PIC
lis au 8a canton ; jk — tavie ( sic ).
NSIS
Bientôt enhardi, et comptant sur la douceur de Saint Louis, il se mit à contrefaire les tournois ; 2° -f- alfvnsvs
comes; croix ; h pictaviensis
circulairement autour d'un châtel tournoi?. Mais cette tentative ne fut pas heureuse : Louis IX lui fit de vertes réprimandes, et ses monnaies furent proscrites. Il adopta alors un autre type, et plaça sur ses deniers les armes de France parties de Castille : -f- alfvnsvs
comes ; croix; iy\ H pictayie kt-
thol; fleurs de Ijs, parties d'une tour.
Alphonse mourut eh 1371 ; le Poitou fut alors réuni à la couronne , et l'atelier de Montreuil-Bonin , qui semble avoir servi à cette époque pour toute
la contrée, continua à frapper des tournois pour le compte du roi. Sans doute, ces tournois ne portaient aucune désignation locale, et c'est pour cette raison qu'on ne peut les distinguer des autres pièces du même genre; mais le Poitou étant retombé entre les mains de Philippe, fils de Philippe le Bel, la monnaie locale y reparut. Elle fut , du reste , en tout semblable aux tournois d'Alphonse ; il n'y eut gue le titre et le nom du prince qui furent changés.
Il est donc inutile de les décrire.
En 1316, Philippe monta sur le trône sous le nom de Philippe VI , et dès lors la monnaie locale du Poitou fut abolie pour jamais. Cependant, sous la domination anglaise , râtelier de Poitiers frappa encore des guiennois , des hardis et d'autres pièces , qui se distinguent des autres du même genre par la lettre P , placée à la fin de la légende.
Lorsque le Poitou rentra sous la domination des rois de France , on distingua les espèces sorties de l'hôtel des monnaies de Poitiers, par un point secret placé sous la cinquième lettre de la légende. En 1539, cet hôtel reçut le G pour lettre monétaire; il fut supprimé en 1790.
Lorsque Charles VII luttait contre les Anglais, le Poitou était une de ses provinces les plus fidèles; aussi y avait-il établi des ateliers monétaires, entre autres à Montaigu et à Parthenay. On fabriquait dans ces villes des pièces semblables aux autres, seulement les initiales M et P, placées à la fin des légendes, indiquaient qu'elles avaient été monnayées , soit à Parthenay , soit à Montaigu. Celles de Montaigu sont jusqu'ici les seules qui aient été retrouvées.
Poitrinal ou Pbtbinal. Arme à feu portative, à mèche ou à rouet, intermédiaire entre le mousquet et le pistolet ; elle était en usage vers le milieu du seizième siècle, et cessa d'être employée à la fin du dix-septième. Son hom vient de ce qu'on l'appuyait sur la poitrine pour faire feu. On plaçait la crosse sur un coussinet en étoupe.
Une partie de la cavalerie des légions de François 1" était armée du poitrinal, que l'on donna aussi, à cette époque, a quelques fantassins. Il est en-