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POINSOT FRANCE. POINT D'HONNEUR

fut remplacé plus tard par Vassal i- Eandi , pour la Savoie ; Bugge, pour le Danemark; Ciscar et Pedrayès, pour l'Espagne; Frabroni, pour la Toscane; Franchini, pour la république romaine ; Mnscheroni, pour la republique cisalpine; Multado, pour la république ligurienne; etTralles, pour la république helvétique.

Le 22 juin 1799 (4 messidor an vu), Traites fut chargé par ses collègues de présenter au corps législatif le résumé des travaux de la commission, ainsi que les étalons prototypes du mètre et du kilogramme, qui furent enfermés sous clef au dépôt des archives de l'État , où ils sont encore actuellement. Ce ne fut, toutefois, qu'à dater du 2 novembre 1801 que le système métrique définitif fut déclaré légal. Il eut alors à lutter contre les anciennes mesures, dont une grande habitude rendait l'usage plus commode, et que le gouvernement aurait dû tout d'abord proscrire. Il eut cependant la faiblesse de transiger et d'établir, par un décret du 12 février 1812, un système bâtard, dans lequel il reconnaissait un pied, une livre, un boisseau métrique. C'était ajouter à la confusion à laquelle les législateurs de l'assemblée constituante avaient voulu remédier.

Enfin, une loi du 4 juillet 1837 rendit obligatoire, à partir du l*r janvier 1840, le système métrique et décimal pour toutes les transactions et marchés, et il a suffi de quatre années pour en rendre l'usage familier et faire voir à tous combien il l'emporte en simplicité sur les anciennes mesures , qui, avant peu, seront oubliées. Il est à remarquer que la Hollande , la Belgique, plusieurs États de l'Italie et de l'Allemagne l'avaient adopté dans toute sa pureté primitive longtemps avant qu'il eût été rendu obligatoire en France.

Poiksot (Louis) , né à Paris en 1777, fut compris dans la première promotion de l'École polytechnique, et devint successivement professeur de mathémati-

Sues aux Lycées de Paris , professeur 'analyse à l'École polytechnique, inspecteur de l'Université; et, en 1813, membre de la première classe de l'Institut , en remplacement de Lagrange.

On a de lui des Éléments de statique^ 1803, in-8% dont Fourier a fait le plus

grand éloge dans son Rapport général sur les progrès des sciences mathématiques, et un grand nombre de Mémoires, également remarquables, soit par la nouveauté des idées, soit par l'art de découvrir et de démontrer, presque sans calcul , les théorèmes les plus dif ficiles, soit enfin par cette philosophie de la science, au on peut dire supérieure à la science elle-même, et la seule propre à l'avancement réel de l'esprit humain.

Point d'honneur. La noblesse française, surtout celle qui faisait profession des armes, fut toujours chatouilleuse sur le point d'honneur. Sous le règne de Henri IV et sous celui de Louis XIII, deux manteaux qui se touchaient, deux épées oui se heurtaient, un salut omis par distraction ou fait de mauvaise grâce , enfin l'accident le plus futile, le plus imprévu, tout devenait une atteinte portée a l'honneur, qu'il fallait réparer par le duel. La rencontre des carrosses du prince de Conti et du comte de Soissons, le 10 de janvier 1611, eût amené un combat singulier entre les deux frères, si des amis communs ne s'étaient hâtés de négocier une réconciliation.

Du reste, dans toutes les affaires d'honneur, des amis s'entremettaient et parvenaient ordinairement à réconcilier les parties. Alors l'arrangement était aussi misérable que le sujet de la querelle avait été futile; il s'opérait par une comédie , que l'on faisait jouer aux deux antagonistes, et où chacun d'eux récitait des formules de compliments et de protestation d'amitié et de service: c'était ce qu'on nommait satisfaction.

Le marquis d'Ancre fut obligé d'exécuter, en 1611, une semblable scène auprès du duc d'Épernon , et ce fut par une pareille comédie que se termina la querelle du prince de Conti et de son frcre.

Cependant il y avait des hommes pointilleux, implacables, pour qui tout était une insulte, qu'aucune satisfaction ne pouvait apaiser, qui poussaient la délicatesse du point d'honneur à un excès que l'on a peine à comprendre, et contre lesquels il fallait absolument se battre. Ils s'appelaient raffinés d'honneur ou simplement raffinés. L'épée en moissonna beaucoup , puis les lois sur les duels et quelques châtiments

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