PORTA US I/TTNTVERS. PORT-LOUIS
vernement , il fut porté sur la liste des proscrits du 18 fructidor. Heureusement il parvint à gagner la frontière, et, réfugié en Allemagne, il y resta jusqu'à la chute du gouvernement directorial.
Rentré en France sous le consulat , il ne tarda pas à être nommé membre du conseil d'État. En 1801 , il reçut la direction de toutes les affaires relatives au culte ; en 1804, il fut nommé ministre des cultes; mais il échangea bientôt ce portefeuille contre celui de Tintérieur, dont il était encore en possession en 1807, époque de sa mort.
Josepk-Marie Pobtalis, fils du précédent, né à Aix en 1778, aujourdhui premier président de la cour de cassation, et vice-président de la chambre des pairs, fut, en 1804, envoyé à Ratisbonne, en qualité de ministre plénipotentiaire, fut attaché , l'année suivante, au ministère des cultes, en qualité de secrétaire général , puis devint successivement conseiller d'État, membre du conseil du sceau des titres, directeur général de la librairie, et il réunissait à tous ces titres celui de ministre des cultes , lorsqu'un abus de confiance dont il se rendit coupable en secondant les intrigues de la cour de Rome, le fit destituer et exiler à 40 lieues de la capitale ( 5 février 1811). Deux ans après cependant , l'empereur lui permit de revenir à Paris , et le nomma même premier président de la cour impériale d'Angers. Il conserva cette place sous la première restauration et pendant les cent jours, et fut compris, après le second retour des Bourbons, dans la nouvelle organisation duconseil d'État. Nommé ensuite pairde France (1819), il devint, en 1824, président à la cour de cassation , fit partie du cabinet Martignac , d'abord comme garde des sceaux, puis comme ministre des affaires étrangères, et partagea avee M. Feutrier, ministre des affaires ecclésiastiques , l'honneur de contre-signer les ordonnances relatives à la fermeture des petits séminaires non autorisés par les lois , et de recevoir le débordement d'injures et de menaces que cette prudente et courageuse mesure fit pousser aux jésuites et à tout le parti prêtre et ultramontain. Il soutint avec talent devant les chambres les
divers projets de loi présentés par le gouvernement ; mais en même temps il semblait faire cause commune avec les absolutistes et la cour ; l'extradition de Galotti était accordée; l'usurpation de don Miguel était reconnue, etc. Il reçut pour récompense, avant de sortir du ministère, poste si amovible, la place inamovible de premier président de la cour de cassation. Depuis , il a parfaitement su s'arranger aussi avec le pouvemernent né des barricades, et les honneurs ont plu sur lui ; peut-être même la si marre de chancelier de France l'attendelle encore, si le titulaire actuel, bientôt octogénaire , vient, pour une raison ou pour une autre, à laisser son siège vacant.
Portion congbde. Voyez Corti-
DEIVTIAIRES.
Pokt-Louis, ville forte de Bretagne, aujourd'hui chef-lieu de canton du département du Morbihan. Population 3,000 habitants.
Avant 1590, cette ville n'était encore qu'un village connu sous le nom àtBlavet. A cette époque, le duc de Mercccur s'étant rendu maître de ce lieu» le livTa aux Espagnols, qui le transformèrent en une ville fortifiée; ils furent obligés de le céder à la France par le traité de Vervins , et reçurent 200,000 eeui de Henri IV pour en laisser les fortifications intactes. Néanmoins Blavet tombait en ruine, lorsqu'en 1616 Louis XIII se décida à le taire reconstruire. La nouvelle ville fut rebâtie un peu audessous du lieu qu'elle occupait, et elle prit alors le nom de Port-Louis; ce ne fut toutefois que sous Louis XIV qw s'élevèrent les fortifications actuelles.
En 1663 seulement, Port-Louis reçut le titre de ville. En 1732, la Compagnie des Indes eut un moment le projet d'abandonner Lorient pour y transporter ses établissements principaux ; mais elle renonça promptement à ce projet, et cette petite place ne sortit pas de sa médiocrité ; ce fut néanmoins pendant longtemps un gouvernement assez io>portant. Elle prit, en 1793, par dar de la Convention, le nom de Port- Liberté, qu'elle conserva pendant du ou douze ans, jusqu'à ce que Napoléon lui eût rendu celui de son fondateur.
Pobt-iUlhon. Voy. Mahok.