MUSTAPHA L'UNIVERS. MUT
Tlemsen recevoir son investiture de ses mains, alléguant que la puissance du bey continuait à subsister , et qu'il ne devait obéir qu'à lui. Sa résistance fut bientôt punie par la dévastation des propriétés qu'il possédait dans les environs d'Oran. Toutefois , Mustapha voyant toute la population se ranger du côté de Muley-Ali,se décida enfin à suivre l'exemple général.Retenu prisonnier par ce dernier , qui craignait son influence , il ne fut relâché que lorsque la France eut obtenu que l'empereur dt Maroc ne s'occuperait plus des affaires de la régence.
Rendu alors à la liberté, il ne tarda pas à faire la guerre aux Français., tantôt pour son propre compte, tantôt avec Abdel-Kader , quoiqu'il n'aimât pas ce jeune chef. Ce ne fut qu'après le traité conclu avec le général Desmichels qu'il se mit en révolte ouverte contre l'émir, qu'il battit complètement peu de jours après. En avril 1834, Abd-eIKader voulant prendre sa revauche , quitta Mascara pour marcher contre son rival , et obtint un succès complet. Mais-conûant dans la victoire qu'il venait d'obtenir, l'émir se mit en route sur Tlemsen et campa, sans précautions, à la lisière de la forêt de Zetoul. Mustapha , que sa défaite n'avait pas abattu , rassemble alors ses troupes, poursuit son ennemi, l'atteint dans la nuit et le met en pleine déroute, avec perte de ses bagages,de ses armes, de ses chevaux de main et d'un canon. Cependantles Français, en paix avec Abdel-Kader, crurent devoir intervenir dans cette lutte, et Mustapha obtint son pardon à la suite de plusieurs négociations ; mais il eut le bon esprit d'apprécier cette réconciliation à sa juste valeur, et il mit entre lui et la clémence de l'émir les murailles du Méchouar.
Retiré auprès des Turcs et des Coulouglis qui défendaient la citadelle de Tiemseu, il y fut bloqué par Ben-Nouna, kaïd de cette ville pour Abd-el-Kader , jusqu'à l'arrivée des Français, le 13 janvier 1836. 11 alla alors à" la rencontre du maréchal Clausel, et lui dit en l'abordant : « J'ai perdu il y a» quelques « jours soixante de nos plus braves en- « îants ; mais la joie que me cause votre « rencontre me fait oublier tous mes « malheurs passés. Depuis six ans j'ai
« reçu plus de cent lettres de généraux : « je n'ai pas osé me fier à eux ; mais « votre réputation et votre conduite en « Afrique m'inspirent tant de confiance* « que je viens me mettre entre vos
• mains. » Peu de jours après il combattait dans les ranps français, et montrait, dans les combats d'Ouchbah et d'Ybdar , cette brillante valeur , cette remarquable mtettisencc qui lui ont mérité l'estime de l'armée et de ses chefs. Il se fit particulièrement remarquer à l'affaire du 26 janvier 1836, près du confluent de Tisser et de la Tafna. On lui dut en partie le succès de l'expédition du général Perregaux au retour de Tlemsen , dans Test de la province d'Oran et jusque sur les bords du Chélif. Le combat de Dar-eMtehen du 15 avril le plaça au rang de nos généraux les plus expérimentés. Dans cette affaire, le générai d'Arlanges lui avait refusé les secours qu'il demandait pour une attaque décisive : it se dirigea vers lui au galop et lui adressa cetteenergique interpellation : «Met drapeaux sont en
• face de ceux d 'Abd-el-Kader; roulez- « vous qu'ils reculent ? »> Les secours demandes furent accordés et les troupes de l'émir battues sur tous les points.
Dix jours après, Mustapha soutint avec* sa bravoure habituelle la pénible et sanglante retraite de l'armée. Promu au grade de maréchal de camp le 29 millet 1837, il ne cessa de se signaler d.ms toutes les affaires auxquelles il prit part de 1837 à 1842; il avait été nomtné commandeur de la Légion d'honneur, le 5 février de cette dernière année.
Mustapha-Ben-Ismaïl a été tué le 33 mai 1843 , à El-Biada , dans une péri te affaire d'arrière-garde. H rentrait à Oran chargé du butin pris à la razzia du 19, lorsqu'en traversant un boie sur le territoire de» Flitas , il fut attaqué par des Arabes en embuscade , et tué presqu/ï bout portant, d'une balle qui le frappa à la poitrine.
Muttenthal (combat de). Voyez Suis SB (campante de)*
Muv , petit village de Provence , aujourd'hui compris dans le département du Var. On y voit une tour où s'entermèrent sept gentilshommes qui avaient projeté de tuer Charles-Quint , lors de son invasion en Provence ; l'empereur