‹ France Dictionnaire EncyclopédiqueChapitre 292 sur 434 · L'UNIVERS. PONTS ET CHAUSSÉES · texte numérisé non relu

L'UNIVERS. PONTS ET CHAUSSÉES

bateliers, qui , par décret du 18 floréal an m , formèrent un corps de pontonniers , à l'imitation de ceux des autres puissances. Après l'organisation de l'an x , il y eut deux bataillons de pontonniers : l'un sur le Rhin , et destiné au service des armées qui agissaient sur cette frontière , l'autre sur le Pô , et fournissant aux opérations des armées nu delà des Alpes.

L'ordonnance du 30 août 1815 ne conserva qu'un bataillon de pontonniers.

Ce bataillon avait six compagnies , et était commandé par un lieutenant-colonel.

En 1840 , le nombre des compagnies de pontonniersa été porté de six à douze: elles ont alors formé un régiment sous la dénomination de 15* régiment d'artillerie pontonniers.

La plus grande partie de ce régiment réside à Strasbourg, parce que le Rhin est le fleuve le plus favorable aux exercices. Mais, pour ne pas avoir des pontonniers que sur un seul point du territoire, on en a détaché à Lyon quelques compagnies, qui peuvent encore exécuter leurs manœuvres sur la Saône.

L'uniforme des pontonniers est le même que celui de I artillerie. Les officiers sont pris parmi ceux de cette arme.

Pontons. Les Anglais avaient donné ce nom , sous l'empire , à de vieux vaisseaux de ligne désarmés, établis dans les rades de Châtain, de Plymouth et de Portsmouth, et servant de lieu de détention anx prisonniers français. Ces vaisseaux étaient grillés à tous les sabords : 8 à 900 hommes y étaient entassés , et ne pouvaient monter sur les ponts que deux ou trois fois par jour.

La nourriture consistait en 4 onces de pain noir à moitié cuit , un peu de morue avariée ou de mauvaise viande , et quelques onces de légumes secs ou de pommes de terre. Chaque homme n'avait pour se mouvoir et se coucher qu'un espace de 5 à C pieds de long sur 2 de large.

L'état-major des pontons se composait d'un lieutenant commandant le vaisseau, d'un second, de quelques maîtres et de 3 ou 4 aspirants. L'équipage comçrenait 30 matelots destinés à armer les embarcations, 60 ou 80 soldats chargés du service du bord et de la garde

des prisonniers sous les ordres d'un sous oflicier. La surveillance était des plus sévères, et les moindres fautes servaient de prétexte à des vexations , à des outrages et à des tortures de tous genres.

Pontorson, Pons Ursonis. Petite ville de Normandie, aujourd'hui cheflieu de canton du département de la Manche; population, 1,500 habitants.

DuGuesclin fut chargé, en 1 361 , du commandement du château de Pontorson, qui faillit lui être enlevé par trahison. Un capitaine anglais, nommé Felton, qu'il retenait prisonnier, chercha à se rendre maître de la forteresse, au moyen des intelligences qu'il entretenait avec les femmes de l'épouse du commandant ; et l'escalade qu'il tenta ne manqua qut par le courage de la sœur du connétable, qui renversa les échelles des assiégeants et appela aux armes. Les perfides chambrières de la dame du Guesclin furent cousues dans des sacs et jetées dans le Couesnon. Les fortifications de Pontorson furent démolies, en 1626, par ordre de Louis XIII.

Pont-Saint-Esprit. Petite ville du Languedoc, aujourd'hui chef- lieu de canton du département du Gard ; population , 5,000 habitants. Les routiers la saccagèrent au quatorzième siècle; elle eut beaucoup à souffrir des guerres d* religion du seizième siècle, et Louis XIII y fit construire une forteresse pour contenir les protestants. Elle est surtou:

remarquable par le pont auquel elle dtu: son nom, et qui joint, en face d'elle, les deux rives du Rhône. Ce pont, coa> mencé sous saint Louis, en 1265, re fut achevé que sous Philippe le Bel, « 1309. Sa longueur est de 2,520 pied*, et sa largeur de 13; il se compose & 23 arches à plein cintre, dont 19 grades et 4 petites. La province du Languedoc versait autrefois 20,000 livre* par an pour l'entretien de ce pont.

Ponts et Chaussées ( administration des). Cette administration est, ain> que son nom l'indique, celle qui dir-r les travaux publics du royaume. S« origine, comme administration rte* lière, ne remonte guère au delà de iTtf A cette époque, ses attributions fum-i données au contrôleur des finances. <p en chargea spécialement un intendant,

Page 1