attention du gouvernement, il fut appelé en 1822 au dépôt central de l'artillerie. Il eut à cette époque la plus grande part aux modifications importantes qui furent apportées , tant dans le matériel que dans l'organisation du personnel de son arme. Poursuivant toujours ses études spéciales , il fut envoyé en 1830 à l'école de Metz , pour y créer un nouveau cours d'artillerie théorique et pratique. Il quitta cette place en 1837 pour accompagner en Afrique le maréchal Valée, en qualité d'aide de camp; se trouva à la prise de Constantine, et y fut nommé chef d'escadron. Au retour de cette expédition, il fut attaché définitivement au comité central d'artillerie, et remplaça, en 1840, M. de Prony, à l'Académie des sciences. On lui doit plusieurs ouvrages et mémoires importants, qui ont presque tous pour objet l'artillerie; nous citerons entre autres les suivants : Création d'un nouveau système d artillerie de montagne; Établissement d'un nouveau matériel d'artillerie ; Traité d'artillerie pratique, 1 vol. in-8°, Metz, 1836; Traité d'artillerie théorique, 1 vol. iii-4°,Metz, 1840; Expériences sur les roues hydrauliques à axe vertical, 1 vol. in-4°, 1840 ; Mémoires sur tes effets des poudres des différents procédés de fabri-

cation , et sur la manière de les rendre inoffensives dans les bouches a feu, 1837.

Piombino. Voy. Lucqubs.

Pionnieb. Dans le moyen âge, même après l'institution des armées permanentes, ce nom était synonyme de ce* lui de soldat, et ce fut seulement sous le règne de François I'r qu'il commença à désigner l'ouvrier employé aux fortifications, le même qui prit plus tard la dénomination de sapeur.

En 1798, on réunit à Hle d'Aix tous les militaires noirs et de couleur, provenant des colonies françaises, et on en forma une compagnie de 115 hommes, commandée par trois officiers. D'autres compagnies, successivement créées sous le consulat, formèrent, en 1803, un bataillon qui prit le nom de pionniers noirs. Peu de temps après l'avenement de Joseph Napoléon au trône de Naples, l'empereur lui donna ce bataillon, et dès ce moment, les pionniers cessèrent de faire- partie de l'armée française ; rentrés en France après les événements de 1814, ils furent licencies au commencement de la restauration.

L'ordonnance du rr avril 1818, portant création de compagnies de disci-

f)line, donne le nom de pionniers à cdes de 2' classe. On compte aujourd'hui quatre de ces compagnies. Voy. Discipline (compagnie de) et Sàpbcbs.

Pique et Piquiebs. Au commencement du moyen âge l'usage de la pique était presque général en Europe; egalement employée à l'attaque et à la défense, cette arme résistait avec un égal avantage à la cavalerie et à l'infanterie; les Français lui durent les succès des batailles de Marignan (1515), de Cérisolles (1544), de Dreux (1562), de Moncootour (1569), d'Avein (1632), de Sénef (1674) et de Steinkerque (1692). Depuis le moyeu âge, jusqu'à l'époque de la suppression des piques, sous le règne de Louis XIV, on donnait le nom de Figuiers aux soldats qui en étaient armes; ils occupaient le premier rang lorsqu ils combattaient contre la cavalerie, et le second lorsqu'ils étaient engagés avec 1 infanterie. ^ En 1630, époque à laquelle on sud titua, en France, le fusil au mousquet, » y avait encore dans chaque regimeni

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