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un tiers des hommes armés de piques.
L'invention de la baïonnette à douille (1703-1705) fit entièrement disparaître l'usage de cette arme; elle avait alors 14 pieds de long, y compris la lame.
Pirna (combat de). Le 25 août 1813, Napoléon ayant appris que Parmée al* liée de Bohême s'avançait sur Dresde, donna Tordre au général Vandamme de marcher sur Kœnigstein, et de s'emparer du camp de Pirna. Ce général se mit aussitôt en mouvement dans la direction qui lui avait été donnée , et le 26, pendant qu'on se battait sous les murs de Dresde, il faisait, à la téte du 1 " corps d'armée, une trouée à travers Parmée ennemie, repoussait le général Ostermann, chargé de couvrir les communications avec la Bohême, et s'emparait de Pirna. Enfin le lendemain de la grande bataille de Dresde (28 août), Vandamme attaquait avec impétuosité le corps d'Ostermann , qui était resté devant lui, le battait complètement dans un combat de plusieurs heures, et le rejetait en Bohême. Les Russes perdirent dans cette affaire 2,000 hommes et six pièces de canon.
Pibon (Aimé), apothicaire à Dijon, où il était né en 1640, composa, dans le patois de sa province , dont personne avant lui n'avait soupçonné les grâces naïves, un grand nombre de noêls, qu'ont fait oublier ceux de La Monnoye, son compatriote et son ami; il mourut en 1727.
Alexis Pibon, son fils, né à Dijon en 1689, /ut d'abord destiné au barreau ; mais un revers de fortune essuyé par son père l'ayant forcé de renoncer à cette carrière , il quitta sa ville natale, vers l'âge de trente ans, et vint chercher fortune à Paris , où il arriva sans crédit et sans fortune. Après y avoir fait le métier de copiste, privé même de cette chétive ressource, qui ne pouvait être longtemps de son gout, il se fit poète par nécessité; et l'entrepreneur de l'Opéra-Comique ayant eu recours à lui pour soutenir son théâtre abandonné par Lesage et Fuselier, il composa son Arlequin- Deucalion, et le fit suivre d'autres pièces semblables , qui eurent toutes un grand succès. Cependant il n'osait s'élever au-dessus des tréteaux de la foire , et il
fallut de pressantes sollicitations pour l'engager à travailler pour un théâtre plus digne de lui.
Il donna, en 1728, Y École des pères, sous le titre des Fils ingrats. Ce drame eut du succès, et fut suivi de la tragédie de Callisthène (1730) , qui ne réussit pas. A cette pièce succéda Gustave fVasa y où l'on trouve des morceaux d'un grand talent, mais que n'épargné* rent pas les épigrammes (1733) ; enfin parut, en 1738, la Métromante, véritable chef-d'œuvre d'intrigue, de style, de verve comique et de gaieté, et auquel Piron doit toute sa célébrité. Outre des pièces de théâtre dans tous les genres, Piron composa des odes, des poèmes, des contes , des éplfres, des satires et des épigrammes,' et quelquesunes de ces pièces pleines de verve et de talent, mais où la licence est extrême, lui ont valu, auprès d'un certain genre de lecteurs , une immense réputation. Du reste, il était digne, par sa franchise, son désintéressement et ses douces vertus, d'avoir beaucoup d'amis, et il en compta parmi les plus illustres
f>ersonnages, qui réparèrent à son égard es torts de la fortune. Il mourut en 1773. Ses œuvres ont été recueillies et publiées, en 1776, par Rigoleyde Juvigny, en 7 vol. in-8°, et 9 vol. in-12.
Pise (traité de). La cour de Rome ayant consenti à faire toutes les réparations qu'exigeait Louis XIV pour l'affaire du duc de Créqui , l'abbé Rasponi fut envoyé à Pise pour traiter avec l'abbé de Bourlemont, chargé d'affaires de France, et la paix fut signée dans cette ville le 12 février 1664.' Les cardinaux Chigi et Imperiali et les deux frères du pape furent contraints de venir faire au roi les excuses les plus humiliantes ; on exigea qu'une pyramide fût élevée à Rome, vis-à-vis l'ancien corps de garde des Corses , qui avaient attaqué les gens de l'ambassadeur français, et l'on y grava une inscription qui portait que la nation corse était à jamais incapable de servir le siège apostolique. Voy. Papauté ( relations de la France avec la.)
Pistes (diète et édit de). Pépin II, roi d'Aquitaine, avant été attiré dans un piège par Rainulte, comte de Poitiers, fut conduit au château de Pistes, où